Maroc. Ralentissement attendu de la croissance économique à 3% en 2024

Maroc. Ralentissement attendu de la croissance économique à 3% en 2024

Selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP), qui tiennent compte d’une augmentation de 6,8% des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le Produit intérieur brut devrait enregistrer une croissance de 3% au titre de l’année 2024, contre 3,4% en 2023. Bien qu’elles relèvent le maintien de la tendance évolutive de la croissance économique en 2024, ces prévisions traduisent toutefois un ralentissement de l’économie nationale. Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire devrait se replier de 4,6% en 2024 après une croissance positive de 1,6% enregistrée en 2023, a indiqué l’organisme public dans son Budget économique exploratoire 2025. Compte tenu de l’évolution de l’activité de la pêche maritime à environ 3,9%, la  VA de ce secteur devrait contribuer « négativement de 0,5 point à la croissance du PIB au lieu d’une contribution positive de 0,2 point une année auparavant », a-t-il fait savoir. Portée par le renforcement de l’investissement et par la reprise de la demande extérieure adressée au Maroc, les activités non agricoles devraient afficher pour leur part une progression de 3,6%. L’institution précise que « ce rythme de croissance devrait être soutenu principalement par la relance du secteur du BTP et des activités minières, ainsi que par la poursuite de la dynamique des activités industrielles et touristiques et celle du transport ». En ce qui concerne la valeur ajoutée des industries de transformation, elle devrait profiter de la reprise de l’activité des industries chimiques amorcée en 2023, suite à l’accroissement de la demande extérieure, et afficher une évolution de 3,1% au lieu de 2,7% l’année écoulée. S’agissant des industries du matériel du transport, le Haut-commissariat s‘attend à ce qu’elles bénéficient de la poursuite de la bonne performance de l’industrie automobile et de l’essor de l’industrie aéronautique, notamment dans les segments de l’assemblage et du câblage électrique. En outre, sous l’effet des retombées négatives de l’amont agricole, l’institution estime que « l’industrie agroalimentaire devrait enregistrer une croissance limitée à 1,6% », mais que l’activité du textile devrait continuer de pâtir des répercussions de la concurrence accrue sur le marché international et la faible demande adressée au secteur. Après un repli de 0,4% en 2023, le secteur du BTP devrait marquer de son côté un rebondissement de 3,9% en 2024, grâce à l’accroissement de 56% des investissements publics du secteur et à la mise en œuvre d’importants programmes d’infrastructure, a prévu le HCP notant que la branche du bâtiment devrait tirer profit de la mise en œuvre du programme d’aide à l’acquisition des logements,. A noter que la valeur ajoutée du secteur minier devrait afficher une croissance remarquable de 10,9% en 2024, après deux baisses successives de 2,7% et 23% respectivement en 2023 et 2022. Selon les explications du HCP, «cette reprise devrait bénéficier de la consolidation de la production du phosphate brut portée par la demande croissante des industries locales de transformation et par la dynamique des exportations, dans un contexte de repli des cours à l’international». De ces prévisions, il ressort par ailleurs que le secteur secondaire devrait enregistrer une croissance soutenue de l’ordre de 4,1% en 2024 après 1,3% en 2023, contribuant d’un point à la croissance économique nationale au lieu de 0,3 point ; tandis que les activités tertiaires afficheraient une croissance favorable de l’ordre de 3,4% en 2024, attribuable principalement à la progression de 3,5% des services marchands. L’évolution des activités tertiaires « est renforcée notamment par le maintien de la performance de l’activité touristique et celle du transport, ainsi que par l’expansion des activités financières et immobilières », selon l’institution qui prévoit une évolution positive de 5,2% de l’activité du transport grâce à la progression du transport aérien et maritime.  Alain Bouithy

La croissance de la région Afrique du Nord devait se maintenir à 3,9 % en 2024

La croissance de la région Afrique du Nord devait se maintenir à 3,9 % en 2024

PERFORMANCES Et PERSPECTIVES. «Malgré la confluence des chocs, la résilience des économies du continent africain reste forte, avec une croissance positive prévue pour les cinq régions du continent», indique la Banque africaine de développement (BAD) dans la dernière édition de son rapport «Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique». S’agissant de la Région d’Afrique du Nord, l’institution financière panafricaine prévoit que « les conditions météorologiques défavorables et les défis macroéconomiques qui se succèdent maintiendront la croissance de la région à 3,9 % en 2024 ». Comme le relève la BAD dans ce document rendu public vendredi 16, au cours des dernières années, plusieurs pays ont été affectés par des vagues successives de conditions météorologiques défavorables. C’est notamment le cas du Maroc et de la Tunisie qui ont été durement touchés par la sécheresse et de la Libye qui a été frappée par de violentes inondations. Aussi, « avec les difficultés macroéconomiques de l’Egypte, la région a eu du mal à maintenir les progrès réalisés depuis la pandémie de Covid-19, fait remarquer l’institution panafricaine. Par ailleurs, poursuit-t-elle, «l’absence de croissance inclusive et le taux élevé du chômage des jeunes continuent de poser des problèmes sociaux, plus de dix ans après le Printemps arabe de 2011». Dans son rapport macroéconomique, la Banque africaine dit s’attendre tout de même à une légère amélioration de la croissance de  cette région à 4,1% en 2025. En ce qui concerne l’Afrique de l’Est, la Banque panafricaine prévoit qu’elle continuera de porter l’élan   du développement du continent, avec une croissance prévue de son PIB de 5,1% en 2024 et de 5,7% en 2025. D’après la publication semestrielle du Groupe, cette croissance sera «soutenue par de solides investissements stratégiques visant à améliorer la connectivité interne et à approfondir le commerce intrarégional». Selon les prévisions contenues dans ce document, qui paraît au premier et au quatrième trimestre de chaque année, la croissance dans la région Afrique centrale devrait ralentir à 3,5 % en 2024. Les experts de l’institution panafricaine estiment toutefois que la reprise prévue de la consommation privée et l’augmentation des investissements miniers et des exportations pourraient contribuer à porter la croissance à 4,1% en 2025. En Afrique de l’Ouest, la croissance devrait accélérer pour atteindre 4% en 2024 et 4,4% en 2025, poursuit l’institution assurant que «la forte croissance enregistrée dans la plupart des pays de la région devrait compenser les ralentissements observés au Nigéria et au Ghana». La Banque africaine prévient cependant que « le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jette une ombre sur la durabilité des gains dans un contexte d’incertitude croissante ». L’Afrique domine le classement des vingt régions à la croissance économique la plus forte au monde Toujours selon ledit rapport, au cours de l’année 2024, le continent connaîtra la croissance la plus forte, laquelle sera «supérieure à la moyenne mondiale estimée». En effet, l’Afrique comptera cette année onze des vingt pays ayant la croissance économique la plus forte au monde, selon les projections de l’institution qui indique que «la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du continent devrait s’établir en moyenne à 3,8 % cette année et 4,2% en 2025. Ces chiffres sont supérieurs aux moyennes mondiales estimées à 2,9% et 3,2%». Autre note positive: le continent sera la deuxième région à la croissance la plus rapide après l’Asie. Selon les projections de la BAD, les onze premiers pays africains qui devraient connaître de solides performances économiques en 2024 sont: le Niger (11,2%), le Sénégal (8,2%), la Libye (7,9%), le Rwanda (7,2%), la Côte d’Ivoire (6,8%), l’Éthiopie (6,7%), le Bénin (6,4%), Djibouti (6,2%), la Tanzanie (6,1 %), le Togo (6%), et l’Ouganda (6%). Il est important de noter que l’inflation moyenne sur le continent a été estimée à 17,8% en 2023, soit 3,6 points  de pourcentage de plus qu’en 2022 et presque deux fois les 10,1 % de la  moyenne des cinq années précédant la pandémie (2015–19). Qu’à cela ne tienne, et «malgré un environnement économique mondial et régional difficile, quinze pays africains ont enregistré une croissance de leur production de plus de 5%», constate le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Alain Bouithy

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a maintenu ses prévisions pour la production mondiale de céréales au titre de l’année 2023. Selon les nouvelles prévisions de l’agence onusienne, la production mondiale de céréales devrait s’établir à 2.819 millions de tonnes, atteignant ainsi un niveau record. Dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales d’octobre, l’organisation internationale précise que les données nationales ont été quelque peu ajustées. Cet ajustement porte notamment « sur les prévisions concernant la production de céréales secondaires en Chine et dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, qui ont été revues à la hausse, et aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne, qui ont été revues à la baisse », a-t-elle expliqué. Toujours selon la même source, les prévisions concernant la production de blé ont été relevées pour les Etats-Unis d’Amérique et l’Irak et abaissées pour le Kazakhstan et l’Union européenne. D’après les prévisions, la production mondiale de riz en 2023‑2024 devrait légèrement progresser en glissement annuel, a indiqué la FAO dans un communiqué soulignant que la production de l’Inde a été relevée dans le cadre de ces nouvelles révisions, « ce qui fait plus que compenser plusieurs autres révisions, en particulier un nouvel abaissement des perspectives de production en Indonésie ». Selon les nouvelles prévisions, « l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024    devrait atteindre 2.810 millions de tonnes et les niveaux d’utilisation totale de blé et de céréales secondaires devraient dépasser ceux de 2022-2023 ». L’agence spécialisée des Nations unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim prévoit, par contre, que « l’utilisation de riz devrait stagner au niveau de la campagne précédente ». En ce qui concerne le rapport stocks/utilisation de céréales dans le monde en 2023-2024, les experts de la FAO pensent qu’il devrait s’établir à 30,7%, « ce qui représente une offre relativement confortable du point de vue historique et un niveau légèrement au-dessus de celui de 2022-2023 (30,5%), a-t-elle souligné. Quant aux échanges mondiaux de céréales en 2023-2024, l’institution les estime à 469 millions de tonnes, ce qui traduit une contraction de 1,6% par rapport au niveau de 2022-2023. Pour rappel, l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est ressorti en légère baisse en octobre, cédant 0,5% par rapport à septembre. Selon la FAO, il s’est établi en moyenne à 120,6 points, soit 10,9% de moins que sa valeur enregistrée un an auparavant. Cette légère baisse « s’explique par le fléchissement des indices des prix du sucre, des céréales, des huiles végétales et de la viande, tandis que l’indice des prix des produits laitiers a rebondi », d’après l’agence.  Dans sa dernière analyse, il ressort que l’indice FAO des prix des céréales a reculé de 1% par rapport au mois précédent et les prix internationaux du riz ont baissé de 2%, dans un contexte de demande mondiale à l’importation globalement atone. Ceux du blé ont diminué de 1,9%, en raison de l’abondance des disponibilités aux Etats-Unis d’Amérique et d’une forte concurrence entre les exportateurs. Quant aux cours des céréales secondaires, ils se sont en revanche légèrement affermis, principalement du fait de la diminution de l’offre de maïs en Argentine, a expliqué l’organisation. Alain Bouithy

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce avoir relevé à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2023. L’agence onusienne « les a portées à 2.819 millions de tonnes, soit 0,9% de plus que pour l’année précédente », a-t-elle indiqué dans le dernier Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales. La même source explique que la révision à la hausse des prévisions de la FAO est presque intégralement fondée « sur des estimations récentes portant sur les rendements en Fédération de Russie et en Ukraine, lesquels devraient être meilleurs que prévu, sous l’effet de conditions météorologiques favorables persistantes ». En outre, en raison d’un temps sec prolongé dans les principales régions de production, l’organisation spécialisée des Nations unies estime dans ses prévisions que « la production du Canada devrait être nettement plus faible que prévu ». Toujours selon les nouvelles estimations de la FAO, « la production mondiale de blé devrait s’établir à 785 millions de tonnes, celle de céréales secondaires à 1 511 millions de tonnes, soit 2,7% de plus qu’en 2022, et celle de riz à 523,1 millions de tonnes ». Dans son rapport, l’organisation indique en outre que l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024 devrait atteindre 2.804 millions de tonnes et dépasser de 0,8% celle de l’année dernière. Ceci, en dépit d’une révision à la baisse apportée au cours du mois d’octobre. Dans ses prévisions, la FAO indique s’attendre « à ce que davantage de blé soit utilisé à des fins de consommation humaine plutôt que dans l’élevage, tandis que l’utilisation mondiale de riz devrait atteindre 520,5 millions de tonnes. Pour l’institution, cela laisse présager une deuxième campagne successive de croissance nulle ou négative de l’utilisation, d’autant plus que la poursuite de la diminution des utilisations non alimentaires devrait compenser l’accroissement de la consommation alimentaire de riz au sein de la population. Les stocks mondiaux de céréales devraient atteindre un niveau record. Dans le même temps, les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2024 devraient croître de 3% par rapport à leurs niveaux d’ouverture en s’établissant à 884 millions de tonnes. Ils devraient ainsi atteindre un niveau record. Sachant que les nouvelles prévisions concernant les stocks de clôture ont été relevées et qu’une baisse de l’utilisation des stocks est attendue ce mois-ci, l’institution prévoit que le rapport stocks/utilisation de céréales devrait être de 30,8%. Toujours selon le nouveau Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, « les échanges mondiaux de toutes les céréales en 2023/2024 se situent toujours à 466 millions de tonnes environ, un niveau identique à celui du mois dernier ». Dans ses prévisions, l’organisation fait toutefois état d’une contraction annualisée de 1,7% par rapport au niveau de 2022- 2023. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable en septembre dernier. D’après une analyse de l’agence, en s’établissant en moyenne à 126,3 points en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1% (1,3 point) par rapport au mois précédent, principalement en raison d’une augmentation de 7% des prix internationaux du maïs. Sous l’effet de l’abondance de l’offre et de bonnes perspectives de production en Fédération de Russie, les prix internationaux du blé ont accusé un recul de 1,6%, tandis que l’Indice FAO des prix de tous les types de riz s’est contracté de 0,5% dans un contexte de demande à l’importation globalement faible. Alain Bouithy

La production céréalière mondiale se dirige vers un niveau record en 2023

La production céréalière mondiale se dirige vers un niveau record en 2023

Les nouvelles prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquent que la production céréalière mondiale devrait atteindre un niveau record en 2023/2024. Selon le dernier bulletin Cereal Supply and Demand Brief, la production céréalière mondiale pour 2023 devrait s’élever à 2.819 millions de tonnes, soit une augmentation de 1,1% par rapport à l’année précédente. «La production céréalière mondiale en 2023 a été augmentée de 5,9 millions de tonnes (0,2%) en juillet par rapport au mois précédent, s’établissant désormais à 2 819 millions de tonnes, soit 1,1% de plus d’une année sur l’autre et atteignant un niveau record», a en effet fait savoir l’agence onusienne. Selon son constat, «la prévision plus élevée reflète presque entièrement de meilleures perspectives pour la production mondiale de blé, désormais fixée à 783,3 millions de tonnes, soutenue par l’amélioration des perspectives dans plusieurs pays, dont le Canada, le Kazakhstan et la Turquie». En dépit de cette évolution, l’agence onusienne prévoit toutefois que la production mondiale de blé devrait toujours chuter de 2,3% en dessous de la production de la saison dernière. D’après le bulletin, publié récemment, «la production mondiale de céréales secondaires pour l’année devrait maintenant augmenter de 2,9% par rapport à 2022 pour atteindre 1.512 millions de tonnes». Fixées à 1.512 millions de tonnes, les prévisions de production mondiale de céréales secondaires en 2023 ont été légèrement abaissées ce mois-ci, alors qu’elles sont toujours supérieures de 2,9% à celles de 2022. Selon la FAO, «la révision à la baisse comprend des révisions à la baisse des prévisions de production de maïs pour les pays d’Afrique de l’Est, en raison de distribution des précipitations qui a réduit les potentiels de rendement». Il faut cependant  noter que ces réductions compensent largement une augmentation des prévisions de production mondiale d’orge, reflétant en grande partie les estimations officielles de la Turquie qui indiquent une récolte plus importante que prévu initialement, a fait remarquer l’organisation. En parallèle, la production mondiale de riz en 2023/24 devrait de son côté augmenter de 1,2% par rapport au niveau réduit de 2022/23, pour atteindre 523,7 millions de tonnes. S’agissant de l’utilisation mondiale de céréales au cours de la campagne à venir, l’agence s’attend à ce qu’elle augmente de 0,9% pour atteindre 2.805 millions de tonnes, sous l’impulsion de l’utilisation accrue prévue de céréales secondaires, en particulier de maïs pour l’alimentation animale. La Fao précise qu’«une révision à la hausse de 2,3 millions de tonnes de l’utilisation du blé, principalement en raison d’une utilisation fourragère plus élevée que prévu, a porté les prévisions d’utilisation totale du blé pour 2023/24 à 783 millions de tonnes, soit 0,3% de plus qu’en 2022/23». A noter que les prévisions de la FAO concernant l’utilisation totale de céréales secondaires en 2023/24 sont pratiquement inchangées depuis juin. Fixées à 1.503 millions de tonnes, elles indiquent toujours une augmentation de 1,6 % par rapport au niveau de 2022/23, avec une augmentation prévue de l’utilisation du maïs, en particulier pour l’alimentation animale, représentant l’essentiel de la croissance. Quant à l’utilisation mondiale de riz en 2023/24, elle « reste prévue à 520 millions de tonnes, essentiellement inchangée par rapport au niveau de 2022/23 », selon l’organisation internationale. En ce qui concerne les stocks céréaliers mondiaux, l’agence onusienne annonce avoir relevé ses prévisions concernant d’ici la fin des saisons 2023/24 à 878 millions de tonnes, soit quelque 2,3% de plus que la saison précédente. La FAO prévoit dès lors que «le ratio stocks céréaliers mondiaux/utilisation resterait inchangé à 30,6%». Ce qui indique des perspectives d’approvisionnement confortables pour la nouvelle saison. Comme le rappelle la FAO dans un communiqué, les dernières prévisions de l’organisation concernant le commerce mondial des céréales en 2023/24 montrent une contraction probable de 0,9% par rapport à 2022/23, avec des volumes de blé en baisse par rapport à des niveaux record. Alain Bouithy

Le FMI annonce ses prévisions pour le Maroc

Le FMI annonce ses prévisions pour le Maroc

ECONOMIE. Avec l’arrivée du printemps, s’amorce une nouvelle valse des prévisions économiques servies par les institutions nationales et internationales. Mardi 11, le Fonds monétaire international (FMI) a ouvert le bal en annonçant ses pronostics pour le Maroc. Dans sa dernière édition des «Perspectives de l’économie mondiale», publiées à l’occasion des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent jusqu’au 16 avril à Washington, le Fonds a ainsi prévu que l’économie marocaine devrait afficher un taux de croissance de 3% au titre de l’année 2023. Toujours selon les prévisions de l’institution de Bretton Woods, le taux de croissance de l’économie marocaine devrait légèrement s’améliorer au cours de l’année 2024 pour s’établir à 3,1%. L’inflation attendue à 4,6% cette année Dans ses prévisions, il est également prévu que le chômage recule cette année  à 11% au lieu de 12,9% enregistrés l’année écoulée. Ce taux devrait se situer à 10,5% l’année suivante, d’après les pronostics de l’institution. A noter que l’inflation devrait s’élever à 4,6% cette année avant de retomber à 2,8% en 2024 ; tandis que le solde du compte courant du Maroc devrait passer de -4,3% en 2022 à -3,7% en 2023 puis à -3,5% en 2024, comme le rapporte la MAP. A propos de l’inflation, le Haut-commissariat au plan (HCP) a indiqué récemment que les pressions inflationnistes se seraient accentuées au premier trimestre 2023, avec une hausse des prix à la consommation de 9,4%, au lieu de +8,3% au trimestre précédent et +4% un an plus tôt. Dans sa note de conjoncture du premier trimestre 2023, l’organisme public a précisé que «c’est au niveau des prix de la composante alimentaire où ces pressions se seraient le plus manifestées, avec une hausse historique de +18,2%, tandis que les prix des produits non-alimentaires auraient augmenté de 3,5%». De la même source, on a appris en outre que «l’inflation sous-jacente aurait poursuivi avec vigueur son trend haussier, pour s’établir à +8,4% au premier trimestre 2023, après +7,6% au trimestre précédent et +3,5% au cours de la même période de 2022, tirée principalement par l’augmentation continue des prix de sa composante alimentaire responsable de 70% de la hausse ». De son côté, Bank Al-Maghrib a annoncé récemment que l’inflation devrait rester à des niveaux élevés à moyen terme et qu’après avoir atteint 6,6% en 2022, son plus haut depuis 1992, elle ressortirait en 2023 à 5,5% en moyenne. Par ailleurs, « sa composante sous-jacente se situerait à 6,2%, soit une révision à la hausse de 2 points de pourcentage par rapport à la prévision de décembre dernier et ce, en raison essentiellement de la flambée des prix de certains produits alimentaires qui y sont inclus », avait indiqué la Banque centrale à l’issue de la première session de l’année 2023 de son Conseil. A l’échelle mondiale, «nous prévoyons que la croissance mondiale touchera son niveau le plus bas à 2,8% cette année, avant de se redresser légèrement à 3%, soit 0,1 point de pourcentage de moins par rapport à nos projections de janvier », a indiqué l’économiste français Pierre-Olivier Gourinchas. D’après lui, « l’inflation mondiale va diminuer, mais plus lentement qu’attendu initialement, passant de 8,7% en 2022 à 7% cette année, puis à 4,9% en 2024». S’il est avéré que c’est dans les pays avancés que le ralentissement économique est le plus marqué, l’économiste français souligne dans son blog que l’inflation recul plus lentement que prévu. Pierre-Olivier Gourinchas note en outre que « le ralentissement se concentre au sein des pays avancés, en particulier la zone euro et le Royaume-Uni, où l’activité économique devrait respectivement se contracter à 0,8% et –0,3% cette année, avant de se redresser à 1,4% et 1% ». Il constate, en revanche, qu’en dépit d’une révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage, « la croissance économique de nombreux pays émergents et pays en développement s’accélère, passant de 2,8% en 2022 à 4,5% en 2023 ». Revenons au Maroc pour rappeler que le BMCE Capital Global Research (BKGR) a récemment revu à la baisse le taux de croissance de l’économie nationale le situant à 2,7% pour 2023, au lieu de 2,9% comme il l’avait prévu un mois auparavant. Dans son récent « Strategy-Mars 2023 », BKGR a toutefois pris le soin de préciser que l’éventuel impact de la pluviométrie de fin de saison, cruciale pour obtenir le niveau normatif de production céréalière, n’est pas encore intégré dans la simulation pour le scénario central, selon la MAP. Alain Bouithy

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce qu’elle a encore revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2022. Il ressort ainsi de son dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales que ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022 s’établissent à présent à  2.756 millions de tonnes. Ce qui correspond à un recul de 2% par rapport à 2021. «Les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2022 ont été réduites de 7,2 millions de tonnes ce mois-ci et s’établissent à présent à 2.756 millions de tonnes, soit une baisse de 2% (57 millions de tonnes) en glissement annuel», a en effet souligné l’organisation. Après analyse, il apparaît que « la production mondiale de céréales a progressé en moyenne de 56 millions de tonnes par an ces trois dernières années », a noté la FOA. Selon les explications de l’agence onusienne, « cette diminution tient en grande partie aux perspectives pessimistes quant à la production de maïs en Ukraine, où le coût des opérations d’après-récolte est devenu prohibitif à cause de la guerre ». Dans son rapport, publié récemment, la FAO annonce également avoir revu à la baisse ses prévisions relatives à la production mondiale de blé pour l’année  qui s’achève, relevant toutefois que le chiffre nouvellement calculé de 781,2 millions de tonnes resterait quand même un record. «La production mondiale de blé prévue en 2022 a été abaissée de 2,7 millions de tonnes ce mois-ci et descend à 781,2 millions de tonnes, mais elle devrait tout de même atteindre un niveau record», a souligné la FAO. L’organisation internationale est cependant persuade que «la production mondiale de riz devrait baisser de 2,4% par rapport à l’année précédente, où elle avait marqué un record historique». Elle devrait s’établir globalement à 512,8 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), a-t-elle annoncé estimant que «ce niveau est légèrement supérieur à ce que l’on prévoyait en novembre, en grande partie parce que les résultats sont meilleurs que prévu à Madagascar et que des révisions sans précédent ont été apportées aux données de production pour la Malaisie, la République bolivarienne du Venezuela et la République démocratique du Congo ». En ce qui concerne la production mondiale de céréales secondaires, la FAO l’établit à 1.462 millions de tonnes en 2022, compte tenu de l’ajustement à la baisse de 5 millions de tonnes apporté aux prévisions, ce qui représenterait un recul de 3,1% par rapport au résultat de 2021. D’après l’institution spécialisée, « pour ce qui est de l’avenir, les emblavages de blé d’hiver pour 2023 démarrent dans un contexte d’inquiétude quant au caractère abordable des principaux intrants agricoles et aux conditions météorologiques défavorables aux Etats-Unis d’Amérique et dans la Fédération de Russie, quoique la perspective d’un bon prix du produit récolté puisse contribuer à maintenir une superficie cultivée supérieure à la moyenne au niveau mondial ». Comme elle le relève dans son rapport, dans l’hémisphère Sud, les céréales secondaires sont en cours d’emblavage et les prévisions officielles au Brésil indiquent que la superficie cultivée devrait atteindre un chiffre record pour le maïs. Toujours selon les prévisions de la FAO, l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2.777 millions de tonnes, soit un niveau presque identique à ce qui était prévu le mois dernier et un fléchissement de 0,7% (21 millions de tonnes) par rapport à 2021-2022. Il est important de noter que « les prévisions concernant l’utilisation totale de céréales secondaires en 2022-2023 ont été légèrement revues à la baisse (-1,2 million de tonnes) par rapport aux prévisions précédentes datant de novembre et s’établissent à 1.484 millions de tonnes, ce qui représenterait une baisse de 1,3% par rapport à la campagne précédente». Selon les explications de l’agence onusienne, la baisse prévue résulte principalement de «la contraction attendue de l’utilisation dans l’alimentation animale, en particulier du maïs, mais aussi de l’orge et du sorgho, et de l’utilisation du maïs à des fins industrielles». Alain Bouithy

Révision à la baisse de l’utilisation et des stocks de céréales en 2022-2023

Révision à la baisse de l’utilisation et des stocks de céréales en 2022-2023

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production de céréales au titre de l’année 2022. « La production mondiale de céréales devrait baisser cette année de 38,9 millions de tonnes, soit 1,4%, par rapport à l’année précédente », a estimé l’agence onusienne dans son récent Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales publié en début du mois de septembre. L’importante révision à la baisse des prévisions de la FAO intervient suite à la sécheresse persistante observée dans les pays de l’hémisphère Nord, a indiqué la FAO, soulignant que la plus grande partie de cette révision est à mettre au compte des céréales secondaires. Selon l’organisation internationale, la production mondiale de ceux-ci devrait s’établir à 1483 millions de tonnes, soit 17,9 millions de tonnes de moins que ce qui était prévu en juillet et une baisse de 1,8% (26,8 millions de tonnes) par rapport à 2021. Cette baisse prévue des céréales secondaires concerne principalement la production de maïs dans l’Union européenne, de maïs aux Etats-Unis d’Amérique  ainsi que de l’orge et du sorgho dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique. Dans un communiqué, l’agence indique cependant avoir « relevé ses prévisions concernant la production mondiale de blé par rapport au dernier rapport de juillet, lesquelles ont été portées à 777 millions de tonnes (soit une baisse négligeable par rapport à 2021) au vu de la récolte record attendue en Fédération de Russie et des conditions météorologiques favorables en Amérique du Nord ». Les experts de la FAO estiment, par contre, que la production mondiale de riz devrait accuser un repli de 2,1% par rapport à son niveau record atteint en 2021, suite principalement aux effets de la répartition inégale des pluies en Asie du Sud, notamment en Inde et au Bangladesh. « Depuis juillet, la FAO a abaissé de 6 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale pour 2022, laquelle devrait s’établir à 514,5 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), soit un recul de 2,1% par rapport à un niveau record de 2021 », a relevé l’agence onusienne constatant toutefois que la récolte demeure encore au-dessus de la moyenne. Suite à toutes ces variations, les experts de la FAO estiment à présent que l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2792 millions de tonnes, tandis que les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023 devraient se contracter de 2,1% et s’établir à 845 millions de tonnes. Dans le détail, « les prévisions de la FAO concernant l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 ont été abaissées de 5,1 millions de tonnes depuis juillet et s’établissent à 2792 millions de tonnes », a expliqué la FAO estimant que cela représente un fléchissement négligeable de 0,1% (2,8 millions de tonnes) par rapport au niveau de 2021-2022. Quant aux prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales, les données montrent qu’elles ont été réduites de 9,3 millions de tonnes, depuis juillet ; au point que les stocks devraient descendre à 845 millions de tonnes, soit une baisse de 2,1% (18,5 millions de tonnes) par rapport à leurs niveaux d’ouverture. Ainsi que le déduit la FAO, dans son bulletin sur l’offre et la demande de céréales, « le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial devrait légèrement reculer et s’établir à 29,5% (contre 30,9% en 2021-2022) ». L’organisation note toutefois que ce niveau est encore relativement élevé du point de vue historique. Selon toujours les prévisions de l’organisation onusienne, « les échanges mondiaux de céréales devraient fléchir de 1,9% en 2022-2023 (juillet-juin) par rapport à la période précédente et atteindre 469,6 millions de tonnes ». Alain Bouithy