Congo/24 août 2020-24 août 2023. Trois ans déjà

Congo/24 août 2020-24 août 2023. Trois ans déjà

HOMMAGE. Terre des Légendes et des Lumières. Trois ans que le Président Pascal Lissouba nous a quittés, des suites d’une longue maladie, à Perpignan, dans le sud de la France. Le temps qui passe n’efface pas les souvenirs. Et bien émouvants sont en moi, les souvenirs des souvenirs du Président Pascal Lissouba. Moi, le militant, sans discontinuer de l’UPADS, jusqu’à ce jour, malgré la succession des heures sombres de ce Parti, une formation dont le Président Pascal Lissouba est le Fondateur, lui ayant permis d’obtenir, en une législature, la majorité dans l’ensemble des Institutions représentatives du pays. Depuis la disparition du Président Pascal Lissouba, le 24 août de chaque année ravive, à l’intérieur des valeurs communes auxquelles sont attachés les Congolais, une prise de conscience, claire et nette, à deux niveaux. D’abord, le sentiment, sans complexe, que dans l’histoire du Congo Brazzaville, un Chef d’Etat, le Président Pascal Lissouba, est arrivé au pouvoir par la voie la plus démocratique, la plus juste et la plus transparente, au terme d’un Dialogue national, sans exclusive et souverain, au cours duquel, les Forces vives de la Nation ne s’étaient jamais autant auparavant exprimées, si librement, pour deux défis majeurs. D’une part, consolider la cohésion nationale, éradiquer les maux qui tirent le pays vers l’avilissant et jeter les bases solides d’un Congo uni à construire sur des causes solidaires et progressistes. Par ailleurs, dans un Congo, producteur de pétrole où jusque là, les pouvoirs publics ne tiraient de cette précieuse ressource naturelle que les redevances pétrolières et autres contributions directes y afférentes, le Président Pascal Lissouba a introduit la donne avantageuse et féconde du partage de production. Puisse cette troisième année du décès du Président Pascal Lissouba, se référant à l’image du Grand Esprit qu’il a été, l’UPADS ne pas perdre sa raison d’espérer, et recréer les conditions optimales de redevenir ce Parti conquérant de ses beaux jours, lors de sa naissance. A l’UPADS, de se redonner les motifs d’exister réellement, sa seule force, son unique motif de fierté. Le Président Pascal Lissouba, en s’éteignant, s’en est allé, avec la conviction qu’il a transmis à l’UPADS et à ses militants, sur l’étendue du territoire national, le flambeau de la victoire, comme, dans le cas de l’épreuve du marathon, se le passent les coureurs. De l’Orient Eternel où repose le Président Pascal Lissouba, tout indique qu’il recommande aux Dirigeants de l’UPADS de se regarder eux mêmes, avec honnêteté et lucidité, révéler au grand jour leurs propres défaillances et initier de nouveaux chemins vers la reconquête du pouvoir d’Etat. Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la grandeur, à la force, à la beauté et au triomphe. Loin de nous, hors de notre portée, le Président Pascal Lissouba est en nous. Nous l’aimons. Paris 24 août 2023 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Congo. Le 28 juillet 2023, Christophe Moukouéké sera conduit à sa dernière demeure à Mouyondzi

Congo. Le 28 juillet 2023, Christophe Moukouéké sera conduit à sa dernière demeure à Mouyondzi

HOMMAGE. Moukouéké Christophe, un nom qui rentre en résonnance avec l’histoire politique de notre pays. Servi par une saisissante éloquence, il a imprimé sa marque sur tous les évènements auxquels il a participé. Que ce soit pendant les cours révolutionnaires de justice comme pendant la conférence nationale souveraine, il apporta des éclaircissements sur l’odieux assassinat qui emporta messieurs Matsokota, Pouabou et Massouémé. Dans cette salle traversée par mille passions, sa capacité de dire, ébranla la salle. Quand la démocratie et le multipartisme triomphèrent et que parmi les partis les plus significatifs il eût l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale, Pascal Lissouba porta son choix sur lui pour conduire l’UPADS vers la première élection démocratique demeurée la seule aux dires des Congolais. Mission accomplie, le candidat de l’UPADS l’emporta de haute main. Le Congo qui avait cru à la fin de la malédiction de la violence consacrant une tradition trentenaire de coup d’état, vit avec regret des secousses violentes perturber le nouveau cours des choses. Une guerre effroyable qui durait cinq mois et pouvait encore continuer, fit interrompue par des chiens de guerre venus d’Angola et quelques autres pays dont l’intervention fut insolite. On a cité entre autres la DSP de Mobutu qui n’avait pas empêché la chute de son chef et qui venait porter la mort contre les Congolais. Pascal Lissouba, Christophe Moukouéké, Simon Pierre Kikounga Ngot, Aimé Matsika, Mongounga Nkombo Nguila et plusieurs cadres de leur parti connurent l’exil. Quand un apaisement se signala, Christophe Moukouéké revint au pays pour remettre le parti sur les rails du combat démocratique. Déjà hélas, le parti avait connu soit par la candeur de quelques cadres peu rompus à la politique et ses perversions, soit par la subtilité de l’adversité agissante, des secousses qui conduisirent à une néfaste atomisation. Le trop long séjour dans le mono avait fermé bien des gens à l’évidence que c’est l’unité et le plus grand nombre qui ouvrent les portes du succès. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des observateurs assurer que si l’UPADS avait recouvré son potentiel, rien de ce qui se passe en matière de gouvernance n’aurait pu avoir cours. C’est un fait incontestable que l’opposition manque de vitalité aujourd’hui. Christophe Moukouéké avait toujours cru à un sursaut possible de l’UPADS. Quand celui-ci s’est signalé, le destin contradictoire en l’occurrence, a emporté l’homme. C’est cet homme que le pays de son père Moukala à Mouyondzi, s’apprête à recevoir ému le 28 juillet 2023. Il reposera dans l’immense propriété que Moukala lui avait offert et où il avait construit la vaste demeure de ses derniers jours. Comme d’autres grands hommes avant lui, c’est un pan de l’histoire du Congo qui s’en ira avec lui. Que son âme repose en paix et que Dieu délivre le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen.

UPADS/Sidoine Romaric Moukoukou: Nous devons tirer toutes les leçons du récent revers électoral

UPADS/Sidoine Romaric Moukoukou: Nous devons tirer toutes les leçons du récent revers électoral

CONGO. « Aucun d’entre nous ne peut se réjouir des résultats obtenus par le Parti, à la suite des dernières élections législatives et locales », assure le porte parole de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Sidoine Romaric Moukoukou, dans un message adressé aux militants. Lire l’intégralité du message, ci-dessous: « Bonjour mes chers camarades ! À la suite des élections législatives et locales du mois de juillet dernier, et au vu de la nouvelle donne politique qui se présente à nous en conséquence, nous nous permettons, ici et maintenant, de préciser certaines choses, dans l’intérêt du Parti, et pour la bonne compréhension de tous les militants et membres de notre plateforme : 1- Aucun d’entre nous ne peut se réjouir des résultats obtenus par le Parti, à la suite des dernières élections législatives et locales. Au contraire, la déception est grande et partagée par tous les militants qui aiment ce Parti, et qui souhaitent le voir représenté à sa juste valeur dans les Institutions de la République. Cela ne veut pas dire que nous devons nous apitoyer sur notre sort, abandonner la lutte, ou chercher des boucs-émissaires. Plutôt, cela veut dire que nous devons – dès maintenant – tirer toutes les leçons de ce revers électoral, pour rebondir avec force et lucidité dans cinq (05) ans. Au-delà de tous les différents cas d’irrégularités constatés par-ci ou par-là (fraude, tricherie, corruption, achat de conscience, etc.), NOUS DEVONS CHACUN A NOS NIVEAUX RESPECTIFS, ET EN TOUTE OBJECTIVITÉ, ASSUMER NOTRE PART DE RESPONSABILITÉ, surtout par rapport : – Au travail d’animation du Parti et de fidélisation des militants pendant les cinq (05) ans entre les élections ; – Au choix des candidats retenus par les instances nationales, intermédiaires et de base du Parti ; – Au niveau de bonne préparation et de réalisme des candidats investis ; – A la sécurisation des résultats le jour du vote ; – Etc. 2- Les rapports demandés aux instances du Parti et aux candidats eux-mêmes, ainsi que la prochaine session extraordinaire du Bureau Politique et du Conseil National du Parti (prévue pour la première quinzaine du mois d’octobre) nous permettra de faire, EN TOUTE RESPONSABILITE, LE BILAN TOUS AZIMUTS de ces élections, tout en faisant une projection sur le travail à faire dès aujourd’hui pour préparer les batailles futures et l’avenir du Parti. 3- Au cours de sa session inaugurale, l’Assemblée nationale a mis en place ses Commissions permanentes et ses Groupes parlementaires en plénière. Sans surprise, notre Parti a pu conserver son Groupe parlementaire (présidé par l’honorable Jérémy LISSOUBA que nous félicitons en passant), conformément aux dispositions de son Règlement Intérieur qui prévoient le nombre de six (06) Députés pour former un Groupe parlementaire. Ainsi, cette législature compte désormais trois (03) Groupes parlementaires : celui du PCT et alliés (Majorité présidentielle), celui de l’UPADS (Opposition) et celui de l’UDH-YUKI (Opposition). Une première dans l’histoire parlementaire de notre pays, depuis la perte du régime LISSOUBA. Nous rappelons que l’Assemblée nationale de 1992 comptait également trois (03) Groupes parlementaires : UPADS et apparentés (Mouvance présidentielle), PCT (Opposition) et MCDDI (Opposition). Toutefois, nous signalons que notre Groupe parlementaire sera restructuré dès que possible, puisque l’honorable (Suppléante) Barbe GOUOMO prendra le poste de Secrétaire, en lieu et place de l’honorable Honoré SAYI (Titulaire) en situation d’incompatibilité, jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, l’UPADS aura une FEMME DÉPUTÉE qui siègera à l’hémicycle, pour la première fois depuis la perte du régime LISSOUBA. 4- Concernant les huit (08) Commissions permanentes de l’Assemblée nationale, dont une devrait nécessairement être présidée par l’Opposition, IL A ÉTÉ UNANIMEMENT DÉCIDÉ, après moult séances de travail au sein du Parti et avec l’ensemble des Députés de l’Opposition (tous Partis confondus), que l’UDH-YUKI prendrait la présidence de la Commission Éducation… Cette décision ne doit pas être considérée comme une perte, mais plutôt comme un acte de BONNE VOLONTÉ POLITIQUE, dans l’intérêt des objectifs communs de l’Opposition Politique et de la Républicaine du Congo. NOUS SALUONS ainsi LA GRANDEUR et surtout LA SAGESSE POLITIQUE du Camarade Premier Secrétaire du Parti, pour avoir su gérer avec dextérité et magnanimité une situation délicate au sein de l’Opposition. De même, NOUS LOUONS L’ESPRIT RÉPUBLICAIN ET LA DISCIPLINE MILITANTE dont a fait montre l’honorable Alain Pascal LEYINDA (Vice-président du Groupe parlementaire) au cours de ces réunions, pour avoir accepté et compris la sagesse de cette décision politique, malgré les conséquences évidentes pour le Parti. 5- Enfin, tous les Partis politiques au monde connaissent des hauts et des bas, mais seuls les plus déterminés résistent à l’épreuve du temps. Au-delà de toute déception, colère et tentation au désespoir que nous pouvons ressentir aujourd’hui, soyons guidés et gardons toujours à cœur les mots jadis prononcés par Nelson Mandela : _« La plus grande gloire de la vie ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à se relever chaque fois que l’on tombe. »_ Merci beaucoup, mes chers Camarades ! Sidoine Romaric Moukoukou Porte parole de l’U.PA.D.S »

Congo: Message de Sidoine Romaric Moukoukou, porte parole de l’UPADS, aux militants et sympathisants du parti

Congo: Message de Sidoine Romaric Moukoukou, porte parole de l’UPADS, aux militants et sympathisants du parti

« Mes chers Camarades, Sans vouloir répondre aux uns et aux autres, je me permets, ici et maintenant, de repréciser certaines choses et rassurer l’ensemble des Camarades sur ce qui suit : 1- L’échec fait partie de la vie ; il est surtout formateur et prépare la victoire. Notre Chef commun, le Professeur Pascal LISSOUBA en a été une parfaite illustration. En effet, son échec de juin 1991 à la Conférence Nationale Souveraine face à Monsieur André MILONGO, au poste de Premier Ministre de la Transition, s’était transformé en une grande victoire en août 1992 lors de élection présidentielle. Ainsi va la vie de tout homme politique ! Pour tout dire, mes chers Camarades, l’échec de certains membres du Secrétariat National ( Sidoine Giscard Madoulou ), Président de la JUPADS, candidat à Moutamba et moi-même, (Sidoine Romaric MOUKOUKOU), Porte-parole du Parti, candidat à Divenié) ne devrait pas être une occasion de culpabiliser les uns et les autres. En matière d’élections, tout est possible, tenant compte de divers cas d’irrégularités et de fraudes. Cependant, il convient de souligner que d’autres éminents membres du Secrétariat National de notre Parti ont également été des candidats malheureux aux législatives et aux locales de juillet 2022. Il s’agit singulièrement des Camarades : – Brice Kaya Mvoula et Éliane BIASSALA à Mouyondzi ; – Alfred Makoundzi à Madingou Commune ; – Jean Patrick Emery Kihoussa et Mélanie MOUELET à Brazzaville ; – Paul ABOMANGOLI à Ewo. 2- Conformément à son programme de campagne, après le lancement officiel de la campagne du Parti à Pointe-Noire, la Direction nationale de l’UPADS devrait descendre dans les circonscriptions où se trouvaient nos candidats. Malheureusement et à cause du temps imparti et de la situation géographique de certaines circonscriptions électorales, tous les candidats n’ont donc pas été visités par la Direction du Parti. DIVENIÉ où j’étais candidat justement, par exemple, était dans ce cas de figure. Tout comme Dolisie, toute la Lékoumou, Brazzaville, le Pool et la Cuvette-Ouest. Par contre, les localités comme Les Saras, Mvouti, Louvakou, Moutamba, Mossendjo et les Pays de Mayoko (Moungoundou-Sud, Mayoko lui-même, Moungoundou-Nord, Mbinda), Mouyondzi et Ouesso ont été visitées. Il est important de noter que tous nos candidats en ballottage ont été soutenus par la Direction du Parti. 3- Les candidats du Parti ont été tous choisis, selon les critères définis par le Parti. Le Bureau Politique et le Conseil National de mars dernier ont ainsi investi tous les candidats. D’autres candidats ont été investis tardivement, c’est-à-dire après le Forum sur l’unité et le rassemblement de l’UPADS, initié par le CCUR. C’est dans ce contexte que le Secrétariat National a enregistré et examiné d’autres dossiers de candidature, selon la procédure habituelle. C’est le cas de Kingoué et bien d’autres encore. 4- Le Parti a financièrement soutenu tous les candidats de la même manière, aux législatives et aux locales. Chacun d’entre nous pourrait le vérifier ; car le montant remis à chaque candidat (aux législatives et à chaque Tête de liste) du Parti est connu de tous. A l’exception de tous les candidats Députés sortants qui n’ont pas reçu le financement du Parti (nous parlons du 1er tour). Chaque candidat devrait se servir de son équation personnelle pour prétendre gagner (avoir les capacités de mobiliser les ressources humaines, financières et matérielles). C’est ce qu’a fait chaque candidat du Parti, à la limite des moyens disponibles. C’est pour dire que le Parti n’a pas privilégié les uns et sacrifié les autres, politiquement, humainement, financièrement et matériellement. 5- Enfin, le Parti communiquera dans les prochains jours, sur cet épisode électoral. D’ores et déjà, une session extraordinaire du Bureau Politique et/ou du Conseil National sera convoquée dans deux ou trois semaines, pour faire le bilan de notre participation aux élections législatives et locales de juillet dernier. Le Parti tirera les leçons et projetera l’avenir. Somme toute, mes collègues du Secrétariat National et moi-même restons au service du Parti cher au Professeur Pascal LISSOUBA et à son Premier Secrétaire, le Camarade Pascal Tsaty Mabiala . Merci beaucoup et excellente soirée ! Fait à Brazzaville 13 Août 2022 Sidoine Romaric Moukoukou Secrétaire National Chargé à la Communication et Porte Parole de L’UPADS

Congo Brazzaville/Politique. Il était une fois Mikolo, Munari, Udh Yuki et l’Upads

Congo Brazzaville/Politique. Il était une fois Mikolo, Munari, Udh Yuki et l’Upads

TRIBUNE. L’histoire politique du Congo retiendra que Jacqueline Lydia Mikolo est la seule ministre- sur la vingtaine présentée aux législatives 2022- à avoir été battue à plate couture. En français du Congo Kinshasa, elle est donc le « mouton noir » du gouvernement. Elle pourra ainsi se consoler de son maintien à l’exécutif après le léger remaniement annoncé d’ici à là. En rapport avec les législatives 22, la messe avait, en principe, été dite dès le premier tour pour Mikolo. Le déferlement de l’essentiel du gratin politique du parti dominant(Makosso, Bouya…) n’était qu’un baroud d’honneur pour tenter d’essuyer les larmes d’une femme qui avait honte d’affronter le regard des autres. C’est donc tête basse que la ministre de l’Artisanat et des PME est rentrée à Brazzaville. Son élégance à reconnaître promptement sa défaite et à féliciter Munari est-elle le parapluie dont elle se sert pour marquer cette honte? Possible. Envoyée par le Pct, son parti, dans la géhenne de Mouyondzi, où seuls passent encore les noms d’Antoinette Sassou N’Guesso, qui y a gardé la flamme de l’amour pour ce district qui l’a forgée, et, par ricochet, son époux de président Denis Sassou Nguesso, Mikolo, récemment arrivée en politique comme la plupart des analphabètes congolais en politique qui parlent un français de France, n’avait pas, à dire vrai, les faveurs des pronostics devant Munari. L’on ne peut cependant pas reprocher à cette brave dame, plus technocrate que politique, d’avoir commencé à défricher les terres fertiles de son Mouyondzi natal où elle devrait cultiver des plantes dont la récolte est attendue dans 5 ans. Pourvu que le travail d’arrosage et d’entretien s’y effectue régulièrement. L’autre enseignement à tirer de ces législatives 22, c’est la percée de de l’Udh Yuki, le parti de feu Parfait Kolélas, avec 7 députés. Même orphelins de père, les militants de ce parti se sont rappelés au bon souvenir de « Pako », ainsi qu’ils l’appelaient affectueusement, pour voter les leurs. L’Udh-Yuki est dans un mano à mano avec l’Upads dirigée par Pascal Tsaty Mabiala. Le parti fondé par feu le président Pascal Lissouba voit ses palmiers, symbole du parti, perdre de leur vitalité. Les feuilles ont cessé d’être vertes. Entre l’Udh-Yuki et l’Upads, lequel devrait, par conséquent, bénéficier du très juteux poste de Chef de file de l’opposition congolaise, reconnu par la Constitution de 2015? La balance penche plus vers la reconduction de Tsaty Mabiala dont la « collaboration » avec le pct au pouvoir, notamment le gouvernement est sans nuage. Arithmétiquement, l’Upads pourrait réchauffer l’accord politique qui la lie au Must, de Claudine Munari, pour coiffer sur le poteau Yuki-Udh. De toute façon, les égéries du politique au pouvoir savent comment et avec qui enganger les épousailles. Dans la tradition bantoue, l’on n’épouse pas une femme belliqueuse, au risque d’empoisonner en permanence la vie en couple. Par A.Ndongo

Le mensonge de l’UPADS sur la gestion énergétique au Congo

Le mensonge de l’UPADS sur la gestion énergétique au Congo

OPINION. Depuis presque 11 mois que l’Upadésien Honoré Nsayi a été nommé Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, les Congolais doutent de sa capacité à relever ce secteur stratégique qui est agonisant. Depuis qu’il est à la tête de ce Département, rien n’a changé d’un iota, les populations vivent toujours au rythme des délestages et des coupures intempestives, de la mauvaise qualité de l’eau, etc. Avec sa double casquette de député et Ministre, on se demande qu’est-ce qui ne va pas chez cet homme ? Son parti n’a jamais eu une politique énergétique ? Est-il incapable de mettre en œuvre la politique énergétique du Président Denis Sassou Nguesso? Il sied de rappeler que L’UPADS a été au pouvoir de 1992 à 1997 et ses prédécesseurs n’avaient jamais mis en place une politique énergétique du Congo. Ce n’est qu’en 2003 sous l’égide du ministre Bruno Jean Richard Itoua que le Congo va mettre en place une politique énergétique avec la loi n°14-2003 du 10 avril 2003 sur le code de l’électricité et des autres textes subséquents. Aujourd’hui 19 ans après, les objectifs n’ont pas été atteints par tous les ministres qui ce sont succédé dans ce département. En faisant confiance à un opposant, ressortissant de la Bouenza, les Congolais ont vite déchanté car il est incapable de réformer ce secteur et d’apporter des solutions idoines pour apaiser les populations. Il est de bon aloi de faire un très bon diagnostic de la situation afin d’apporter des solutions efficaces pour pallier ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. Vu les potentialités dont disposent le Congo, l’eau et l’électricité ne peuvent pas devenir des denrées rares au niveau de la population. LE PROBLÈME DES INFRASTRUCTURES DEMEURENT MAJEUR POUR COMPRENDRE CES ARTERMOIEMENTS POUR RENDRE NOTRE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE EFFICACE. Le réseau électrique et Hydraulique est défectueux et dans un état piteux. Tout est à refaire selon les normes et les standards internationaux. Il faudrait lutter contre le détournement des fonds alloués pour le développement ce secteur car des milliards de F CFA ont été détournés depuis des décennies. Aujourd’hui l’électricité, le gaz, l’eau sont très stratégiques et rentrent dans le domaine de souveraineté des états et que le député de Dolisie n’arrive pas à mettre en place une vraie politique énergétique pour permettre au Congo de s’industrialiser et de se développer. Sans eau, sans l’électricité, il ne peut pas avoir le développement. La vie et le développement socio-économique s’articulent autour de l’eau et de l’électricité. Pour ce faire, le Mouvement des Démocrates Congolais propose la mise en place d’un véritable Partenariat Public Privé(PPP) pour permettre au Congo de résoudre définitivement ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. C’est pour cela qu’il faudrait voter une nouvelle loi pour mettre en place un Partenariat Public Privé en adéquation avec le besoin réel du pays en matière énergétique (article 125: Sont du domaine de la loi: l’électricité, l’eau , la création des établissements publics, l’aménagement du territoire, etc…) La fourniture de l’électricité, de l’eau, du gaz relève de la catégorie des services publics. Elle doit être classée parmi les activités d’intérêt général et cela implique un certain nombre d’obligations que les pouvoirs publics doivent honorer : -fournir de l’énergie en continu; -assurer la sécurité du système; -proposer l’égalité des traitements; -etc… LE MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE CHARGÉ DE LA PROMOTION DU PARTENARIAT PUBLIC PRIVÉ DOIT TRAVAILLER EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE POUR PERMETTRE LE DÉVELOPPEMENT DE CE SECTEUR STRATÉGIQUE ET VITAL DE NOTRE PAYS. Les Upadésiens ne peuvent plus embrouiller les Congolais car ils n’ont jamais été capable d’apporter des solutions aux problèmes énergétiques que traverse notre pays. « Derrière le mensonge, vous pouvez vous cacher, mais la vérité finira toujours par vous démasquer ». EVRARD NANGHO PRÉSIDENT NATIONAL DU MODEC.

Congo Brazzaville. Que se passe t-il donc à l’UPADS ?

Congo Brazzaville. Que se passe t-il donc à l’UPADS ?

TRIBUNE. Moi, Ouabari Mariotti, ce membre de l’UPADS, qui, à l’égal des milliers d’autres, me suis battu, dru, à la naissance de cette formation, pour lancer les assises de l’UPADS, sur des espaces du territoire national, fort acquis au Parti Congolais du Travail. Moi, Ouabari Mariotti, cet ancien membre du Bureau Politique et du Conseil National de l’UPADS, qui n’ai ménagé aucun effort, au sortir du coup d’Etat de juin 1997 qui a expulsé le Président Pascal Lissouba du pouvoir, pour la réussite du Congrès Extraordinaire de l’UPADS, de 2006, en ma qualité de 2ème Vice Président du Comité Préparatoire dudit Congrès. Le Comité Préparatoire était présidé par M. Pascal Gamassa. Le 1er Vice Président en était M. Pascal Tsaty Mabiala qui, au nom de l’unité, de la cohésion et du regroupement des forces demeurées, de manière indéfectible, fidèles au Président Pascal Lissouba, a été élu, à l’unanimité, Premier Secrétaire de l’UPADS, à l’issue du Congrès. Premier Secrétaire, une fonction politique, éminente et sensible. Fonction d’un rassembleur de ces illustres anciens dirigeants de l’UPADS, tels Christophe Moukouéké, Victor Tamba Tamba, Raymond Ombaka, Arsène Tsaty Boungou et bien d’autres qui ne s’étaient pas associés à la dynamique du Congrès Extraordinaire de 2006. Toutes ces séquences de ma légitimité à l’UPADS mises bout à bout, je m’interroge. Que se passe t-il donc à l’UPADS? En effet, M. Honoré Sayi, Ministre congolais de l’Energie et de l’Hydraulique, depuis 2021, Député de l’Arrondissement 1 de la ville de Dolisie, dans le Département du Niari, a été réhabilité dans ses droits de membre de l’UPADS. Cette remise en état des droits est intervenue, lors des derniers travaux du Conseil National de l’UPADS, clos le 13 mars 2022, à Brazzaville. En mai 2021, le Ministre Honoré Sayi avait été suspendu de ses fonctions des instances dirigeantes de l’UPADS, et de son siège du Président du groupe parlementaire dudit Parti à l’Assemblée Nationale, au moment où, libre, en son âme et conscience, il entrait au Gouvernement du Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, sans que le Gouvernement ait été déclaré d’Union Nationale. M. Honoré Sayi émanant de l’UPADS, Parti affiché à l’opposition. M. Honoré Sayi avait accepté sa sanction et promis revenir à la maison, une fois, sa mission de servir la République terminée. Et d’ajouter que pour respecter les prescrits de la République, il fallait bien qu’il ait des coudées franches, les mains libres parce qu’il ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Puis, M. Honoré Sayi de conclure par  » Je vais donc me consacrer au service de la République et prends congé de mon parti. » Des paroles qui valent ce qu’elles valent. Présent, dans la salle, à la prononciation de la peine, M. Honoré Sayi n’avait exprimé aucun remords. Jugeant normale la suspension qu’il écopait. J’interviens, ici, pour savoir, si en reprenant ses qualités à l’UPADS, M. Honoré Sayi a t-il achevé sa mission de servir la République? Comment pourrait-il ne plus servir deux maîtres, à la fois, étant donné qu’il ne quitte pas le Gouvernement? L’UPADS et le Gouvernement constituant, pour lui, deux maîtres. Et pourtant, le point sur le Ministre Honoré Sayi n’était pas inscrit à l’ordre du jour du Conseil National. Comment en est-on arrivé là? Que sous tend une telle irruption d’une affaire qui a divisé les rangs de l’UPADS, dans un ordre du jour, établi, à l’avance, en toute responsabilité? Quelles pressions ont-elles joué pour que les membres du Conseil National effacent d’un trait, d’une part, les causes de la sanction de M. Honoré Sayi. De l’autre, les engagements solennels de ce dernier, face à l’impossibilité pour lui de se mettre au service de deux maîtres, formellement, en parallèle. Devant l’histoire. Devant la mémoire du Président Pascal Lissouba, mort en exil, celle de ces milliers de militants de l’UPADS qui ont payé de leurs vies leur attachement à l’UPADS, lors des violences de juin 1997. Devant les souffrances de ces autres membres de l’UPADS qui ont tout perdu en 1997, n’ont jamais été réhabilités, en raison de leur loyauté à l’UPADS, ce Parti doit s’élever et revenir aux fondamentaux de 1995. Ceux ci sont connus. L’UPADS doit réaffirmer la noblesse de son appartenance à l’opposition congolaise pour une alternative nouvelle, dans le pays. Les Congolais, dans leur grande majorité, en ont besoin. A défaut d’un tel effort politique et moral attendu par les forces patriotiques et républicaines du pays, il ne reste qu’une option. Un choix difficile. Mais, on est sur le terrain de la politique. Choisir, c’est l’éclair de l’intelligence. Tout en étant, à la fois, un supplice. Dans le cas de l’UPADS, le choix devient déterminant Cette option réside, de manière transparente, sur la base d’un compromis juste, équitable et sincère, dans la signature avec le Parti Congolais du Travail d’un partage du pouvoir qui prenne en compte tous les paramètres nationaux, depuis les institutions du pays, jusqu’aux postes d’Etat, ordinaires et régaliens. L’UPADS, Parti de Gouvernement, legs précieux du Président Pascal Lissouba, ne peut pas continuer à offrir à ses milliers de militants ainsi qu’à l’opinion nationale et internationale l’image d’un Parti débutant. Sans la moindre acrimonie, la mort dans l’âme, je me suis, là, exprimé sur mon Parti, l’UPADS. Et je l’assume, en homme de convictions. Ouabari Mariotti Paris 14 mars 2022

Congo/France. Ultime adieu à Mr Dominique Nimi Madingou

Congo/France. Ultime adieu à Mr Dominique Nimi Madingou

DISPARITION. Le mercredi 13 octobre 2021, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, en région parisienne, où il a trouvé la mort, près de deux semaines auparavant, s’est déroulé le dernier adieu à l’ancien Ministre du Président Pascal Lissouba, M. Dominique Nimi Madingou. La chambre mortuaire 12 de l’hôpital en a été le cadre. Un décorum funéraire, en toute simplicité, forte en émotions. Symbolisant une quête d’accomplissement, le sentiment d’avoir tout fait pour accompagner le Ministre Dominique Nimi Madingou jusqu’à l’instant du rapatriement de sa dépouille à Pointe Noire, puis à Dolisie, au Congo Brazzaville, sa terre natale, pour les funérailles finales. Tous, à divers niveaux, proches du Ministre Dominique Nimi Madingou, nous étions là. Membres de sa famille, conduits par l’ancien Ministre Benoit Koukébéné et M. Noël Magloire Ndoba. Autres parents, amis, voisins du quartier de résidence du Ministre Dominique Nimi Madingou à Sucy en Brie. Maître Vincent Gomes qui a partagé, avec lui, les valeurs d’une société philosophique commune. Militants de l’UPADS menés par MM. Pascal Gamassa et Didier Mahouele. Ceux du CAP, en compagnie de Mr Alexandre Libissa. Dans les rangs, fondu dans l’assistance, Mr Rodolphe Adada, Ambassadeur du Congo en France, d’une longue et fructueuse amitié avec le Ministre Dominique Nimi Madingou. Tous masqués, les mesures barrières dues au Covid 19 l’obligeant, nous pleurions, en dedans, Mr Dominique Nimi Madingou. Le temps du recueillement, devant la dépouille, nous avons vécu des blessures au fond de nos cœurs. Perdu nos forces. Mais, nous efforçant de canaliser la douleur pour la contrôler afin qu’elle ne sombre pas dans le paroxysme. Le cercueil de Mr Dominique Nimi Madingou, confectionné de bois massif blanc, sans ornement affiché, a été choisi en adéquation avec les principes de modestie qui caractérisait l’illustre disparu. Le Ministre Dominique Nimi Madingou s’en est allé. Mais, est toujours présente notre affection pour lui. Au delà de son absence, une inclination qui nous offre le sentiment de sa présence en nous. Chacun de ses souvenirs est ancré au plus profond de nous. Sa voix, sa mimique, gravées, à jamais. Au moment où le Ministre Dominique Nimi Madingou va, définitivement, tourner le dos à la France, sa seconde patrie qui a parachevé sa construction d’homme, aux fins de regagner son pays d’origine, je saisis l’occasion pour renouveler mes condoléances les plus attristées et ma solidarité à l’ensemble de ses proches. Dominique, toi, mon Associé, Sur plusieurs années, Repose en paix. La vie est ainsi faite, qu’il est impossible de prédire ce qu’elle nous réserve. Adieu Dominique. . Adieu mon Frère. Ouabari Mariotti Paris 13 octobre 2021