Congo. L’obsession de l’UPADS les gagne

Congo. L’obsession de l’UPADS les gagne

TRIBUNE. Evrard Nangho, en son âme et conscience, a librement publié, dans les réseaux sociaux que l’UPADS est un Parti infiltré au sein des diasporas congolaises. Comme si l’UPADS était au service de je ne sais quelle organisation où l’UPADS rendrait compte de son état de relayeur d’informations puisées au sein desdites diasporas. Une affirmation grave d’ Evrad Nangho, dans un contexte politique congolais sensible, aux enjeux politiques majeurs où prédominent le combat et autres efforts des patriotes congolais pour une alternative nouvelle dans leur pays. Mis au défi de diffuser les indices précis de cette infiltration de l’UPADS, Evrad Nangho s’est évanoui dans la nature. Ce qui laisse penser qu’Evrad Nangho et peut-être, également, d’autres personnes, prennent leur malin plaisir à détricoter l’UPADS. Étant obsédés par ce Parti. Une posture non éloignée de ces élucubrations versées sur la toile, plaçant la rencontre de Mme Claudine Munari avec la diaspora patriotique de Paris, le 20 septembre 2020, sous le signe de l’UPADS. Alors que Mme Claudine Munari, femme engagée, défenseur des causes justes au Congo, offre, à la face du monde, la preuve de son talent à se battre pour un avenir meilleur de son pays. Jusqu’à sa disparition, le 23 août 2020, à Perpignan, le grand homme qu’a été le Président Pascal Lissouba, hantait les esprits, même hors du pouvoir. Voilà que cette hantise gagne l’UPADS, son Parti. Ce sont là des signes que l’UPADS a encore et pour longtemps une représentation positive au sein de la nation congolaise et est disposé à y jouer un rôle déterminant. Ouabari Mariotti (Membre de l’UPADS) Paris le 23.09.2020.

Congo. L’infiltration de l’UPADS au sein de la diaspora congolaise

Congo. L’infiltration de l’UPADS au sein de la diaspora congolaise

TRIBUNE. La conférence nationale souveraine (CNS) avait permis à certains transfuges du PCT de créer l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) derrière le feu Pascal Lissouba avec un projet politique de transformer le Congo en petite Suisse. Ce goût d’une nouvelle aventure et de conquête a permis à l’UPADS de passer d’un parti d’opposition à un parti de Gouvernement, parti au pouvoir en 1992. Cette euphorie qui gagna les Congolais était de courte durée car l’exercice du pouvoir se releva compliqué et les dissensions au sein de l’UPADS se révélera au grand jour avec le départ de Benjamin Boukoulou qui quitta le navire Upads pour former son mouvement l’UR dit-il être victime de l’ethnie Bembé qui s’accapare de l’UPADS et de Pascal Lissouba et cela sera suivi de l’éviction de Clément Mouamba originaire de la Lékoumou. Dès lors l’UPADS devient une affaire purement Bembé.En 1997 éclata la guerre civile qui va opposer les partisans de Denis Sassou Nguesso et de Pascal Lissouba qui ce se solda par la victoire du crocodile d’oyo appuyé par l’armée Angolaise, Elf Aquitaine et le Gabon. Puis vint l’exil politique des milliers de nos compatriotes partisans du régime du feu Lissouba. In fine l’UPADS devint de facto le premier parti politique d’opposition au régime de Denis Sassou Nguesso au sein de la diaspora. Le manque de coordination au sein de cet appareil politique qui disposait des moyens financiers et humains pour être le véritable parti politique d’opposition au pouvoir de Brazzaville va créer des dissensions internes qui mettront définitivement à genou l’UPADS.De ces dissensions naîtront des multitudes de mouvement au sein de la Diaspora Congolaise dont l’arbre étant l’UPADS et les branches les mouvements que nous connaissons tous. Le récent scandale de Perpignan à l’occasion de l’enterrement du Président fondateur de l’UPADS a révélé la proximité de ce parti avec les Assises nationales (le plus grand mouvement politique qui au départ avait réussi à unir tous les Congolais de la diaspora). Nous avons fini par comprendre que le but que les Upadésiens ce sont assignés est de s’infiltrer dans tous les mouvements politiques congolais au sein de la diaspora pour enfin renaître de ses cendres une fois le pouvoir conquit et se reconstituer. Certains d’ailleurs ce sont faits passés Mokokoïstes (J3M) toujours dans le but d’infiltrer et de contrôler tous les mouvements politiques de l’opposition contre le régime de Brazzaville. L’ouverture opérée par Denis Sassou Nguesso avait permis à certaines personnalités de l’UPADS de rentrer au pays et d’autres ont pu occupé des postes ministériels d’autres des députés, Sénateurs, etc… Malgré cette ouverture, le cordon ombilical n’a jamais été totalement rompu entre Upadésiens de l’intérieur et de l’extérieur puisse qu’ils ont toujours conservé le même but à savoir la reconquête du pouvoir coûte que coûte et laver l’affront face au PCT qui les avait vaincu militairement. D’où certains dans la diaspora tiennent cette rhétorique martiale vis à vis de Brazzaville.L’UPADS est mort, il faudrait changer ce vieux logiciel qui aujourd’hui fait défaut et qui a plombé le combat politique au sein de la diaspora. Evrard NANGHO Président national du Modec.

Congo. Pascal Lissouba traité en ennemi plutôt qu’un adversaire politique

Congo. Pascal Lissouba traité en ennemi plutôt qu’un adversaire politique

TRIBUNE. C’est assez navrant de constater le concert d’hommages suscité par la disparition du professeur Pascal Lissouba, ancien chef d’Etat congolais ; lequel, il faut le rappeler, a été chassé du pouvoir des suites du coup d’Etat sanglant du 5 juin 1997 par le puschiste multirécidiviste et bourreau du peuple Denis Sassou Nguesso. On est en même temps surpris de voir ces hommages venir d’un camp dont on s’y attendait le moins ; c’est-à-dire du pouvoir, notamment du PCT. Une formation politique, véritable calamité pour le Congo, surfant sur une idéologie mythomane sinon utopiste et dont Sassou Nguesso est curieusement le président du comité central, en toute violation de sa propre constitution. En passant, il faut signaler qu’ils sont déspérément accrochés, comme à une bouée de sauvetage, à la fallacieuse devise de ce parti : “Tout pour le peuple! Rien que pour le peuple!” Et ce, en dépit de la cruelle réalité du triste et moins enviable sort imposé au même peuple. Cynisme, quand tu nous tiens! En effet, le gouvernement congolais et le Parti Congolais du Travail ont osé l’outrecuidance d’amuser la galérie, au point de paraître ridicules. C’est ainsi qu’on a vu tour à tour le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla ainsi que la ministre du tourisme et de l’environnement Arlette Soudan-Nonault s’illustrer, toute honte bue, par des hommages dithyrambiques ponctués de superlatifs à la mémoire de l’illustre défunt. Mais il y a tout de même lieu de présumer que dans cet Etat policier qu’est devenu le Congo-Brazzaville, le gouvernement ainsi que les membres du PCT, étaient au courant de la santé vacillante de Pascal Lissouba qui se dégradait inexorablement au cours de ces dernières années. C’est ainsi que l’on comprend très mal pourquoi cette alarmante situation n’avait pas préoccupée les autorités, au point de les inciter à envisager une décision de bon sens consistant à amnistier, à titre humanitaire, une ancienne personnalité de premier plan du pays dont elles savaient moribonde? En outre, il n’a pas échappé aux congolais que ces hommages posthumes nimbés de démagogie et d’hypocrisie, relèvent non seulement d’une indécente récupération politique, mais aussi d’une façon de se donner bonne conscience devant le mépris sinon le déni du droit à un homme, ayant dirigé le Congo, de mourir et d’être inhumé avec les honneurs de la République sur la terre de ses ancêtres. Mais, il faudrait qu’on se le dise, cette attitude incongrue et ignoble n’honore guère ce pouvoir maléfique et criminogène, dont les tenants se sont montrés incapables de faire preuve de grandeur d’âme. On déplore également le fait que même les membres de son propre parti L’UPADS n’aient jamais osé introduire une demande de grâce présidentielle ou d’amnistie à l’égard de Pascal Lissouba auprès du gouvernement congolais et de Sasssou Nguesso. Il convient cependant de souligner que seul Paulin Makaya, le président de Unis Pour le Congo (UPC), qui a eu la présence d’esprit, le 30 juillet dernier, à la veille de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays, de plaider une amnistie générale en faveur de l’ancien chef de l’Etat ainsi que pour tous les prisonniers politiques, sans oublier les hommes politiques congolais qui ont choisi le chemin de l’exil. Ceci n’a, hélas, rencontré aucun écho favorable auprès des gouvernants. De ce refus obstiné d’amnistie, on est donc en droit d’inférer que Pascal Lissouba, jusqu’à la fin de sa vie, était perçu par les autorités congolaises comme un ennemi plutôt qu’un adversaire politique. Certes, on ne saurait perdre de vue le fait qu’aucune oeuvre humaine n’est parfaite. C’est ainsi qu’on ne peut occulter le fait que l’action politique de Pascal Lissouba, à la tête du pays, était entachée de nombre d’irrégularités déplorables. C’est pourquoi il faille reconnaître sa part de responsabilité dans des guerres fratricides ayant endeuillé des familles congolaises. Mais pour des raisons évidentes de réconciliation nationale et de paix des braves, il aurait été idéal que le pouvoir de Brazzaville fasse ce geste humanitaire ultime en vue d’une éventuelle décrispation du climat social tant espérée. Il y a lieu d’affirmer sans coup férir que l’amnistie de Pascal Lissouba aurait eu la vertu de cicatriser un tant soit peu des plaies, d’apporter du baume au coeur des congolais et surtout de sceller la paix. Et par voie de conséquence, une telle action aurait pu raffermir sinon consolider la cohésion sociale, l’unité et la concorde nationales ainsi que le vivre ensemble ébranlés par de multiple conflits armés dont le pays a été le théatre. Bien évidemment, on aurait fait l’économie de cette fracture tribale patente et de l’hystérie de l’ethnocentrisme exacerbé dans lesquelles sombre notre société. On est en droit de se poser la question de savoir à quoi sert-il de rabâcher les oreilles des congolais avec des mots creux sur la paix quand on est incapable de traduire cela par des actes concrets? Pour ce faire, il ne serait pas exagéré de déduire que les autorités congolaises ont manqué un opportunité de réconcilier le Congo avec lui-même. En outre, il convient de souligner que Pascal Lissouba est mort loin de son Congo natal, dans le sud de la France, avec le profond sentiment de persona non grata sur la terre de ses ancêtres du fait d’une condamnation par contumace prononcée à son encontre. C’est ce qui, semble-t-il, justifie le fait que dans son testament il ait eu à manifester un refus catégorique de voir sa dépouille mortelle rapatriée et inhumée au Congo pendant le règne du bourreau du peuple qui l’a toujours considéré comme un ennemi. Le moins que l’on puisse dire c’est que le vieil homme fatigué par le poids des ans et rongé par la maladie n’avait plus de velléité de reconquête du pouvoir. Il ne représentait donc plus aucune menace pour le pouvoir de Brazzaville. C’est à ce titre qu’on aurait pu faire preuve de mansuétude sinon d’humanisme à son égard, en lui gratifiant une amnistie qui l’aurait permis d’envisager un éventuel retour au bercail et finir ses jours

Congo. Pascal Lissouba, un nom illustre nous a quittés. Nous pleurons sa perte

Congo. Pascal  Lissouba,  un  nom  illustre  nous a  quittés.  Nous   pleurons  sa  perte

HOMMAGE. Le Président Pascal Lissouba s’en est allé, à 88 ans, ce 24 août 2020, à Perpignan, dans le Sud de la France, des suites d’une longue maladie. En raison de sa haute stature, de son vivant, et pour avoir été son garde des sceaux, ministre de la justice, je joins, ici, ma pierre à l’édifice dressé en sa mémoire. S’il est vrai que le couronnement de toute une vie humaine est le souvenir qu’elle laisse derrière elle, celle du Président Pascal Lissouba est d’un lustre des plus enviables. L’annonce de son décès a libéré un flot d’emballement dans les milieux universitaires, politiques, et d’hommes de sciences où son capital scientifique force l’admiration. De multiples voix, au Congo, en Afrique et ailleurs, dans le monde, en diront beaucoup de ce qu’il a été. Pascal Lissouba, c’était, à l’évidence, un grand homme. D’esprit vif et lumineux, tenant à la fois du scientifique et du politique. Au terme de brillantes études secondaires puis supérieures, Pascal Lissouba devient, au fil de son cursus, ingénieur agricole, généticien, chercheur, maître de conférences. La passion pour la science ne lui suffisait pas. Il s’éprenait parallèlement de la politique. Aussi, est-il nommé chef de gouvernement et, plusieurs fois, ministre, dans son pays, le Congo, où il assure, avant la fin de sa vie, les hautes fonctions de Président de la République. A tous ces postes, travailleur acharné, rigoureux, perfectionniste, ne s’oubliant jamais, sachant profiter de ses moments de liberté. Les années, à la tête du Congo, le Président Pascal Lissouba sera dévoué, sans compter. Aimant le travail bien fait. Toute oeuvre utile pour le pays, quelle que soit sa nature, devrait pour lui, être accomplie avec efficacité. Et sa pugnacité, toujours souriante et détendue, pour obtenir des membres du gouvernement, lors des conseils des ministres, une accélération de leurs activités, m’impressionnait. L’ascension sociale du Président Pascal Lissouba correspond, à tout point de vue, à l’effort personnel d’un homme qui a construit sa vie et lui a insufflé un sens utile. Ses qualités intellectuelles, très tôt détectées, à l’école primaire, se sont progressivement révélées dans le cours de ses études. Le Président Pascal Lissouba était digne d’estime. Sur tous les terrains, il n’a connu que la fidélité. Fidélité à sa vocation de scientifique, d’éducateur, de chercheur. Fidélité à sa patrie, aux valeurs humaines. C’est à l’UNESCO, jusqu’à sa retraite, qu’il sut développer une activité, en tous points, remarquable et féconde. Il en est de même, plusieurs années auparavant, lors de son passage à la faculté des sciences du centre d’enseignement supérieur de Brazzaville, ainsi que l’attestent les témoignages de ses anciens étudiants. On conçoit la faveur dont jouissait Pascal Lissouba auprès des étudiants. Ils étaient sensibles, non seulement au talent et au savoir de leur professeur, mais aussi à l’urbanité de son accueil et des qualités de son enseignement. Dans les salles de classe, au laboratoire , à l’amphithéâtre, Pascal Lissouba s’imposait par une dialectique limpide et claire, à la portée de tous les apprenants. Ecouter Pascal Lissouba, disaient les étudiants, était délicieux. C’était un orateur, hors pair. Au style sobre, coloré, aux phrases superbes. Il cadençait ses paroles avec une maîtrise qui étonnait. Savait faire ressortir chaque finesse de ses interventions avec un art surprenant pour fixer l’attention et la retenir. Ainsi, Pascal Lissouba apparaît, à travers la splendeur de cette existence de chercheur, du scientifique, du professeur, la haute valeur morale, la noble et attachante figure de l’homme qu’il a été. Le lancement de l’implication du Président Pascal Lissouba, dans la vie politique congolaise, a été marquée du sceau d’une loyauté, sans faille, à l’égard du Président Alphonse Massamba Débat, Chef d’Etat congolais, de l’époque. Son goût pour les batailles difficiles le conduisirent à se présenter aux présidentielles de 1992. Il devint alors le Président de la République que nous avons tous apprécié, pour sa solidité et sa pugnacité. Aux étapes où j’accompagnais le Président Pascal Lissouba, lors de la campagne précédant son triomphe à ces présidentielles, il s’attachait à combattre l’esprit de pessimisme et de découragement, rappelant, toutes les fois que l’occasion se présentait la vie glorieuse de ces hommes qui appartiennent à la lignée des figures qui, par leur combat pour les causes justes, ont illuminé le monde. Le contact personnel avec les populations visitées, lors de la campagne, était pour lui, d’une grande richesse. Condamné, à mort, de manière injuste, le 25 mars 1977, pour dit-on  » complicité dans la conspiration qui a conduit à la mort du Président Marien Ngouabi », Pascal Lissouba a échappé, de justesse, au peloton d’exécution, grâce à la mobilisation de scientifiques français et africains. La peine capitale a été commuée en détention à perpétuité dans le Nord Congo où les conditions d’emprisonnement ont altéré sa santé avant d’être libéré, pour ensuite regagner la France. Le moral du Président Pascal Lissouba, le temps de la détention, était à niveau qu’il travaillait à maintenir celui de ses compagnons de captivité. Premier Ministre, à 33 ans, dans les années 65-66, Pascal Lissouba a marqué son temps. Il manifestait l’ambition patriotique de réduire la dépendance de l’économie congolaise vis à vis des capitaux étrangers. A élaboré un plan qui prévoyait la nationalisation de plusieurs secteurs de l’économie et le développement d’une industrie d’Etat. La commercialisation des produits agricoles et le commerce d’importation ont été nationalisés, pour donner naissance aux sociétés comme l’ONCPA, l’OCC, l’OFNACOM, toutes éteintes, ce jour, pour mauvaise gestion. Toujours, sous Pascal Lissouba, Premier Ministre, les relations bilatérales entre le Congo et les anciennes démocraties populaires des Pays de l’Est ont permis la création de plusieurs unités industrielles publiques. Au compte desquelles, une cimenterie, la construction navale, l’usine textile, les manufactures de cahiers et d’allumettes. Parallèlement à son enseignement de génétique au centre d’enseignement supérieur de Brazzaville, Pascal Lissouba a apporté son assistance aux plantations de cacao dans la région de la Sangha et du tabac dans les Plateaux. Il a également réalisé des expériences de croisement d’espèces de manguiers à Boko et à Loudima. Ce sont là des

COMMUNIQUE DE PRESSE relatif au décès de l’ancien président élu du Congo, Pascal Lissouba

COMMUNIQUE DE PRESSE relatif au décès de l’ancien président élu du Congo, Pascal Lissouba

Ce jour 24 août 2020, nous venons d’apprendre le décès de l’ancien président élu du Congo, Pascal Lissouba. Je m’incline devant cette triste nouvelle car le professeur Pascal Lissouba fut le Doyen de la Faculté des Sciences de Brazzaville où j’ai fait mes premières études scientifiques, et il a aussi été Professeur de sérologie à l’Université Paris-Est Créteil avec qui j’ai obtenu mon diplôme de MST (Maîtrise des Sciences et Techniques). Je présente mes condoléances à la famille biologique du Président Lissouba et à la famille élargie. Le Président Pascal Lissouba a marqué l’histoire tant politique que scientifique de notre pays. Qu’il repose en paix. Modeste BOUKADIAPrésident du C.D.R.C.Paris, le 24 août 2020

Pascal LISSOUBA, ancien Président de la République du Congo, n’est plus

Pascal LISSOUBA, ancien Président de la République du Congo, n’est plus

Le Professeur Pascal Lissouba, ancien Président de la République du Congo (1992-1997) est décédé, lundi 24 août à son domicile, à Perpignan, dans le sud de la France, à 88 ans, selon une information confirmée dans la matinée par son fils, l’honorable Jérémie Lissouba. « Avec un cœur lourd et meurtri, je vous annonce le décès, ce lundi 24 août 2020, de mon père le Professeur Pascal LISSOUBA, ancien Président de la République du Congo, à son domicile en France », a déclaré le jeune député dans un bref message diffusé sur sa page Facebook. « La famille LISSOUBA vous remercie pour vos nombreux témoignages de soutien et pour le respect de l’intimité familiale dans ces moments difficiles », a-t-il poursuivi indiquant que toutes les dispositions relatives aux obsèques de son illustre et défunt père seront communiquées ultérieurement. Les hommages ont afflué aussitôt après l’annonce du décès du président-fondateur de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). Adrien Thyg

Congo. L’UPADS un arbre PCT qui cache la forêt

Congo. L’UPADS un arbre PCT qui cache la forêt

OPINIONS. « Quelque soit la durée du séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau, il ne deviendra jamais un crocodile » disait le vieux sage. L’avènement de la démocratie au Congo était porteur d’espoir pour des milliers de personnes. Après 22 ans de règne fratricide et sans partage du PCT, l’ouverture démocratique exigée au sommet de la Baule, après l’effondrement du bloc soviétique, inaugurait une ère nouvelle. Le multipartisme devrait être rupture totale avec le passé hélas les Congolais ont assisté à une mascarade. On a déshabillé Saint Pierre pour habiller Saint Paul. En juillet 1991, Lissouba fonde l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). La nouvelle formation politique a intégré plusieurs partis qui ont participé à la Conférence nationale et rassemble de nombreuses figures de la vie politique nationale : Simon-Pierre Kikounga-Ngot, Martin M’beri, Nguila Moungounga Nkombo, Augustin Poignet, Christophe Moukouéké, Clément Mouamba, Victor Tamba-Tamba, etc. Lissouba a également convaincu une bonne partie de la jeune classe politique à le rejoindre dans son action. Après la mise en place des organes de son parti, Lissouba repart en France pour prendre sa retraite à l’UNESCO, laissant à ses lieutenants le soin d’implanter l’UPADS dans la population. Quasiment tous les membres influents de l’UPADS sont des transfuges du PCT (Pascal Lissouba, Martin M’beri, Victor Tamba-Tamba, Christophe Moukouéké, Clément Mouamba). M. Moungounga NKombo avait fait ses premiers pas en politique en participant en 1969 à la création du Parti congolais du travail (PCT, ancien parti unique). A la faveur de la Conférence nationale de 1991, qui a ouvert le pays au multipartisme, M. Moungounga Kombo avait été un des fondateurs de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) qui avait remporté les premières élections pluralistes de 1992. L’exercice du pouvoir a révélé que le nouveau parti n’avait pas rompu avec les vieilles méthodes héritées du PCT (menace, intimidation, arrestations arbitraires, création des milices, détournements de fonds publics,tribalisme, etc…). Le summum se manifeste après la perte de pouvoir en 1997, la plupart des dignitaires de l’UPADS ont tous acquis des biens immobiliers en France (Ile de France, département du Val d’Oise, appartements à Paris, bureaux aux champs Elysées,…) D’ailleurs aucuns n’ont jamais justifié leurs acquisitions pour des personnes qui n’ont jamais travaillé à l’époque en France et ailleurs. Tel père, tel fils, l’UPADS agit de la même manière que le PCT. Le rapprochement avec le pouvoir de Denis Sassou Nguesso pour bon nombre de dignitaires du régime de Pascal Lissouba en exil a été facile, puisque la plupart venait du PCT. Cependant cela a été très dur avec Bernard Bakana Kolelas qui n’a jamais été au PCT et qui a combattu farouchement cette idéologie marxiste qui est à l’origine du déclin de notre pays. Aujourd’hui l’actuel premier ministre Clément Mouamba est reparti au bercail, la guerre de leadership au sein de l’UPADS a fragilisé ce parti dont certains caciques, faute de retourner au bercail, viennent de créer le Congrès Africain pour le Progrès (CAP). Les dissensions internes ont fini par fragilisé ce parti laissant les milliers de Congolais qui ont cru à ce parti mais qui avaient à sa tête des PCTitstes déguisés en Démocrates. Aujourd’hui l’UPADS ne peut pas donner des leçons au PCT dont ses créateurs sont tous issus car ils n’ont pas pu se distinguer dans l’exercice du Pouvoir, reproduisant les mêmes erreurs dont ils ont décrié pendant la Conférence nationale souveraine. Seule une nouvelle génération peut sauver ce grand Parti à condition de faire table rase avec l’ancienne génération, ce qui n’est pas du tout aisé. Le Modec fait un appel à tous les déçu de l’UPADS de nous rejoindre pour qu’ensemble nous puissions réécrire une nouvelle page de l’histoire politique du Congo. Evrard NANGHO Président national du Modec