Les prix mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur ascension

Les prix mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur ascension

Portés par la flambée des prix des huiles végétales et les tensions persistantes sur les marchés de l’énergie L’indice FAO des prix des produits alimentaires poursuit sa tendance à la hausse, enregistrant sa troisième hausse mensuelle consécutive sur fond d’augmentation des prix des huiles végétales, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les données recueillies par l’agence onusienne montrent que la hausse des prix des céréales et du riz, dans un contexte de perturbations liées à la crise du détroit d’Ormuz, a également eu des incidences sur l’indice. Ainsi, « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,7 points en avril, soit une hausse de 1,6% par rapport à sa valeur révisée de mars et de 2,0% par rapport à son niveau enregistré un an auparavant», a noté l’organisation internationale précisant toutefois que l’augmentation à des degrés divers des indices des prix des huiles végétales, de la viande et des céréales a été contrebalancée par la baisse des prix du sucre et des produits laitiers. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a progressé de 0,8% par rapport à mars et de 0,4% par rapport à il y a un an, suite à une appréciation des prix des principales céréales, à l’exception du sorgho et de l’orge. Les prix mondiaux du blé ont augmenté de 0,8%, «sous l’effet d’une pression haussière due à la sécheresse dans certaines parties des Etats-Unis d’Amérique et à une probabilité plus élevée que les précipitations soient inférieures à la moyenne en Australie», a expliqué la FAO. Selon l’organisation, « la hausse des prix a été accentuée par la diminution des semis de blé prévue en 2026, car les agriculteurs se sont tournés vers des cultures moins gourmandes en engrais, dont les prix sont actuellement hauts en raison des coûts élevés de l’énergie et des perturbations liées à la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Selon les dernières informations communiquées par l’agence, les prix mondiaux du maïs ont gagné 0,7%, alors que ceux du sorgho ont reculé de 4,0%. En raison de la hausse des prix du riz Indica et du riz parfumé, l’indice FAO des prix de tous les types des riz a, pour sa part, progressé de 1,9% en avril. En s’établissant en moyenne à 193,9 points en avril, en raison de l’affermissement des prix des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza, l’indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 5,9% par rapport à mars et a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis juillet 2022. Les prix internationaux de l’huile de palme sont restés sur une tendance haussière pour le cinquième mois consécutif en avril, a fait savoir l’organisation justifiant cette progression en grande partie par le fait que  «l’on s’attend à une hausse de la demande de la part du secteur des biocarburants, qui bénéficie de mesures d’incitation mises en place dans plusieurs pays producteurs et de la hausse des prix du pétrole brut». L’indice FAO des prix de la viande a atteint un nouveau record en avril En affichant une valeur moyenne de 129,4 points, correspondant à 1,6 point (1,2%) de plus qu’en mars et 7,8 points (6,4%) de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant, l’indice FAO des prix de la viande a, de son côté atteint un nouveau record en avril. «Cette augmentation s’explique par une hausse des prix de tous les types de viande, à l’exception de ceux de la viande ovine, qui sont restés globalement stables», a indiqué l’institution soulignant que les prix de la viande bovine ont atteint un nouveau plus haut, sous l’effet de la hausse des cours à l’exportation au Brésil, dans un contexte d’offre limitée de bovins prêts à l’abattage. A noter que les prix des produits laitiers et du sucre ont accusé un recul au cours de la même période, selon les données recueillies. En effet, en n’affichant qu’une valeur moyenne de 119,6 points en avril, soit 1,3 point (1,1%) de moins qu’en mars, l’indice FAO des prix des produits laitiers est resté en recul de 32,1 points (21,2%) par rapport à son niveau enregistré un an auparavant, principalement sous l’effet d’une baisse des cours internationaux du beurre et du fromage. Quant à l’indice FAO des prix du sucre, il a perdu 4,7% par rapport à mars et affiché 21,2% de moins qu’un an plus tôt. Ce recul s’explique principalement «par les prévisions d’une offre mondiale abondante pendant la campagne actuelle, renforcées par l’amélioration des perspectives de production dans les principaux pays producteurs d’Asie, notamment la Chine et la Thaïlande», a indiqué la FAO. Alain Bouithy Máximo Torero : Les systèmes agroalimentaires mondiaux restent résilients. «Malgré les perturbations liées à la crise dans le détroit d’Ormuz, les systèmes agroalimentaires mondiaux continuent de faire preuve de résilience. Les prix des céréales n’ont augmenté que modérément jusqu’à présent, car les stocks étaient relativement abondants et les disponibilités issues des campagnes précédentes étaient adéquates. Les prix des huiles végétales affichent toutefois une hausse plus marquée, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole, qui fait croître la demande de biocarburants et exerce une pression supplémentaire sur les marchés des huiles végétales», a déclaré M. Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.

FAO: Hausse des prix de la viande, des produits laitiers et des huiles végétales à l’échelle mondiale

FAO: Hausse des prix de la viande, des produits laitiers et des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une valeur moyenne de 128.0 points en juin 2025, soit 0,5% de plus qu’en mai, a annoncé récemment l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les prix internationaux des céréales et du sucre ont certes reculé, mais cette baisse a été compensée par une hausse des prix des produits laitiers, de la viande et des huiles végétales. « L’indice avait gagné 5,8% en juin 2025 par rapport à sa valeur enregistrée un an auparavant, mais il était encore bien en dessous de son niveau record de mars 2022 », selon l’agence onusienne. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a cédé 1,5% en juin par rapport au mois précédent. Les prix mondiaux du maïs ont nettement reculé pour le deuxième mois consécutif, sur fond de disponibilités exportables abondantes en Argentine et au Brésil. Les prix du sorgho et de l’orge ont eux aussi diminué, indique la FAO. En revanche, les prix du blé ont augmenté en raison d’inquiétudes quant aux conditions météorologiques dans certaines régions de l’Union européenne, de la Fédération de Russie et des États-Unis d’Amérique. Les prix internationaux du riz ont légèrement fléchi, principalement ceux des variétés Indica, en raison d’un affaiblissement de la demande. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a progressé de 2,3% depuis le mois de mai, les principaux gains étant à mettre au compte des cours des huiles de palme, de soja et de colza. Les prix internationaux de l’huile de palme ont grimpé de près de 5%, ce qui tient à une forte demande mondiale. Les prix de l’huile de soja ont eux aussi augmenté en juin, parce que l’on s’attend à un accroissement de la demande d’agrocarburants au Brésil et aux États-Unis d’Amérique et que les prix du soja ont monté en Amérique du Sud dans un contexte de demande internationale soutenue. Les prix de l’huile de colza se sont eux aussi appréciés, sous l’effet d’un resserrement des perspectives en matière d’offre mondiale, tandis que les prix de l’huile de tournesol ont fléchi du fait de l’amélioration des prévisions de production dans la région de la mer Noire. L’indice FAO des prix de la viande a de son côté gagné 2,1% en juin et a atteint un nouveau record. Les prix mondiaux de la viande bovine, porcine et ovine ont tous augmenté, tandis que ceux de la volaille ont continué de reculer. Quant à l’indice FAO des prix des produits laitiers, il a enregistré une hausse de 0,5% en juin par rapport au mois précédent, les prix du beurre ayant atteint un nouveau plus haut, dans un contexte d’offre limitée en Océanie et dans l’Union européenne, conjuguée à une demande toujours forte en Asie. Les prix du fromage ont augmenté pour le troisième mois d’affilée, tandis que les prix du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre ont fléchi en raison d’une demande atone et de l’abondance des disponibilités. Enfin, l’indice FAO des prix du sucre a reculé de 5,2% par rapport au mois de mai. Il s’agit de la quatrième baisse mensuelle consécutive de l’indice, qui tombe à son niveau le plus bas depuis avril 2021. Ce recul s’explique par l’amélioration des perspectives de production au Brésil, en Inde et en Thaïlande, où des conditions météorologiques favorables et l’accroissement des superficies ensemencées devraient entraîner une hausse de la production. Patricia Engali avec CP

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Les prix internationaux de tous les principaux produits alimentaires ont bondi en septembre, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans un récent rapport, l’agence onusienne révèle que « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a affiché sa plus forte hausse depuis 30 mois en septembre, les cours de tous les groupes de produits qui figurent à l’indice ayant augmenté ». Ainsi, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 124,4 points en septembre, soit 3% de plus qu’en août et 2,1% de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant. Pour rappel, les prix internationaux de tous les produits alimentaires avaient enregistré une baisse au cours du précédent mois (août), hormis ceux du riz et du sucre. L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’était alors établi en moyenne à 121,4 points, traduisant ainsi un recul de 2,1% depuis le mois de juillet et de 24% par rapport au pic atteint en mars 2022. Selon l’organisation internationale, en septembre dernier, les données recueillies montrent que les prix du sucre ont enregistré la progression la plus marquée à l’échelle mondiale. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en septembre, l’indice FAO des prix du sucre a gagné 10,4% (soit 11,9 points) de plus qu’en août, une valeur cependant encore inférieure de 37 points (22,7%) à celle affichée un an auparavant. D’après les explications de la FAO, cette évolution s’explique principalement par la détérioration des perspectives de récolte au Brésil et par les inquiétudes quant à la décision de l’Inde de lever les restrictions sur l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol (ce qui pourrait avoir des incidences sur les disponibilités exportables de sucre du pays). En atteignant une valeur moyenne de 113,5 points en septembre, l’indice FAO des prix des céréales a pour sa part gagné, soit 3,3 points (3,0%) de plus qu’en août. L’institution indique toutefois que ce niveau reste encore inférieur de 12,8 points (10,2%) à celui de septembre 2023. La hausse enregistrée en septembre provient principalement de l’augmentation des prix du blé et du maïs à l’exportation, souligne le rapport. Après trois mois consécutifs de baisse, les prix mondiaux du blé sont en hausse, en raison du temps excessivement humide au Canada et dans l’Union européenne qui a suscité des inquiétudes.  Il importe toutefois de noter que cette hausse « a été partiellement compensée par les prix compétitifs des disponibilités en provenance de la région de la mer Noire ». Toujours selon la FAO,  les prix mondiaux du maïs ont eux aussi progressé, sous l’effet du faible niveau de l’eau du fleuve Madeira au Brésil et du fleuve Mississippi aux États-Unis d’Amérique, tandis que l’indice FAO des prix de tous les types de riz a cédé de 0,7%. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a affiché une valeur moyenne de 142,4 points en septembre, grimpant ainsi de 6,2 points (4,6%) par rapport au mois d’août et atteignant dès lors son niveau le plus haut depuis début 2023. L’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza explique cette variation, selon l’organisation qui justifie par ailleurs la hausse des prix internationaux de l’huile de palme par la production plus faible que prévu dans les principaux pays producteurs de l’Asie du Sud-Est. Quant au rebond des cours mondiaux de l’huile de soja, il « est principalement imputable à un volume de broyages moins important que prévu aux États-Unis d’Amérique », souligne le rapport. La progression de l’indice FAO des prix des produits laitiers de 3,8% en septembre est imputable à une hausse des prix de tous les produits laitiers. Pour la FAO, la plus forte augmentation est « à mettre au compte des prix du lait entier en poudre, qui se sont affermis en raison d’une forte demande à l’importation en Asie, malgré l’accroissement saisonnier de la production laitière en Océanie ». Quant à la hausse de l’indice FAO des prix de la viande, sa hausse de 0,4% est justifiée principalement par l’affermissement des prix de la volaille dû essentiellement à une forte demande à l’importation de produits en provenance du Brésil. L’organisation ajoute par ailleurs que « les prix mondiaux de la viande de bovins et de porcins sont restés stables, tandis que ceux de la viande d’ovins ont légèrement fléchi par rapport aux niveaux du mois d’août ». Alain Bouithy

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

La hausse des cours des huiles végétales, des produits carnés et du sucre compensant la baisse des prix des céréales Les cours internationaux des produits alimentaires sont restés inchangés au cours du mois de juillet 2024, pour le deuxième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La hausse des prix des huiles végétales, des produits carnés et du sucre ayant compensé la baisse actuelle de ceux des céréales, « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est resté globalement inchangé en juillet», a expliqué vendredi l’agence onusienne. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 120,8 points en juillet, un niveau légèrement inférieur à sa valeur révisée du mois de juin, qui était de 121 points», selon l’organisation internationale notant un recul de 3,1% de l’indice par rapport à sa valeur enregistrée un an plus tôt. Dans le détail, les prix mondiaux à l’exportation de toutes les principales céréales ayant affiché leur deuxième mois consécutif de baisse, les données recueilles montrent que l’Indice FAO des prix des céréales a reculé de 3,8% par rapport à juin. En effet, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 110,8 points en juillet, correspondant à une baisse de 4,4 points (3,8%) par rapport au mois de juin et 15,1 points (12,0%) de moins que sa valeur de juillet 2023. D’après les explications des experts de la FAO, les cours du blé ont fléchi en raison de l’accroissement des disponibilités saisonnières dû aux récoltes hivernales en cours dans l’hémisphère Nord et des conditions généralement favorables au Canada et aux États-Unis d’Amérique, qui laissent présager d’abondantes récoltes de blé de printemps plus tard dans l’année. Quant au recul des prix du maïs à l’exportation, il s’explique par la progression plus rapide que l’an dernier des récoltes en Argentine et au Brésil et par les conditions de culture qui sont restées solides aux Etats-Unis. L’institution note en outre que « l’Indice FAO des prix de tous les types de riz a reculé de 2,4% par rapport au mois de juin, dans un contexte d’activités commerciales globalement calme en ce qui concerne les variétés Indica et Japonica ». Poursuivant son analyse, l’organisation indique que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a en revanche gagné 2,4% par rapport à juin et a atteint son niveau le plus élevé depuis un an et demi. En effet, il a enregistré une valeur moyenne de 135  points en juillet, correspondant à une progression de 3,2 points par rapport à juin. Selon les explications de la FAO, «les cours mondiaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous augmenté, sous l’effet d’une forte demande d’huile de soja dans le secteur des agrocarburants et de la détérioration des perspectives de récolte concernant l’huile de tournesol et de colza dans plusieurs grands pays producteurs». Avec une valeur moyenne de 119,5 points en juillet, soit 1,5 point de plus qu’en juin et 1 point de plus que sa valeur de l’année dernière au même mois, l’Indice FAO des prix de la viande est ressorti en hausse de 1,2% au cours du mois dernier. Précisons que cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une forte demande d’importation de viande ovine, bovine et de volaille, quand bien même bien « les prix de la viande porcine auraient légèrement baissé en raison d’une offre excédentaire en Europe de l’Ouest», a fait savoir l’organisation. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, les données suggèrent qu’il a progressé de 0,7% par rapport au mois de juin, enregistrant ainsi une valeur moyenne de 120,2 points en juillet, soit 0,8 point de plus qu’au mois précédent. L’institution fait état d’une production plus faible que prévu au Brésil qui a contrebalancé les effets de l’amélioration des niveaux de pluies de mousson en Inde et les conditions météorologiques favorables en Thaïlande. A noter que l’Indice FAO des prix des produits laitiers est resté inchangé en juillet, la baisse des cours du lait en poudre ayant compensé la hausse des cours du beurre et du fromage. Selon la FAO, il «s’est établi en moyenne à 127,7 points en juillet, un niveau pratiquement identique à celui de juin et 8,6 points (7,2%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an», a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Les prix mondiaux des céréales reculent de 15,4% sur un an

Les prix mondiaux des céréales reculent de 15,4% sur un an

L’indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 122,8 points en décembre 2023, a annoncé en début de la nouvelle année l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Bien qu’en hausse de 1,8 point (1,5%) par rapport au mois de novembre, son niveau est encore inférieur de 24,4 points (16,6%) à celui de décembre 2022, a fait remarquer l’agence onusienne. Dans le détail, l’organisation internationale indique qu’après quatre mois consécutifs de recul, les prix du blé à l’exportation ont augmenté au douzième mois de l’année écoulée. Cette évolution s’est redressée « sous l’effet de perturbations logistiques dues aux conditions météorologiques dans certains des principaux pays exportateurs et de tensions en mer Noire dans un contexte de forte demande», a expliqué la FAO. Les données montrent que les prix mondiaux du maïs ont de leur part  ressorti en hausse durant la même période, a poursuivi l’organisation attribuant cette variation aux « craintes concernant les semis de la seconde récolte du Brésil et de contraintes logistiques qui ont entravé les expéditions en partance d’Ukraine ». L’analyse des autres céréales secondaires laisse apparaître une augmentation  des prix mondiaux de l’orge, une légère baisse de ceux du sorgho et un gain de 1,6% de l’indice FAO des prix de tous les types de riz par rapport à son niveau de novembre. D’après les explications de la FAO, la hausse de ce dernier « est imputable aux cours de l’Indica, qui ont progressé consécutivement aux commandes de certains acheteurs asiatiques ». Cette augmentation s’explique aussi par le fait d’une concurrence réduite entre les exportateurs qui est due aux restrictions à l’exportation imposées en Inde et à la maigreur des disponibilités au Viet Nam, a-t-elle ajouté. Selon l’indice, poursuit l’agence des Nations unies dans son rapport, les prix internationaux du riz ont enregistré une hausse annuelle de 21% en 2023, en grande partie en raison de craintes quant à l’impact du phénomène El Niño sur la production de riz et sous l’effet des restrictions à l’exportation imposées par l’Inde. Quant à l’indice des prix des céréales, il s’est établi à une valeur moyenne de 130,9 points sur l’ensemble de l’année 2023, ce qui représente une baisse de 23,8 points (15,4%) par rapport à la moyenne annuelle record de 2022. Cette baisse est due au fait que les marchés mondiaux ont été bien approvisionnés, a précisé la FAO. Dans l’ensemble, rappelons que l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 118,5 points en décembre 2023. Selon les chiffres de l’institution, iI est ressorti en baisse de 1,8 point (1,5%) par rapport à son niveau du mois de novembre dernier, « car le recul des indices des prix du sucre, des huiles végétales et de la viande a plus que compensé la hausse des indices des produits laitiers et des céréales », a-t-elle souligné notant qu’il cède 13,3 points (10,1%) par rapport à son niveau de décembre 2022. Sur l’ensemble de l’année 2023, la valeur moyenne de l’indice était inférieure de 13,7% à celle de l’année précédente, seul l’indice des prix internationaux du sucre ayant affiché une valeur supérieure sur cette période. En effet, « l’indice a enregistré une valeur moyenne de 124 points, soit 19,7 points (13,7%) de moins que sa valeur moyenne en 2022», peut-on lire. Alain Bouithy

Baisse marquée des cours du sucre à l’échelle mondiale

Baisse marquée des cours du sucre à l’échelle mondiale

L’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a fini l’année 2023 environ 10% en dessous de son niveau enregistré un an auparavant, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il «s’est établi en moyenne à 118,5 points en décembre, ce qui représente une baisse de 1,5% depuis novembre et de 10,1% par rapport à décembre 2022 », a indiqué la FAO notant que,  sur l’ensemble de l’année 2023, sa valeur moyenne était inférieure de 13,7% à celle de l’année précédente. Selon l’agence onusienne, la baisse la plus marquée a été observée au niveau des cours du sucre, en raison principalement du rythme soutenu de la production au Brésil, ainsi que de la diminution de l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol en Inde. Ainsi que l’a relevé l’organisation onusienne, « l’indice FAO des prix du sucre a cédé 16,6% depuis novembre et a atteint son niveau le plus bas depuis neuf mois, mais sa valeur est encore en hausse de 14,9% par rapport à décembre 2022 ». L’indice FAO des prix des huiles végétales a suivi la même tendance, puisqu’il a baissé de 1,4% par rapport à novembre, en raison de la faiblesse des achats d’huile de palme, de soja, de colza et de tournesol. A propos des cours de l’huile de soja, comme le relève la FAO, précisons qu’ils ont « en particulier été tirés vers le bas par un ralentissement de la demande dans le secteur de l’agrogazole et par l’amélioration des conditions météorologiques dans les principales régions de culture du Brésil ». Il est à souligner que la valeur de l’indice FAO des prix des huiles végétales sur l’ensemble de l’année 2023 était inférieure de 32,7% à celle de l’année précédente. Le fléchissement a aussi été observé dans l’évolution de l’indice FAO des prix de la viande qui a accusé un recul de 1% en glissement mensuel. Il est ainsi tombé à un niveau inférieur de 1,8% à celui de décembre 2022, sous l’effet de la faiblesse persistante de la demande à l’importation de viande de porc en Asie. Malgré l’abondance des disponibilités exportables dans les grandes régions de production, l’intérêt des acheteurs de la région pour la viande de bovins et la volaille s’est également amoindri durant cette période. En revanche, comme le montrent les données recueillies, les prix de la viande d’ovins ont augmenté à l’approche des fêtes de fin d’année. A l’inverse, les indices FAO des prix des céréales et ceux des produits laitiers ont pour leur part affiché des hausses au titre du mois de décembre dernier. Le premier indice a progressé de 1,5% en glissement mensuel, suite à la hausse « des prix du blé, du maïs, du riz et de l’orge, en partie sous l’effet de perturbations logistiques qui ont entravé les expéditions en partance des principaux pays exportateurs », selon les explications de l’institution internationale. Sur l’ensemble de l’année, il était en recul de 15,4% par rapport à la moyenne de 2022, en dépit du fait que l’indice FAO des prix de tous les types de riz ait enregistré une hausse de 21%, a-t-on fait remarquer attribuant cette variation au bon approvisionnement des marchés mondiaux. Quant au deuxième indice (produits laitiers), il ressort des chiffres qu’il a bondi de 1,6% par rapport à novembre, tandis que sa valeur était encore inférieure de 16,1% à celle de décembre 2022. L’agence onusienne attribue cette progression mensuelle principalement « à la hausse des cours du beurre et du fromage, qui s’explique par la vigueur des ventes internes en Europe de l’Ouest à l’approche des fêtes de fin d’année ». Elle constate, en outre, que la forte demande mondiale à l’importation a tiré vers le haut les prix internationaux du lait entier en poudre. Alain Bouithy

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Les prix internationaux des céréales ont enregistré une baisse en novembre 2023, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour  l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant un recul de 5,6% de cours des céréales secondaires et une diminution de 2,4% de ceux du blé. Selon les chiffres de l’agence onusienne, «l’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 121,0 points en novembre, soit un recul de 3,7 points par rapport à octobre et de 29,1 points (19,4%) par rapport à sa valeur d’il y a un an». En cédant 5,6%, les prix internationaux des céréales secondaires ont enregistré la plus forte baisse sur un mois, a indiqué l’organisation attribuant ce recul principalement à une forte diminution des prix mondiaux du maïs s’expliquant par «un accroissement des ventes des agriculteurs en Argentine et par la pression baissière découlant de l’augmentation saisonnière de l’offre aux Etats-Unis d’Amérique». Les données recueillies montrent en outre que les prix mondiaux de l’orge ont diminué, tandis que ceux du sorgho se sont légèrement affermis, a ajouté la FAO dans son nouveau rapport. Le fléchissement des cours internationaux du blé (2,4%) observé durant le mois écoulé s’explique principalement par « la hausse saisonnière de l’offre en Argentine et en Australie, où les récoltes progressent, et de la forte concurrence de la Fédération de Russie qui perdure», a-t-elle poursuivi. Dans un contexte d’évolution des prix contrastée pour l’ensemble des provenances et segments du marché, les chiffres de l’agence suggèrent une stabilité de l’Indice FAO des prix de tous les types de riz par rapport au mois précédent. Il est à souligner que l’Indice FAO des prix des produits alimentaires dans son ensemble s’est établi en moyenne à 120,4 points au cours du mois de novembre dernier. Il s’est ainsi établi à «un niveau identique à sa valeur révisée du mois d’octobre, car la hausse des indices des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre a compensé la baisse de ceux des céréales et de la viande», a fait remarquer l’Organisation précisant que l’indice accusait un recul de 14,4 points (10,7%) par rapport à son niveau enregistré un an auparavant. Concernant l’évolution mensuelle des prix internationaux des autres produits alimentaires couramment échangés dans le monde, la FOA annonce que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 3,4% par rapport au mois d’octobre, en raison de «l’augmentation des prix mondiaux de l’huile de palme et de l’huile de tournesol, qui a plus que compensé la baisse des cours de l’huile de soja et de l’huile de colza». En effet, les cours de l’huile de palme ont grimpé de plus de 6,0% en novembre, ceux de l’huile de tournesol ont progressé modérément, tandis que les prix des huiles de soja et de colza étaient en léger recul en novembre. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a, de son côté, connu une augmentation de 2,2% par rapport à octobre, après avoir affiché une valeur moyenne de 114,2 points en novembre, soit 2,5 points de plus qu’en octobre. Selon l’organisation, il s’agit de la deuxième hausse mensuelle d’affilée de l’indice, dont la valeur demeure toutefois inférieure de 23,2 points (16,9%) à celle de l’année dernière, au même mois. En hausse de 1,4% par rapport au mois dernier,  l’Indice FAO des prix du sucre a, pour sa part, enregistré une valeur moyenne supérieure de 41,1% au même mois l’année dernière. Cette évolution «est en majeure partie liée à l’intensification des craintes concernant les disponibilités exportables dans le monde pendant la campagne en cours», a expliqué la FOA soulignant un contexte de détérioration des perspectives de production dans deux des principaux pays exportateurs, la Thaïlande et l’Inde, du fait de conditions météorologiques très sèches associées au phénomène El Niño. Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 111.8 points en novembre, soit une légère baisse (0,4%) par rapport à octobre. Cette variation s’explique par le léger fléchissement des cours de la volaille et de la viande porcine et bovine. Alain Bouithy

Les prix alimentaires mondiaux tirés vers le bas en août

Les prix alimentaires mondiaux tirés vers le bas en août

Les prix internationaux de tous les produits alimentaires sont ressortis en baisse en août 2023, à l’exception du riz et du sucre, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 121,4 points en août, traduisant une baisse de 2,6 points (2,1%) par rapport au mois de juillet et un recul de 38,3 points (24,0%) par rapport au pic atteint en mars 2022, a indiqué l’agence onusienne. D’après l’organisation internationale, «ce recul s’explique par la baisse des indices des prix des produits laitiers, des huiles végétales, de la viande et des céréales, tandis que l’indice des prix du sucre a progressé modérément». Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a cédé 3,1% en août, contrebalançant ainsi partiellement la nette hausse de 12,1% enregistrée en juillet dernier. « Ce recul s’explique par la baisse des prix mondiaux des huiles de palme, de tournesol, de soja et de colza », a indiqué la FAO soulignant   la chute de près de 8% des prix de l’huile de tournesol au cours du mois, la baisse de ceux de l’huile de soja sous l’effet de l’amélioration des conditions de culture du soja aux Etats-Unis d’Amérique ainsi que le recul modéré  de l’huile de palme. En s’établissant en moyenne à 125,0 points en août, l’Indice FAO des prix des céréales a perdu 0,7% (0,9 point) par rapport à son niveau de juillet et 14,1% (20,6 points) par rapport à celui d’il y a un an. Il est à souligner que, sur fond de hausse saisonnière des disponibilités dans plusieurs des principaux pays exportateurs,  les prix internationaux du blé ont diminué de 3,8% en août tandis que les cours internationaux des céréales secondaires ont reculé de 3,4% suite à une offre mondiale abondante de maïs.  Toujours selon la FAO, les données en relation à cette rubrique montrent à l’inverse que «l’Indice FAO des prix de tous les types de riz a bondi de 9,8% depuis juillet et a atteint son cours nominal le plus élevé depuis 15 ans». Il est important de préciser que «les échanges ont été perturbés à la suite de l’interdiction des exportations de riz blanc Indica mise en place par l’Inde, le premier exportateur mondial de ce produit», comme le souligne l’agence. En affichant une valeur moyenne de 111,3 points durant le même mois, l’Indice FAO des prix des produits laitiers est ressorti en baisse de 4,0% (4,6 points) par rapport à juillet, suite essentiellement à la baisse des cours internationaux du lait entier en poudre. Ainsi que l’a fait savoir l’organisation, « il s’agit de la huitième baisse mensuelle consécutive de l’indice, dont la valeur accuse un retrait de 32,1 points (22,4%) par rapport à celle de l’année dernière au même mois ». En partie en raison d’une activité atone sur le marché due aux vacances d’été en Europe, la FAO a constaté aussi le recul des prix internationaux du beurre et du fromage au cours de cette même période. Après s’être établi en moyenne à 114,6 points, l’Indice FAO des prix de la viande s’est contracté de 3,0% (3,6 points) de moins qu’en juillet et de 5,4% (6,5 points) de moins que sa valeur enregistrée il y a un an. Selon les données relatives à cette rubrique, « les prix mondiaux de la viande d’ovins ont enregistré la plus forte baisse, sous l’effet d’une augmentation des disponibilités exportables, principalement en Australie, et d’un affaiblissement de la demande en Chine ». En progression de 1,3% (1,9 point) par rapport à juillet, l’Indice FAO des prix du sucre a atteint en août une moyenne supérieure de 34,1% (37,7 points) à celle d’il y a un an. « Cette hausse s’explique principalement par les préoccupations accrues que suscitent les répercussions du phénomène El Niño sur les cultures de canne à sucre, ainsi que par des précipitations en dessous de la moyenne en août et la persistance du temps sec en Thaïlande», a indiqué la FAO. L’agence constate toutefois que le volume important de la récolte qui a lieu actuellement au Brésil a limité la pression haussière sur les cours internationaux du sucre, tout comme la baisse des prix de l’éthanol et l’affaiblissement du real brésilien, a-t-elle fait remarquer.  Alain Bouithy