Congo/UPADS : une opposition de façade au service du pouvoir

LIBRES PROPOS. L’annonce par l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) de sa non-participation à l’élection présidentielle de mars 2026 ne constitue en rien une surprise pour les observateurs avertis de la scène politique congolaise. Depuis le scrutin présidentiel de 2021, le positionnement réel de ce parti est devenu de plus en plus lisible. Après avoir longtemps entretenu une ambiguïté politique savamment calculée, l’UPADS, héritière politique de l’ancien président Pascal Lissouba, apparaît aujourd’hui comme un acteur officieux de la majorité présidentielle. Cette posture équivoque, oscillant entre opposition déclarée et soutien tacite au pouvoir en place, est illustrée de manière éloquente par la participation d’un membre de son bureau politique au sein d’un gouvernement dirigé par le Parti Congolais du Travail (PCT). Dans les faits, l’UPADS s’apparente désormais à un PCT bis, contribuant ainsi à une configuration politique où le pouvoir contrôle simultanément la majorité présidentielle et une opposition dite « républicaine », largement inféodée et dépourvue de véritable autonomie politique. Le président de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, vient d’acter cette réalité en reconnaissant publiquement l’incapacité de son parti à présenter un candidat, invoquant l’absence de moyens financiers nécessaires, estimés à 25 millions de francs CFA (environ 38 481 euros). Il a par ailleurs annoncé qu’en temps opportun, des consignes de vote seraient données à ses militants. Dès lors, il ne fait guère de doute que l’UPADS appellera à la réélection du président sortant Denis Sassou Nguesso, confirmant ainsi son alignement stratégique avec le pouvoir en place, d’autant plus qu’elle participe déjà à l’action gouvernementale. Or, dans une démocratie véritable, une telle situation ne saurait être acceptable qu’à travers un cadre clairement défini : coalition politique assumée, gouvernement d’union nationale ou exécutif de salut public, fondé sur une feuille de route consensuelle et transparente. Tel n’est manifestement pas le cas aujourd’hui. Les citoyens congolais ne sont plus dupes. Cette collusion entre pouvoir et opposition factice, incarnée par le tandem PCT–UPADS, participe à l’affaiblissement de la démocratie et conduit inévitablement à une impasse politique préjudiciable à la nation. « Le menteur à qui l’on retire son masque ressent la même indignation que si on le défigurait. » Jean Rostand « Quoi qu’on en dise, c’est au visage qu’il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage. » Joseph Joubert Fait à Nantes, le 27 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote Engagé
République du Congo. L’UPADS, un parti où l’affermissement des vertus de la réparation ont de la peine à s’y imposer

Depuis plusieurs mois, l’UPADS traverse une crise structurelle interne, sans précédent. Et pourtant un Parti où les cadres politiques se bousculent, avec des hommes et des femmes talentueux. Un Parti qui, de manière glorieuse, transparente, juste et démocratique, a porté, avec le soutien de ses alliés, M. Pascal Lissouba, à la tête de la République du Congo, en août 1992. Face à cette crise de l’UPADS, à l’instar de plusieurs membres de cette formation, en ma qualité d’ancien Membre du Bureau Politique et du Conseil National de ce Parti, j’ai rêvé. Et j’ai cru que que mon rêve se réaliserait. Misant sur une sorte de compromis politique qui se dégagerait de possibles concertations et autres profils bas des uns et des autres pour répondre à une cause majeure et attendue par l’ensemble des militants et sympathisants du Parti. Dégager l’UPADS des maux qui minent la formation, la fragilisent et ternissent son image, pour la placer, au bout du compte, au dessus de ces micmacs perturbants qui n’honorent pas le Parti, en vue d’aller vers un Congrès rassembleur. Objectif raté. A peine, la date du Congrès de l’UPADS annoncée, pour le 20 novembre 2025, que rejaillissent, plus durs qu’auparavant, les faits de querelle qui s’étaient tus pour donner une ultime chance à une réconciliation courageuse, militante et généreuse qui permettrait aux forces en présence de réparer le Parti. Des forces qui, à juste titre, ont des raisons de travailler à une UPADS forte et unie, revendiquant leur attachement au Parti. Toutes, à quelque chose près, convaincues de ce que les affres que traversent l’UPADS ne sont pas pour embellir et apaiser les deux jours des assises du Congrès de l’UPADS, du 20 au 22 novembre 2025. Si la rumeur sur le refus de réparer l’UPADS, en vue d’un Congrès réellement rassembleur, dans l’esprit de la création de ce Parti, persiste, du côté de la Direction actuelle de l’UPADS, je crains que l’UPADS ne se réduise à ne plus être le Grand Parti dont son Président Fondateur M. Pascal Lissouba nous a fait rêver. Des rêves malheureusement brisés par les violences politiques du 5 juin 1997. Puisse, là bas, à l’Eternel Infini où reposent le Président Pascal Lissouba, MM. Christophe Moukoueke, Nguila Moungounga Kombo, Dominique Nimi Madingou, Gabriel Obongui, Dominique Matanga, Jacques Mouanda Mpassi, Simon Pierre Kikounga Ngot, Augustin Poignet, Fayette Tchitembo, Dominique Tamba et autre André Safou, ces figures historiques de l’UPADS, à la création de ce Parti, toucher les coeurs des Responsables en place à l’UPADS. Cela, aux fins que ces derniers nous fassent revire notre UPADS unie, conquérante et amarrée aux valeurs de la Social Démocratie, au terme d’un Congrès que l’ensemble des Militants appelleraient de leurs voeux. Paris 18 novembre 2025 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS
Congo/24 août 2025. 5 ans après la disparition du Président Pascal Lissouba, son esprit continue d’inspirer et son héritage demeure

DISPARITION. M. Pascal Lissouba, né le 15 novembre 1931, sous l’ancien Moyen Congo, est décédé, le 24 août 2020, à Perpignan, dans le Sud France, à l’âge de 88 ans. Homme d’État congolais, M. Pascal Lissouba a joué un rôle clé dans l’histoire de son pays. Premier Ministre de 1963 à 1966 et Président de la République du Congo d’août 1992 à octobre 1997. Porté en terre, dans un cimetière de Perpignan, que le Président Pascal Lissouba repose en paix. Il aura laissé une empreinte indélébile, dans son pays. Son héritage, dans l’opinion congolaise, est toujours en débat d’autant que son mandat de premier Président élu démocratiquement au Congo en 1992, a marqué une transition importante vers la démocratie multipartite. A la cinquième année de la disparition du Président Pascal Lissouba, son Garde des Sceaux, Ministre de la Justice que j’étais, je rends hommage à sa mémoire, mes pensées tournées vers les souvenirs inoubliables, pleins d’émotion que je garde de lui, et sur l’impact qu’il a eu sur l’histoire du Congo. Puisse l’UPADS, le Parti que le Président Pascal Lissouba a créé et l’a, dans la dignité, porté au pouvoir, en août 1992, travailler intensément à réfléchir à la manière dont le legs du Président Pascal Lissouba peut éclairer la contribution politique actuelle et future de l’UPADS au développement de la République du Congo. Paris 24 août 2025 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS
Congo-Politique : Seize partis de l’opposition renforcent leur unité

ACTUALITE. « Nous venons d’adopter les documents de travail qui fondent notre unité. J’ose croire que nous allons raffermir notre unité pour aborder les questions essentielles qui sont devant nous », a dit lePremier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, Pascal Tsaty Mabiala, en sa qualité de chef de file de l’opposition,aux responsables de plus d’une dizaine de partis politiques de l’opposition. Ces partis ont adopté à cette occasion, le règlement intérieur, le manifeste et le pacte républicain. Le Premier secrétaire de l’Upads, Tsaty-Mabiala, a rappelé l’importance du règlement intérieur qui est le document de base qui éclaire la manière dont les acteurs de cette plateforme doivent se comporter entre eux, vis-à-vis du pouvoir et de la société. S’agissant du manifeste, il a dit que ce sont de bonnes intentions pour le pays, concernant les questions électorales et de gestion de la nation qui y sont consignées et sur lesquelles les parties prenantes s’efforcent de forger une identité propre à elles. Le problème du pacte républicaina également été souligné insistant sur le fait que l’opposition politique congolaise ne veut pas que la démocratie mette à mal les efforts des pères fondateurs qui ont commencé la construction de cette république depuis 1958. Selon lui,le souhait de l’opposition est que la prochaine élection présidentielle se passe sur mesure, dans les conditions les plus apaisées, sans troubles. La mesure, la tolérance, l’acceptation des autres, c’est cela qui est de rigueur au sein de l’opposition. Il a de ce fait conseillé à l’opposition de prendre sa liberté mais aussi de s’engager pour construire une opposition républicaine apaisée. Il a en outre fait savoir que ce ne sont pas les invectives qui comptent, les querelles, cela ne donne rien. On peut construire visiblement une opposition qui peut demain prendre le pouvoir sans qu’il y ait eu ces rixes, ces envolées oratoires auxquelles ons’est habitué. « La voie est maintenant tracée pour que nous construisions notre petit destin ensemble », a-t-il exhorté. Il a été noté à cette réunion, la présence del’Union des démocrates humanistes-Yuki ; le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (Must)de Claudine Munari ; le Parti républicain et libéral (PRL) de NickFylla ; le Comité d’action pour le renouveau de Clotaire Mboussa Ellah ; l’Union pour la restauration du Congo de Dominique Basseyila ; le Conseil national des républicains du pasteur Ntumi ; l’UDR-Mwinda de Guy Romain Kifouissia ; le Codema et le MNLC de Michel Mboussi Ngouari. Florent Sogni Zaou
Ouabari Mariotti : Peut-être faudrait il que l’Opposition Congolaise se remette en cause en prenant l’initiative de tenir les Assises de ses Etats Généraux

TRIBUNE. « Depuis quelques temps, les composantes de l’opposition congolaise se regardent en chien de faïence, se taquinent, se lancent des gros mots, se saluent à peine. Dans des cas spécifiques, elles sont à la limite, proches de l’invective, en raison du soupçon du gain silencieux méprisant dont certains profiteraient, de nuit, du côté du Palais Présidentiel du Plateau à Brazzaville », constate Ouabari Mariotti. Face à cette situation, qui n’est pas pour arranger les affaires de l’Opposition Congolaise, l’ancien ministre sous l’ère du Président Pascal Lissouba et membre de l’UPADS appelle à tenir les Assises de ses Etats Généraux dans la tribune ci-dessous. République du Congo Terre des Légendes et des Lumières Du caractère essentiel Des Etats Généraux de l’Opposition Congolaise Le Congo est une terre de citoyens, qui, de par leur rayonnement et leur influence, dans la vie nationale, sont devenus des figures légendaires, même mythiques, dans des cas précis. Certaines de ces figures sont encore en vie. D’autres s’en sont allées. Dans l’univers culturel et artistique congolais, l’administration, les finances, l’économie, le sport, la politique, l’éducation, l’armée, la santé, le secteur social, l’aménagement du territoire, l’architecture, ces figures congolaises abondent. Nous semblons les oublier. Mais elles sont là. Leurs images ineffaçables, quand bien même les conditions de leur existence et leur environnement ne leur ouvrent pas les voies de leur plein épanouissement, voire leur essor, en mettant au service de leur pays leurs facultés et leurs aptitudes Aujourd’hui, dans le monde politique congolais, des hommes et des femmes, par leurs connaissances, leurs formations, leurs expériences, leurs réseaux et relations au plan international, leurs voyages, leurs pratiques, les valeurs morales qu’ils entretiennent et travaillent à s’y attacher, sont, on n’en point douter, des lumières de la science politique. Ces Congolais, on les décèle, aussi bien dans la majorité présidentielle, l’opposition pure et dure, l’opposition modérée que dans la société civile. Par ces lignes-ci, j’interviens comme membre de l’UPADS. Parti censé être à l’opposition, puisqu’à sa tête, siège M. Pascal Tsaty Mabiala, Chef de file de l’Opposition Congolaise, une Institution de la République, au même titre que d’autres légalement inscrites dans la Constitution du pays. Depuis quelques temps, les composantes de l’opposition congolaise se regardent en chien de faïence, se taquinent, se lancent des gros mots, se saluent à peine. Dans des cas spécifiques, elles sont à la limite, proches de l’invective, en raison du soupçon du gain silencieux méprisant dont certains profiteraient, de nuit, du côté du Palais Présidentiel du Plateau à Brazzaville. Face à cette situation qui n’est pas pour arranger les affaires de l’Opposition Congolaise, peut-être faudrait il que celle-ci se remette en cause en prenant l’initiative de tenir les Assises de ses Etats Généraux. Sans acrimonie, sans arrières pensées, sans jouer les meilleurs et les plus clairs que les autres ou les vrais opposants, face aux vendus de la République que certains d’entre elles seraient. Mais, dans un esprit de devoir et d’obligation de construire la Nation Congolaise, à partir de l’espace commun d’une opposition républicaine, patriotique, responsable, ambitieuse et conquérante. Construire une Nation Congolaise, du reste, patrimoine commun inaliénable de tous les Congolais, faisant table rase des malentendus, incompréhensions et autres malaises pendants dans les milieux de l’opposition. Deux obstacles majeurs devraient être surmontés, en préalable à ces Assises. D’abord, la question de l’initiateur. Pour ne pas se perdre en conjectures, M. Pascal Tsaty Mabiala qui a la légitimité institutionnelle pourrait procéder, largement, sans exclusive, aux invitations des Partis, reconnus ou non reconnus par le Ministère de l’Intérieur. Une Commission Préparatoire des Assises que coordonnerait une personnalité consensuellement acceptée élaborerait un projet d’ordre du jour. Et le Président des travaux, également, retenu, avec l’approbation et l’adhésion de tous. Les Etats Généraux de l’Opposition Congolaise ne seraient pas un lieu pour constituer un Gouvernement où on en partagerait, de manière basse et légère, les postes ministériels. Mais une tribune empreinte de dignité, du sens de l’honneur et d’humilité, où l’opposition, très éparpillée actuellement, chacun, du haut de ses ergots ne s’estimerait pas en meilleure position pour défendre les intérêts supérieurs de la Nation. Ensuite, la problématique des Assises des Diasporas Congolaises, à l’image de celles qui se tiendraient, sur le territoire national. Ici, c’est une donne moins complexe, en dehors de la dispersion, à travers le monde, des Congolais. De manière générale, les Diasporas congolaises, où qu’elles se trouvent, ne jurent leurs grands Dieux que jamais mieux il existerait une solution, en dehors d’une alternative nouvelle, pour sortir le Congo de l’impasse en cours. Des Diaspora Congolaises, il pourrait en sortir, si les mécanismes de blocage n’interfèrent pas, mus, essentiellement par la mauvaise volonté, une synthèse des actes par espace géographique qui serait à déterminer. Avec la numérisation et les échanges sur les réseaux sociaux, sans les rendre public, il n’en faudrait pas des siècles pour que la synthèse des concertations soit transmise à la Commission Préparatoire des Assises Générales à Brazzaville. En homme libre, épris de paix et de justice, cultivant les bonnes moeurs, militant des premières heures de la création de l’UPADS, c’est là, ma contribution à l’effort de rassemblement autour des causes justes, qui devrait habiter l’ensemble des Forces l’Opposition de la République du Congo. Paris 16 avril 2025 Ouabari Mariotti
Réenchanter le rêve congolais !

TRIBUNE. La Conférence nationale, quelle belle promesse d’un autre demain. Rien que la libération de la parole sociale faisait beau à voir. Les Congolais parlaient dans les bus, dans les bureaux, dans les ngandas pour critiquer ou soutenir les leaders de leur choix. La police politique n’était plus arrogante, ni brutale, ni cynique. La mutation les avait pris de court. Il y avait bien entendu la saleté pour la remise, mais surtout triomphante une énergie qui plaçait à portée de victoire tous les paris. C’est vrai le Congo, car c’est de lui qu’il s’agit, partait avec du vent dans les voiles, avec une démographie modique et des ressources fabuleuse. Il n’est pas exagéré de dire que c’était le pays de tous les rêves possibles. Il y avait là, la beauté qui surgit quand un peuple se libère. La première campagne présidentielle s’était réalisée dans une ambiance fraternelle, avec dans chaque camp l’expression du génie qui monte d’un peuple qui y croit. Il y eut des beaux moments. Le cas de Pascal Lissouba dont le retour au pays fit frémir. L’aéroport Maya Maya littéralement pris d’assaut par ses partisans, les organisateurs eût un mal fou à l’engouffrer dans la BMW qui de mémoire de voiture, n’avait jamais vu cela et ne le verrait certainement plus. Les partisans les plus fervents eurent même la tentation de se glisser sous le véhicule pour porter à tête d’homme la grosse cylindrée jusqu’au palais de Congrès. Le boa humain qui s’étira de l’aéroport jusque là-bas était tout simplement impressionnant. Tout était placé sous l’angle du prodige. Le Palais de congrès était rempli à bord et d’avantage encore. Ensuite vint ce concours spontané de la formule qui séduit. Qui ne se souvient de « Je suis venu vous servir et non me servir, je n’en ai pas besoin » et le slogan à succès « Yi ké ya ba colère vé » ! Aujourd’hui, la démocratie s’étiole à n’en plus finir. Les rêves sont morts et les tourments ont pris place. En face du PCT, aurait dû se trouver l’UPADS qu’éprouve une direction scandaleuse, en prise avec des militants qui la contestent. Le drame de l’UPADS étant sans conteste pour parler clair, l’expression d’une connexion franche avec le PCT. Pascal Lissouba, Jean Pierre Tchistère Tchicaya, Bernard Kolelas, Guy Brice Parfait Kolelas, Jacques Joachim Yombi Opango, Moungounga Kombo Nguila, Simon Pierre Kikounga Ngot, Ambroise Noumazalay, Lekoundzou Ithi Ossetoumba, Charles David Ganao, Paul Kaya, André Milongo, Camille Bongou, …, tous ces illustres personnages qui portaient le débat à bout de bras étant partis, laissant derrière eux une kyrielle de bébés noirs politiques qui n’ont pour seule religion, la violence et pour seule ambition, le raccordement à la lanière tirée par le Président de la République, il nous revient donc, en toute humilité, de regarder méphistophélès dans le blanc des yeux. Aux autres le mandat d’apostropher et de héler le Président Sassou Nguesso qui durant les 40 dernières années, aurait fait ce qu’il pouvait ; à nous la promotion des idées novatrices et l’unité des congolais. Contre vents et marées, nous nous battrons pour rendre aux congolais leur fierté et leur dignité. Ne laissons pas nos rêves être censurés par notre conscience. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R
Congo Brazzaville. Une des lumières du monde agricole s’est éteinte

DISPARITION. Des suites de maladie, M. Jean Alfred Makoundzi, Maître Assistant à l’Institut du Développement Rural (IDR) de Brazzaville, s’en est allé, le 19 mars 2024, au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville. Naissant le 13 juin 1948, à Ouesso, dans la région de la Sangha, pendant que son père y exerçait dans les services de santé. Il nous quitte à 76 ans. Ingénieur agricole, M. Jean Alfred Makoundzi était titulaire d’un Doctorat 3ème cycle, obtenu en 1978, à la Faculté des Sciences d’Orsay, Université Paris XI, en France. Par ses références techniques, M. Jean Alfred Makoundzi, mènera, parallèlement à ses enseignements à l’Institut de Développement Rural, diverses activités ayant trait au domaine agricole. Au fil des années, il sera, de 1984 à 1986, Conseiller au Développement Rural auprès du Premier Ministre, Conseiller à la Coopération du Ministre des Affaires Etrangères de 1993 à 1994, Conseiller au Développement du Ministre de la Programmation, de 1997 à 1998. Auteur de publications à caractère scientifique, M. Jean Alfred Makoundzi participe à plusieurs séminaires nationaux et internationaux sur le Développement Agricole. Ayant été membre des Conseils d’Administration des entreprises publiques congolaises, avant leur faillite pour une mauvaise gestion qui a entraîné leur liquidation. C’est le cas de l’Office Congolais du Café et du Cacao(OCC), de l’Office Congolais du Bois (OCB), l’Office Congolais de l’Informatique(OCI) et Agricongo. La qualité d’Ingénieur agricole de M. Jean Alfred Makoundzi lui a ouvert les portes de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux pour la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde. Ainsi M. Jean Alfred Makoundzi prend part aux aux Journées Mondiales de l’Alimentation en 1984, à Rome. A titre personnel, il réalise, la même année, deux projets. L’un sur le périmètre maraicher à Madingou, dans la région de la Bouenza. L’autre, à Pointe Noire, relatif à une exploitation d’élevage bovin sur 25 hectares. M. Jean Alfred Makoundzi était également un homme politique, tout en ayant un penchant pour la vie associative. Au plan politique, il militait activement à l’UPADS, Parti fondé par le Président Pascal Lissouba et qui l’a porté à la Présidence de la République du Congo, en août 1992. Au sein de l’UPADS, M. Jean Alfred Makoundzi siégeait au Bureau Politique, au Conseil National et au Secrétariat National. Trois instances supérieures de commandement dudit Parti. De par le rôle joué par M. Pascal Tsaty Mabiala, Premier Secrétaire de l’UPADS, en sa qualité institutionnelle de Chef de File de l’Opposition Congolaise, M. Jean Alfred Makoundzi assumait les charges de Directeur de Cabinet de ce dernier. De la vie associative, on savait que M. Jean Alfred Makoundzi était membre du Club d’Excellence Economique et membre du Conseil d’Administration de la Caisse Locale de la Mutuelle d’Epargne et de Crédit(MUCODEC) Brazzaville-Gare. L’Ingénieur agricole, aux pieds dans la sphère politique et la vie associative, était attiré par la culture. Il aimait la musique, particulièrement la rumba congolaise. Elle le mettait de bonne humeur. M. Jean Alfred Makoundzi n’arrêtait pas de se cultiver pour élargir son champ de vision, s’étant toute sa vie donné les moyens d’atteindre ses objectifs professionnels. Il passait son temps libre à lire jusqu’au moment où sa santé se déclinant, cette préoccupation a diminué d’intensité. »Il n’y a pas d’âge pour se cultiver » répétait M. Jean Alfred Makoundzi. Ajoutant que ‘Plus nous vieillissons, plus nous avons besoin de faire travailler notre mémoire et apprendre ne peut être que bénéfique ». Bon citoyen, attaché aux valeurs de la République, M. Jean Alfred Makoundzi était d’une grande générosité, aimant son prochain, respectueux des autres, fidèle en amitié. L’esprit critique, la sincérité, la prudence, la réserve, le discernement dans la prise des décisions le caractérisaient, en outre. Le dirigeant de l’UPADS, Jean Alfred Makoundzi disparaissant, il laisse l’UPADS fragilisée par toutes sortes de tensions qui ternissent l’image de ce Parti aux grands atouts humano-politiques et obscurcissent son avenir. Parti de Gouvernement qu’il a été, d’août 1992 à octobre 1997, l’UPADS a toutes les raisons de trouver une solution consensuelle et partagée à ce qui a tout l’air d’une crise qui la mine. Cela, au nom de la préservation des idéaux politiques du Président Pascal Lissouba, de la sauvegarde de la mémoire du grand esprit qu’il a été et de la pérennisation de l’outil politique qu’il a créé pour conquérir le pouvoir d’Etat. Seul un Congrès salvateur, y ramenant les figures historiques restantes de l’UPADS, ouvert aux forces et autres courants du Parti, toutes tendances confondues, se disant exclus, est à même d’apporter l’apaisement constructif au sein de l’UPADS. Et, conséquemment, créer les conditions d’une relance harmonieuse pour de nouvelles conquêtes politiques. Puisse le Ciel m’entendre, dans cette plaidoirie en faveur de la reconstruction agissante de l’UPADS. Et que, là bas, à l’éternel infini, M. Jean Alfred Makoundzi repose en paix. Lui qui disparait, en complément des nombreuses pertes de militants de l’UPADS qui s’en sont allés, auparavant. En ces moments d’intenses douleurs pour la famille de M. Jean Alfred Makoundzi, qu’elle trouve ici l’expression de mes condoléances les plus attristées. A mes camarades de l’UPADS, très affligés par le décès de notre ami Jean Alfred Makoundzi, que la force et la vigueur soient en eux pour affronter la dure épreuve. Paris le 22 mars 2024 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS
Congo. Adieu Maman Elise Thérèse Gamassa

Terre des Légendes et des Lumières Une vie avec ses joies et ses peines Adieu Maman Elise Thérèse Gamassa La Nation congolaise a une belle pensée pour Toi. Toi qu’elle n’oubliera pas. Les Congolais de l’intérieur du pays et des diaspora ont appris, avec consternation et affliction, le décès de Mme Elise Thérèse Gamassa, le 23 septembre 2023, en France. Au moment où vont se dérouler, en plusieurs séquences, les obsèques de l’illustre disparue, à partir du 30 septembre 2023, en région parisienne, jusqu’au 7 octobre 2023, au Congo, jour de l’inhumation au cimetière familial de Mbaya, dans le District de Mayoko, Département du Niari, en passant par l’hommage officiel de la Nation, à Brazzaville, mes lignes qui suivent viennent en complément aux nombreux témoignages écrits et oraux déjà rendus à la mémoire de celle qui fut la Femme battante Elise Thérèse Gamassa. Une Femme battante qui, toute sa vie, aura placé de côté ses émotions pour être performante dans ses activités et parvenir à réaliser ses projets. Travailleuse acharnée, repoussant, la plupart du temps, ses limites physiques. Un état d’esprit acquis avec l’expérience et détermination pour réussir. De famille modeste, Me Elise Thérèse Gamassa vient au monde un 3 février 1942 à Sibiti, dans la région de la Lékoumou. Elle obtient, de son union avec M. Pascal Gamassa, six enfants auxquels elle a fourni la meilleure éducation possible et transmis les valeurs de la vie en société. La famille constituant pour elle le lieu des apprentissages les plus intenses et les plus révélateurs de l’existence humaine. Enseignante de carrière, Me Elise Thérèse Gamassa a été formée à ce métier noble, accaparant et exigeant à la mythique Ecole Normale des Institutrices de Mouyondzi, dans la région de la Bouenza. Un établissement fondé sur des installations érigées, aux années 1941-42, en pleine Seconde Guerre Mondiale, comme prison, pour accueillir les partisans du Maréchal Pétain qui s’étaient alliés aux nazis. A la fin des hostilités, la structure a été reconvertie en Ecole Normale de l’Afrique Equatoriale Française, pour, par la suite, se muer en Ecole Normale des Jeunes Filles de Mouyondzi. Une école qui, très tôt, a forgé en Me Elise Thérèse Gamassa des attitudes positives et constructives. C’est le cas de l’autodiscipline, un bel outil qui l’aidait à avancer vers ses objectifs. Egalement le sens du devoir, la responsabilité, des comportements faisant preuve d’adaptabilité et valorisant le travail pour obtenir de bons résultats. »La vie, c’est comme la bicyclette. Il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre, » aimait me répéter Me Elise Thérèse Gamassa, au cours de nos nombreux échanges, à trois. M.Pascal Gamassa, Elle et moi. Rentrés de France, dans les années 2002-2003, après les violences de 1997 à Brazzaville, ma famille et moi étions les voisins du couple Gamassa, au Quartier Batignoles, dans les environs de l’aéroport international de Maya Maya Maya. Femme politique, Me Elise Thérèse Gamassa, l’était, par ailleurs. Alors, de manière éclatante et avec courage, sans jamais trahir ses convictions. Elle était prête pour le sacrifice des préférences, mais pas celui de ses convictions. Très jeune, elle s’engage dans l’Union Générale des Etudiants du Congo(UGEC). Au lendemain de la Révolution Congolaise des 13-14-15 août 1963, sous le Président Alphonse Massamba Débat, elle préside l’Union des Femmes Panafricaines(UFPA), une première organisation féminine qui venait de se créer. En raison des divergences entre les femmes congolaises et celles d’origines étrangères qui y siégeaient, l’UFPA, sans réelle envergure, et sans impact sur les femmes, n’a pas mis long feu. Elle a invariablement échoué et a disparu. Militante pure et dure au service des causes féminines et à la faveur du Mouvement du 5 Février 1979, Me Elise Thérèse Gamassa devient Présidente de l’Union Révolutionnaire des Femmes du Congo(URFC). Un poste où elle dirige, de main de maître, l’Union, pendant 12 ans. Toujours, avec le même élan et la même logique fondamentale d’une Femme politique dans sa vérité, sa lucidité, son humilité, son engagement, son ouverture en faveur d’une communauté nationale féminine au nom de l’intérêt commun supérieur. La création de l’UPADS fait de Me Elise Thérèse Gamassa Membre du Conseil National de ce Parti dont son époux est Président du Comité d’Honneur. Les fois où elle prenait part aux travaux du Conseil National, elle avait la réputation d’une personnalité politique avertie, marquée par la prudence, le sentiment juste des choses, le discernement, une volonté de rassemblement autour de l’UPADS et des idéaux de Pascal Lissouba. Sa voix portait. C’était la voix d’une Femme exceptionnelle, un Sage. Ainsi désignée pour sa maîtrise des questions politiques, sa réputation d’objectivité et sa pondération . Elle faisait preuve de sûreté dans ses jugements et sa conduite. Les années où elle a siégé aux éminentes fonctions politiques, Me Elise Thérèse Gamassa, n’a jamais légué au second plan son amour pour sa famille, particulièrement son conjoint, M. Pascal Gamassa. Femme aimante, de tout temps, elle est restée attachée à son mari, à ses enfants et aux parents. Tant qu’elle le pouvait, sans cesse, au service des autres, elle était comparée à Mère Dorcas, tout en étant discrète et réservée dans certaines circonstances comme celles où, aux cotés de son mari, elle se distinguait comme l’épouse de l’Ambassadeur Extraodinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo au Gabon. Toutes ces charges politiques qu’a occupées Me Elise Thérèse Gamassa, mises bout à bout, elle figure au compte de ces Grandes Dames qui ont participé ou concourent activement à l’émancipation des Femmes du Congo, de 1965 à nos jours. Avec elle, chacune selon ses aptitudes, son esprit et son rayon d’action, entre autres, Mmes Celine Yandza Eckomband, Josephine Bouanga, Josephine Mountou Bayonne, Scholastique Dianzinga, Emilienne Raoul, Claudine Munari, Agathe Mabiala Nkouka, Marie Thérèse Avéméka, Emilie Makosso, Sophie Moukouyou Kimbouala, Mambou Aimé Gnali, Flore Emilie Faignond, Marie Léontine Tsibinda, Christianie Colombe, Annick Mongo, Marie Léa Boukoulou, Ida Ngampolo. Femme de lettres, Me Elise Thérèse Gamassa a contribué aux côtés de Mmes Scholastique Dianzinga et Jeanne Dambendzet à la publication d’un bel ouvrage . » La place et