Présidentielle du 30 Décembre: Martin Fayulu serait le nouveau président de la RDC

Présidentielle du 30 Décembre: Martin Fayulu serait le nouveau président de la RDC

Alors que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé le report de la publication des résultats des élections générales à la semaine prochaine, le New York Times rapporte que le vainqueur du scrutin présidentiel du 30 décembre en République démocratique du Congo serait le candidat Martin Fayulu. Vendredi soir, le quotidien new-yorkais, considéré comme un des plus prestigieux journaux américains, a révélé qu’un haut fonctionnaire occidental et un conseiller présidentiel tenaient cette information de l’Eglise catholique. Pour rappel, la Conférence épiscopale congolaise (CENCO), un acteur majeur de la scène politique congolaise, a indiqué la veille connaître le nom du vainqueur grâce à ses 40.000 observateurs dans les bureaux de vote. En outre, elle a renvoyé la Commission dirigée par Corneille Nangaa à sa « responsabilité » en cas d’un « soulèvement de la population » si elle n’annonce pas des résultats « conformes à la vérité des urnes », rapporte l’agence française. Justifiant le report de la publication des résultats des ces élections, ce dernier, a confié à l’AFP: « Il n’est pas possible de publier les résultats dimanche. On avance bien mais on n’a pas encore tout », assurant que « On est encore autour de 45 à 48% » dans la remontée des bulletins de vote. Entre temps, et en prévision des troubles à l’annonce du résultat des élections en RDC, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il avait posté 80 militaires au Gabon pour protéger les intérêts américains en cas de troubles, selon la MAP. Et d’ajouter: « Le personnel des forces armées des Etats-Unis s’est déployé à Libreville au Gabon, afin d’être en mesure d’assurer la sécurité des citoyens, du personnel et des installations diplomatiques américaines à Kinshasa en République démocratique du Congo », a écrit le président américain dans une lettre aux présidents des deux chambres du Congrès. Adrien Thyg

Election présidentielle en RDC: Les 30 mesures économiques et financières décisives du candidat Martin Fayulu

Election présidentielle en RDC: Les 30 mesures économiques et financières décisives du candidat Martin Fayulu

« Mon programme pour arrêter la descente aux enfers du Congo se fera en 3 étapes : d’abord un diagnostic réel de la situation économique et financière du pays ; ensuite l’élimination systématique de tous les blocages et obstacles au redressement économique ; et enfin les réformes en profondeur pour construire l’efficacité de l’appareil productif », assure Martin Fayulu, candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre (renvoyée au 30 décembre) en République démocratique du Congo. Nous reproduisons, ci-dessous, les 30 mesures économiques et financières décisives qu’il promet de mettre en oeuvre une fois élu. A -Par devoir d’inventaire 1. Aussitôt après ma prestation de serment en tant que président élu, prévue le 12 janvier 2019, et en souvenir du 59ème anniversaire de la conférence de la table ronde belgo-congolaise qui s’était tenue du 19 janvier au 19 février 1960, je mets en place, dès le 19 janvier 2019, la « Commission Nationale de l’Inventaire Economique, Financier et Social », CONIEF en sigle. Le bilan socioéconomique et financier de la période 2001-2018 est à faire obligatoirement, en conscience que c’est parce que nous n’avons pas tiré les leçons de nos erreurs passées que nous continuons à en faire massivement, et compte tenu du fait que rien de solide et de réfléchi ne peut être construit ou reconstruit sainement dans le pays si cet inventaire n’est pas dressé de façon objective. La « Commission Nationale de l’Inventaire Economique, Financier et Social » rendra son rapport le 16 mai 2019, en mémoire de la date de clôture de la Conférence de la table ronde économique belgo-congolaise, organisée du 26 avril au 16 mai 1960. 2. Le 1er juin 2019, j’ordonne l’institutionnalisation de la « Journée Nationale du souvenir », en hommage à Floribert CHEBEYA, défenseur des droits de l’homme, assassiné le 1er juin 2010. En ce jour, Monsieur Floribert CHEBEYA sera élevé au titre de « Martyr de la République ». Dans le cadre de cette cérémonie d’hommage, je veux présenter à la Nation mon projet de « Charte du Développement National » et décréter le « Mois du développement national ». Je veux susciter un effort collectif de réflexion et d’adhésion objective { cette dynamique de relèvement volontariste et du développement du pays afin de guider l’action sur des bases consensuelles. Ainsi, tout au long de ce mois de juin 2019, seront consultés notamment les intellectuels, les syndicats, les associations de la société civile, les partis et mouvements politiques, les Eglises et les partenaires internationaux, afin de dégager un « Consensus National pour le Développement ». Ainsi, après consultation des grands représentants du corps social de la République, la « Charte du Développement National » sera instituée en document de référence et cadre commun global pour la politique nationale de développement { l’horizon 2030. Cette Charte, dont l’annexe comprendra les dispositions permettant d’évaluer les résultats des actions entreprises, s’imposera { tous et guidera les actions de tous les gouvernements qui se succèderont de 2020 à 2030. 3. Le 30 juin 2019, en guise de mon allocution solennelle { l’occasion de la commémoration de l’indépendance nationale, je présente à la nation le « Plan Directeur d’Industrialisation Accélérée » de la République Démocratique du Congo. Ce « Plan Directeur d’Industrialisation Accélérée » sera composé de cinq segments majeurs, à savoir :  La présentation de la vision de l’industrialisation de la République Démocratique du Congo, ses objectifs majeurs et les grandes orientations stratégiques ;  L’énonciation de la nouvelle architecture du champ de reconstruction de l’industrie nationale, au travers des « Sanctuaires Industriels Nationaux », notamment dans les domaines minier, pétrolier et forestier, des « Piliers Industriels Structurants », principalement dans la production agroalimentaire, et des « Socles Transversaux », c’est-à-dire l’électricité, les routes, les rails, les ports, les aéroports, les infrastructures numériques, les formations spécialisées, etc. ;  Le chapitre du « Programme des Chantiers Industriels Prioritaires » ;  La « Stratégie Nationale de Mobilisation des Ressources Financières » ;  La présentation du « Mécanisme de Mise en Œuvre, de Suivi et d’Evaluation ». B -Les urgences de mon « Programme de Chantiers Industriels Prioritaires » 4. Je suis résolu et je m’engage { faire de Moanda, Kisangani et Kasumbalesa, trois « Villes Franches Industrielles ». Ces trois pôles de développement industriel accéléré seront les trois grandes portes d’entrée et de sortie de l’économie nationale : Moanda pour l’Océan Atlantique, Kisangani pour l’Océan Indien et Kasumbalesa pour le dynamique bassin économique de l’Afrique australe. Les procédures administratives spéciales, les exemptions douanières et les avantages fiscaux seront garantis. Les assouplissements de la législation du travail seront assurés. L’introduction des nouvelles technologies sera volontariste. Objectif : attirer les investissements directs étrangers, accroître dans le PIB la part de l’industrie de production des biens finis internationalement compétitifs, dynamiser la capacité d’exportation sur les plans quantitatif et qualitatif, développer la productivité par un appui ciblé au tissu industriel national, susciter la création massive d’emplois industriels, créer des écosystèmes industriels pour une industrie davantage intégrée à partir de Moanda, Kisangani et Kasumbalesa. Ces trois « Villes Franches Industrielles » formeront le triangle catalyseur intégré pour une trajectoire de croissance optimale. Elles ne seront pas de simples parcs industriels, mais plutôt des villes comprenant des zones résidentielles et commerciales, des équipements de loisir et de culture, ainsi que des circuits touristiques, etc. Cette tripolarisation des zones économiques motrices vise, en fait, l’ancrage d’une géographie polycentrique des flux, fondée notamment sur la fin de la tyrannie de la distance entre provinces en vue de la construction d’un marché intérieur dynamique. 5. A cet effet, je mettrai tout en œuvre pour que soient construites, dans les meilleurs délais, les connexions interprovinciales ci-après :  Relier l’Ouest au Sud-Est, par rail à double voie et sans rupture de charge, du Kongo-Central au Katanga. Cette ligne de réseau ferroviaire long de 3.213 km devra traverser Matadi-Kinshasa-Kikwit-Ilebo-Lubumbashi jusqu’{ Sakania ;  Moderniser le rail Kindu – Kalemie (711 Km) et construire le rail entre Kalemie et Lubumbashi (849,3 km), et entre Lubumbashi et

Martin Fayulu : Kabila doit partir au plus tard le 31 décembre 2017

Martin Fayulu : Kabila doit partir au plus tard le 31 décembre 2017

L’Assemblée nationale congolaise ne serait plus légitime aux yeux de Martin Fayulu. « C’est pourquoi, j’ai décidé de ne plus prendre part aux travaux de cette Assemblée nationale tant que l’accord de la Saint Sylvestre n’est pas appliqué », explique-t-il. « À titre personnel, j’ai renoncé aussi aux indemnités de député. C’est désormais mon parti, l’Ecidé, qui les récupère parce que si je les laisse, elles ne retourneront pas aux caisses du Trésor public », confie l’opposant congolais dans un entretien croisé avec le député Patrick Muyaya à Jeuneafrique. Martin Fayulu estime qu’il est un homme de parole et de conviction et par conséquent refuse d’être considéré comme un député illégitime. Car, explique-t-il, « j’ai pris part à la rédaction d’une déclaration du Rassemblement de l’opposition, laquelle stipule que s’il n’y a pas de consensus autour de l’après-19 décembre 2016, toutes les institutions à mandat électif deviendraient illégitimes ». Ainsi, il pense qu’aujourd’hui je ne peux pas justifier auprès du peuple congolais l’existence de cette Assemblée nationale qui, à l’instar du président Joseph Kabila, est devenue illégitime. Le compromis politique issu de l’accord de la Saint-Sylvestre n’ayant pas été respecté, pour lui Kabila doit partir au plus tard en décembre 2017 et laissé ainsi la place à une transition courte et responsable. Celui-ci sera composé de 15 à 25 membres et prendrait des ordonnances-lois. « Le président qui sera désigné, son Premier ministre et les ministres à venir ne se présenteront pas aux élections. Leur mission sera de conduire le pays vers des élections, en commençant par ordonner l’audit du fichier électoral actuel. Car les chiffres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sont en déphasage avec les données démographiques. Il nous faut une nouvelle Ceni », précise-t-il. S’agissant des revendications relatives à la publication du calendrier électoral, l’opposant que le bloc politique auquel il appartient a dépassé ce point. « Pour nous, les choses sont claires : le régime en place multiplie des subterfuges pour justifier un nouveau « glissement ». Mais qu’il y ait élection ou pas, au 31 décembre, Kabila doit partir ».

Martin Madidi FAYULU: la RDC présente un visage chaotique

Martin Madidi FAYULU: la RDC présente un visage chaotique

« Le refus par Monsieur Kabila de respecter la Constitution de la République d’une part, et d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre d’autre part, a conduit notre pays dans une situation atypique où toutes les institutions à mandat électif sont aujourd’hui illégitimes », a déploré Martin Madidi FAYULU. Dans une récente tribune, le leader politique a critiqué les propos du président congolais qui, a-t-il déclaré, a dévoilé un pan de son projet en l’enveloppant d’un tissu de contre-vérités et de langue de bois pour dérider ses interlocuteurs. « Monsieur Kabila se présente comme une personne d’action plutôt qu’un bavard pour dresser, à sa manière, le bilan de ses 16 ans au pouvoir. Pourtant, la réalité est totalement à l’opposé de ce que Monsieur Kabila soutient », a-t-il d’emblée lancé. En effet, Martin FAYULU a soutenu que la RDC présente un visage chaotique qui se caractérise par une corruption à grande échelle, une pauvreté sans commune mesure, une insécurité généralisée, une situation économique et sociale très sombre ainsi que des institutions étatiques illégitimes. Pour s’en convaincre, il a cité le rapport 2015 de Transparency International publié en janvier 2016 et qui indique que la RDC se classe 147e sur 168 pays dans le classement sur la corruption dans le monde. « Cette corruption se manifeste au travers du détournement des fonds publics, de l’enrichissement illicite soutenu par un comportement prédateur des dirigeants (voir le scandale des passeports, panama papers, la rocambolesque affaire de Congo Airways », a-t-il commenté. Autre rapport, celui du FMI qui indique que 8 habitants sur 10 en RDC vivent sous le seuil de pauvreté absolue (1,25 dollar par jour et par personne), l’un des taux de pauvreté parmi les plus élevés au monde. En conséquence, a-t-il soutenu, « les Congolais se retrouvent exposés notamment à l’exode rural, à la malnutrition, à toute sorte de maladies, à la prostitution et au chômage dans un pays immensément riche en ressources naturelles ». Martin FAYULU en est persuadé : avec Monsieur Kabila à la tête du pays, la RDC est restée inlassablement engluée dans une insécurité généralisée. Mieux, dans une guerre à huit-clos où les Mai-Mai et les Bakata Katanga ont fait la loi au Katanga; au Nord et au Sud Kivu, des forces négatives tant nationales qu’étrangères continuent de piller les minerais et les plantations, de violer les filles et de massacrer les populations (plus de 3000 personnes tuées à Beni); les rebelles des FDRL, refusent toujours de quitter le Nord et le Sud Kivu et se livrent aux attaques, pillages, et kidnapping dans plusieurs localités de ces provinces ainsi qu’au Katanga où ils continuent de s’illustrer par plusieurs exactions. Il a aussi rappelé que dans les districts du Haut-Uélé et Bas-Uélé, les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) poursuivent sans désemparer leurs activités négatives et les ADF-Nalu sèment la terreur à Béni; les frontières du pays sont poreuses; près de 3000 personnes ont récemment été tuées dans le Kasai et le Kasai Central à la suite du phénomène Kamwina Nsapu, y compris des chefs coutumiers, et le pays compte aujourd’hui près de 3 million de déplacés internes, chiffre le plus élevé du monde du fait de la présence sur le territoire de différents groupes rebelles et pour plusieurs autres raisons. Poursuivant ses observations, le leader politique a également noté que la capitale du pays, Kinshasa, est devenue un nouveau « Far West ». Il s’en explique : « sans compter la montée en puissance des « Kuluna », des bandits armés frappent quand ils veulent et où ils veulent. Ils assassinent des cambistes ici et là, volent, violent (terrorisme sexuel) et s’illustrent dans des braquages et autres formes de violences, à telle enseigne que vivre dans la capitale est devenu un calvaire pour ses habitants. La situation devient encore plus inquiétante du fait de l’évasion extraordinaire des milliers de détenus de la prison de Makala, de Kasangulu et autres ». L’insécurité est telle que tous les rapports des Nations unies et des organisations régionales épinglent désormais la situation de la RDC comme une menace pour la paix et la sécurité internationale dans la région. En ce qui concerne l’économie du pays, il a fustigé une situation économique et sociale très sombre notant que tous les indicateurs congolais annoncent l’effondrement. « Selon le FMI, la RDC qui, à la prise de pouvoir par l’AFDL en 1997, avait un produit intérieur brut par habitant de près de 600 dollars (dollar courant) se retrouve aujourd’hui avec un PIB par habitant de moins de 500 dollars », a-t-il relevé. En plus du fait que le pays ne dispose plus des réserves de change, il a fait observer que le franc congolais, en moins d’un an, a perdu plus de 55 % de sa valeur face au dollar. Il y a une forte hausse des prix des produits de première nécessité, le délabrement très avancé des infrastructures routières, sanitaires et scolaires. « Aujourd’hui, 26 % seulement de la population congolaise a accès à l’eau potable, alors que, selon les statistiques de la Régideso, le taux de desserte était de plus de 70 % dans les milieux urbains. Seulement 15% de la population congolaise a accès à l’électricité, avec délestage, alors que la moyenne africaine est de 43 % », a décrié Martin M. FAYULU.