Politique/ MJP : Le premier rassemblement incarnant la maturité politique acquise (Congo)

Politique/ MJP : Le premier rassemblement incarnant la maturité politique acquise (Congo)

Les travaux du premier rassemblement structurel du Mouvement des jeunes présidentiels (MJP) se sont ouverts le 11 août 2025, au palais des congrès de Brazzaville, et prendront fin le 13 août courant Venus de quatre coins de la République, les délégués auront trois jours pour restructurer les organes du parti. Présidé par le président du MJP, Donald Mobobola, ce dernier a appelé à l’unité et à l’engagement de la jeunesse congolaise. Le président de cette formation politique a salué « la confiance et l’attention que le président de la République accorde à la jeunesse congolaise », soulignant son engagement à en faire « un levier important dans le développement multisectoriel du pays ». Il a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette rencontre, des comités de base aux fédérations locales. « Placé sous le signe de l’unité retrouvée, de la gouvernance intergénérationnelle, de la refondation de notre ligne politique et de la réaffirmation de nos valeurs fondamentales : égalité, patriotisme, justice sociale, travail, responsabilité, transparence, engagement politique ; le tout Premier Rassemblement Structurel de notre formation politique est placé sous le thème “Plus loin ensemble, dans la Paix et Responsabilité », a rappelé Donald Mobobola. Au regard des enjeux de l’heure, Donald Mobobola a insisté sur le rôle central de la jeunesse congolaise : « la jeunesse congolaise n’est pas une marchandise politique. Elle est une collaboratrice majeure pour une gouvernance intergénérationnelle et un développement inclusif ». Le Rassemblement… le signe d’une maturité politique acquise Le président du MJP et président du comité préparatoire national, Donald Mobobola, a interpelé l’assistance de l’importance de cette grand-messe : « Moment décisif pour notre jeune formation politique, le Premier Rassemblement Structurel du Mouvement des Jeunes Présidentiels n’est pas une simple réunion, ni encore une réunion simple. Il est plutôt l’aboutissement d’un long processus de structuration et restructuration ; de réflexion et de mobilisation à travers tout le territoire national. Ce Rassemblement est aussi le signe d’une maturité politique acquise dans la rigueur simplicitaire, le travail et l’engagement désintéressé. C’est une rencontre importante, car elle marque une étape décisive pour l’avenir de notre Parti ». Ce premier rassemblement du MJP est un moment pour réfléchir ensemble à l’avenir, débattre librement des orientations que notre mouvement doit prendre afin d’élire démocratiquement nos instances dirigeantes, en vue de redonner espoir à notre jeunesse et à notre peuple, qui attendent de nous des actes forts, des paroles vraies et des engagements tenus. Nous nous retrouvons et trouvons dans un monde en pleine mutation, une époque où les crises se succèdent : 5 crises de succession ; crises sociales, crises démocratiques, crises économiques, crises de leadership politique et de positionnement administratif. Le sentiment d’injustice grandit, beaucoup boudent ; beaucoup se sentent abandonnés ; beaucoup abandonnent. Il y a donc le manque de conscience, de consistance, de résistance, de concision et de précision dans le milieu politique juvénile. Face à cela, notre réponse doit être claire, forte, rassurante et fidèle à notre identité, en tant que formation politique juvénile : La jeunesse congolaise n’est pas une marchandise politique. Elle est plutôt une collaboratrice majeure pour une gouvernance intergénérationnelle, en vue d’un développement inclusif de notre pays. Elle ne doit ni être manipulée, ni être pilée pour des discours électorales ou électoralistes. La jeunesse congolaise mérite d’être traitée avec respect, courtoisie et dignité. Le Congo face à des enjeux cruciaux Le président du MJP, Donald Mobobola reconnait que le Congo, à l’ère du président de la République, Denis SASSOU N’GUESSO, connait une stabilité encouragée. Cependant, beaucoup reste encore confronté à des défis majeurs qui concernent particulièrement la jeunesse. Le président du Mouvement des Jeunes Présidentiels a fait mention de quelques défis, à savoir : Le chômage chronique des jeunes sur toute l’étendue du territoire national ; Le manque de formation qualifiante et l’insuffisance des opportunités capables de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes ; Le manque des politiques publiques fiables, capables de booster l’engagement citoyen et l’implication réelle des jeunes dans la gestion de la chose publique. « Disons que la jeunesse est de plus en plus marginalisée dans les grandes instances de prise de décisions et les grands projets d’intérêt général, malgré les instructions que donnent régulièrement le Président de la République », a-t-il ajouté. Enfin, Donald Mobobola a exhorté les jeunes à rester fidèles aux valeurs du MJP, à savoir le travail, l’égalité sociale, la justice équitable, la transparence, la solidarité, l’innovation, à mener un dialogue « vrai et décomplexé » pour bâtir l’avenir. Wilfrid Lawilla D.

Congo-Politique : Seize partis de l’opposition renforcent leur unité

Congo-Politique : Seize partis de l’opposition renforcent leur unité

ACTUALITE. « Nous venons d’adopter les documents de travail qui fondent notre unité. J’ose croire que nous allons raffermir notre unité pour aborder les questions essentielles qui sont devant nous », a dit lePremier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, Pascal Tsaty Mabiala, en sa qualité de chef de file de l’opposition,aux responsables de plus d’une  dizaine de partis politiques de l’opposition. Ces partis ont adopté à cette occasion, le règlement intérieur, le manifeste et le pacte républicain. Le Premier secrétaire de l’Upads, Tsaty-Mabiala, a rappelé l’importance du règlement intérieur qui est le document de base qui éclaire la manière dont les acteurs de cette plateforme doivent se comporter entre eux, vis-à-vis du pouvoir et de la société. S’agissant du manifeste, il a dit que ce sont de bonnes intentions pour le pays, concernant les questions électorales et de gestion de la nation qui y sont consignées et sur lesquelles les parties prenantes s’efforcent de forger une identité propre à elles. Le problème du pacte républicaina également été souligné insistant sur le fait que l’opposition politique congolaise ne veut pas que la démocratie mette à mal les efforts des pères fondateurs qui ont commencé la construction de cette république depuis 1958. Selon lui,le souhait de l’opposition est que la prochaine élection présidentielle se passe sur mesure, dans les conditions les plus apaisées, sans troubles. La mesure, la tolérance, l’acceptation des autres, c’est cela qui est de rigueur au sein de l’opposition. Il a de ce fait conseillé à l’opposition de prendre sa liberté mais aussi de s’engager pour construire une opposition républicaine apaisée. Il a en outre fait savoir que ce ne sont pas les invectives qui comptent, les querelles, cela ne donne rien. On peut construire visiblement une opposition qui peut demain prendre le pouvoir sans qu’il y ait eu ces rixes, ces envolées oratoires auxquelles ons’est habitué. « La voie est maintenant tracée pour que nous construisions notre petit destin ensemble », a-t-il exhorté. Il a été noté à cette réunion, la présence del’Union des démocrates humanistes-Yuki ; le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (Must)de Claudine Munari ; le Parti républicain et libéral (PRL) de NickFylla ; le Comité d’action pour le renouveau de Clotaire Mboussa Ellah ; l’Union pour la restauration du Congo de Dominique Basseyila ; le Conseil national des républicains du pasteur Ntumi ; l’UDR-Mwinda de Guy Romain Kifouissia ; le Codema et le MNLC de Michel Mboussi Ngouari. Florent Sogni Zaou

Congo Brazzaville. Politique/Et si la machine Makosso 2 pouvait passer à la vitesse 3

Congo Brazzaville. Politique/Et si la machine Makosso 2 pouvait passer à la vitesse 3

TRIBUNE. Remaniement surprise? Réajustement technique d’un gouvernement par défaut? Ceux qui connaissent bien le président Denis Sassou Nguesso savent qu’il ne travaille jamais sous l’effet de la pression politique. L’homme sait laisser passer la tempête congolaise avant d’agir en bon équilibriste et maître du jeu politique national. En témoigne le cas récent de Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, que les ayatollahs du net et des forces politiques, aussi bien de l’opposition que du pouvoir- y compris du Pct au pouvoir- ont vite fait d’envoyer à la géhenne à la suite du Figa gate ébruité par les réseaux sociaux. D’attente lasse, ceux qui attisaient le feu de bois de Mouyondzi pour faire flamber la marmite ont fini par épouser d’autres actualités. En rapport avec le réamenagement technique de l’équipe gouvernementale qui se profile à l’horizon, difficile de se faire une idée exacte sur la période probable de son réajustement.  » Il ne faut surtout pas s’attendre à un chambardement en HD », prévient un exégète du landerneau politique national.  » Le Chef, argument-il, est soucieux du principe de stabilité dans la continuité au nom de la fidélité « . L’environnement international ne prête non plus à la division politique. Confiance renouvelée à Anatole Collinet Makosso Entre le président Denis Sassou Nguesso et son premier ministre Anatole Collinet Makosso, tout paraît aller dans le meilleur des mondes. Le ciel des relations entre la présidence et la primature est bleu. Les liens entre le  » père  » et son  » fils spirituel » sont suffisamment solides. De quoi faire des jaloux, grands hommes politiques du Pool, Niari, Bouenza voire de la Lekoumou, qui pensent que leur heure doit maintenant sonner. Ne me demandez pas leurs noms ooh! Makosso, quoique peu rigoureux en économie et finances, son péché mignon – il est juriste de formation et politique jusqu’au bout des ongles- a le profil quasi idéal pour occuper la primature jusqu’à la prochaine présidentielle à laquelle, sauf cataclysme, Sassou devrait se représenter. Il a été formé à l’école de Sassou Nguesso. Au cours de ce compagnonnage avec Sassou, il a donc pu se mettre en évidence. Le cas Jean Baptiste Ondaye Selon certaines indiscrétions, ceux que l’on appelle à Brazzaville  » faiseurs de ministres »- une minorité non négligeable- voudraient-ils faire defenestrer le ministre de l’économie et des finances, qui fait pourtant un travail remarquable depuis qu’il a succédé à Rigobert Roger Andely ? Des réformes que le nouvel argentier congolais voudrait implémenter dans certaines régies financières se heurtent encore au lobbyisme de certains puissants réseaux politiques voire d’affaires. À son entrée au gouvernement Makosso 2, Jean Baptiste Ondaye a dû attendre qu’il lui soit tracée la ligne de démarcation de ses attributions avec celles de son collègue Ludovic Ngatsé. Le Chef a tranché net pour que chacun évolue dans son couloir… Est-ce les mêmes lobbies qui seraient tapis dans l’ombre pour tenter de placer le leur à l’économie et finances ? Est donc vrai que le monde de la politique n’est pas une affaire des anges de Dieu. À suivre… Par A. Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

Il est temps de renforcer le rôle des femmes dans la vie publique et politique, plaide l’ONU

Il est temps de renforcer le rôle des femmes dans la vie publique et politique, plaide l’ONU

D’immenses progrès ont été réalisés dans la quête de l’égalité des sexes, mais les principaux obstacles dressés par le système patriarcal doivent être démantelés afin que les femmes puissent jouer un rôle plus important dans la vie publique et politique, a déclaré vendredi le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.  S’adressant à la réunion annuelle du Conseil à Genève sur la protection des droits des femmes et des filles, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a affirmé qu’il s’agissait d’une tâche urgente et qu’il fallait une tolérance zéro à l’égard de la violence sexiste.  Il a souligné la réalité alarmante selon laquelle les femmes défenseurs des droits humains, les femmes journalistes et celles qui occupent des fonctions publiques et des postes de prise de décision politique font régulièrement l’objet d’attaques « vicieuses ».  Violences physiques et psychologiques  « De tels actes sont délibérés, dirigés contre celles qui sont considérées comme remettant en question les notions traditionnelles de famille et de genre ou les normes sociales traditionnelles néfastes », a déclaré M. Türk. « Leur objectif est clair », a-t-il ajouté, « il s’agit d’exercer un contrôle, de perpétuer la subordination et d’écraser l’activisme politique et les aspirations des femmes et des filles ».  Pour illustrer cela, M. Türk a cité une étude récente menée par ONU Femmes dans 39 pays. Elle révèle que 81,8% des femmes parlementaires ont subi des violences psychologiques, tandis que 44,4% ont déclaré avoir été menacées de mort, de viol, de coups et d’enlèvement.  En outre, 25,5% ont subi une forme quelconque de violence physique.  Une autre étude, réalisée par l’UNESCO, estime que 73% des femmes journalistes ont été confrontées à la violence en ligne, notamment par la diffusion de fausses informations, d’images trafiquées et de menaces et d’attaques verbales directes.  Tolérance zéro  Faire face à la discrimination structurelle profondément enracinée nécessite un changement global et systémique. Le Haut-Commissaire Türk a appelé au renforcement des cadres juridiques nationaux pour garantir l’égalité des sexes et protéger les femmes contre la violence, en ligne et hors ligne.  « Nous devons adopter des codes de conduite avec une tolérance zéro pour la violence sexiste et établir des mécanismes de signalement efficaces pour ceux qui en sont victimes », a déclaré le Haut-Commissaire.  Des mesures concrètes, tant temporaires que permanentes, s’imposent de toute urgence. M. Türk a souligné la nécessité de quotas pour les femmes dans la vie publique et politique. Il estime que les femmes devraient avoir plus de chances d’être élues pour siéger dans les organismes publics. Pour cela, des campagnes de sensibilisation et d’autres formes d’aide aux femmes qui veulent consacrer leur temps à la politique sont nécessaires.  Appuyant ce point, Reem Alsalem, Rapporteure spéciale sur la violence à l’égard des femmes et des filles, qui s’est également adressée au Conseil vendredi, a déclaré : « Nous devons endiguer la vague de violence à l’égard des femmes et des filles dans les sphères privée, publique et politique de la vie et nous devons le faire maintenant ».  Remettre en question les notions archaïques  L’augmentation de la participation doit commencer par changer les comportements habituels, a déclaré le chef du bureau des droits de l’homme des Nations Unies (HCDH).  « Nous devons également remettre en question les notions archaïques qui réduisent le travail domestique et de soins uniquement aux femmes et aux filles », a-t-il exhorté, ajoutant que les incitations économiques, les mesures de protection sociale et les campagnes pour l’égalité des sexes peuvent être des forces motrices pour promouvoir une plus grande égalité dans l’ensemble.  M. Türk a déclaré que l’amélioration de l’éducation était une condition préalable essentielle à la participation égale des femmes aux affaires publiques. Il a souligné l’importance de renforcer la participation dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes tels que la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM). Les systèmes et les programmes éducatifs devraient inclure les femmes comme modèles et mettre en évidence leurs contributions à travers l’histoire pour remédier au manque de visibilité et de reconnaissance.  « Les femmes représentent la moitié de l’humanité. L’égalité des sexes n’est pas une question de gains isolés pour les femmes seules, c’est une quête collective qui profite à des sociétés entières », a dit M. Türk, appelant les États membres et le Conseil « à s’engager à prendre des mesures concrètes et transformatrices pour lutter contre la violence fondée sur le genre à l’égard des femmes et des filles dans la vie publique et politique, et de promouvoir leur participation et leur leadership ».

RD.CONGO/Politique. La journée des longs coupe-coupes à Kinshasa !

RD.CONGO/Politique. La journée des longs coupe-coupes à Kinshasa !

PARLONS-EN. Pour étouffer dans l’œuf la marche de l’opposition, les autorités politiques congolaises au pouvoir ont mobilisé des jeunes gens armés de coupe-coupes. Une espèce de milice armée pro gouvernementale munie d’armes blanches, qui pourrait, lorsque le besoin se fera sentir, user d’armes à feu pour museler l’opposition. Gare aux actes grégaires, de même acabit, dont pourraient faire montre des opposants mal intentionnés pour légitimer leur autodéfense. Un proverbe bantou renseigne qu’il ne faut jamais dessiner l’image imaginaire d’un diable aux longues cornes sur le mur de sa maison, au risque de l’invoquer pour y élire domicile. Vivement que Fatshi (Félix Antoine Tshisekedi) n’oublie pas qu’il a été, lui aussi, opposant, et qu’il faille maintenant civiliser les rapports entre politiques congolais avant la présidentielle 2023. À la moindre incartade à Kinshasa, que d’accès de fièvre à Brazzaville, la rive droite du fleuve Congo. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier.

Congo/Politique : Le CNR dénonce l’arrêt du processus DDR

Congo/Politique : Le CNR dénonce l’arrêt du processus DDR

Le Conseil national des républicains (CNR) a fustigé, le 4 février 2023 à Brazzaville, l’arrêt du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants dans le département du Pool. Le CNR réclame l’établissement du statut particulier à attribuer à son président fondateur, Frédéric Bintsamou, dit Pasteur Ntoumi. Les responsables de ce parti politique ont dénoncé l’arrêt systématique depuis un moment du processus DDR des ex-combattants enclenché pourtant après la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le gouvernement et les ex-rebelles, le 23 décembre 2017. La structure avait rempli quelques-unes de ses missions tel que prévu dans l’accord. Les activités y relatives portaient sur la sensibilisation de la population aux valeurs de paix dans le département et sur le ramassage d’armes. A cet effet, 8007 armes à feu de petit calibre avaient été collectées pour être incinérées. Pour Ané Philippe Bibi, secrétaire chargé de l’organisation du CNR, il s’était aussi agi de normaliser la circulation dans la contrée par le démantèlement de tous les barrages sur l’ensemble du réseau. Il a cependant été noté que malgré tous ces efforts, tout le processus s’est arrêté sans justification du gouvernement, alors que plus de 15 000 ex-combattants attendent impatiemment d’être réinsérés socialement. Pour lui, après le ramassage des armes, il était prévu la réinsertion socio-économique des ex-combattants, la détermination du statut particulier du président du CNR et la libération de ses résidences privées de Soumouna et Mbouaboundi. Il constate que rien n’a malheureusement été fait jusqu’à ce jour et invite le gouvernement à le faire car ces points font partie des conditions essentielles pour garantir une paix durable dans le Pool. Pour le gouvernement, le lancement du DDR visant à contribuer à la consolidation de la paix et l’amélioration de l’environnement sécuritaire dans le Pool est imminent. A l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, le président Isidore Mvouba a annoncé le déblocage de la contrepartie du Congo pour sa mise en œuvre effective. Il avait affirmé que ce programme ciblait au moins 7 500 ex-combattants et environ 2500 personnes issues de leurs familles ainsi que les communautés. Le secrétaire général du parti, Bienvenu Nzengui, et Ané Philippe Bibi, candidats malheureux aux législatives dans la circonscription électorale unique de Mayama, ont profité pour dénoncer « la tricherie » observée aux législatives. Ils ont toutefois précisé que leur formation politique a pu avoir quatre élus au niveau des conseils. Selon eux, malgré ce « hold-up électoral », le CNR garde sa détermination à conquérir le pouvoir par les voies démocratiques. Ils ont annoncé que le révérend Pasteur Ntoumi se porte très bien, contrairement à ce que disent les gens précisant qu’il a le regard fixé vers des horizons nouveaux, motivé par l’envie de conquérir le pouvoir par des voies démocratiques. Florent Sogni Zaou

Congo Brazzaville/Politique. Se servir et non servir

Congo Brazzaville/Politique. Se servir et non servir

TRIBUNE. L’argent et la politique n’en finissent pas d’entretenir des relations intimes, parfois incestueuses. La course à l’enrichissement illicite attire plus les nouveaux acteurs politiques congolais depuis l’ouverture démocratique en 1992. Pas tous cependant. L’information circule sous le manteau à Brazzaville, un ancien ministre des Finances du Congo, sur la période 2016- 2022, revend ses immobilisations. L’homme, rongé par le « mpiaka » (assèchement financier), a vu son train de vie fondre comme la marque de beurre Alima au soleil. Il n’est pas rare de voir un ministre congolais jouer au distributeur automatique pendant son séjour au gouvernement, avant d’en être réduit à la disette voire au mendiant de la République une fois qu’il en est defenestré. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par des fondamentalistes musulmans, les Américains ont fait imposer au monde entier des mesures de tracking de flux financier en circulation. Ce qui, par conséquent, bloque l’alimentation de tout compte bancaire, en dizaines, centaines de millions ou plus, par une personne qui ne peut en justifier la provenance. Les paradis fiscaux et surtout la thesaurisation (des malles d’argent dans les maisons) seraient la dernière trouvaille des nouveaux riches politiques en Afrique. Ceux du Congo usent des mêmes pratiques quand ils ne se lancent pas dans l’acquisition des biens meubles et immeubles quel que en soit le prix. Une manière de se débarrasser du pactole chez lui. Un banquier ayant requis l’anonymat nous confiait récemment faire l’objet des sollicitudes de la part d’une autorité qui voulait se débarrasser des « nguiris » qu’il aurait gardés at home. Aïe! L’homme redoutait l’arrivée de la nouvelle gamme de billets de banque Beac. Plus peur que de mal, les anciens billets ne sont pas déclassés. L’argent et la politique au Congo entretiennent des rapports obsessionnels, rytmés d’effusions voluptueuses, de haines passionnées, et marques d’une propension à la perversité voire à l’enrichissement illicite. Dans un pays où un ministre, soupçonné d’actes de prévérication, croupit difficilement en prison, ce laxisme volontaire, à la fois honteuse et inaltérable, a toujours suscité curiosité et intérêt, alimentant une foisonnante littérature dans les réseaux sociaux et dans les discussions de « ngandas »(bistrots de fortune) », « foula foula »(transport intra urbain par bus) et autres lieux où s’exerce parfois la sagesse populaire ou le « songui-songui »(commérage). Il existe deux types de vie chez le politique congolais: quand il est aux affaires, et lorsqu’il est hors circuit. Un ministre congolais en fonction sait jouer au distributeur automatique pour entretenir la cour de ses nombreux affidés et « makangus »(maîtresses. Il y en a qui peuvent remettre des centaines de millions de fcfa aux sujets étrangers chargés de les fructifier dans le business. Ouest africains et libanais en tirent meilleur profit. Une fois hors circuit, un ancien ministre redescend sur terre et a le cou perclus d’humilité tel un enfant de chœur de l’église catholique. À l’observation, de nombreux politiques congolais n’ont pas su emboîter le pas à Alphonse Massamba Débat, Claude Ernest Ndalla, Camille Bongou, Ambroise Edouard Noumazalay, Lekoundzou Itihi Ossetoumba, André Obami Itou, Pierre Ngolo, Pierre Moussa…, hommes qui ont fait ou font la politique par amour et passion. Nombreux sont venus se servir et non servir la République. Juste un constat. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier

Congo/Politique : Les contentieux électoraux déclarés nuls

Congo/Politique : Les contentieux électoraux déclarés nuls

Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a déclaré le 14 août 2022 à Brazzaville que les arguments donnés par toutes les parties ne pouvaient donner lieu qu’à ce verdict prononcé avant d’ajouter qu’il comprenait que la partie adverse pense que le droit n’a pas été dit et qu’il comprenait leur déception.    Ce verdict est celui des résultats définitifs des législatives des 4 et 10 juillet 2022, dans certaines circonscriptions électorales boudés par certains candidats. Aucun des trente dossiers soumis à la Cour constitutionnelle n’a été revu par le juge du contentieux électoral, après les contestations dans certaines circonscriptions électorales suite aux cas de violences, d’incompatibilité et d’inéligibilité, des législatives, des fraudes et des irrégularités constatés.    Pour le président de la Cour constitutionnelle, Iloki, après l’audience publique de trois jours, les textes présentés ont été sans fondement conformément aux articles de la loi organique des élections. Certains dossiers ont été jugés irrecevables par manque de pièces probantes, de textes justificatifs pendant que d’autres ont été rejetés pour incohérence. Le président de la cour constitutionnelle a fait savoir que la décision rendue par la Cour constitutionnelle sera notifiée dans le journal officiel, au Sénat, à l’Assemblée nationale ainsi qu’au plaignant. Ce verdict a été différemment salué par les avocats selon les dossiers défendus. Me Emmanuel Oko qui a défendu plus de vingt dossiers s’est dit satisfait, ajoutant que le reste revenait aux candidats déclarés définitivement vainqueurs. Pour Me Benoît Bingoubi en charge des dossiers des plaignants, il y avait des motifs pertinents qui devraient amener la Cour constitutionnelle à l’annulation des décisions des intervenants. Florent Sogni Zaou