RDC. Francine MUYUMBA: Mettre en péril la sécurité du Président Joseph Kabila est une grosse erreur

RDC. Francine MUYUMBA: Mettre en péril la sécurité du Président Joseph Kabila est une grosse erreur

POLEMIQUE. « S’en prendre au mur de la clôture de la résidence du Président Joseph KABILA mettant ainsi en péril sa sécurité est une grosse erreur et une provocation de plus », s’insurge Francine MUYUMBA NKANGA. « Cette action, en plus d’être irresponsable, porte atteinte à la réputation et à la dignité de notre République », a-déploré la sénatrice du Haut-Katanga sur X, anciennement Twitter. Réitérant son « soutien patriotique et inconditionnel » à l’ancien Président de la République démocratique du Congo (RDC) ainsi qu’à sa famille, l’avocate et ex-présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse (2014-2019) a estimé que « la sécurité et l’honneur de nos anciens dirigeants sont des éléments essentiels de la cohésion nationale ». Et de rappeler : « Le Congo nous appartient à tous, et il est de notre devoir de protéger les valeurs démocratiques et la sécurité de ceux qui ont servi notre pays ». S’adressant sans le mentionner ouvertement au régime actuel du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la sénatrice congolaise a également rappelé qu »aucun pouvoir n’est éternel » et que « la roue tourne ». Comme pour dire: « tout Président finit par devenir honoraire ». Pour Francine MUYUMBA NKANGA, quoi qu’en pensent les autorités nationales d’aujourd’hui, « il va de l’intérêt national de préserver ce statut et d’assurer la sécurité des anciens chefs d’État », a-t-elle conclu. Adrien Thyg

RDC. Gén. Christian TSHIWEWE vs Joseph KABILA

RDC. Gén. Christian TSHIWEWE vs Joseph KABILA

TRIBUNE. Lorsque le 16 juin 2023 dernier, le CEM Christian Tshiwewe réunit toutes les garnisons au camp Kokolo pour une causerie morale et assène publiquement devant les médias du monde, de grandes révélations, en l’occurrence : l’armée qui n’est plus apolitique parce qu’instrumentalisée par des forces politiques obscures ou encore la vérité d’après laquelle l’armée nationale est massivement infiltrée par des espions dans toute sa chaîne de commandement, le bons sens exigerait que le gouvernement de par les prérogatives régaliennes qui sont les siennes, puisse agir immédiatement pour nettoyer les écuries d’Augias et extirper tous ceux qui portent l’uniforme congolais mais travaillent pour le camp ennemi. Et ce, d’autant plus que la liste des noms de ces traîtres est connue de tous puisqu’elle circule régulièrement sur la toile. Pourtant cela fait bientôt une semaine que le chef d’état-major a dénoncé ces infiltrations massives des FARDC mais aucune réaction forte de la part de l’exécutif ni de l’assemblée nationale. Étrange! D’autre part, le peuple congolais a été très distrait sur un petit détail non moins important : le même vendredi 16 juin 2023, est réapparu le président congolais honoraire, Joseph Kabila, tenant un speech devant une cinquantaine de membres de FCC comme pour annoncer à l’opinion publique qu’il est encore vivant et que les autres qui s’agitent n’ont qu’à bien se tenir. Lui qui de nature est peu disert, s’est présenté en leader de sa famille politique, affirmant urbi et orbi qu’il n’a pas pris sa retraite et n’a jamais abandonné la politique. « La passion que j’ai pour ce pays n’a jamais faibli » a-t-il martelé devant les caméras de télévision et il s’est dit prêt à jouer un rôle politique et à l’assumer pleinement face aux enjeux liés à la survie de la nation. Simple coïncidence d’agendas que les deux discours se soient tenus le même jour? Difficile à le croire dans un contexte où le régime en place tente d’écarter, les unes après les autres, les personnes qui assurent la sécurité rapprochée de Joseph Kabila avec le principal objectif d’isoler l’ancien président avant de démanteler Kingataki et tous ses secrets militaires et sécuritaires. Quoi qu’il en soit, si les autorités congolaises sachant par la bouche du Chef d’état-major des FARDC que l’armée nationale est infiltrée refusent jusqu’à ce jour de prendre leurs responsabilités pour écarter les vers du fruit, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Durant le cinq années de l’actuel mandat qui touche à sa fin, Kinshasa donne ainsi la nette impression d’être dans l’impuissance de mettre de l’ordre dans la boîte parce qu’il existe un pouvoir au-dessus du pouvoir de Kinshasa, une face cachée dont le speech de Kabila a voulu dévoiler une partie de vérité. Chercher, au-delà de leur coïncidence d’agendas, des corrélations entre le speech de Tshiwewe qui a dévoilé le visage d’une armée « impuissante » à concocter un plan offensif sans que le camp ennemi n’en prenne connaissance et la sortie médiatique de Kabila qui appelle sa base politique à résister, à se mobiliser et à mobiliser la population contre ce qu’il a nommé « la dictature qui s’installe », c’est commencer à toucher du doigt ce qui nous attend les mois qui précéderont les élections. Personne ne sait vraiment estimer ce que seront les conséquences sécuritaires et politiques de la rupture du deal secret entre ces deux usurpateurs des élections de 2018. Une chose est sûre : c’est à la queue du scorpion que se trouve le venin, cela va sans dire. Dans cette trame préélectorale, le pire risque de se positionner au dernier moment et, au sprint final, pourra se révéler le moment le plus dangereux pour le destin du peuple congolais. Par Germain Nzinga

RDC : La valse des présidents

RDC : La valse des présidents

TRIBUNE. En mai 1997, le peuple congolais vit les Américains, sous la casquette de la troïka, propulser Laurent-Désiré Kabila contre Mobutu tout comme jadis ils avaient poussé Joseph-Désiré Mobutu contre Lumumba en 1960 et contre Kasavubu en 1965. Quatre ans plus tard, plus précisément en janvier 2001, les mêmes américains vont assassiner leur nouveau coopté pour le remplacer par un jeune homme que Mzee aurait porté dans ses valises et protégé comme un fils. Par son parricide, il prendra la place de Mzee et sera adoubé par toutes les puissances occidentales. Ces noces connaîtront un premier couac en 2009 lorsque le nouveau nègre de service va se mettre à flirter avec les chinois (ennemis jurés des Yankees). Il se trouvera vilipendé et bloqué par ceux-là mêmes qui lui avaient déroulé le tapis rouge aux premiers mois de son parricide. Ils feront échec à son plan de glisser au-delà des limités fixées par la constitution au mandat présidentiel et au final il ne lui restera qu’une seule solution de survie, à savoir signer un deal politique avec son successeur “nommé” par lui contre le verdict des urnes en vue d’assurer ses arrières, d’échapper à toute poursuite judiciaire pour les crimes commis mais surtout d’espérer pouvoir revenir aux affaires. Les américains vont fermer les yeux sur les “arrangements à l’africaine” ( formule choc de Yves Le Drian) caractérisant l’intronisation du nouveau venu tant que leurs intérêts géostratégiques semblaient être assurés. Les fanfaronnades de l’ambassadeur Nzita à Kinshasa en sont la preuve éloquente jusqu’à ce qu’éclate la guerre de l’Ukraine suivie de sanctions contre la Fédération russe auxquelles souscrit dans un premier temps le président congolais avant sa brusque bascule, demandant à la Monusco de dégager et aux Russes ( seconds ennemis jurés des yankees) une aide militaire en munitions et en formateurs militaires pour sécuriser l’Est congolais. Entre-temps le délai butoir du deal CACH-FCC signé en 2019 semble toucher à sa fin et aucun congolais ne sait dire de quoi sera faite la nouvelle valse présidentielle en 2023. Les congolais s’obstinent à rester amnésiques et continuent de croire mordicus à l’illusion des élections libres et démocratiques alors que depuis 1960, le peuple de ce pays sait pertinemment bien qu’il n’a jamais réussi à voter souverainement pour un président sorti des urnes. Depuis les heures de l’indépendance nationale jusqu’à ce jour, un seul ACTEUR majeur a été et reste déterminant à toutes les transitions politiques. C’est lui qui a toujours décidé unilatéralement de tous les changements à la tête de l’Etat congolais. Un seul, disais-je, et son nom n’a jamais changé durant 64 ans d’indépendance nominale de ce vaste pays. Si à ce mercredi 7 septembre 2022 qui équivaut au 25 e anniversaire du décès du Maréchal Mobutu, les congolais arrivent un tantinet à relire leur douloureuse histoire pour en tirer des leçons utiles, ils auront accompli un pas de géant pour pouvoir changer la donne politique de leur destin. Par Germain Nzinga

Loi électorale : Jean-Pierre Bemba éligible, Joseph Kabila inéligible (André Mbata)

Loi électorale : Jean-Pierre Bemba éligible, Joseph Kabila inéligible (André Mbata)

Joseph Kabila, ancien Président de la République démocratique du Congo, est inéligible aux prochaines élections. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, André Mbata l’a affirmé samedi 4 juin, lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa.  « Je suis revenu sur l’article 220 de la Constitution. Notre ancien Président, nous l’aimons bien, mais il ne pourra pas revenir dans l’état actuel des choses. La Constitution est claire, il faut la lire », a déclaré André Mbata, qui intervenait après le vote de la proposition de la loi électorale à l’Assemblée nationale.  Cet article est ainsi libellé :  « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. »  Les députés nationaux ont examiné et voté jeudi 2 juin la proposition de loi électorale, après débat. Plusieurs innovations ont été apportées, dont la distinction des inéligibilités définitives pour les crimes graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre) de celles temporaires pour les autres infractions.  C’est le cas des personnes condamnées et qui ont purgé leurs peines.  « Si quelqu’un a été condamné pour corruption en 1980, doit-il être inéligible à vie ? Dès qu’il a apuré sa peine, il redevient éligible. [Dans cet ordre d’idées], Jean-Pierre Bemba et bien d’autres deviennent éligibles », a précisé André Mbata.  Après avoir été condamné à 18 ans de prison, l’ancien vice-Président de la RDC (entre 2003 et 2006), Jean-Pierre Bemba a été acquitté en 2018 par la Cour pénale internationale (CPI) « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».  Elections crédibles et transparentes  Le groupe de 13 parlementaires (G13) s’est retiré du débat sur la révision de la loi électorale et dit ne pas se reconnaitre dans le texte de loi voté à l’Assemblée nationale, André Mbata pense plutôt que la loi actuelle reprend toutes les dispositions nécessaires pour des élections « crédibles, transparentes, démocratiques et inclusives. »  Le G13 pense par exemple que l’interdiction de porter comme suppléant un parent n’a pas été pris en compte.   « Vous ne venez pas vous imposer à l’Assemblée nationale. Vous avez proposé. L’Assemblée va dire, ça je prends et ça, je ne prends pas », a soutenu le premier vice-Président de la Chambre basse.  Il pense que toutes les préoccupations soulevées ont été rencontrées, notamment la participation des femmes et la traçabilité des résultats.  « Après le vote, le bureau de vote se transforme en bureau de dépouillement. Les témoins sont présents dans la salle, ils contresignent les procès-verbaux et immédiatement après, les résultats sont affichés bureau de vote par bureau de vote », a expliqué André Mbata.  Concernant seuil de recevabilité de la liste électorale fixée à 60%, le premier vice-Président de l’Assemblée nationale a estimé qu’il a été introduit dans cette loi pour assainir l’espace politique congolais.  Après le vote de cette loi par l’Assemblée nationale, le Sénat dispose désormais de moins de 10 jours pour examiner cette loi en seconde lecture. 

RD Congo. La réconciliation Katangaise appelle à une réconciliation nationale !

RD Congo. La réconciliation Katangaise appelle à une réconciliation nationale !

OPINION. Le très chaleureux accueil reçu ce dimanche par Joseph Kabila Kabange lors de la messe clôturant le forum de réconciliation des élites du Grand Katanga à Lubumbashi assorti d’un tête à tête public entre ce dernier et son ancien frère ennemi Moïse Katumbi nous semble être une indication suffisante du succès de la démarche entreprise par l’Archêveque de Lubumbashi en vue d’amener les élites de la région cuprifere à restaurer leur concorde intracommunautaire. Cependant, au niveau du Consensus Nationaliste, nous estimons que cette réconciliation katangaise n’est pas moins un appel tacite pour l’amorce d’une dynamique de réconciliation nationale appelant notamment aussi bien des communautés ethniques antagonistes en Ituri, au Nord-Kivu et du Sud-Kivu que les Kasaiens et leurs oncles du Grand Bandundu à intérioriser la nécessité de s’investir pour une restauration de la concorde intercommunautaire en tant que ferment catalyseur du retour de la paix et stabilité dans notre grande nation qui ne fait que s’enliser dans la violence et la pauvreté au moment où ses petits voisins se développent en profitant de nos mesquines querelles intestines pour piller ses richesses nationales en intelligence avec la mafia des multinationales. Pour ce faire, il est à souhaiter que Son Excellence le Cardinal Fridolin Ambongo mette à profit la prochaine visite papale pour que le Saint-Père appelle les fidèles catholiques de l’Ituri, du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï et du Bandundu à se faire des promoteurs de la concorde et du vivre ensemble au sein de leurs communautés respectives pour le bénéfice d’une vaste dynamique de réconciliation nationale. Rappelons-nous que, dans sa prophétie de 1923, Simon Kimbangu avait dit, nous citons: … « . Des gouvernements des Blancs vont amener des gouvernements des Noirs à se faire des guerres. Le salut de notre nation tiendra de notre unité (Kintuadi). Fin de citation. Bonne réflexion. A suivre !!! Par Faustin Bosenge

RD Congo. Ni Joseph Kabila hier, ni Félix Tshisekedi demain ne sera la vraie cible du combat de notre peuple !

RD Congo. Ni Joseph Kabila hier, ni Félix Tshisekedi demain ne sera la vraie cible du combat de notre peuple !

OPINION. Albert Einstein affirmait que la folie consiste à faire chaque fois la même chose tout en s’attendant à un résultat différent. De 1960 jusqu’à ce jour, autant la mafia des multinationales qui fonde par définition sa prospérité sur la provocation des crises politiques évoluant vers des guerres civiles lui permettant de mieux piller nos ressources naturelles nous divise pour mieux nous asservir, autant nos élites politiques lui ont toujours facilité la tâche en dépensant plus de temps et de l’énergie à se tirer mutuellement dessus plutôt qu’à viser leur ennemi commun méconnu. C’est pourquoi, autant Mobutu était terrassé par la Conférence Nationale sans que rien ne change par la suite, autant Joseph Kabila a cédé le fauteuil présidentiel hier sans qu’aucune amélioration de notre situation s’en suive, autant Félix Tshisekedi quittera un jour le pouvoir tout en laissant derrière lui le même statu quo de la déchéance de notre Etat et d’une colonisation de facto de notre grande nation par ses petits voisins œuvrant en intelligence avec la mafia des multinationales aussi longtemps que nous saurons pas bien identifier la vraie cible de la lutte pour notre salut national qui n’est autre que la mafia des multinationales. Voilà pourquoi,au niveau du Consensus Nationaliste, nous conditionnons impérativement le succès de notre combat à une bonne identification de sa cible qui n’est autre que la mafia des multinationales. Voilà par où nous devons commencer pour faire des choses autrement afin d’arriver un jour à un résultat différent: celui de la restauration de notre grande nation. Bonne réflexion. A suivre !!! Par Faustin Bosenge

RD Congo. Et si Félix Tshisekedi, Joseph Kabila et Mbusa Nyamwisi détenaient les clés du retour de la paix à l’Est?

RD Congo. Et si Félix Tshisekedi, Joseph Kabila et Mbusa Nyamwisi détenaient les clés du retour de la paix à l’Est?

TRIBUNE. Autant il serait peu crédible de parler de la relance de notre agriculture et de l’industrialisation de notre économie sans un préalable retour de la paix sur toute l’étendue du pays, autant il est à se demander si les garants de notre sécurité nationale réalisent que le retour d’une paix durable à l’Est restera toujours très hypothétique même si un contingent de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est s’y ajoutait à celui des Ougandais, aussi longtemps qu’ils continueront à user des stratégies relevant de la guerre conventionnelle dans un contexte d’une guerre asymétrique, laquelle a la particularité de se s’articuler en une composante militaire, politique et psychologique. A notre humble avis, le tort de nos gouvernants est de se limiter à la seule solution militaire au détriment des approches politiques et psychologiques. Voilà pourquoi le Consensus Nationaliste implique notamment que le Président Félix Tshisekedi, son prédécesseur Joseph Kabila et le député honoraire Mbusa Nyamwisi, détenant chacun une des clés d’un retour d’une paix durable à l’Est, s’investissent ensemble dans une quête harmonieuse d’un solutionnement structurel de la question de l’Est. En effet, autant Félix Tshisekedi détient la clé de la solution militaire en sa qualité de Commandant Suprême ayant entre ses mains les rennes de nos forces armées, autant Joseph Kabila et Mbusa Nyamwisi peuvent respectivement être d’une très capitale contribution aux plans politique et psychologique en leurs qualités respectives de Commandant Suprême honoraire exerçant jusqu’à ce jour une certaine ascendance morale sur des hauts gradés des Fardc et d’un des leaders ethniques les plus écoutés de la zone du conflit dès lors que beaucoup de ceux que nous considérons comme des Adf ougandais ne sont que des compatriotes victimes des manipulations. Simon Kimbangu avait prédit que c’est notre unité qui sauvera notre nation. Bonne réflexion. A suivre!! Par Faustin Bosenge

Joseph Kabila et le seul cadeau que Félix Tshisekedi peut faire à la RDC

Joseph Kabila et le seul cadeau que Félix Tshisekedi peut faire à la RDC

OPINION. Au volant de sa jeep 4×4 rouge, il y a deux jours, Joseph Kabila a drainé une foule non négligeable au niveau du district de la Tshangu. Même si on connaît la propension des Kinois à acclamer et à glorifier n’importe qui, il faut reconnaître que les images de la scène sont assez surprenantes. Certaines personnes ont déclaré avoir été choquées par l’attitude de nos compatriotes acclamant et réclamant le retour du Raïs Kingakati. D’autres n’ont pas hésité à traiter ces compatriotes de tout et de rien… Quoi qu’on puisse penser de l’attitude des habitants de la Tshangu en particulier et des Kinois en général, le plus important ici est de se poser la question de savoir pourquoi de plus en plus de Congolais semblent réclamer le retour de Joseph Kabila. En lieu et place de gesticuler et d’avoir des réactions épidermiques, il faut plutôt s’interroger sur les causes profondes de ce que nous avons observé, il y a deux jours. Quand on prête attention aux propos tenus par la population de la Tshangu lors du passage de Joseph Kabila, l’on s’aperçoit que les gens en veulent à Félix Tshisekedi et à son pouvoir; ils lui en veulent tellement qu’ils sont prêts à accepter le retour de l’homme de Kingakati. Cela ne veut pas dire que tous ces gens apprécient nécessairement l’ancien président, loin de là. En fait, ils préfèrent l’ancienne époque où leur souffrance était loin d’être comparable à la situation dramatique qu’ils vivent aujourd’hui sous Tshilombo. Quelqu’un a écrit sur Twitter : « Félix Tshisekedi a réussi là où personne ne l’attendait : ramener Kabila au cœur des Congolais ». Il n’a pas tort. J’avais anticipé cette situation dès juin 2019 en faisant observer que Félix Tshisekedi et sa bande allaient finir par nous faire regretter Joseph Kabila. Dans les discussions privées avec plusieurs personnalités importantes du pays, y compris des gens qui gravitent autour de Félix, j’ai entendu des propos du genre : « Je ne pensais pas que j’allais dire un jour que l’époque de Joseph Kabila était mieux ». C’est dire à quel point le mandat usurpé de la Tshisekedie est une tragédie pour le peuple congolais. Après avoir soumis la RDC aux caprices du Rwanda et de l’Ouganda, détourné les maigres fonds de l’État et dépouillé le Congo et son peuple de tout sans aucun état d’âme, il reste une seule chose à Félix Tshisekedi : ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2023. C’est la seule réalisation de lui qui pourrait faire oublier, du moins temporairement, le génocide économique et social qu’il a commis en 4 ans de pouvoir. C’est le seul « cadeau » qu’il peut faire à ce pays et à son peuple après avoir détruit et sacrifié leur avenir pour un demi-siècle au moins… Par Patrick Mbeko