Adieu Marc

TRIBUNE. Triste, je mêle mes larmes de peine qui n’arrêtent pas de couler aux milliers d’accents qui s’élèvent au Congo, en Europe et ailleurs, dans le monde, pour rendre hommage à mon Frère Marc Mapingou qui nous a quittés, ce 5 mai 2020, dans un hôpital parisien. Malade, depuis près de deux mois, nos vœux pour son rétablissement n’ont pu détourner le coup fatal qui l’a frappé. Marc Mapingou s’en est allé. Trop tôt, trop vite. Sa disparition nous rappelle une évidence que nous sommes, finalement, bien peu de chose, sur terre. Elle nous convainc davantage du néant des grandeurs humaines, du vide des honneurs que l’ambition recherche et dont la vanité s’enivre. Il était un grand esprit, Marc Mapingou. Une figure bien connue qui privilégiait les idées positives et faciles à comprendre. Ne s’amarrant qu’à ce qui est conforme à la raison, au bon sens, à la droiture et au cri de la conscience. Là où le mensonge, la ruse et la violence primaient, Marc Mapingou savait s’en éloigner. « Tous les hommes sont nés pour la vérité et la lumière. Mais, tous ne sont pas préparés à la recevoir, ni, par conséquent, à en faire bon usage », aimait il répéter. Militant des causes justes, combattant de la liberté, homme de solides convictions, Marc Mapingou laisse, derrière lui, l’image d’un politique engagé, attaché aux valeurs de la République. Par son expertise dans la communication, Il a assumé, avec adresse et patriotisme, pour le compte du Congo, son pays, deux missions, tout à fois, ardues et nobles. En 1992, Marc Mapingou contribue à l’éclatante victoire de Pascal Lissouba aux élections présidentielles démocratiques congolaises, en qualité de Directeur de campagne. Puis, en 2016, depuis Paris, comme son Représentant Personnel, Marc Mapingou accompagne le candidat Jean Marie Michel Mokoko, au scrutin présidentiel anticipé du mois de mars. Une tâche qu’il endosse, jusqu’à ses derniers jours, en s’associant, parallèlement, à la diaspora congolaise, combattante de Paris, dans sa lutte légitime, pour une alternative nouvelle au Congo, au lendemain de la victoire contestée de Mr Sassou Nguesso. De là où il est injustement détenu, à Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, le cœur serré, a les pensées tournées vers son ami Marc Mapingou qu’il ne reverra plus, lui qui avait, encore, tant de projets à construire avec Marc Mapingou. Dans les mêmes lieux où est placé Jean Marie Michel Mokoko, son frère André Okombi Salissa est inconsolable. Tant la disparition de Marc Mapingou l’a foudroyé. De par sa formation, sa culture, ses idées, ses croyances, ses relations affectives, les valeurs qu’il défendait, Marc Mapingou avait donné un sens à sa vie. C’était un humaniste, un pacifiste. Il ne s’en cachait pas. il avait confiance en la nature humaine et travaillait à son épanouissement. Toujours penché, vers les autres, à l’écoute de ceux ci. Ses qualités humaines et son altruisme faisaient que sa compagnie, à Paris, était recherchée et appréciée.D’où la belle aura qu’il s’est bâtie, en milieu jeune de la diaspora congolaise, grâce à son ouverture d’esprit, la facilité de le rencontrer, son humilité et sa générosité. C’est avec compassion que je présente mes condoléances les plus attristées à son épouse, à ses enfants et au reste de sa famille. Leur témoignant, par ailleurs, l’expression de ma solidarité, en ces moments d’intense douleur. Là bas, à l’Orient Eternel, repose en paix, Marc. Je te sens vivant, dans mon cœur, et au travers de nos souvenirs communs. La vie ne dure qu’un instant. Par contre, l’amour pour les défunts est éternel. Nous ne t’oublierons jamais. Toi qui savais cultiver l’amour et l’amitié. Ta mémoire sera gravée en nous. Par ta façon d’être, ton rapport aux autres et ta conception de l’existence, faite de sagesse et de respect, tu as réussi ta vie, quand bien même, elle aura été très courte. Je la salue, à titre posthume. Adieu Marc. Paris le 5 mai 2020. Ouabari Mariotti. Membre de l’UPADS
Congo. Si positive, soit elle, est insuffisante la seule voix de l’UPADS

TRIBUNE. Belle et utile, l’interview du 1er Secrétaire de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, ce 15 avril 2020, à Brazzaville, sur la Chaine Vox TV. S’ouvrant sur un regard reconnaissant, à l’endroit du personnel médical du pays, en raison de ses prestations, ces temps difficiles du coronavirus, cette interview revient sur des problématiques majeures qui marquent, la vie nationale du moment, au Congo. Y sont, ainsi, soulevées, le drame sanitaire du Covid 19 avec les voies et moyens d’y faire face. Pascal Tsaty Mabiala proposant, à juste titre, une implication des personnalités politiques, de premier plan, et autres, dont le Président de la République, par leurs contributions financières personnelles, à l’effort de subvention du combat contre la pandémie. Dans le cadre de la relation du Congo avec le FMI, le 1er Secrétaire de l’UPADS a relevé l’impuissance avérée de l’Etat à mettre en œuvre les mesures recommandées par l’institution internationale. Les aides du FMI, prévues, n’étant plus reversées. A été également, abordée la question du recensement général de la population et de l’habitat, en cours, dans le pays. Recensement que le 1er Secrétaire de l’UPADS juge inopportun, pour un motif essentiel. Le confinement, objectivement, décrété par le Président de la République, interdisant toute circulation, dans le pays, en guise de mesures barrières contre le coronavirus. Au cas où ce recensement viendrait, en prévision du scrutin présidentiel de 2021, il ne pourrait, de l’avis du 1er Secrétaire de l’UPADS, ramener, en second ordre, la santé des populations congolaises qui passe avant toute consultation électorale. Assurément constructive, cette interview du 1er Secrétaire de l’UPADS est, de portée insuffisante, pour faire bouger les lignes, et capter l’attention d’une large opinion nationale et internationale, tant qu’elle n’a pas le sceau de l’ensemble des forces républicaines et patriotiques du pays, aussi bien de l’intérieur que de la diaspora. Est venu le moment pour le 1er Secrétaire de l’UPADS, de par sa qualité institutionnelle de Chef de file de l’Opposition Congolaise, de frapper, sans exclusive, à toutes les portes desdites forces. Non pour imposer la ligne de l’UPADS, mais d’en faire une base de travail. Pour, en dernier ressort, en sortir un projet accepté et partagé. Des voix congolaises s’élèvent, par ci, par là, à l’opposé de la gestion gouvernementale actuelle de la lutte contre le Covid 19. D’autres rejettent le recensement. Les velléités de marche éperdue et hasardeuse vers les présidentielles de 2021 ne sont pas épargnées. La critique de la non application des mesures du FMI, récurrente, ne s’évanouit pas. Peut être que l’Opposition Congolaise, avec son allié objectif, la Société Civile, pourrait trouver, de ce front de refus, le compromis nécessaire, dans l’intérêt supérieur de la nation. Attention, danger. Le temps joue contre les forces républicaines et patriotiques congolaises. Demain recule, d’heure en heure. Ce n’est pas le temps qui est sous le pouvoir de l’Homme. C’est l’Homme qui est sous le pouvoir du temps. Paris le 18 avril 2020 Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS.
Nguila Moungounga Nkombo, dix ans, qu’il nous manque

TRIBUNE. Ce 14 avril 2020, je me joins à ces compatriotes, autres africains et citoyens du monde qui, ce jour, ont une pensée pour le Ministre Nguila Moungounga Nkombo. Ministre du Commerce, puis des Finances, sous l’ère du Président Pascal Lissouba, au Congo, de 1992 à octobre 1997. Des suites d’une pénible maladie, Nguila Moungounga Nkombo nous a quittés, le 14 avril 2010, en région parisienne. Depuis lors, les membres de sa famille ont appris à vivre avec cette douloureuse absence, tout en l’ayant présent dans leurs cœurs et leurs esprits. Nguila Moungounga Nkombo était leur repère. Ses conseils et ses opinions étaient précieux pour eux. L’éducation et les valeurs qu’il leur a transmises représentent son héritage. 10 ans passés, Nguila Moungounga NKombo n’est plus visible dans les cercles républicains. Mais son légitime et généreux combat pour un Congo plus juste, plus fraternel et respectueux des valeurs de la République est poursuivi par ceux là mêmes qui croient en sa vision d’avenir du Congo et de la place de ce pays dans le monde. Compagnon des premières heures politiques du Président Pascal Lissouba, Nguila Moungounga Nkombo deviendra, à la création de l’UPADS, une des personnalités éminentes de ce Parti, jusqu’à son décès. Attaché à la raison, Nguila Moungounga Nkombo, travaillait, sans cesse, aussi bien son talent oratoire, sans recourir à la langue de bois, que ses capacités de convaincre, de rassembler et de susciter l’adhésion à ses idées, au delà des clivages traditionnels. S’inscrivant, en permanence, dans la responsabilité. C’était là, de l’avis de Nguila Moungounga Nkombo, les voies essentielles pour fonder l’action politique. Homme de convictions fortes, il disait, pour rien au monde, être à mesure de trahir ses certitudes. Telle son affirmation sur le développement complet d’un pays, le bien être du monde et la cause de la paix qui demandent la participation maximale des femmes, à égalité, avec les hommes, dans tous les domaines. Pour cette dixième année de la disparition du Ministre Nguila Moungounga Nkombo, puisse le Président congolais Denis Sassou Nguesso, au nom de la cohésion nationale, couplée à un élan humanitaire, décréter cette amnistie générale, devenue une exigence nationale, pour rendre leur liberté à ces anciens Ministres du Président Pascal Lissouba, condamnés par les tribunaux congolais, au sortir des violences de 1997. A titre posthume, les deux Ministres, concernés, qui s’en sont allés, Nguila Moungounga Nkombo et Marcel Ibala se retourneront dans leurs tombes. L’une de celles ci, au Nord de Paris, l’autre à Mossendjo. Et il serait, toute trouvée, l’occasion de respecter la dernière volonté de Nguila Moungounga Kombo recommandant que ses ossements soient, le moment venu, rapatriés dans sa terre natale. Ceux des Ministres, encore en vie, Benoit Koukébéné et le Colonel Philippe Binkinkinta pourraient, ainsi, recouvrer leurs droits. Cette amnistie dont je réitère l’appel, pour la quatrième fois, viendrait réparer ce qui apparaît comme une iniquité à l’égard des quatre ministres cités d’autant que les autres personnalités politiques condamnées, au lendemain des tourments de 1997, ont, chacune, dans son cas, bénéficié des mesures d’élargissement. Nguila, King Georges, tel que je te désignais, pour honorer ton long combat pour les causes justes et ton volontarisme. Là-bas, dans l’éternel infini, convaincs toi de ce que les forces congolaises de progrès, toutes tendances confondues, de l’intérieur du pays et de la diaspora, ne t’oublient pas. Marquées par les qualités de l’homme politique que tu portais en toi. A l’UPADS, ton image scintille comme étoile dans un ciel assombri. Repose en paix, King Georges. Toute mort d’un Homme m’amoindrit. Parce que faisant partie de l’humanité. C’est pourquoi, je ne demande jamais pour qui sonne le glas. Il sonne pour nous tous, chacun à son heure. Paris le 14 avril 2020 . Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS.
Encore, parmi nous, le Président Pascal Lissouba.

TRIBUNE. Des petites et ordinaires gens qui prennent l’affreux plaisir à vouloir de la mort de leurs prochains font circuler sur les réseaux sociaux une invraisemblable nouvelle sur le décès du Président Pascal Lissouba. C’est une information fausse. Un grossier mensonge qui sert les ennemis du Président Pascal Lissouba. Le Député UPADS de Dolisie, Jeremy Lissouba, fils du Président Pascal Lissouba, vient de rendre public un communiqué portant démenti de cette pure imagination de ces lâches mauvais esprits qui font de l’intoxication et de la manipulation leur hideuse manière de vivre en société. Comme chacun d’entre nous, en son temps, la mort nous arrachera le Président Pascal Lissouba. Mais, à ce jour, il est encore des nôtres. Nous lui vouons notre grande estime. Paris le 11 avril 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS.
Au nom de la liberté

TRIBUNE. Ouabari Mariotti, citoyen du monde, n’a pour conseiller que sa conscience d’homme libre, de par sa culture, sa formation et ses convictions personnelles. Nul, surtout pas la politique, ne peut lui interdire de pleurer ses parents, amis et autres Frères passés à l’Orient Éternel. C’est le dernier hommage qui leur rend pour consolider les souvenirs qu’il garde d’eux. Mme Emilienne Lekoundzou qui vient de nous quitter, à Neuilly, en région parisienne, était une femme de caractère, courageuse, très attachée aux valeurs auxquelles elle croyait. De la position au gouvernement où j’étais, sous le mandat du Président Pascal Lissouba, je l’ai vue se battre, avec force, sans complexe, les mains nues, pour la remise en liberté de son conjoint, le Ministre Justin Lekoundzou Ossetoumba, placé à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, sous la Transition, au sortir de la Conférence Nationale, en 1991, en même temps que Mr Maurice Nguesso, frère du Président Sassou Nguesso. Le combat de Mme Emilienne Lekoundzou a porté. Pour des raisons de cohésion nationale et d’apaisement dans le pays, le Président Pascal Lissouba, a ordonné la remise en liberté des deux prisonniers. En ces moments d’intense douleur, j’adresse mes condoléances les plus attristées à la famille de Mme Emilienne Lekoundzou et à ses enfants. Des condoléances qui s’étendent au Ministre Justin Lekoundzou Ossetoumba, un de nos anciens au Collège Catholique Chaminade de Brazzaville où il se distinguait sur le banc de l’école et sur les aires de jeux. Que Mme Emilienne Lekoundzou repose en paix. Dieu a donné. Dieu a repris. Paris le 3 février 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS.
Jamais, je ne rougirai de ma qualité de membre de l'UPADS

TRIBUNE. Depuis la clôture de la conférence de presse de Mr Pascal Tsaty Mabiala, Premier Secrétaire de l’UPADS, ce 26 décembre 2019, à Brazzaville, il me revient d’incessantes interrogations de compatriotes sur mon opinion, à propos. Surtout qu’au lendemain du point de presse de Mr Guy Brice Parfait Kolelas, il y a quelques jours, j’avais pris soin d’y donner mon avis, spécifiant, en homme libre, que je partageais certains arguments livrés et que sur d’autres, il y avait des éléments discutables, en raison de leur implication non opportune sur la vie politique actuelle et avenir immédiat du Congo. Certaines interrogations desdits compatriotes, à mon endroit, sont accompagnées de sentiments hilares. Ce qui est inadmissible, au regard du respect que nous nous devons, les uns aux autres. Je ne rougis pas de ma qualité de membre de l’UPADS, parce que Mr Pascal Tsaty Mabiala se serait répandu sur certaines opinions politiques que d’aucuns jugent irrecevables. Si un Parti, de la taille de l’UPADS, ayant gouverné auparavant, ne se creuse pas les méninges, pour travailler aux solutions dans un pays en crise, il ne lui reste plus qu’à mettre la clé sous le paillasson. Livrant, conséquemment, ses militants à la dispersion. D’autant que, lors de ma dernière interview, à Congo Liberty, avec le Journaliste Mingwa Biango, deux mois passés, j’avais soutenu une logique du retrait du Président Sassou Nguesso, aux élections présidentielles de 2021, en dépit de ce que la constitution lui en confère le droit. Dans cette logique, je privilégiais l’alternance politique dans le pays, devenue aux yeux des congolais, comme une exigence nationale majeure, sur laquelle ils y tiennent, absolument, pour mettre fin à leurs souffrances qui perdurent, faute de remèdes appropriés qu’apporte le pouvoir du Président Sassou Nguesso. Un retrait qui serait précédé d’une période républicaine commune, préparatoire, dont les modalités sont à déterminer, pour la remise en ordre du système électoral, avec la participation de toutes les forces vives de la nation, diaspora comprise, les prisonniers politiques, remis en liberté, y participant, leurs droits recouvrés.Et, pour plus de cohérence de cette période, le chef de gouvernement qui formerait l’équipe ministerielle devrait être choisi, hors de la majorité présidentielle. J’ajoutais que l’échéance de 2021 pouvait, de manière consensuelle, être reculée, d’une année, peut-être plus, au cas où le caractère démocratique et transparent du dispositif préparatoire du scrutin n’était pas obtenu dans les délais impartis. Ainsi, expurgées de toutes les imperfections et autres handicaps, devenus sources de conflits, qui faussent nos résultats électoraux, nous pourrions, dans l’apaisement, élire, le moment venu, notre prochain Président de la République. Ceci dit, des séquences de mon intervention se recoupent avec des propositions édictées par Mr Pascal Tsaty Mabiala. Et rien ne me fait baisser la tête, parce que mal à l’aise, confus et contrit dès lors que Mr Pascal Tsaty Mabiala s’est exprimé. Tant que nous n’atteindrons pas l’alternance démocratique, le combat pour y accéder n’aura pas de répit.Et des pistes, pour y arriver, se succéderont. Des mauvaises, des moyennement bonnes, d’application controversée, et, à coup sûr, un jour, la meilleure qui suscitera l’adhésion populaire. Paris le 27 décembre 2019Ouabari Mariotti UPADS France.
Droit de réponse à Valentin Diankota

TRIBUNE. Le 31 août 2019, la Fédération de l’Opposition Congolaise, par la voix de Mme Claudine Munari, sa présidente, a livré, devant la presse, un message à la nation, sur les enjeux politiques actuels au Congo. Une déclaration, de qualité, aux accents républicains et rassembleurs, que j’ai saluée. D’autres compatriotes également. Etant, tous, fort préoccupés, en raison de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place à Brazzaville, par la crise socio économique qui secoue le pays, l’arbitraire détention des prisonniers politiques et d’opinion ainsi que par les souffrances des populations congolaises. Suite à ce discours de Mme Claudine Munari, s’est construit un échange libre, sur les réseaux sociaux, entre Dac Presse, Patrick Eric Mampouya, Valentin Diankota, Michel Loubaki Mantono, Ro Mis, Petit Zanaga, Jean Pierre Bahoungoula, Claver Lembouka, Eugène Fernand Loubelo, Romuald Masseyi, Mossa Darchelle, Mathieu Bakima Baliele, Marel Jovin Kiyindou, Joverly Pele, Alexis Passy et Moke de Bosso. J’interviens, ici, usant de mon droit de réponse, pour rejeter les allégations de Valentin Diankota sur la Représentation en Europe de la Fédération de l’Opposition Congolaise dont j’ai assuré, un moment, la charge de la coordination. D’abord, la Représentation n’a jamais été dissoute, contrairement à l’assertion de Valentin Diankota. Elle est en sommeil, depuis que j’ai décidé de m’aligner sur mon parti l’UPADS, devant l’exigence de la Fédération m’enjoignant de choisir entre deux postures. D’une part, demeurer à la Représentation en me mettant en congé de l’UPADS. De l’autre, rejoindre les rangs de l’UPADS et me libérer de la Fédération. Militant des premières heures de la création de l’UPADS, j’ai opté pour la deuxième. Ainsi je me suis déchargé de la Représentation.Cependant, à ce jour, aucun texte sur la dissolution de la Représentation n’a été pris. Formellement, celle ci est place, même si Valentin Diankouta se satisfait de ce qui, pour lui, apparait comme une dissolution. Au caractère nuisible qu’affuble Valentin Diankota à la Représentation, il est à se demander si celle ci a gêné, depuis son siège à Paris, la marche de la Fédération, trahi ses objectifs ou s’est mise en travers de sa ligne de combat républicain. Pour tout dire, avec l’équipe que constituait la Représentation, celle ci a existé. Elle a été sur tous les fronts du combat patriotique de la diaspora congolaise en France. Aux situations politiques prévalant au Congo, la Représentation a pris position par communiqué de presse ou par des interventions sur les radio et autres TV de Net pour soutenir les causes justes et dénoncer les faits qui allaient à l’encontre de la volonté populaire.Que Valentin Diankota se satisfasse de l’attitude du ministre Charles Zacharie Bowao, son ami de Ouenzé, qui dit il, s’est refusé de rencontrer la Représentation lors de son séjour à Paris, je trouve cette opinion négative. Bowao, en privé, à Paris, n’était soumis à aucune obligation de concertation politique. Connaissant les convictions de Charles Zacharie Bowao, je ne doute pas, s’il était en situation d’échanger, qu’il aurait multiplié les contacts.Tout ceci dit, même si, tel que l’affirme Patrick Eric Mampouya, l’on doit attendre la remise en liberté des deux chefs historiques de la Fédération, pour la réorganiser, je ne pense pas qu’il soit politiquement défendable qu’une structure combative, de large audience, comme la Fédération n’ait pas de relais à l’étranger. D’autant que ce relais est utile à plus d’un titre. Tels, contourner la confiscation des média locaux pour porter la voix au plan international. Prendre de précieux contacts pour partager, hors du pays, les projets de la Fédération. Tenir en éveil les militants et sympathisants de la diaspora. Servir d’intermédiaire entre la Fédération et les média étrangers. De ma posture actuelle, membre de l’UPADS, je voudrais, sans cesse, du bien de la Fédération, convaincu des atouts politiques et humains de ses leaders.D’ici là, se croiseront pour la victoire de la république, les chemins de l’UPADS et ceux de la Fédération. Paris le 4 septembre 2019 Ouabari Mariotti.
L’UPADS pleure à jamais Jean Appolinaire Tsiba

TRIBUNE. Jean Appolinaire Tsiba, secrétaire national de l’UPADS, député de Komono, dans le département de la Lékoumou, au Congo, nous a quittés, le 18 juillet 2019, à Rouen, en France. Militant des premières heures de la création de l’UPADS, je rends hommage à sa mémoire parce que la vie d’un homme est parsemée de rencontres déterminantes qui marquent. Des rencontres avec des gens qui, d’un regard, d’un geste, d’une activité commune partagée avec elles, vous font déduire ce qu’elles sont. Jean Appolinaire Tsiba a été de ceux-là pour moi. En écrivant ces lignes, j’ai encore, au fond de mes pensées, les moments forts de mes échanges avec lui où il m’exprimait que le principal engagement au sein de l’UPADS ne devrait pas se décliner à exister au regard des autres, mais dans l’action sans limite et de manière désintéressée pour rendre le parti aussi rassembleur que possible dans l’intérêt de ses membres et de ses objectifs. Dans les moments difficiles de la pénible reconstruction de l’UPADS, au lendemain des tourments qu’a connus ce parti, au sortir des violences du 5 juin 1997, Jean Appolinaire Tsiba n’a jamais baissé les bras, malgré les pressions, les tracasseries et les menaces qui s’y faisaient jour. Pour lui, dans l’adversité, ce qui primait c’était le combat militant pour faire recouvrer à l’UPADS sa légitimité, lui rendre ses lettres de noblesse et en refaire un outil de reconquête du pouvoir d’Etat perdu. Sans hésitation aucune, Jean Appolinaire Tsiba, était corps et âme au service de l’UPADS où il y laisse l’image d’un grand travailleur tout en étant l’illustration parfaite du cadre politique mû par la pleine prise conscience de ses devoirs. Jusqu’à la fin de sa vie, Jean Appolinaire Tsiba est demeuré très attaché aux idéaux fondateurs de l’UPADS. Je le revois, lors des moments chauds de l’éphémère regroupement républicain de toute l’opposition congolaise, offrir d’abriter, en août 2015, au siège de l’UPADS, encore en travaux, à Brazzaville, le dialogue alternatif de Diata, en réplique du dialogue de Sibiti, mis en œuvre par le président Sassou Nguesso. L’histoire du Congo retiendra cette judicieuse proposition de Jean Appolinaire Tsiba qu’il lança, d’une voix bienveillante, au timbre peu cassé et au rythme lent, devant une opposition désemparée, interdite de se rassembler dans un lieu public. Politique, Jean Appolinaire Tsiba était, par ailleurs, un homme qui cultivait les valeurs morales. D’accès facile, ouvert, respectueux, généreux, d’une l’humilité qui gênait. C’était là, pour lui, des valeurs dont il ne pouvait s’en départir. Parce que, m’avait-il confié, elles étaient, non seulement source de vie, mais encore léguées à lui, de génération en génération, par ses diverses racines familiales. L’intelligence et la culture au service de l’action était également une idée dont Jean Appolinaire Tsiba s’entichait. Aussi savait il rendre sa soif de connaissance contagieuse au sein de l’UPADS, même parmi les camarades qui s’opposaient à lui. Pour Jean Appolinaire Tsiba, les idées ne suffisaient pas. Si justes, fussent-elles, il fallait les inscrire dans l’action. Une logique qu’il a entretenue en adaptant sa réflexion aux circonstances pratiques. C’est pour cela qu’il a été, depuis le congrès extraordinaire de l’UPADS de 2006, maintes fois désigné pour représenter l’UPADS aux concertations extérieures et qu’il soit demeuré le cadre qui ait rédigé le plus de textes ayant trait à la marche du parti, sur la même période. En toutes circonstances, il était pugnace, inflexible, rude négociateur. Maintenant que Jean Appolinaire Tsiba nous a quittés, le deuil nous emporte à l’UPADS et nous devons, avec l’énergie du possible, faire preuve de courage. Le flot des souvenirs des temps que les militants de l’UPADS ont passés avec lui est une richesse immense. Jean Appolinaire Tsiba, pour l’avoir bien connu, faisant partie de ces citoyens du monde qui vous donnent cette volonté de ne pas lâcher, de savoir regarder devant et de suivre la voie appropriée. A la famille de Jean Appolinaire Tsiba, particulièrement son épouse qui m’a, plus d’une fois, accueilli, avec chaleur à leur résidence de Diata, j’exprime mes condoléances les plus attristées. La mort est ultime. Elle nous réunit tous dans la boue pour terminer avec la vie. La bas, dans l’infini de l’Orient Eternel, que d’imminentes figures de l’UPADS qui ont précédé Jean Appolinaire Tsiba, tels les ministres Simon Pierre Kikounga Ngot et Nguila Moungounga Kombo, Gabriel Obongui, Jacques Mouanda Mpassi, Jean Claude Siapa, Joseph Kombo Kitombo, lui ouvrent les portes de la chaine de l’inaltérable et inextinguible solidarité UPADS. Paris le 19 juillet 2019Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS.