Festival international de cinéma Vues d’Afrique: Konnie Touré et Helmer Joseph, marraine et parrain du 40ème édition

L’Ivoirienne Konnie Touré et le créateur montréalais Helmer Joseph sont les marraine et parrain de la 40e édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique qui se tiendra du 11 au 21 avril 2024 à Montréal. « Les deux personnalités de renommée internationales accompagneront les dix jours de l’événement et participeront aux rencontres et manifestations qui souligneront cet important anniversaire », a indiqué le festival dans un communiqué publié récemment. Comme le décrit la même source, Konnie Touré est une animatrice de radio et de télévision aux talents multiples dont la notoriété se déploie sur toutes les scènes comme actrice, chanteuse et productrice d’émission aux succès publics remarquables. Plus que ravie d’être la marraine de l’édition 2024 de cet important rendez-vous cinématographique, elle a déclaré: « c’est un honneur d’être associée à cet événement prestigieux qui célèbre la richesse et la diversité du cinéma africain. En quatre décennies, le festival a été le lieu de rencontre des esprits créatifs, des cinéastes visionnaires, des artistes talentueux et d’un public passionné ». Après avoir travaillé 20 ans à Paris au service des plus grands noms de la Haute Couture, du Prêt-à-Porter de luxe et du spectacle, tout en présentant ses propres collections, le célèbre créateur de mode Helmer Joseph est est de retour au Québec où il construit les bases d’une marque haute couture »made in Canada ». « C’est avec honneur que j’accepte d’être le parrain de la 40e édition du Festival International de Cinéma Vues d’Afrique », a-t-il tenu à préciser. Après avoir remercié les organisateurs du Festival d’avoir pensé́ à lui, Helmer Joseph a promis porter tout haut la bannière de cet événement qui à son avis « contribue à changer la perception sur l’Afrique et les pays créoles. Par le biais de ce festival, ces communautés peuvent diffuser leurs œuvres au Québec, au Canada ». Vues d’Afrique est «un festival qui évolue en maintenant le cap sur le but qu’il s’était fixé, à savoir celui d’être un pont entre l’Afrique et l’Amérique. Je ne peux que me réjouir d’endosser le costume du parrain pour la 40e », a salué le créateur de mode. Patricia Engali Avec CP
Maroc. L’ONMT et la CNT à la conquête du marché canadien

Pour l’Office national marocain du tourisme (ONMT), le Canada s’impose comme un marché de plus en plus important. L’ONMT et Air Transat ont donc signé, mercredi 25 octobre 2023, un accord de partenariat stratégique dont la première mesure opérationnelle est l’ouverture d’une ligne Montréal Marrakech qui sera opérationnelle à partir de juin 2024. En marge de l’accord signé au siège d’Air Transat, un side-event a été organisé par l’ONMT en direction des TO et agents de voyage canadiens et des médias. Pour l’occasion Hamid Bentahar, Président de la Confédération Nationale du Tourisme, Lahcen Zelmat, Président de la Fédération Nationale de l’Industrie Hotelière et Imane Rmili,Présidente de la Fédération Nationale des restaurateurs touristiques étaient aux cotés de Adel El Fakir et des équipes de l’ONMT à Montréal pour marquer l’évènement. Deuxième compagnie nord-américaine, après AirCanada, à opérer sur le Maroc, Air Transat devient la seule compagnie aérienne en Amérique du Nord à offrir des vols directs vers Marrakech à raison de deux fois par semaine en été, soit les mercredis et samedis de juin à octobre et une fois par semaine en hiver, les samedis de novembre à avril. Elle vient également enrichir l’offre existante sur le Maroc, à savoir la ligne historique Casablanca – Montréal opérée par la Royal Air Maroc, route stratégique pour la compagnie de l’alliance Oneworld. Cette ligne Montréal-Marrakech est aussi la première liaison point-à-point sur Marrakech depuis l’Amérique du Nord en dehors du hub de Casablanca. Elle ouvrira aux voyageurs un large champ de possibilité avec un accès vers les stations balnéaires d’Essaouira, Taghazout et Agadir, mais aussi vers les destinations de montagne et d’écotourisme (Azilal, Béni Mellal…), du Sud (Ouarzazate, Zagora et Merzouga), et même les destinations city break et culturelles du Nord (Casablanca, Rabat, Meknès et Fès). A noter que Marrakech représente 24% des arrivées de touristes canadiens au Maroc, un taux qui pourrait atteindre 40% en s’imposant comme principale ville de départ dans le cadre de circuits ou de voyages combinés. Au cours des 10 dernières années, la capacité sièges du Canada vers le Maroc a augmenté de 87%, en passant de 87.000 à 164.000 sièges par an. De janvier à septembre 2023, les arrivées se sont élevées à 82.590 personnes avec une augmentation de capacité de 23% est prévue pour l’hiver prochain. Afin d’optimiser les potentialités de ce marché porteur, l’ONMT ouvrira un bureau de représentation à Montréal dès 2024. Cette présence effective sur le terrain au plus près des prescipteurs de voyage et des compagnies aériennes canadiens permettra de renforcer la stratégie commerciale de l’Office dans la continuité du déploiement de son plan d’action «Light in action».
AEROMART/Investissement : Mohcine Jazouli à Montréal pour la 8ème édition

Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, s’est rendu ce début de semaine à la 8ème édition d’AEROMART de Montréal. Le responsable marocain était à la tête d’une forte délégation composée notamment de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, du Groupement des Industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) ainsi que d’autres entreprises marocaines opérant dans le secteur de l’aéronautique, comme le rappelle un communiqué de ce département. Pour la deuxième année consécutive, le Maroc fût le seul pays du continent africain présent lors de ce forum d’affaires international de l’industrie aérospatiale, qui réunit chaque année plus de 3.000 participants et 1.500 entreprises de 45 pays différents, souligne la même source. « L’AEROMART Montréal constitue une excellente opportunité de rejoindre les leaders de l’industrie et d’établir des partenariats et des accords à grande échelle. Aujourd’hui, grâce à la vision royale, le Maroc est en position de force pour continuer à attirer des clients et des investissements, car il offre l’une des industries aérospatiales les plus compétitives au monde », a déclaré le ministre Jazouli à cette occasion. En marge de l’Aeromart, Mohcine Jazouli a tenu plusieurs réunions avec des acteurs clés du secteur, séduits notamment par la compétitivité de l’écosystème aéronautique marocain, la qualité de son capital humain et son potentiel de décarbonation, à l’instar l’entreprise canadienne GAL, spécialisée dans les intérieurs de cabine d’avion et récemment installée au Maroc.
Montréal: « Troisièmes noces », un film de David Lambert, avec Rachel Mwanza et Bouli Lanners, à l’affiche le 8 février

Filmoption International a annoncé dernièrement la sortie de la comédie dramatique Troisièmes noces, écrite et réalisée par David Lambert, le 8 février prochain. Insipiré du roman éponyme de Tom Lanoye, le film met en vedette Rachel Mwanza et Bouli Lanners dans les rôles principaux. Eric Kabongo, Virginie Hocq, Jean-Benoît Ugeux ainsi que Jean-Luc Couchard complètent la distribution. Martin (Bouli Lanners), un homosexuel veuf et fantasque d’une cinquantaine d’années, se voit proposer de contracter un mariage blanc avec une congolaise de vingt ans, Tamara (Rachel Mwanza). Ces deux êtres que tout sépare vont devoir faire croire à leur amour auprès des autorités migratoires et à force de faire semblant, vont finir par s’aimer… à leur manière ! Pour son troisième film, David Lambert voulait casser les codes de son cinéma. Après la sélection de son premier film HORS LES MURS au Festival de Cannes (Semaine de la Critique) et son deuxième film JE SUIS À TOI qui révélait Nahuel Perez Biscayart (120 battements par minute), David voulait se lancer un nouveau défi, faire table rase, se mettre en danger en abordant un nouveau ton : la comédie. Si le roman de Tom Lanoye était une parfaite base pour y arriver, le choix du casting devait être osé et original. David a eu l’idée d’opposer Bouli Lanners à Rachel Mwanza sur le registre de la comédie et de créer un duo avec Virginie Hocq et Jean-Benoît Ugeux. Née en 1996, en République démocratique du Congo, Rachel passe sa petite enfance dans la région du Mbuji-Mayi. En 2010, parmi 200 autres enfants de la rue, Rachel participe au casting du film Kinshasa kids du réalisateur belge Marc Henri Wanjberg. Elle obtient un rôle et pour la première fois exprime son talent devant des caméras, en jouant son propre rôle. Rachel est repérée en 2011 par le réalisateur québécois Kim Nguyen, afin d’interpréter le rôle de Komona enfant soldat, dans le film Rebelle. Cette rencontre sera le tournant décisif, qui va lui permettre de sortir de la rue et se rapprocher de son rêve. Lauréate de divers prix de meilleure actrice : Berlinale2012(Allemagne), Tribeca2012(USA), La Soirée des Jutra (2013) et les prix Écrans Canadiens (2013), le point culminant de parcours exceptionnel sera son passage remarqué sur le tapis rouge de la 85e cérémonie des Oscars. Depuis 2015, elle vit au Canada et depuis 2018, elle est devenue immigrante reçue. Coproduit Jean-Yves Roubin et Cassandre Warnauts (Frakas Productions), Lilian Eche et Christel Henon (Bidul Productions) et Anne-Marie Gélinas (EMAfilms), Troisièmes noces est distribué par Filmoption international et prendra l’affiche au Québec le 8 février prochain.
The Gnawa Land, premier album de Wu-Sen &The Fam

L’une des découvertes les plus surprenantes de la musique world de ces dernières années est le groupe Wu-Sen&TheFam. Visuellement sublime, musicalement captivante, cette troupe basée à Montréal est l’exemple de qualité sonore qui tourne jamais en eau de boudin. En témoigne leur premier album « The Gnawa Land», fraîchement sorti au Canada. Le futur de Wu-Sen &The Fam s’annonce au beau fixe. Le groupe montréalais se produit partout au Canada et rencontre un franc succès. Six musiciens débordants de charme mais surtout de voix douces et généreuses, d’un groove accentué et de mélodies efficaces. Il s’agit des artistes Français Arthur Evenard (keyboard et coproduction) et Oliver Guaillard (bass), des Québécois Michel Paradis (drums) et Fany Dumais (vocals et backs) et des Marocains Yassine Boudouh (Guembri et guitare) et Houssine Aouini (leader, chanteur, auteur, compositeur et producteur). Ils s’éprennent tous passionnément de musique qu’ils fredonnent depuis leur tendre enfance. Ils présentent aujourd’hui un beau tableau qui ne laissera rien au hasard : The Gnawa Land. C’est le titre aussi du premier album de ce groupe déjà dans les bacs. Composé de cinq chansons à savoir «Mama Africa», «Think», «Clear», «Game over» et «Gnawa Land», cet opus propose une fusion savamment planante entre la musique de confrérie des gnaouas, le jazz, le rap, le rock, la soul et l’électro. Dés la première écoute, le son des Wu-Sen & The Fam reste en tête bien des heures. Issu du berceau de la World, cet opus est composé d’œuvres originales qui mettent la musique des gnaouas au croisement d’autres univers. L’album ne passera pas inaperçu surtout qu’il témoigne de la volonté de Houssein et de son équipe de faire passer leur énergie directement auprès du public. Cette mise en œuvre leur a surtout permis de se replonger dans les ambiances de la jeunesse des membres du groupe. Une fusion vectrice d’opinions politiques et sociales et une impressionnante série de titres à tiroir. On y aborde toutes les facettes du genre avec une étonnante facilité et surtout une vraie personnalité. Tout y passe, et les mélodies efficaces de ce groupe s’inscrivent vite dans nos têtes. C’est simple : même aux oreilles les plus averties, «The Gnawa Land» désarçonne. Sur ce format de titres pourtant courts, on empile les idées et surtout les changements de rythme. La sortie de cet album n’est en tous cas pour Wu-Sen & The Fam qu’un prétexte supplémentaire pour se retrouver sur scène. Et quand cette formation se produit sur scène, le show est assurément décoiffant. Jusque là, le groupe a donné des concerts inoubliables. Ces concerts prouvent aussi que la scène demeure le terrain de jeu préféré de la « Wu-Sen » qui doit sa réputation aussi à la qualité de ses prestations scéniques généreuses et bien travaillées. Lors de leur première série de concerts, le groupe a bel et bien conquis le cœur du public avec leur groove accentué, mélodies efficaces et vocal magnifié. Cela fait foi d’une qualité artistique à la fois authentique et généreuse. Malgré ce succès, le groupe reste modeste et dit avoir bien l’intention de continuer à cravacher. Un savoureux mélange Le mélange improbable d’origines et d’univers musicaux de ce groupe offre un costume coloré, gai et incomparable. L’ensemble subtil permet de savourer une musique des plus surprenantes. Accords et désaccords, les compositions de Wu-Sen & The Fam font preuve d’un goût sûr et d’une audace inventive peu croisés dans la musique contemporaine. Des grooves inédits qui posent un jalon de plus vers des terres de musicalités imaginaires. Des terres où la chaleur et la puissance instrumentale s’enrichissent mutuellement. Résultat : un tout nouveau monde à visiter et revisiter. Les membres du groupe donnent le ton d’une musique à la fois réjouissante, énergumène, délirante et mélodique. Et l’on sortira emballé. C’est amusant, rassembleur et entêtant. L.M
Le documentaire 24 Davids de Céline Baril (ONF) en salle à la Cinémathèque québécoise à Montréal dès le 2 février

Dès le vendredi 2 février, le long métrage documentaire 24 Davids de Céline Baril prend l’affiche à la Cinémathèque québécoise à Montréal. Produit à l’ONF par Colette Loumède, le film nous entraîne dans un voyage sur trois continents à partir d’une idée aussi simple qu’originale : donner la parole aux David de ce monde. De tous les âges et tous les métiers, de cosmologue à recycleur, les 24 protagonistes composent un écosystème ludique qui se déploie dans toutes les sphères de la connaissance. Expérience cinématographique d’une tonifiante liberté, 24 Davids a été choisi comme film d’ouverture des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en novembre dernier, où il a fait sa première mondiale et a été chaleureusement accueilli. Certaines des projections se tiendront en présence de la réalisatrice. À propos de 24 Davids David, Davide, Dawud, Daouda : ce prénom commun à de nombreuses cultures s’incarne ici dans les multiples visages d’une humanité qui allie action et réflexion, participant au réenchantement du monde. Ce voyage hors de l’ordinaire nous mène de l’Amérique du Nord (Canada, États-Unis) à l’Amérique latine (Mexique, Colombie) en passant par les continents européen (Angleterre, France) et africain (Ghana, Togo). On y croise, entre autres, un David-DJ qui fait danser des b-boys dans les rues de Bogota ; un David-animateur de fab labs qui veut que l’Afrique devienne une terre productrice de concepts ; un Dawud-recycleur qui voit dans les déchets le salut de l’humanité ; un David-migrant en transit dans la « jungle » de Calais, dans l’attente du paradis ; ou encore un David-amoureux vivant sur une péniche dans un Londres hors de prix. En multipliant les rencontres aussi diverses qu’inspirantes, 24 Davids crée un écosystème ludique et contagieux d’où émergent de nouvelles communautés solidaires axées sur le partage. Vaste laboratoire poétique et politique, ce film ample et joyeux nous convie à une grande conversation planétaire et interroge avec fantaisie les mystères de l’univers et les défis du vivre-ensemble. Céline Baril ouvre la série Les cinéastes racontent Le mercredi 7 février à 17 h à la Cinémathèque québécoise, Céline Baril ouvrira la nouvelle série Les cinéastes racontent, animée par la productrice Colette Loumède, et échangera sur le travail de création documentaire qu’elle effectue depuis plusieurs années. Une présentation de l’ONF en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. 24 Davids au Mexique Après sa sortie en salle à Montréal, le film sera projeté en présence de la cinéaste au festival QUEBECINE MX 2018, qui se tiendra du 15 au 25 février à Mexico. Céline Baril y donnera aussi une classe de maître. À propos de Céline Baril Artiste polyvalente, Céline Baril est diplômée en arts visuels. Elle explore d’abord la sculpture, la photographie et la vidéo avant de se destiner au cinéma. En 1989, elle réalise Barcelone, un premier film tourné en super 8 puis gonflé en 16 mm qui sera suivi par La fourmi et le volcan (prix Québec-Alberta) et L’absent. En 2001, elle signe son premier long métrage de fiction, Du pic au cœur, qui lui vaut d’être en lice pour le Prix de la meilleure direction de la photographie aux Jutra et qui remporte le Prix du meilleur film étranger au Festival international du film du Rhode Island. À l’invitation de l’ONF, elle se consacre ensuite en 2005 au projet 538 fois la vie et filme, pendant un an, le quotidien et les rêves des élèves d’une école secondaire dans un quartier défavorisé de Montréal. En 2009, elle tourne au Québec La théorie du tout, qui brosse un portrait de l’identité québécoise dans un monde en mutation. Le film est sélectionné pour le prix Caméra-stylo et le Prix de la meilleure œuvre québécoise ou canadienne aux RIDM. Son désir de cinéma l’amène ensuite aux États-Unis où elle réalise en 2014 Room Tone, un essai documentaire sur une Amérique en déshérence.
Vues d’Afrique : Des matinées ciné-jeunesse au profit des élèves de la région montréalaise

Un programme présenté par Royal Air Maroc en partenariat avec le Centre culturel marocain de Montréal Cette année encore, le Festival international de cinéma « Vues d’Afrique » organise des activités dédiées aux jeunes du primaire et du secondaire. Organisées sous l’égide de l’UNESCO, ces matinées ciné-jeunesse permettront à environ 1 500 élèves de la région montréalaise de participer à des réflexions autour de thèmes touchant la jeunesse en général mais aussi en lien avec les problématiques et défis auxquels l’Afrique fait face, indiquent les organisateurs indiquant qu’outre les projections, ces activités comporteront également des ateliers de discussion et des collations offertes par IGA Louise Ménard. Toutes les réflexions commenceront en légèreté avec le court métrage d’animation malgache de Hery Andriantsitohaina, Rantsana Iray (Sur la branche) qui ouvre le volet projection, indique-t-on dans un communiqué. Ainsi, le mardi 18 avril, le jeune public sera invité à discuter autour du thème « droits et devoirs des enfants » à l’aide de courts métrages dont Debout Kinshasa, une fiction mettant en scène un jeune de 10 ans, Samuel, interdit d’accès d’une école parce qu’il ne possède pas de souliers vernis. Pour l’occasion, le réalisateur sera présent et participera à la discussion. Ils auront également l’occasion de discuter de l’accès à l’éducation dans son sens le plus large à travers le documentaire L’espoir du lampadaire de Seidou Samba Touré. Dans Aya wal Bahr (Aya va à la mer), une jeune fille forcée de travailler comme domestique s’évade du conclave où elle est confinée en rêvant, alors que dans Marabout, un détective dakarois à la recherche de la bande de jeunes qui lui a volé son cellulaire finit par en apprendre sur eux. Dans Yaadikoone, un jeune garçon de 9 ans qui brise accidentellement le toit de sa maison avant la saison des pluies en jouant au ballon, décide de la réparer, mais dans sa quête, il en apprend sur un autre Yaadikoone, un véritable Robin des Bois sénégalais. Le mercredi 19 avril, le conte et la littérature seront à l’honneur. Entre une histoire articulée autour d’une coutume du sud malgache avec Selamanana et Ishaba, l’histoire d’un jeune garçon qui fabrique des avions en papier, la créativité naturelle de la jeunesse est mise en valeur. Dans Iâhmès et la grande dévoreuse, un jeune de dix ans qui refuse de mourir rejette le jugement des dieux. Le lendemain, c’est autour de la question du «vivre ensemble» que se réuniront les plus jeunes. Avec A Place for Myself, la discrimination basée sur la couleur de peau est abordée à travers l’histoire d’une jeune albinos de cinq ans qui décide, avec sa mère, de refuser la stigmatisation dont elle est victime. Niofar, qui signifie en wolof «être ensemble», se veut quant à lui un court poème visuel sur la rencontre entre deux univers, celui d’une jeune française partie à la découverte du Sénégal et de ses habitants qui l’accueillent. Mohamed, le prénom aborde également le thème de la stigmatisation autour du prénom le plus répandu à travers le monde, mais malheureusement stigmatisé en Occident. Parce que le «vivre ensemble» s’applique tout particulièrement à Montréal, les élèves seront amenés à dialoguer autour de ce thème dans une optique propre à leur ville avec Umojha, symbole d’une vie qui retrace l’histoire de l’un des initiateurs des Tamtams du Mont-Royal avec qui ils pourront discuter. Le 21 avril, à la veille de la Journée mondiale de la Terre, le développement durable est au coeur du programme avec deux films. Voeux et souvenirs: la route du riz au Sénégal initie une réflexion sur l’autosuffisance alimentaire qui se poursuivra sans nul doute avec le réalisateur, Lloyd Pasqualetti, qui sera présent pour l’occasion. Avec L’étranger et l’enfant peul, le jeune public appréciera les efforts fournis par Vincent Hanrion et un jeune sénégalais embarqués dans l’aventure du Cinécyclo Tour, un projet de cinéma mobile alimenté électriquement à l’aide de pédales qui permet le rapprochement et la réflexion partout où il est mis à l’œuvre. « Comme les initiateurs du Cinécyclo Tour, nous croyons à Vues d’Afrique que le cinéma peut être à la fois rassembleur et un outil unique de réflexion. Permettre à des jeunes de s’éveiller à la fois à la culture, au cinéma, à l’Afrique et en même temps les inciter à se questionner, à s’ouvrir sur le monde. Il ne fait aucun doute que les jeunes d’ici et de là-bas seront un jour amenés à se côtoyer » précise Gisèle Kayembe, directrice de la programmation à Vues d’Afrique. Avec CP
33ème Vues d’Afrique à Montréal : le Maroc à l’honneur au Festival international de cinéma

En partenariat avec le nouveau Centre culturel marocain à Montréal – Dar Al Maghrib Le Maroc sera à l’honneur du 33ème Festival international de cinéma « Vues d’Afrique », le rendez-vous incontournable du cinéma africain et créole, qui se déroulera du 14 au 23 avril courant à Montréal. La culture marocaine brillera de tous ses feux dès la soirée d’ouverture, le 14 avril, avec la projection hors compétition du film marocain « La main de Fadma », ont annoncé les organisateurs. Cette production, signée du réalisateur Ahmed El Maanouni, a reçu le prix de la réalisation au Festival national du film de Tanger en 2017. Soulignons que l’hommage CIRTEF/Vues d’Afrique sera rendu au cours de la soirée à la Franco-guinéenne Maimouna N’Diaye. A cette même occasion, les promoteurs du festival indiquent qu’il sera salué le 20e anniversaire du Festival du cinéma africain de Khourigba (Maroc) un des festivals associés à Vues d’Afrique. A noté que cette première canadienne aura lieu en présence de Leïla Gouchi, marraine du festival et de Yanick Létourneau, parrain de ce 33e festival. Pour souligner l’importance de la cinématographie du Maroc, Vues d’Afrique et le Centre culturel marocain organisent un colloque sur « La coproduction cinématographique en Afrique : Le leadership du Maroc en matière de coproduction cinématographique, un modèle inspirant de la coopération sud-sud, et la coproduction nord-sud ». Ce colloque traite les perspectives de collaboration liées à la coproduction cinématographique, indique-t-on dans un communiqué. En effet, l’expérience riche du Maroc depuis plusieurs années, le positionne en leader qui s’est impliqué dans la coproduction africaine, permettant ainsi la transformation et l’évolution des pratiques cinématographiques dans le continent noir, avec une approche gagnant-gagnant.