RDC. La CNC exige la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et s’insurge contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et préconise une justice équitable pour tous contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Les arrestations des acteurs politiques et d’opinion qui se multiplient en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, inquiètent de plus en plus toute la société congolaise, tant les méthodes ressemblenet à ce que nous avons vécu avec les « Hiboux » (milices du pouvoir) à l’époque de la présidence languissante de Mobutu Sese Seko. Est-ce l’histoire qui se répète ? Un peuple qui ignore son histoire est condamné de répéter les mêmes erreurs. Une nouvelle dictature s’installe sans aucun doute en République Démocratique du Congo. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est déterminé à punir toute voix opposée ou discordante à la sienne. On enregistre des dérives avec des milices du pouvoir que personne n’arrive plus à contrôler. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), attachée à une vraie justice, demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion qui sont arrêtés et la mise en place des procédures justes de justice. 1-La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est mobilisée contre le retour de la dictature en République Démocratique du Congo. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le Peuple Congolais à la vigilance face à la nouvelle dictature qui se met violemment en place avec le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée, voire diabolique. Cela nous rappelle tristement les graves moments de descente en enfer du pouvoir de Mobutu Sese Seko avec ses « hiboux ». Ils nous ont vanté hier le deal FCC-CACH. Ajourd’hui, c’est devenu un mariage impossible et diabolique. Il faut une transparence totale de la justice pour éclairer le Peuple Congolais qui vit déjà dans l’insécurité totale, sans oublier son extrême pauvreté. 2-La justice doit être équitable pour éviter de briser la cohésion sociale fragile et l’unité nationale menacée. La RDC connait une crise terrible sur le plan sécuritaire et risque d’être balkanisée de fait. Il faut faire très attention et éviter tout ce qui nous divise profondément face à nos ennemis. Il faut libérer tous les acteurs politiques et d’opinion arrêtés. La CNC s’insurge contre l’instrumentalisation politique de la justice et plaide pour une justice indépendante. La CNC souligne toujours l’obligation pour notre pays d’avoir un système judiciaire approprié avec des acteurs honnêtes, car c’est la justice qui élève une nation. 3-La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif, soue l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notrebeau pays, la RDC. La CNC saisit cette occasion pour adresser un message de paix et d’espoir au Peuple Congolais meurtri. Que Dieu protège le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 30 janvier 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau CongoIsidore EKOFO LOKENYOLe Porte-parole
Fiston Mukunayi : la paix en RDC ne peut être rétablie sans un dialogue avec le M23

L’avocat et homme politique congolais accuse le président Félix Tshisekedi de double discours et de calcul politique au détriment des populations Dans la situation actuelle, il est impossible de rétablir la paix en République démocratique du Congo (RDC) sans un dialogue avec le M23, affirme Fiston Mukunayi, convaincu que cette réalité est connue de tous, y compris du président Félix Tshisekedi, qui en est parfaitement conscient. « Pourtant, au lieu d’assumer clairement cette option et de chercher une solution courageuse et responsable, il préfère jouer au double discours et gagner du temps », déplore l’avocat pénaliste et homme politique congolais. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce dernier va jusqu’à penser que « son objectif c’est sa survie politique et la préparation d’un glissement vers 2028 ». Pour Fiston Mukunayi, c’est pour cette raison que le discours président congolais « change à tout bout de champ. Un jour, il jure qu’il n’y aura jamais de dialogue avec les rebelles ; le lendemain, il ouvre la porte à des négociations indirectes ; puis, encore après, il se replie derrière des promesses sans lendemain ». A ceux qui pensent que cette « incohérence » relève d’une simple erreur de communication, l’avocat répond : « c’est une stratégie calculée pour brouiller les pistes, fatiguer l’opinion publique et repousser toute décision décisive ». Il se trouve, malheureusement, que « pendant que le pouvoir manœuvre, c’est la population qui paie le prix fort. Les civils continuent de mourir, les villages sont vidés de leurs habitants, des millions de Congolais vivent dans l’angoisse permanente et l’extrême précarité. Chaque jour de tergiversation politique se traduit par des vies brisées, des familles déplacées et un État un peu plus affaibli ». L’homme politique qu’il est en est convaincu : le temps que le régime de Kinshasa « cherche à gagner est du temps que le peuple perd ». Par ailleurs, quoi qu’on ne le dise pas souvent, « utiliser la guerre et l’insécurité comme outils de calcul politique est irresponsable et indigne ». Face à l’urgence nationale, certains ont choisi le calcul personnel plutôt que l’intérêt du peuple congolais, a-t-il conclu. Adrien Thyg
Message de vœux 2026 au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du MPDC et de 3C-RDC

Message au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) « On ne peut jamais vaincre un peuple bien uni et déterminé » Peuple Congolais debout, Chers compatriotes, Le mois de janvier est un mois particulier de nos martyrs et héros. C’est ainsi que nous avons d’abord une pensée pieuse pour tous nos martyrs et héros du plus grand holocauste après la Seconde Guerre mondiale. Notre peuple vit l’une des pires crises de l’humanité avec un bilan macabre s’élevant à plus de 12 millions de morts d’un génocide silencieux qualifié désormais de « Genocost » (Génocide économique perpétré en République Démocratique du Congo – RDC). Nous vivons l’une des plus graves crises humanitaires de l’époque contemporaine avec plus de 8.950.000 déplacés de guerre vivant dans l’abandon sur le sol de nos ancêtres, et avec plus de 1.200.000 réfugiés dans les pays voisins. Des millions de femmes, filles et enfants sont violées et leur avenir compromis. La République Démocratique du Congo est considérée comme l’un des 5 pays plus pauvres de la planète, malgré ses riches ressources naturelles. L’insécurité généralisée sur toute l’étendue du pays risque de devenir une poudrière qui menace notre survie. Une partie du territoire est occupée par des armées étrangères notamment du Rwanda et de l’Ouganda, et un Etat Islamique risque d’être créé à l’Est avec le développement du terrorisme islamiste. La milice Mobondo sème la terreur dans l’espace du grand Bandundu et dans la périphérie de la ville de Kinshasa. Nous présentons nos sincères condoléances à toutes les familles éprouvées et compatissons avec toutes nos populations qui souffrent atrocement. Face à la crise sécuritaire terrible et inquiétante que connaît notre pays, la République Démocratique du Congo, nous remercions et adressons un message patriotique d’encouragement à nos militaires et à nos wazalendo qui sont au front à l’Est pour faire face aux actes terroristes et à l’agression inacceptable des armées étrangères dont celle du Rwanda. La patrie leur sera toujours reconnaissante. Nous saisissons cette occasion pour adresser au Peuple Congolais nos vœux de l’espoir, de la justice, de la paix et de la libération. Chers compatriotes, La trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. C’est désormais une question de vie ou de mort. La grave crise congolaise multiforme a atteint un sommet de non retour avec la chute des villes de Goma, de Bukavu et d’Uvira. Nous sommes entrés dans le piège de balkanisation de fait de notre pays. Nous condamnons les actes barbares du groupe armé de l’AFC/M23 appuyé par le Rwanda. L’humilité nous impose tous de reconnaître que nous avons été incapables de bâtir un pays plus beau qu’avant depuis le départ de Mobutu le 17 mai 1997, comme notre Hymne national nous interpelle. Nous sommes toujours un pays en transition depuis la transition lancée par Mobutu le 24 avril 1990. Nous ne sommes pas sortis de son système politique de prédation, au contraire nous l’avons amplifié. C’est ce système politique qui a instrumentalisé la justice, l’administration, la police, les forces armées et tous les services de renseignement et d’immigration. Ce système a facilité l’affaiblissement et l’infiltration de notre armée, et a amené les jeux des acteurs politiques corrompus, délinquants, prostitués et opportunistes qui ne travaillent généralement que pour leurs intérêts personnels. Ce système a affaibli notre économie et l’a livrée aux forces exogènes ou étrangères. La corruption, la manipulation, la violence, le vol des biens publics, le blanchiment des capitaux et la violation des droits de l’homme sont des méthodes adoubées par ce système politique de prédation. Ce système a renforcé le tennis politique qui est à la base de la prolifération des partis et plateformes politiques dans notre pays. Si nous continuons dans cette mauvaise direction, nous risquons de disparaître comme peuple d’ici à 150 ans. 1. Il nous faut résoudre d’urgence la crise sécuritaire suivant une approche holistique de la crise congolaise. Une réforme titanesque de l’armée, de la police et des services de renseignement et d’immigration s’impose d’urgence pour gagner la guerre d’agression qui nous est imposée injustement. Etant donné que celui qui veut la paix, prépare la guerre, il nous faut d’urgence une réforme profonde, sérieuse et titanesque des Forces Armées de la RDC (FARDC) et de tous les services de sécurité pour espérer des victoires militaires durables. La réforme des FARDC est capitale et incontournable pour défendre notre intégrité territoriale et notre souveraineté nationale. La désintégration de notre armée commence à l’époque de Mobutu avec la misère sociale, la corruption et l’instrumentalisation politique de la justice, de l’armée et de toutes les forces de sécurité. L’augmentation des salaires de militaires ne suffit pas, car une armée mal organisée, mal équipée, mal formée, fragilisée, infiltrée, minée par la corruption et les affairistes de tout bord, totalement instrumentalisée politiquement pour la protection du pouvoir, des individus et des groupes d’intérêt privé, sera incapable de faire face durablement à des armées étrangères et à des groupes armés mieux organisés, bien financés et soutenus de l’extérieur. Il faudra identifier clairement tous les acteurs clés dans les chaines de commandement des FARDC. Il faut éviter des promotions par la loyauté ou le clientélisme politiques, en se fondant sur la discipline, la compétence et l’intégrité morale. Il faut souligner qu’il n’y a pas de victoires possibles avec une logistique chaotique, des renseignements défaillants, l’impunité, la trahison, la corruption et l’infiltration dans les chaînes de commandement. C’est une urgence vitale de monter une armée républicaine et professionnelle, car la diplomatie ne remplace pas la puissance militaire, mais elle la prolonge, pour ne pas dire la renforce. En construisant de manière globale et systémique sa puissance militaire, la voix de la RDC va compter au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et les résolutions ad hoc sur la RDC seront mises en œuvre. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et la Coalition pour le Changement
RDC: le prix d’une tonne d’aluminium en baisse de 0,76% à l’international

Le prix d’une tonne d’aluminium, produit d’exportation de la République démocratique du Congo, a accusé une baisse de 0,76% en se négociant à 1.487,29 USD sur les marchés internationaux au 19 janvier contre 1.498,75 USD la semaine précédente, selon les mercuriales consultées jeudi par l’ACP. «La tonne d’aluminium observe une baisse de prix sur le marché international durant la semaine du 26 au 31 janvier 2026, Ce produit se négocie à 1.487,29 dollars américains contre 1.498,75 USD la semaine précédente, soit un recul de 0,76% la tonne», a-t-on lu dans les mercuriales du Commerce extérieur. Comparé aux semaines précédentes, soit du 12 au 17 janvier et du 19 au 24 janvier 2026, ce produit avait connu respectivement de hausses respectives en se négociant à 1.432,60 dollars américains contre 1.385,96USD soit une augmentation de 3,36% et à 1.498,75USD contre 1.432,60USD la semaine précédente, soit une augmentation de 35,97% la tonne. Selon la même source, la tonne d’aluminium a accusé une baisse de prix sur les marchés internationaux durant la semaine du 22 au 27 décembre 2025, en se négociant à 1.345,07 USD contre 1.346,96USD la semaine précédente, soit un recul de 0,14%. La hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, agricoles et menus forestiers, a précisé le document, sont consécutives à l’offre et à la demande sur le marché international ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement. Ces fluctuations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier. L’aluminium est utilisé essentiellement dans la fabrication d’une multitude de produits dans diverses industries, notamment automobile, aérospatiale, électricité, énergie, et la construction. Il est utilisé pour produire des tôles, des fils, des tubes, et d’autres composants spécialisés, exploitant les propriétés remarquables de l’aluminium, comme sa légèreté, sa résistance à la corrosion, et sa bonne conductivité électrique et thermique. Par ailleurs, la production mondiale minière d’aluminium est dominée par la Chine, l’Inde, la Russie et le Canada, qui sont les principaux exportateurs mondiaux de ce produit. ACP
RDC/Page d’histoire. Il était une fois Joseph-Désiré Mobutu et Laurent-Désiré Kabila

(Ou l’histoire de la longue lutte entre les deux Désiré !) Il y a exactement 28 ans (mai 1997-mai 2025), Laurent-Désiré Kabila mettait un terme au règne du Maréchal Mobutu. Mais beaucoup de congolais n’ont retenu que la rencontre sur le navire de guerre sud-africain « Outeniqua », oubliant que les deux Désiré se livraient déjà à une confrontation à distance dès l’indépendance. Voici un condensé de leurs parcours croisés, jalonnés d’affrontements constants. Et un survol rapide de notre histoire contemporaine. Deux prénoms composés Le premier Désiré, Joseph-Désiré Mobutu, est né le 14 octobre 1930 à Lisala dans l’actuelle province de la Mongala. Il est le fils d’Albéric Gbemani et de Madeleine Yemo. Les deux parents sont de la tribu ngbandi. Le second Désiré, Laurent-Désiré Kabila, est, quant à lui, né le 27 novembre 1941 à Likasi, dans la province du Haut-Katanga. Fils de Désiré Taratibu Kabila (mais l’histoire a retenu juste le nom de Désiré Taratibu), un luba du Katanga et de Jeanine Mafik, fille d’un grand notable lunda, membre de la cour de l’empereur Mwant Yav. Deux jeunes nationalistes-lumumbistes Le 30 juin 1960, le jour de la proclamation de l’indépendance du Congo, les deux Désiré sont membres du courant nationaliste-lumumbiste. En effet, Joseph-Désiré Mobutu est membre du parti politique MNC-L (Mouvement National Congolais) présidé par Patrice Emery Lumumba. C’est sur le quota politique du MNC-L que Joseph-Désiré Mobutu est nommé vice-ministre à la Primature. A l’époque, on disait secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil. Laurent-Désiré Kabila, qui a 19 ans, est, de son côté, président de la Jeunesse Balubakat (Jeukat). La Balubakat (Baluba du Katanga) est le parti politique présidé par Jason Sendwe. C’est un parti nationaliste allié au MNC-L et membre du gouvernement Lumumba. Moïse Tshombe fait sa sécession Le 11 juillet 1960, le gouverneur du Katanga, Moïse Tshombe, président du parti politique Conakat, avec le soutien de l’armée belge déployée à Lubumbashi et qui a désarmé les militaires congolais de l’ANC, proclame l’indépendance de sa province. C’est la sécession de l’Etat Indépendant du Katanga. Le gouvernement Lumumba condamne l’action de Moïse Tshombe et l’ingérence de la Belgique. La Balubakat de Sendwe condamne aussi cette sécession katangaise et décide de la combattre militairement. La Jeukat de Laurent-Désiré Kabila devient une milice armée. Le combat pour l’unité du Congo Le premier ministre Lumumba a réintégré Joseph-Désiré Mobutu dans l’armée en lui donnant le grade de Lieutenant-Colonel et la fonction de Chef d’état-major de l’ANC (Armée Nationale Congolaise). Et l’ANC va se mettre à envoyer des armes et des munitions à la milice Jeukat de Laurent-Désiré Kabila pour combattre la sécession katangaise. Pour Moïse Tshombe, Laurent-Désiré Kabila et les autres membres de la Balubakat deviennent des rebelles. Le conflit Kasa-Vubu et Lumumba Le 5 septembre 1960, un conflit éclate au sommet de l’Etat. Le président Joseph Kasa-Vubu révoque le premier ministre Patrice Lumumba et ce dernier démet le président Kasa-Vubu. C’est la confusion. Le Parlement annule les deux décisions et met en place une commission compromissoire pour réconcilier les deux leaders. L’ambassadeur américain menace le président Kasa-Vubu de lui couper l’aide s’il se réconcilie avec Lumumba. Le Parlement finira par accorder les pleins pouvoirs au premier ministre Lumumba. En réaction, le président Kasa-Vubu suspend le Parlement. Dans ce conflit, le colonel Joseph-Désiré Mobutu, le numéro un de l’armée, choisit le camp du président Kasa-vubu. Pour Laurent-Désiré Kabila, Mobutu a trahi la cause nationaliste en lâchant Lumumba. L’assassinat de Patrice Lumumba Le 2 décembre 1960, Patrice Lumumba, qui s’est échappé de sa résidence surveillée, est arrêté à Lodi par les militaires que Joseph-Désiré Mobutu avait lancés à ses trousses. Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba et ses deux compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito, sont transférés au Katanga où ils sont assassinés sans jugement. Laurent-Désiré Kabila est très affecté par cet assassinat de son leader nationaliste. Plus tard, dans un moment d’émotion, il dira à sa mère qu’il sera un autre Lumumba et que Mobutu, tôt ou tard, payera pour sa trahison. Laurent-Désiré Kabila et Soumialot lance la rébellion à l’Est. Au mois d’avril 1964, Laurent-Désiré Kabila et Gaston Sumaili dit Soumialot lancent la rébellion-révolution des Simba (Lions) contre le régime du président Kasa-vubu et l’armée du général Joseph-Désiré Mobutu. En quelques mois seulement, les Simba, que la population a surnommés » les Mayi-mayi « , prennent le contrôle d’une grande partie du territoire national se trouvant à l’Est. Après la prise de Kisangani, Christophe Gbenye, le chef du mouvement politico-militaire CNL (Conseil National de Libération) se proclame président de la République Populaire du Congo. Laurent-Désiré Kabila est membre de son gouvernement. La révolution échoue mais Kabila continue la lutte Le 24 novembre 1964, Moïse Tshombe, qui est devenu Premier ministre à Kinshasa, le général Joseph-Désiré Mobutu et son armée (ANC), leurs alliés (l’armée belge, la CIA américaine. . .) et leurs mercenaires (Bob Denard, jean Schramme. . . ) chassent Laurent-Désiré Kabila et ses camarades révolutionnaires (Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, général Nicolas Olenga. . . ) de Kisangani et libèrent les territoires de l’Est. Tous les leaders révolutionnaires partent en exil à l’étranger. Laurent-Désiré Kabila décide, lui, de rester au pays et de poursuivre la lutte armée contre l’impérialisme et le néo-colonialisme. Il crée un maquis à Hewa-Bora dans le Sud-Kivu. Mobutu fait son coup d’Etat Le 24 novembre 1965, sous prétexte de commémoration du 1er anniversaire de la libération de Kisangani (24 novembre 1964-24 novembre 1965), le général Joseph-Désiré Mobutu convoque à Kinshasa les commandants des grandes unités de l’ANC. C’est ce jour-là que le général Mobutu démet le président Kasa-Vubu et se proclame nouveau chef de l’Etat. Laurent-Désiré Kabila apprend la nouvelle dans son maquis et décide de poursuivre la lutte contre le nouveau régime de Joseph-Désiré Mobutu. Laurent-Désiré Kabila abandonne le maquis Le 20 mai 1967, Joseph-Désiré Mobutu crée son parti politique le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR). Le 24 décembre 1967, Laurent-Désiré Kabila crée le Parti de la Révolution du Peuple (PRP). Vers la fin des années 1970, harcelé par les militaires de
RDC. Fiston Mukunayi : l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce

OPINION. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, « a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées », affirme l’avocat pénaliste et homme politique Fiston Mukunayi, dans la tribune ci-dessous. « L’UDPS doit des excuses sincères au peuple congolais. Oui, des excuses. Car une grande part de l’échec de ce pays lui incombe. Depuis l’époque de Mobutu, l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce, au nom d’un combat prétendument démocratique, mais sans jamais offrir une vision sérieuse, structurée et responsable de l’État. C’est aussi sous sa pression permanente que le régime de Joseph Kabila a gouverné dans la crispation, l’improvisation et la paralysie, dans un climat de conflit politique entretenu volontairement. L’UDPS est le véritable manipulateur de l’opinion. Elle a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées. Aujourd’hui encore, elle ose faire croire que Félix Tshisekedi n’aurait aucune responsabilité dans l’état chaotique du pays. Donc si Tshisekedi echoue c’est parce-que Kabila existe, C’est non seulement faux, mais profondément insultant pour l’intelligence collective des Congolais. Gouverner, c’est assumer ses réussites mais aussi de ses échecs. Le plus grave, c’est cette rhétorique victimaire qui persiste. Hier, on disait que le Congo ne se développait pas parce que Kabila était rwandais et il travaillait pour l’intérêt du Rwanda. Aujourd’hui, on affirme que c’est encore Kabila qui bloque Tshisekedi. Comment un citoyen sans aucune responsabilité étatique pourrait-il bloquer un président de la République qui contrôle l’appareil d’État ? À moins de vouloir faire croire aux gens que Kabila est plus puissant qu’un président en fonction ce qui est utopique, ils ont juste constater que les promesses non tenues s’accumulent , l’insécurité persiste la corruption généralisée et la mauvaise gouvernance seraient pas les conséquences directes du pouvoir en place, ils ont créé un mythe autour de Kabila comme quoi c’est lui le diable. À force de manipuler la vérité, on finit par se manipuler soit même. À force de refuser toute responsabilité, on démontre clairement qu’on n’est pas à la hauteur des responsabilités étatiques ». Par Fiston Mukunayi Avocat pénaliste et Homme politique
La Banque centrale du Congo poursuit l’assouplissement de sa politique monétaire

Lors de sa session ordinaire tenue jeudi 8 janvier à Kinshasa, le Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo a décidé de poursuivre, pour la deuxième fois consécutive en trois mois, l’assouplissement de sa politique monétaire amorcé au dernier trimestre 2025. Cette décision prise, sous la présidence du gouverneur de la Banque centrale, prouve sa volonté à créer des conditions monétaires favorables, tout en veillant à préserver les équilibres macroéconomiques durement acquis. En termes simples, la BCC rend l’argent progressivement moins cher afin de faciliter le financement de l’économie nationale, sans compromettre la stabilité du système financier. « Pour l’année 2026, le comité de politique monétaire projette une évolution maîtrisée des rythmes des formations des prix, dans un contexte de stabilisation du taux de change et de maintien d’une croissance économique robuste », a annoncé André Wameso Nkualoloki, gouverneur de la BCC et président du Comité de politique monétaire. Selon lui, l’économie devrait bénéficier des effets de l’évolution favorable des cours des métaux, notamment ceux du cuivre et du cobalt. En même temps, elle devrait continuer à subir des effets de tension géopolitique mondiale, ainsi que des tarifs douaniers. Au niveau national, André Wameso Nkualoloki espère une atténuation des conflits dans la partie Est de la République en lien avec les engagements pris par les différentes parties. « Au regard de ces évolutions, le comité a décidé de poursuivre avec l’assouplissement de la politique monétaire amorcée au dernier trimestre 2025« , poursuit-il. Par ailleurs, le comité de politique monétaire maintient son engagement à assurer un suivi rigoureux de l’évolution économique, ainsi que de la liquidité au sein de l’économie. Dans ce contexte, a indiqué André Wameso, les entreprises devraient bénéficier de conditions d’emprunt plus favorables, propices à l’investissement productif ; et les ménages pourraient accéder plus aisément aux financements pour le logement ou les activités commerciales. Radio Okapi
Intervention US au Venezuela : entre artifices juridiques et réalités géopolitiques

Réponse à la tribune du professeur Sam Bokolombe L’intervention brutale des États-Unis au Venezuela, marquée par l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, suscite en Afrique une effervescence interprétative où la rapidité des prises de position l’emporte souvent sur l’analyse informée. Entre la dénonciation légitime d’une atteinte brutale à la souveraineté et au principe de non-ingérence, et l’adhésion de certains compatriotes africains à une grille de lecture simplificatrice assimilant Maduro au seul archétype du « dictateur » – au nom d’un récit largement façonné par des représentations occidentales –, il devient nécessaire de réintroduire de la nuance. Une approche rigoureuse consiste à dissocier l’évaluation du régime vénézuélien, avec ses dérives autoritaires et ses impasses politiques, du jugement porté sur le procédé employé, dont la logique de force et le contournement des cadres multilatéraux créent un précédent potentiellement déstabilisateur. Dans une tribune publiée sur Facebook, le professeur Sam Bokolombe explique que « du point de vue des USA, l’ordonnancement juridique interne américain prévaut sur le chimérique droit international, tandis que le droit congolais prévoit le monisme à primauté du droit international (cfr art. 215 de la Constitution) ». Il ajoute : « Les USA ont mis en œuvre leur droit interne et aucun État ne peut leur interdire de ce faire ». J’avoue avoir été surpris par cet argument, qui relève davantage de la théorie que de l’analyse rigoureuse des faits au regard du droit international et des enjeux géopolitiques qui caractérisent l’agression militaire américaine. On ne peut brandir l’argument du «droit interne américain» sans tenir compte du contexte général qui a présidé à l’attaque américaine. Bien avant cette attaque, les médias ont fait état du rassemblement de 15 000 soldats américains dans la région en décembre et du récent déploiement d’un porte-avions américain près du Venezuela. De plus, l’intervention américaine a été décidée par le président américain, elle visait un autre chef d’État et a été menée dans un contexte de relations hostiles entre les États-Unis et le Venezuela. Mieux, Donald Trump a justifié l’opération en invoquant la doctrine Monroe. Formulée en 1823 par le cinquième président des États-Unis James Monroe, cette doctrine, « trop longtemps oubliée » selon Trump, a souvent été brandie pour justifier les interventions américaines au sud du continent américain, considéré par Washington comme sa chasse gardée. D’ailleurs, Donald Trump n’a pas caché ni son ambition de diriger la transition politique au Venezuela ni son intérêt pour les vastes réserves de pétrole du pays. Dans ce contexte, il est difficile de voir comment cette attaque pourrait être autre chose qu’un « recours à la force » au sens de l’article 2(4) de la Charte des Nations unies. L’argument du « droit interne » américain est d’autant plus léger qu’il est contesté aux États-Unis même, où la Maison-Blanche est accusée d’avoir outrepassé le Congrès pour mener l’attaque contre le Venezuela. Sans remettre en cause les compétences du professeur Bokolombe et des juristes qui s’aventurent imprudemment sur le terrain glissant de la géopolitique, je dirais tout simplement que l’acrimonie à l’égard d’un chef d’État du sud, fût-il autoritaire, ne doit pas conduire des universitaires à prendre des libertés avec les faits et la « science juridique ». Il est vrai que les questions géopolitiques sont complexes et parfois difficiles à en saisir les subtilités. Mais de là à justifier l’injustifiable, il n’y a qu’un pas. Autrement dit, refuser l’agression américaine ne signifie pas absoudre le pouvoir de Nicolás Maduro, pas plus que le critiquer n’autorise à banaliser une opération impérialiste qui reconfigure, au mépris des normes déjà fragiles, les rapports de puissance internationaux. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko