CONGO-LITTERATURE. La septième édition de la Rentrée Littéraire du Congo pour les 19, 20 et 21 septembre 2024

La septième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO 2024) se tient du 19 au 21 septembre 2024 à Brazzaville sur le thème « Ouvrir un livre, le lire est un droit ». Plus d’une vingtaine d’écrivains prennent part à cet événement littéraire qui rassemblera des écrivains de Brazzaville, de la capitale économique, Pointe-Noire et de Kinshasa (République démocratique du Congo). Certains écrivains viennent avec leur première publication à cette fête littéraire et espère bien se tenir devant les spectateurs. Ils auront de ce fait l’occasion de se faire connaitre et de faire connaitre leurs ouvrages. La première journée prévue pour le lancement sera placée sous la responsabilité de l’écrivain et ancien ministre d’Etat, Henri Djombo, en présence du président du Pen Centre Congo Brazzaville et responsable de la RELICO, Florent Sogni Zaou. Le programme de travail des trois jours prévoit, pour le premier, la rencontre avec le public, du journaliste Etienne Perez Epagna, de Marie Eugenie Opou et d’Octave Mouanda qui seront sous la modération de l’écrivain Willy Gom avant de passer à la seconde que modérera l’artiste et écrivain Rémy Mongo Etsion avec Rosin Loemba, Mildred Moukenga et Malachie Cyrille Ngouloubi comme écrivains. Elle sera placée sur le thème : « La littérature : une amie et une confidente ». La seconde journée se déroulera sur le thème : « Voyage avec la littérature ». Trois tables-rondes auront lieu. La première sera patronnée par l’écrivain Lewa-Let Mandah de Pointe-Noire, qui aura autour de lui les brazzavillois Jean Rodrigue Ngakosso, Florent Sogni Zaou, Itoua-Itoua et le congolais de RDC Martin Pape. Cette journée recevra aussi le modérateur Rosin Loemba qui posera ses questions à Chardin Nkala, Hugues Eta de la ville économique, Willy Gom et Emile Gankama avant de céder la place à Fidèle Biakoro qui gèrera Henri Djombo, Candide Yoka et Ferréol Gassackys. Au cours de ces deux journées, le médiateur culturel des jeunes, Ken Phinéas animera pendant une dizaine de minutes une activité dénommée : « Littérature congolaise et médiation culturelle des jeunes ». « La littérature, le savoir » est le thème de la troisième journée qui traitera du livre du Président de la république, Denis Sassou Nguesso, « le Manguier, le fleuve et la souris ». Quatre techniciens du livre, à savoir, Grégoire Lefouoba, Chardin Nkala, Moukouami Mouendo et Mabiala Mapa, débattront de ce titre. La dernière table-ronde rassemblera le ministre Juste Désiré Mondélé, Nicole Mballa et Télémine Kiongo avant la remise du grand prix Jean Malonga par le doyen Henri Djombo, le PDG Mahmoudi et le président de la Rentrée Littéraire du Congo. Baptiste Prodeo
Congo-Littérature : Remise en selle de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO)

La sixième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (Relico 2023), a eu lieu le 24 août 2023 à Brazzaville, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault. Cette activité littéraire dénommée RELICO avait cessé de vivre du fait de l’impact de la Covid-19, après cinq éditions. Celle qui vient d’avoir lieu a été rendue possible grâce à Mme Bénédicte de Capelle. Six ouvrages ont été au centre de cette édition de relance de ce rendez-vous littéraire. Il s’est agi de « La poésie congolaise en mouvement » de Noël Ramata Kodia ; « Les jeunes années d’un producteur, la gomme, le pouvoir, énigmes et les genoux de la grand-mère » d’Abdallah Denis Sassou ; « Gahi ou l’affaire autochtone » d’Henri Djombo ; « Pouvoir, tradition, modernité-l’Ecole de Denis Sassou N’Guesso » d’Emile Gankama ; « Les stigmates » de Fidèle Lenormeux Biakoro et « Paul Pascal Gassackys, mon père » de Ferréol Gassackys. Après le mot d’ouverture, le président du Pen Centre Congo Brazzaville, Florent Sogni Zaou, a accordé la parole aux animateurs de la première table-ronde. C’est en effet le livre de Noël Ramata Kodia, intitulé, « La poésie congolaise en mouvement », qui a ouvert les hostilités. Ce livre, selon le présentateur Fidèle Lenormeux Biakoro, concerne une vingtaine d’auteurs. Il aborde les questions liées à l’amour, la mer, le lyrisme et le surréalisme, ajoutant que tous les poètes sont lyriques mais que certains parodiant les philosophes ont quitté la terre pour se réfugier dans les mots et pour évoquer une sorte d’insatisfaction de la vie. Florent Sogni Zaou, en ce qui le concerne, a fait la lecture du livre d’Abdallah Denis Nguesso titré « Les jeunes années d’un producteur, la gomme, le pouvoir, énigmes et les genoux de la grand-mère ». Il s’est appesanti sur la culture, l’art et la création contemporaines qui peuvent contribuer au développement. Dans « Gahi ou l’affaire autochtone » d’Henri Djombo, le lecteur, Rosin Loemba, a dit en substance, que l’autochtone dans la littérature congolaise s’inscrit avant tout dans une dynamique du vivre-ensemble au-delà des divergences sociologiques et culturelles. Présentant le livre d’Emile Gankama, Ferréol Gassackys a indiqué que cette biographie comporte neuf chapitres et plusieurs annexes. Celui de Ferréol Gassackys « Paul Pascal Gassackys » a été présenté par Obambé Gakosso. Cette activité ne s’est pas tenue en trois jours comme les précédentes. Avant de quitter la salle, le ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, s’est réjouie de la reprise de cette activité. Elle a annoncé la reprise prochaine des bibliothèques qui ne sont pas réhabilitées dans les départements avant d’annoncer l’achat de vingt-cinq exemplaires de chaque titre présenté à cette édition. Florent Sogni Zaou
Congo/INTERVIEW. Florent Sogni Zaou : La cinquième RELICO prévue les 7, 8 et 9 octobre 2021

PAGESAFRIK – La cinquième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO) aura lieu les 7, 8 et 9 octobre 2021 à Brazzaville sur le thème : « Littérature, citoyenneté et responsabilité ». Entretien. PAGESAFRIK : La cinquième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO) se tiendra les 7, 8 et 9 octobre prochain à Brazzaville. Le confirmez-vous ? Florent Sogni Zaou : La cinquième édition de la Rentrée Littéraire du Congo aura en effet lieu les 7, 8 et 9 octobre 2021 sur le thème « Littérature, citoyenneté et responsabilité ». Nous avons déjà reçu une vingtaine d’adhésions d’écrivains dont des anciens ministres. Nous pouvons dire que nous sommes déjà sur les escaliers. La cinquième édition est donc confirmée à ces dates. PAGESAFRIK : Quelles sont les grandes articulations de cette nouvelle édition et à quoi doit-on s’attendre ? FSZ : Pour parler de grandes articulations dans cette édition, je puis affirmer que nous sommes prêts. Nous allons jouer avec une cinquantaine d’assistants et de participants ? Je pense que s’il n’y avait pas cette pandémie de Covid-19 qui coince autant l’humanité, on serait très loin. Qu’à cela ne tienne, il nous faut avancer. Vous ne pouvez pas vous imaginer la douleur que je ressens mais la santé commande tout. PAGESAFRIK : Le Congo a perdu cette année une des figures de la littérature congolaise, je veux parler de Dominique Ngoï Ngalla. Un hommage est-il prévu ? FSZ : Un hommage au véritable sens du terme. Je ne le pense pas. Mais nous poserons un acte à l’ouverture. Il est prévu une minute de silence et la lecture de son plus que célèbre poème intitulé, « Prière pour être enterré à Mandou ». C’est douloureux de penser à cet aîné aux côtés de qui j’ai passé quelques moments de ma vie. Qu’il repose en paix. Je le revois à l’hôpital militaire et à la maison, souffrant. Je le revois dans son lit, un jour avant son départ à Paris, gémissant et nous demandant de trouver rapidement un médicament pour calmer la douleur. Difficile. Dominique Ngoîe Ngalla était un homme très ouvert. Il suffisait d’arriver chez lui pour le vivre. PAGESAFRIK : Deux prix Jean Malonga du mécénat et de création ont été décernés lors de la précédente édition. Qu’en sera-t-il cette année ? FSZ : Nous y pensons mais celui du mécénat risque de n’être pas attribué à cause des participants pas disponibles. Nous y pensons jusqu’à la veille. Nous y pensons. PAGESAFRIK : La RELICO est organisée par le Pen dont vous êtes le président. Un mot sur cette organisation ? FSZ : La Rentrée Littéraire du Congo est en effet organisée par le Pen centre Congo Brazzaville mais vous savez qu’un doigt ne peut pas laver la face. C’est pour cette raison que nous travaillons avec des partenaires à qui nous adressons nos remerciements pour leur assistance. Nous avons donc, La librairie Les Manguiers du journal Les Dépêches de Brazzaville, l’Association Culture Elongo que dirige le pharmacien Jean Blaise Bilombo Samba et la Fondation Mfumu Fylla « L’Altruiste» du fils de l’écrivain et aîné, Mfumu. PAGESAFRIK : Un appel aux autorités ? FSZ : Pourquoi pas ? Mais je pense que nous l’avons fait depuis que nous existons, depuis la naissance de cette activité. Au Sénégal, c’est une activité budgétisée et c’est pour cela que les choses sont organisées avec une certaine force. Toutefois, nous ne désespérons pas, nous savons que ce dossier sera lu et regardé avec une certaine attention un jour ou une année. Le Congo est un grand pays de culture. Tout le monde écrit. Tout le monde chante. C’est la preuve. Propos recueillis par Martin Kam
Florent Sogni Zaou : « Nous avons parlé, les pouvoirs publics ont entendu et dans l’avenir, nous verrons comment ils vont agir »

Faire fabriquer le livre à moindre coût, lever les barrières douanières et mettre en place des diffuseurs, sont les maux détectés pour que le livre circule facilement en Afrique Centrale. Cette problématique a fait l’objet d’un plaidoyer lors de la 3è édition de la Rentrée littéraire du Congo. Dans l’interview accordée à PagesAfrik, l’organisateur de cette rencontre, Florent Sogni Zaou explique le bienfondé de cette initiative. PagesAfrik : Vous venez de clôturer la troisième édition de la Rentrée Littéraire du Congo. Etes-vous satisfait de ces trois jours ? Florent Sogni Zaou : Je pense que la réponse, c’est oui. Puisque nul ne peut donner naissance à un enfant et le haïr. Nous sommes satisfaits parce que nous avons atteint l’objectif. Nous avons fait fabriquer le Grand Prix littéraire Jean Malonga et nous l’avons décerné (Ndlr : à Henri Djombo pour avoir réédité le Cœur d’Aryenne en 2004). C’est le grand moment de cette Rentrée littéraire du Congo en sigle Relico. P.A : Cette édition a été placée sous une inquiétude : La circulation du livre en Afrique Centrale. Pourquoi avoir évoqué cette situation ? F.S.Z : L’objectif était de faire un plaidoyer et de dire à tout le monde la réalité. Nous n’avons pas l’obligation de faire de ça notre affaire. Notre objectif était de fouiner dans la terre et sortir cela aux yeux du monde pour dire qu’il y a réellement un problème dans la circulation du livre dans la sous région. Mais avant de parler de cette partie du continent, on parle d’abord de notre Congo dans un cadre purement géographique. Comment circule-t-il ici au Congo d’abord et en Afrique Centrale ensuite pour ne pas avoir à se comparer au reste du monde. P.A : Nous sommes présentement dans la révolution du numérique. Est-ce qu’on peut encore parler de l’inquiétude à ce niveau quand nous avons l’internet ? F.S.Z : Moi je veux bien que ces plateformes existent. Mais supposez qu’on soit tous dans la forêt de Nouabalé Ndoki, vous n’avez pas de réseau et moi j’ai le livre en papier, qui va lire ? C’est vous ou moi ? Donc vous comprenez que le livre support papier a encore de très beaux jours. Le livre numérique… lorsque vous êtes dans un avion, on annonce le décollage. Qu’est-ce qu’on vous dit ? Arrêtez vos appareils ; donc on ne peut plus lire. Mais moi, j’ai mon livre papier, je décolle avec, j’atterries avec. P.A : Les deux seules femmes qui ont exposé lors de ces rencontres pensent que ce problème de circulation ne se pose pas seulement en Afrique Centrale mais également dans l’ensemble du continent. Elles ont également parlé de la langue dans laquelle il faut écrire… F.S.Z : Ce sont des écrivaines qui ont donné leurs points de vue. Je n’ai pas le droit de les juger. Il y a réellement un problème, c’est-à-dire que si vous n’avez pas vous-même votre réseau de distribution, votre livre est mort dans votre chambre. C’est un problème entier pour lequel tout le monde se plaint. Il n’y a plus de librairies, de bibliothèques, de musées. Il faut qu’il y ait des diffuseurs. Au Congo, il n’y en a pas. Il faut penser à une structure de diffusion. Nous sommes ici tous pour réfléchir aux solutions. Donc si Monique Alfred et Haubain-Mongo ont donné un point de vue, je ne peux pas le commenter ou le détruire (…) Ce que nous recherchons, c’est la promotion du livre et de l’écrivain (…) Nous avons parlé, les pouvoirs publics ont entendu et dans l’avenir nous verrons comment ils vont agir. P.A : En votre qualité d’organisateur principal de cette rencontre littéraire, quelles peuvent être vos propositions pour que la circulation du livre devienne effective ? F.S.Z : Je dirai premièrement il faut que nous arrivions à faire fabriquer le livre à moindre coût ; deuxièmement, avoir des services de diffusions qui prennent les livre en charge et troisièmement, il faut que ceux qui reçoivent le livre dans les frontières c’est-à-dire, les services de douanes laissent circuler le livre. Je n’oublie pas les faiblesses des services postaux avec la perte des livres qui sont probablement soustraits par des agents véreux. Il s’agit là des goulots d’étranglement dont on parle. Lorsque nous arrivons à poser ce genre de choses, à laisser les choses se faire, nous avancerons. Mais je crois que tout le monde a parlé et nous allons regarder vers l’avenir pour voir ce que ça va donner. Propos recueillis par Achille Privat
Rentrée littéraire du Congo: Le défi de la circulation du livre est global à toutes les œuvres de l’esprit

La circulation du livre en Afrique Centrale, au Congo Brazzaville en particulier pose un réel problème. Cette situation ne concerne pas seulement les livres, mais elle est commune à toutes les œuvres de l’esprit. Et l’Etat serait responsable des obstacles rencontrés par les acteurs culturels de nos jours. « La circulation du livre en Afrique Centrale, un réel défi », est le thème de la troisième (3è) édition de la RELICO de cette année. Organisé par Florent Sogni Zaou en partenariat avec les Dépêches de Brazzaville et bien d’autres, cette rencontre des littéraires a diagnostiqué les freins à la circulation du livre non seulement dans la sous-région Afrique Centrale mais également au Congo. La RELICO pense que le problème de circulation de livre sera résolu si l’on arrive à faire fabriquer le livre à moindre coût ; à avoir des services de diffusions qui prennent les livre en charge et que ceux qui reçoivent le livre dans les frontières c’est-à-dire, les services de douanes le laissent circuler. Remy Mongo Etsion, artiste plasticien et metteur en faîte pense que le problème de circulation n’est pas exclusif au livre. Il est global. « Il n’y a pas que le livre mais il y a toutes les formes d’art. Quand je peints un tableau, quand je suis dans un pays, un coup de fil suffit pour que ça arrive. Mais ici je suis obligé de m’improviser menuisier ou de synthétiser tous les corps de métiers qui doivent intervenir. Aujourd’hui avec le numérique, il suffit qu’on se mette dans sa chambre et qu’on pianote un peu pour qu’on vous dise, je viens de produire un livre », a expliqué Remy Mongo Etsion. Dans les années 1960, les librairies et les bibliothèques étaient nombreuses à Brazzaville. Il y avait les librairies de Sainte Anne, des Salutistes, des Evangéliques et à la Maison de la presse. Et les livres étaient à un coût très abordable, cela facilitait l’accès au livre. Seulement, il a déploré l’absence des livres dans les établissements scolaires de l’Etat alors que des années en arrières, les enseignants mettaient à la disposition des élèves des livres de lecture. Ferréol Ngassackys, l’un des exposants s’est félicité de ces assises. Auteur du roman «Les hasards du destin», il a salué les onze autres auteurs. « Au Congo nous avons beaucoup de poètes, d’écrivains et la RELICO est quelque chose de très positif », a-t-il expliqué. Les hasards du destin est le premier roman de Ferréol Ngassackys. C’est un roman de 127 pages avec 25 chapitres qui relate la vie, la trajectoire de certains personnages dont Saint Claire et Grégoire qui se rencontrent. Une rencontre qu’ils assimilent à un Hasard du destin. Ce roman est porteur d’un message d’espérance. A l’instar des autres intervenants, il reconnaît que la circulation du livre reste un parcours de combattant dans son pays, le Congo Brazzaville. Un livre publié à Brazzaville n’est pas disponible à quelques kilomètres de là : à Kinkala ou à Ignié dans le département du Pool. Il lance alors une invite au ministère de la Culture et des Arts, de rouvrir des kiosques de lecture d’autrefois sur le territoire national, pour permettre aux Congolais de disposer du livre afin d’apprendre et de découvrir. Car, selon lui, il a gardé ses lettres de noblesse puisqu’il éduque, instruit et moralise. Achille Privat
Rentrée littéraire du Congo : La troisième édition programmée pour octobre 2019

Le président du Pen Centre Congo Brazzaville (PCCB), Florent Sogni Zaou, a annoncé le 13 octobre 2018 à Brazzaville, la tenue de la troisième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO 2019), en octobre 2019. Cette deuxième édition, dont l’invitée d’honneur était le lieutenant-colonel Aline Olga Lonzaniabeka, auteure d’un essai, était placée sous le thème :«La littérature, un outil de cohésion nationale et du mieux vivre ensemble», a fait l’objet d’une leçon inaugurale présentée par le Professeur Bellarmin Etienne Iloki. Les participants ont ensuite eu droit à des tables rondes sur les essais littéraires, avec comme sous thème : «L’essai littéraire pour réécrire l’histoire et marquer l’histoire». Ces tables rondes ont réuni les écrivains Aline Olga Lonzaniabeka avec son essai «La femme congolaise et la défense de la nation » et Jean Jacques Bouya représenté par son directeur de la communication, Pharaise Iloki avec son «Discours pour un Congo en chantier». La seconde table ronde a reçu les écrivains Sauve Gérard Ngoma Malanda et Ephrem Bakana Ntondele qui défendu leurs recueils de nouvelles «Même les nuits denses ont leur lumière» et «Désert tropical» ainsi que Virginie Awé avec son roman «Une robe pour deux». Cette table ronde a eu pour sous-thème «La Nouvelle et le roman pour dire la société». Les poètes ont également eu droit à une table ronde sous le thème «La Nouvelle et le roman pour dire la société» avec pour animateurs, Winner Dimixson Perfection (Pages factuelles) et Tristell Mouanda Moussoki (Tes larmes, ô mon peuple). Un café littéraire animé par le poète Rémy Mongo-Etsion intitulé «Parallèles et passerelles entre le roman, la nouvelle et le conte» a retenu l’attention des participants. Intervenant à cette table ronde, le professeur Mukala Kadima Nzuji a expliqué que le roman mettait en scène plusieurs personnages et plusieurs intrigues jusqu’au dénouement à partir d’une situation de départ. L’orateur a également évoqué l’existence d’une crise de genre littéraire dans laquelle plusieurs romans intègrent les autres genres. La nouvelle, a-t-il ajouté, tourne autour d’une situation, une action qui se déroule, se développe et n’aboutit pas sur un dénouement. La fin d’une nouvelle est toujours une surprise. Le contre en outre est une narration linéaire avec un héros qui naît, qui grandit et qui meurt. «Clôturant cette édition au nom du ministre de la culture et des arts, le Conseiller Claure Kombo a dit la fierté de l’institution qu’il représentait quant au succès de la leçon inaugurale, des tables rondes et du café littéraire lors de ces travaux. M. Kombo a en effet salué la tenue de cette édition qui a connu la participation de 334 visiteurs. Il est à rappeler que la cérémonie d’ouverture de cette rentrée littéraire a été patronnée par le directeur du cabinet du ministre de la Culture et des arts, Emmanuel Douma. Plus de cent titres publiés entre octobre 2017-2018 Le président du Pen Centre Congo Brazzaville, Florent Sogni Zaou a annoncé à cette occasion que 141 titres, soit une moyenne de publication de douze titres par mois ont été mis sur le marché du livre entre les deux mois d’octobre des années 2017 et 2018. Ainsi, à Brazzaville, les éditions L’harmattan Congo : 60 titres ; les éditions Hémar : 08 titres ; les éditions Ngouvou Académie Sonica : 01 titre ; les éditions Renaissance : 30 titres ; les éditions ADCLF : 08 titre et autres éditions sans référence : 14. Dans la ville de Pointe-Noire, les éditions les lettres mouchetées ont publié dix titres et les éditions LMI en ont placé huit sur la place publique. Baptiste Prodeo
Florent Sogni Zaou : La 1ère Rentrée littéraire du Congo (RELICO) a été un franc succès (Vidéo)

La première édition de la Rentrée littéraire du Congo (RELICO 2017) a eu lieu du 26 au 28 octobre dernier à Brazzaville en République du Congo. Placée sous le thème « Découvrir le livre et l’auteur congolais », cette première édition a connu la participation de près d’une vingtaine d’hommes de lettres. Promoteur de cet important rendez-vous littéraire, le Président de l’Association Pen Centre Congo-Brazzaville, Florent Sogni Zaou revient sur cette activité dans cet entretien réalisé à Casablanca au Maroc.
Rentrée littéraire du Congo : Le rendez-vous pris pour les 25, 26 et 27 octobre 2018

Le président du Pen Centre Congo Brazzaville (PCCB), Florent Sogni Zaou, a annoncé le 28 octobre 2017 à Brazzaville, que la seconde édition de la Rentrée Littéraire du Congo(RELICO 2018), aura lieu du 25 au 27 octobre 2018 à Brazzaville ou à Pointe-Noire. Le président du PCCB a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie de clôture de la première Rentrée Littéraire du Congo (RELICO 2017), organisée par son association, du 26 au 28 octobre 2017 à Brazzaville. Cette cérémonie de clôture a été parrainée par le directeur général du livre et de la lecture publique, Claure Kombo, représentant le ministre de la culture et des arts. Kombo a salué la tenue de cette activité qui a connu la participation d’une vingtaine d’hommes de lettres qui y ont présenté et dédicacé leurs œuvres. Outre ces hommes de lettres, l’activité a reçu 357 visiteurs venus prendre part au café littéraire et aux cinq tables rondes qui ont enrichi le menu de cette première édition de la Rentrée Littéraire du Congo. Les travaux ont débuté par un café littéraire animé par les écrivains Noël Ramata Kodia, Dominique Niossobantou, Ninelle Josiane Balenda et Pierre Ntsémou sous la modération de l’écrivain Willy Gom. Elle a porté sur le roman, le théâtre, la poésie et la nouvelle. Il a été noté l’empêchement du Pr. Mukala Kadima qui y était attendu pour l’essai littéraire. Il a complété le tableau avant la table ronde sur le roman. Ce café littéraire a eu pour thème «Littérature congolaise : itinéraire, grands repères et perspectives ». Après le café littéraire, les invités ont suivi la présentation du Prix des cinq continents et de l’association Culture Elongo par le Pr. Omer Massoumou et celle de la pièce de théâtre Labyrinthes que vient de publier l’écrivain Florent Sogni Zaou. Cette table ronde s’est tenue sur la thématique «Du ludique au didactique». Le jour suivant, les participants à cet événement littéraire ont suivi trois tables rondes portant sur la poésie sur le thème «Des vers pour sévir, des vers pour servir, des vers pour séduire». Cette table ronde a réuni les poètes Alima Madina «Survie», Sokate Mavouba «Et que les ténèbres soient», Avenir Blaise Diabankana «Lettres aux sentiments» et Abraham Ibela «La tête au ciel, les pieds sur terre». Les écrivains Moundelé Ngollo et Rachel Victorine Tati ont animé la table ronde de l’essai dont la thématique était «Autopsie d’une société en déliquescence»aux côté du président de l’association Pointe-Noire Dynamique Culturelle et les Editions LMI de Pointe-Noire. Madame Rachel Victorine Tati a débattu sur son livre : «L’unité de production informelle et la comptabilité : Expérience du Congo ». La dernière table ronde a vu arriver sur le plateau les romanciers Ninel Nsiloulou «Innocence volée», Khali Tchikati «Sodou, le bébé de la décharge publique», Willy Gom «Louézie, la fille soldat» et Fidèle Youlou «La Bible déchirante». Cette table ronde a eu pour thème «du réchauffé thématique au renouveau dans la narration ». Il sied de rappeler que la cérémonie d’ouverture de cette rentrée littéraire a été patronnée par le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo. Elle a eu pour objectif de promouvoir la littérature et la presse, la création des cadres de réflexion et de rencontres entre écrivains, enseignants, chercheurs, hommes de presse tout en appuyant la culture de paix dans l’esprit des hommes et des femmes à travers la littérature. Elle devrait également permettre de redynamiser le lien littéraire et fraternel entre les membres de la communauté littéraire et les lecteurs. Baptiste Prodeo