Une éclaircie qui ne profite toujours pas aux ménages marocains

Une éclaircie qui ne profite toujours pas aux ménages marocains

L’indice de référence des prix internationaux a baissé pour le onzième mois consécutif, selon la FAO Les prix des produits alimentaires continuent à baisser à l’échelle mondiale, bien que de façon marginale, a indiqué récemment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Un constat qui ne s’applique pas au Maroc où la baisse des prix des produits alimentaires – dernier cheval de bataille du gouvernement – se fait au compte-gouttes, à un rythme beaucoup trop lent aux yeux de nombreux ménages. Il faut dire qu’en dépit des initiatives annoncées pour enrayer la spirale de la hausse des prix, l’inflation reste sur toutes les lèvres et les rares et timides baisses enregistrées au niveau de quelques produits ne satisfont toujours pas les Marocains, à la proche du jeûne. Rappelons que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 8,9% en janvier 2023 en raison de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 16,8% et de celui des produits non alimentaires de 3,9%, comme l’a relevé en février dernier le Haut-commissariat au plan (HCP). Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une hausse de 0,4% pour la «Santé» à 9,6% pour  le «Transport», avait ajouté l’institution publique dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation (IPC) du mois de janvier 2023. Quoi qu’il en soit, et selon l’agence onusienne basée à Rome, en février 2023, l’indice de référence des prix internationaux des produits alimentaires a reculé pour le onzième mois consécutif. En s’établissant en moyenne à 129,8 points au titre du mois dernier, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a en effet enregistré une baisse modérée de 0,6% par rapport à janvier. Il affiche ainsi un niveau inférieur de 18,7% au pic qu’il avait atteint en mars 2022, souligne la FAO dans un communiqué. D’après l’organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec,  «le recul de l’indice s’explique par la baisse des cours des huiles végétales et des produits laitiers, qui a plus que contrebalancé la nette hausse des prix du sucre ». Dans le détail, les données recueillies montrent que l’indice FAO des prix des céréales est resté à peu près stable par rapport à janvier. Ainsi que le précise l’agence, «les prix internationaux du blé ont légèrement progressé pendant le mois, car la forte concurrence entre les pays exportateurs a fait contrepoids aux craintes suscitées par le temps sec aux Etats-Unis d’Amérique et à la forte demande de l’Australie ». Suite au ralentissement de l’activité commerciale observé dans la plupart des principaux pays exportateurs d’Asie, les prix internationaux du riz se sont tassés de 1%  au cours de la même période, a-t-elle noté. Commentant l’évolution de l’indice FAO des prix des huiles végétales, la FAO fait remarquer que les prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi durant le deuxième mois de l’année. Du coup, l’indice a perdu 3,2% par rapport à janvier. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des produits laitiers, les données suggèrent qu’il a reculé de 2,7% au cours du mois et que les plus fortes baisses étaient à mettre au compte du beurre et du lait écrémé en poudre. Quant à l’indice FAO des prix de la viande, l’agence onusienne annonce qu’il a  affiché quasiment le même niveau qu’au premier mois de l’année en cours. D’après son analyse, malgré les épidémies de grippe aviaire qui sévissent dans plusieurs des principaux pays producteurs, « les prix mondiaux de la volaille ont continué de diminuer dans un contexte de disponibilités exportables abondantes, tandis que les prix internationaux de la viande porcine ont progressé, principalement en raison des craintes que suscite le resserrement des disponibilités exportables en Europe ». Soulignons enfin que l’indice FAO des prix du sucre a bondi de 6,9% par rapport à janvier atteignant son plus haut niveau depuis six ans. Une évolution qui intervient suite à la révision à la baisse apportée aux prévisions de production de l’Inde pour 2022-2023, ainsi qu’à la baisse des prix internationaux du pétrole et de l’éthanol au Brésil, selon les explications de l’organisation. Alain Bouithy

Les prix mondiaux des denrées alimentaires sur un trend baissier pour le sixième mois d’affilée

Les prix mondiaux des denrées alimentaires sur un trend baissier pour le sixième mois d’affilée

Les prix des denrées alimentaires sont restés sur un trend baissier à l’échelle mondiale, pour le sixième mois consécutif en septembre, a annoncé  l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les prix des huiles végétales sont les premiers responsables du recul enregistré en septembre. « Le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires a affiché une baisse pour le sixième mois consécutif en septembre, avec un net recul des cours des huiles végétales qui a fait plus que contrebalancer la hausse des prix des céréales », a indiqué l’agence onusienne dans un récent rapport. En effet, comme l’explique l’organisation internationale dans son rapport, « le fléchissement de septembre tient à la forte chute des cours internationaux des huiles végétales et à la baisse modérée de ceux du sucre, de la viande et des produits laitiers ». Selon une analyse de la FAO, les baisses observées au cours du mois de septembre de ces produits ont largement neutralisé le rebond du sous-indice des prix des céréales. En s’établissant en moyenne à 136,3 points en septembre, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a accusé une baisse de 1,1% par rapport au mois d’août. L’organisation précise toutefois que le niveau de l’indice demeure supérieur de 5,5% à sa valeur d’il y a un an et de noter qu’il suit l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés. A l’origine de la baisse observée au cours du mois dernier, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a cédé 6,6% (10,8 points) au cours du même mois. Avec une valeur moyenne affichée de 152,6 points, il a ainsi atteint son niveau le plus bas depuis février 2021. Dans le détail, les données recueillies montrent un fléchissement des cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. D’après les analystes de la FAO, la persistance de stocks importants d’huile de palme, qui a coïncidé avec la hausse saisonnière de la production en Asie du Sud-Est, a tiré vers le bas les prix de cette denrée. Le repli du sous-indice est justifié par « la hausse des disponibilités d’huile de soja à l’exportation en Argentine, l’offre accrue d’huile de tournesol de la région de la mer Noire et la baisse des prix du pétrole brut », a expliqué l’organisation. En atteignant une valeur moyenne de 147,8 points en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,5% (2,2 points) par rapport au mois d’août et de 11,2% (14,9 points) de plus qu’en septembre 2021. Dans le détail, « les prix internationaux du blé ont enregistré un rebond de 2,2%, sous l’effet de préoccupations concernant l’état des cultures en Argentine et aux Etats-Unis d’Amérique où prédomine un temps sec ». Pour les experts de la FAO, cette progression a aussi pour causes le rythme rapide des exportations de l’Union européenne, qui se double d’une forte demande interne, et l’incertitude accrue qui pèse sur le prolongement de l’initiative céréalière de la mer Noire au-delà du mois de novembre. S’agissant des prix mondiaux du maïs, les données révèlent qu’ils n’ont quasiment pas bougé. Et pour cause : la vigueur du dollar américain a permis de « contrebalancer la pression exercée par la contraction des perspectives d’approvisionnement, alors que les prévisions de production ont encore été revues à la baisse aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne ». Quant à l’Indice des prix de tous les types de riz, la FAO note qu’il a progressé de 2,2%, en grande partie en raison des changements apportés par l’Inde à sa politique d’exportation. Commentant l’évolution de l’Indice FAO des prix des produits laitiers en septembre dernier, l’agence onusienne annonce que celui-ci s’est établi en moyenne à 142,5 points, perdant ainsi 0,6% (0,8 point) au cours de ce mois. Ce recul reflète « dans une large mesure les effets de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar américain, à quoi s’ajoutent les incertitudes du marché et des perspectives de croissance économique peu réjouissantes à l’échelle mondiale », selon les explications de la FAO. L’Indice FAO des prix de la viande s’est de son côté replié de 0,5% (0,6 point) après s’être établi en moyenne à 121,4 points en septembre dernier. Après analyse, il ressort qu’« il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de l’indice, dont la valeur demeure toutefois supérieure de 8,7 points (7,7%) à celle enregistrée au même mois de l’année dernière », a constaté l’institution internationale. Il ressort de la même analyse que les prix de la viande de bovins ont connu une baisse « du fait du niveau élevé des disponibilités à l’exportation au Brésil et d’une liquidation importante du cheptel bovin dans certains pays producteurs ». La FAO note cependant que les prix de la viande de volaille ont légèrement fléchi sous l’effet d’une demande atone à l’importation et que ceux de la viande porcine ont à l’inverse été en hausse suite à une offre insuffisante d’animaux prêts à l’abattage dans l’Union européenne. L’autre constat relevé durant le mois de septembre dernier, c’est le recul de 0,7% de l’Indice FAO des prix du sucre. Sous l’effet en grande partie de perspectives de production encourageantes au Brésil, d’une baisse des prix de l’éthanol et des fluctuations des taux de change, il a cédé 0,8 point par rapport au mois précédent. Précisant qu’il s’agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive de cet indice. Lequel a atteint son niveau le plus bas depuis juillet 2021, a rappelé l’organisation. Alain Bouithy

Les prix des produits alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix des produits alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur trend baissier à fin août pour le cinquième mois d’affilée, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pours l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’organisation internationale, le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires continue de fléchir, reflétant la baisse des cours de la plupart des produits de référence au titre du mois dernier. L’agence onusienne a toutefois noté que l’Indice FAO des prix des produits alimentaires, qui s’est établi en moyenne à 138,0 points en août, soit une baisse de 1,9% par rapport au mois de juillet, est tout de même resté à un niveau supérieur de 7,9% à sa valeur d’il y a un an. Dans le détail, les données recueillies par l’organisation montrent que les prix des céréales ont accusé un recul de 1,4% par rapport au mois précédent.Ce repli s’explique principalement par la «baisse de 5,1% des prix internationaux du blé due à l’amélioration des perspectives de production en Amérique du Nord et en Fédération de Russie, ainsi qu’à la reprise des exportations en partance des ports ukrainiens de la mer Noire», a indiqué la FAO dans son rapport. Selon le document rendu public récemment, au cours du même mois, les cours du riz sont globalement restés stables, tandis que ceux des céréales secondaires ont légèrement progressé, de 0,2%. A noter que «le raffermissement des prix mondiaux du maïs dû aux conditions de culture chaudes et sèches dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique a été compensé par le fléchissement des prix de l’orge et du sorgho», a précisé la FAO de même source. Concernant la production de céréales en 2022, l’institution internationale table sur une baisse de 38,9 millions de tonnes de la production mondiale de céréales, correspondant à un recul de 1,4%, par rapport à l’année précédente. Dans son rapport, il ressort en outre que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a reculé de 3,3% par rapport à juillet et s’est établi à un niveau légèrement en dessous de celui d’août 2021.«La poursuite de la baisse de l’indice s’explique par le recul des prix mondiaux des huiles de palme, de tournesol et de colza, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de soja», selon la FAO. Sous l’effet d’un accroissement des disponibilités exportables en Indonésie, les prix internationaux de l’huile de palme ont reculé pour le cinquième mois consécutif, a fait savoir l’organisation. Tandis que ceux de l’huile de soja ont augmenté modérément sur fond de craintes quant aux répercussions des conditions météorologiques défavorables sur la production aux Etats-Unis d’Amérique, a-t-elle constaté. En s’établissant en moyenne à 143,5 points en août, soit 3,0 points, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a perdu 2,0% au cours du mois dernier. Il n’empêche qu’il affiche encore une valeur supérieure de 23,5 pour cent à celle d’août 2021, a noté l’organisation dans son rapport. Notons que «les prix mondiaux du fromage ont enregistré leur dixième hausse mensuelle consécutive, tandis que ceux du lait se sont affaiblis dans un contexte d’augmentation de l’offre en provenance de Nouvelle-Zélande, malgré une baisse de la production en Europe occidentale et aux États-Unis d’Amérique», a expliqué la FOA. Avec une en moyenne de 122,7 points en août, soit 1,8 point, l’Indice FAO des prix de la viande a pour sa part fléchi de 1,5% par rapport à juillet, tout en maintenant en hausse de 8,2% par rapport à sa valeur d’il y a un an. Dans un contexte de disponibilités exportables abondantes au niveau mondial, les données montrent que «les cours internationaux de la volaille ont baissé en août, tandis que les prix de la viande bovine ont baissé en raison d’une demande intérieure faible dans certains des principaux pays exportateurs». Quant aux cours de la viande porcine, tout porte à croire qu’ils ont progressé au titre du même mois d’août. En n’atteignant qu’une valeur moyenne de 110,4 points en août, l’Indice FAO des prix du sucre a cédé 2,4 points (2,1%) par rapport au mois de juillet, traduisant ainsi la quatrième baisse mensuelle consécutive de l’indice (lequel avait atteint son niveau le plus bas depuis juillet 2021). La baisse de l’Indice FAO des prix du sucre s’explique principalement par «l’effet du relèvement du plafond des exportations en Inde et de la baisse des prix de l’éthanol au Brésil», selon la FAO. Alain Bouithy

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

Répit. Les prix mondiaux des produits alimentaires ont amorcé un repli au cours du mois d’avril 2022, à la suite principalement du léger recul des prix des huiles végétales et des céréales, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Après leur envolée au mois précédent, les prix des huiles végétales et du maïs ont affiché une légère baisse. Quant à ceux du riz, de la viande, des produits laitiers et du sucre, ils se sont accrus  légèrement au cours de la même période, a indiqué l’agence onusienne dans un nouveau rapport. Malgré ce recul, les données recueillies par l’institution internationale laissent cependant apparaitre une dégradation des perspectives concernant les échanges mondiaux. Quoi qu’il en soit, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 158,5 points en avril 2022, soit une baisse de 0,8% par rapport au niveau record atteint en mars », a constaté l’agence dans son rapport précisant qu’il était encore en hausse de 29,8% par rapport à son niveau d’avril 2021. Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a baissé de 5,7% en avril. D’après les données analysées, il efface près d’un tiers de la hausse enregistrée en mars, mais reste bien supérieur à son niveau enregistré un an auparavant. « Cette baisse s’explique par le recul des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de colza », a expliqué la FAO. Sous l’effet de la faiblesse des importations mondiales due aux coûts élevés, ainsi que de l’affaiblissement des perspectives concernant la demande en Chine, les prix internationaux de l’huile de palme ont pour leur part accusé un retrait modéré en avril dernier. Si le léger recul de l’indice est le bienvenu, en particulier pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier, l’Économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, note cependant que « les prix des produits alimentaires restent proches de leurs plus hauts niveaux atteints récemment, en raison du resserrement persistant du marché ». Ce qui, a-t-il estimé, « met à mal la sécurité alimentaire des plus vulnérables dans le monde entier». Tiré vers le bas par une baisse de 3,0% des prix mondiaux du maïs, l’Indice FAO des prix des céréales a, de son côté, cédé 0,7 point (0,4%) au cours du mois dernier, après avoir affiché une valeur moyenne de 169,5 points en avril. A noter que les prix internationaux du blé, qui se ressentent fortement du blocage prolongé des ports en Ukraine et des craintes suscitées par les conditions de culture aux États-Unis d’Amérique, ont gagné 0,2%, selon l’agence des Nations Unies. La FAO affirme toutefois que cette hausse a été tempérée par l’accroissement des expéditions de l’Inde et un volume d’exportations plus important que prévu en Fédération de Russie. Soutenus par une forte demande en Chine et au Proche-Orient, les prix internationaux du riz ont quant à eux augmenté de 2,3% par rapport à leurs niveaux de mars. L’Indice FAO des prix du sucre a progressé de 3,3% au cours de cette même période. Des données montrent qu’il a affiché une valeur moyenne de 121,8 points en avril, correspondant ainsi à une augmentation de 3,9 points depuis mars. Selon les explications de la FAO, cette évolution est justifiée par « la hausse des prix de l’éthanol et de craintes au sujet du lent démarrage de la récolte de 2022 au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre ». Dans son rapport, l’agence onusienne note toutefois que des disponibilités plus importantes que prévu en Inde, exportateur majeur de sucre, ont renforcé les perspectives mondiales en matière d’offre et ont empêché une hausse plus substantielle des prix. S’agissant de l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 121,9 points en avril, enregistrant ainsi une hausse de 2,2% (2,7 points) par rapport au mois précédent et atteignant du coup un nouveau niveau record. Une évolution due à la hausse des prix de la volaille, de la viande de porcins et de la viande de bovins. Comme l’explique l’agence, « les perturbations qui touchent les exportations de l’Ukraine et la propagation de la grippe aviaire dans l’hémisphère Nord ont eu des incidences sur les prix de la volaille », tandis que les prix de la viande d’ovins ont affiché une valeur moyenne légèrement plus faible. En s’établissant en moyenne à 147,1 points en avril, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 0,9%, soit 1,3 point, de plus qu’en mars. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive de l’Indice qui s’établit ainsi à 28,0 points (23,5%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an, a fait savoir la FAO. Selon elle, « en avril, la tendance haussière des prix des produits laitiers s’est poursuivie, sous l’effet d’un resserrement persistant des disponibilités mondiales, car la production laitière en Europe de l’Ouest et en Océanie a continué d’afficher des résultats en dessous de ses niveaux saisonniers ». A noter que la plus forte hausse est à mettre au compte des prix internationaux du beurre, dont la demande s’est envolée du fait de la pénurie actuelle d’huile de tournesol et de margarine, a conclu l’agence. Alain Bouithy

Huiles végétales et produits laitiers tirent les prix vers le haut

Huiles végétales et produits laitiers tirent les prix vers le haut

Les prix mondiaux des produits alimentaires étaient en hausse au cours du mois de janvier 2022, annonce l’Agence des Nations Unies pour l’aliment et l’agriculture (FAO). En s’établissant en moyenne à 135,7 points le mois dernier, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une hausse de 1,1% par rapport à décembre 2021. La progression de cet indice est due «en premier lieu à la hausse de 4,2% en glissement mensuel de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, dont la tendance à la baisse enregistrée en décembre s’est inversée et qui a atteint son plus haut niveau historique», a expliqué l’agence onusienne. A en croire la FAO, les cours de toutes les principales huiles ont augmenté également au cours de la même période en raison de la hausse des prix du pétrole brut. Dans son rapport, l’organisation internationale attribue l’évolution «des prix de l’huile de palme en grande partie aux craintes concernant la possible diminution des disponibilités exportables en Indonésie, premier exportateur mondial. La même source explique, par ailleurs, que les prix de l’huile de soja ont pour leur part été soutenus par d’abondants achats à l’importation, en particulier de la part de l’Inde. Quant aux prix de l’huile de colza, ils ont été portés par la poursuite du resserrement de l’offre a poursuivi la FAO notant, en ce qui concernant l’huile de tournesol, que le resserrement de l’offre et la hausse de la demande mondiale à l’importation se sont répercutés sur les cours. Cité dans un communiqué de la FAO, Boubaker Ben-Belhassen, Directeur de la Division des marchés et du commerce de la FAO, estime que «la diminution des disponibilités exportables, qui s’ajoute à d’autres contraintes sur le plan de l’offre, en particulier le manque de main-d’œuvre et les conditions météorologiques défavorables, est en grande partie à l’origine de cette augmentation des prix, qui atteignent un niveau record». En progression de 2,4%, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré sa cinquième hausse mensuelle consécutive, selon l’agence qui précise cependant que les plus fortes hausses étant à mettre au compte sont celles du lait écrémé en poudre et du beurre. Notons que le resserrement des marchés mondiaux des produits laitiers fait suite à la réduction des disponibilités exportables en provenance de l’Europe de l’Ouest, au fait que l’on attende une production en dessous de la moyenne en Océanie dans les mois à venir ainsi qu’aux retards dans le traitement et le transport dus au manque de main‑d’œuvre lié à la covid-19, comme l’a fait savoir la FAO dans son communiqué. Selon la même source, l’Indice FAO des prix des céréales s’est légèrement accru de +0,1% par rapport à décembre 2021 : les prix du maïs à l’exportation ont progressé de 3,8%, ceux du blé ont accusé un recul de 3,1% tandis qu’une hausse mensuelle de 3,1% a été observée au niveau des prix internationaux du riz. Notons que «l’Indice FAO des prix de la viande a légèrement augmenté en janvier, les prix internationaux de la viande de bovins atteignant un niveau record, tandis que les prix de la viande d’ovins et de la volaille se sont assouplis» également, fait savoir l’agence onusienne ajoutant que ceux de la viande de porcins ont légèrement augmenté. En recul de 3,1% par rapport au mois précédent, l’Indice FAO des prix du sucre est le seul sous-indice à afficher une baisse en janvier dernier. En cause : «les perspectives de production favorables dans des pays exportateurs majeurs, l’Inde et la Thaïlande, ainsi que de l’amélioration des précipitations et de la baisse des prix de l’éthanol au Brésil», d’après les explications de la FAO. Alain Bouithy

Flambée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales

Flambée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales

Les cours mondiaux des produits alimentaires n’affichent toujours pas de changement de tendance. Bien que la production mondiale de céréales soit en voie d’atteindre un nouveau record, ils ont enregistré leur plus forte hausse mensuelle depuis plus d’une décennie. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 127,1 points en mai, soit 4,8% de plus qu’en avril et 39,7 de plus qu’en mai 2020», a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a atteint son plus haut niveau depuis septembre 2011 et ne se situe plus qu’à 7,6% de son record historique en valeur nominale. En effet, selon les précisions de la FAO, «la hausse enregistrée en mai est la plus forte progression mensuelle de l’indice depuis octobre 2010. Il s’agit également de la douzième hausse mensuelle consécutive de la valeur de l’indice, qui atteint son niveau le plus haut depuis septembre 2011 et s’établit à seulement 7,6% de son niveau record, 137,6 points, enregistré en février 2011». La hausse de l’indice, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés, s’explique par l’envolée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales, a indiqué l’agence onusienne soulignant également le raffermissement des prix de la viande et des produits laitiers. En effet, sous l’effet principalement de la hausse des cours des huiles de palme, de soja et de colza, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 7,8% en mai. Il s’est ainsi établi en moyenne à 174,7 points en mai, soit un gain de 12,7 points par rapport au mois précédent qui marque sa douzième hausse mensuelle consécutive, a souligné l’organisation. «L’augmentation des prix de l’huile de palme s’explique par la faible croissance de la production dans les pays d’Asie du Sud-Est, tandis que la forte demande mondiale prévue, en particulier dans le secteur de l’agrogazole, a tiré les prix de l’huile de soja vers le haut», selon l’agence des Nations unies. Même si les exportations abondantes de l’Inde ont contribué à atténuer la flambée, l’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 106,7 points en mai, correspondant à une hausse de 6,8% (6,8 points) par rapport à avril. Cette évolution est « principalement imputable à des retards de récolte et à des craintes concernant une baisse des rendements des cultures au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre», a expliqué l’organisation. Egalement en hausse, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 6% par rapport au mois d’avril et 36,6% par rapport à sa valeur de mai 2020, en raison d’une hausse des prix internationaux du maïs, qui enregistrent une valeur moyenne supérieure de 89,9% à celle de mai 2020. En raison principalement de l’amélioration des perspectives de production aux Etats-Unis d’Amérique, il apparaît cependant que «les prix du maïs ont commencé à reculer à la fin du mois de mai», a constaté la FAO. Tout comme ceux du blé qui ont progressé en moyenne de 6,8% par rapport à avril, alors que les cours du riz sont restés stables. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, les données recueillies par l’agence montrent qu’il a progressé de 2,2% (2,3 points) par rapport à avril. Et pour cause : les cours de tous les types de viande ont connu une augmentation « en raison de l’accélération des achats à l’importation en Chine, ainsi que de la hausse de la demande interne de viande de volaille et de viande de porcins dans les principales régions de production ». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les chiffres de l’agence onusienne font état d’une hausse mensuelle de 1,8%, affichant une valeur moyenne supérieure de 28% à celle de l’année dernière à la même période. A en croire la FAO, « cette hausse est due à la vigueur de la demande à l’importation de lait écrémé en poudre et de lait entier en poudre », a-t-elle relevé notant que les prix du beurre ont de leur côté reculé pour la première fois depuis près d’un an, sous l’effet de l’augmentation des disponibilités exportables en Nouvelle-Zélande. Alain Bouithy

Les prix des produits alimentaires enregistrent leur dixième hausse consécutive à l’échelle mondiale

Les prix des produits alimentaires enregistrent leur dixième hausse consécutive à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des denrées alimentaires se sont envolés en mars 2021 pour le dixième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 118,5 points en mars, soit une hausse de 2,1% par rapport à février et son niveau le plus haut depuis juin 2014 », a indiqué l’agence onusienne dans un rapport rendu public récemment. Cette inflation est portée principalement par les gains enregistrés dans les sous-indices des huiles végétales, de la viande et des produits laitiers, alors que ceux des céréales et du sucre ont perdu du terrain, a expliqué la FAO. En effet, selon les données recueillies, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 8% par rapport au mois précédent, en raison de la hausse des valeurs des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Avec une valeur moyenne de 159,2 points en mars, correspondant à un gain de 11,8 points, l’indice a presque atteint son plus haut niveau depuis 10 ans. Soulignons que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur dixième hausse mensuelle consécutive, ceux de l’huile de soja ont fortement progressé, tandis que le resserrement prolongé des disponibilités des huiles de colza et de tournesol, respectivement au Canada et dans la région de la mer Noire, a continué de soutenir les prix. En s’établissant à une valeur moyenne de 117,4 points en mars, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a fait un bond de 3,9% par rapport au mois de février. L’analyse des données publiées par la FAO laisse apparaître qu’«il s’agit du dixième mois consécutif de hausse de l’indice, qui est désormais en hausse de 16% par rapport à sa valeur de l’année dernière à la même période », souligne le rapport. D’après l’organisation, les prix du beurre ont bénéficié de disponibilités quelque peu limitées en Europe et d’une hausse de la demande en prévision d’une reprise du secteur de la restauration. Dans son rapport, l’agence des Nations Unies ajoute que «les prix du lait en poudre ont également progressé, soutenus par une forte augmentation des importations en Asie, en particulier en Chine». En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, qui s’est établi en moyenne à 98,9 points en mars dernier, il a gagné 2,3% par rapport à février. Bien que la tendance à la hausse se poursuit pour le sixième mois consécutif, les données relatives à ce produit montrent que «l’indice se situe encore légèrement en dessous (0,5%) de sa valeur d’il y a un an», note la FAO. S’il ressort des chiffres publiés par l’organisation que les prix de la viande de bovins sont restés stables, alors que ceux de la viande d’ovins ont reculé, le rapport affirme que les importations de la Chine et la forte hausse des ventes internes en Europe ont entraîné une hausse des cours de la volaille et de la viande de porc. En mars dernier, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 123,6 points, accusant ainsi une baisse de 1,8% par rapport au mois de février. Mais en dépit de ce recul, l’organisation internationale relève qu’il est toujours en hausse de 26,5% par rapport à son niveau de mars 2020. Il est à souligner que «ce sont les prix du blé à l’exportation qui ont le plus baissé, principalement parce que l’offre est satisfaisante et que les perspectives de production pour les cultures de 2021 sont favorables», explique la FAO faisant remarquer que les prix du maïs et du riz ont également fléchi, alors que ceux du sorgho ont progressé. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, il apparaît qu’il s’est établi en moyenne à 96,2 points cédant ainsi 4,0%s, « sous l’effet des importantes exportations prévues en Inde ». Quoi qu’il en soit, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture constate qu’il reste supérieur de plus de 30% à son niveau d’il y a un an et qu’il s’agit du premier recul après les fortes hausses enregistrées lors des deux mois précédents. Alain Bouithy

La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont progressé pour le neuvième mois consécutif en février 2021, a annoncé jeudi 4 mars l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). D’après les chiffres publiés par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 116 points le mois dernier, soit 2,4% de plus que le mois précédent. La hausse enregistrée au cours du mois de février s’explique par la forte progression des sous-indices du sucre et des huiles végétales, a indiqué la FAO dans son rapport rendu public le jour même. En progression de 6,4% par rapport au mois de janvier, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 100,2 points en février. Il enregistre ainsi sa deuxième hausse mensuelle consécutive et atteint son niveau le plus haut depuis avril 2017. Mais à en croire l’organisation internationale, les baisses de la production dans les principaux pays producteurs et la forte demande à l’importation en Asie font toujours craindre un resserrement de l’offre à l’échelle mondiale.  Aussi, « les perspectives d’une reprise de la production en Thaïlande et d’une récolte record en Inde ont limité cette progression », a-t-elle poursuivi. Avec une valeur moyenne de 147,4 points en février, l’indice FAO des prix des huiles végétales a de son côté progressé de 6,2%. Il a atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Cette évolution fait suite au raffermissement des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Plus en détail, il ressort des données recueillies par l’agence que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur neuvième mois consécutif de hausse en février. Si les cours du soja ont poursuivi leur trajectoire ascendante, principalement en raison du resserrement actuel de l’offre mondiale avant l’arrivée de la nouvelle production en Amérique du Sud, le rapport indique que la hausse des prix des huiles de colza et de tournesol « s’explique respectivement par des perspectives de production plus faibles que prévu dans l’Union européenne en 2021 et par la poursuite du resserrement des disponibilités exportables dans la région de la mer Noire ». En ce qui concerne les cours internationaux des autres produits alimentaires les plus couramment échangés, il apparaît que l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 113 points au deuxième mois de l’année 2021. Il a ainsi gagné 1,7% (1,9 point). Cette hausse est soutenue par « les prix internationaux à l’exportation du beurre dans un contexte marqué par une forte demande à l’importation en Chine et une offre limitée en Europe occidentale », a expliqué la FAO faisant état de la baisse des prix du fromage en raison de l’abondance des stocks aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en février dernier, l’’indice FAO des prix des céréales s’est inscrit en hausse de 1,2% en moyenne par rapport au mois précédent. Portés par une forte demande qui se maintient en Chine, les prix du sorgho ont connu une hausse de 17,4% sur le mois ; alors que ceux « du maïs, du blé et du riz sont restés stables ou ont légèrement augmenté », relève l’agence des Nations unies. En effet, selon le rapport de la FAO, les prix internationaux du maïs ont augmenté légèrement de 0,9% par rapport au mois précédent, tandis que ceux du maïs ont grimpé de 45,5% par rapport à l’année dernière. Quant aux prix du blé à l’exportation, ils « sont restés à peu près stables en février, mais ils ont gonflé de 19,8% par rapport à leur niveau de l’année dernière », a précisé la FAO relevant que ceux du riz ont continué de progresser légèrement. Soulignons enfin que la contraction de l’offre de viande bovine et ovine dans les principales régions productrices a légèrement fait bondir l’indice FAO des prix de la viande de 0,6%. Il s’est ainsi établi en moyenne à 96,4 points par rapport au mois de janvier. Dans son rapport, la FAO explique qu’« il s’agit du cinquième mois consécutif de hausse, mais à un niveau qui reste inférieur de 4,1 points (4,0%) à celui du même mois de l’année dernière ». L’agence précise toutefois qu’« à la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l’Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l’Indice général est calculé et publié ». Alain Bouithy