Forte envolée des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier

Forte envolée des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une nouvelle envolée au mois de janvier 2021. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 113,3 points en janvier, marquant une hausse de 4,3% par rapport à décembre 2020 et atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2014, a indiqué l’agence onusienne qui impute cette augmentation «à la forte hausse des sous-indices du sucre, des céréales et des huiles végétales». En détail, selon les données publiées par l’organisation internationale, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré sa septième hausse mensuelle consécutive. Avec un bond de 7,1%, il s’est établi en moyenne à 124,2 points en janvier dernier, ce qui correspond à 8,3 points de plus qu’en décembre. L’envolée des prix des céréales en janvier dernier était tirée par les cours internationaux du maïs, qui ont bondi de 11,2% et sont désormais 42,3% plus élevés qu’en janvier 2020, selon les explications de la FAO. Soulignons que « les cours du blé ont connu une hausse de 6,8%, en raison de la forte demande mondiale et des prévisions de diminution des ventes par la Fédération de Russie lorsque sa taxe à l’exportation de blé doublera en mars 2021 », comme l’a relevé la FAO dans un communiqué affirmant en outre la forte demande des acheteurs asiatiques et africains qui a soutenu les prix élevés du riz. En s’établissant en moyenne à 138,8 points en janvier, l’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une progression de 5,8% sur le mois. Il s’agit de son plus haut niveau depuis mai 2012. A en croire l’agence, « cette hausse s’explique entre autres par la production d’huile de palme plus faible que prévu en Indonésie et en Malaisie, en raison de pluies excessives et d’une pénurie persistante de travailleurs migrants, ainsi que par des grèves prolongées en Argentine qui ont réduit les disponibilités exportables d’huile de soja ». A noter aussi la hausse pour le huitième mois de suite des prix internationaux de l’huile de soja, suite à la réduction des disponibilités à l’exportation et de grèves qui perdurent en Argentine. Ainsi que celle des prix de l’huile de tournesol qui « ont continué à monter, car un important recul des récoltes de tournesol en 2020-2021 a contribué à un resserrement de l’offre mondiale », a déclaré la FAO. Concernant l’indice FAO des prix du sucre, l’organisation fait état d’une hausse de 8,1% par rapport à décembre, avec en moyenne 94,2 points en janvier, soit 7 points de plus. Cette hausse « découle en grande partie de craintes concernant un recul des disponibilités mondiales en 2020-2021 dû à une aggravation des perspectives de récolte dans l’Union européenne, en Fédération de Russie et en Thaïlande et à des conditions météorologiques plus sèches qu’à la normale en Amérique du Sud », a expliqué la FAO assurant que cette progression est également soutenue par la hausse des cours du pétrole brut et le raffermissement du réal brésilien. S’agissant de l’indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 111,0 points en janvier, affichant ainsi une hausse de 1,6%. Soit 1,7 point de plus qu’en décembre 2020 et une huitième hausse mensuelle consécutive. Cette augmentation est « emmenée par les achats importants de la Chine à l’approche des festivités du Nouvel An, parallèlement à la baisse saisonnière des disponibilités exportables de la Nouvelle-Zélande, selon l’agence onusienne. Quant à l’indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 96 points le mois dernier, en hausse de 1% par rapport à décembre, a fait savoir la FAO précisant que si l’indice a enregistré son quatrième mois de hausse consécutive, il cède toujours 7,6 points (7,3%) par rapport à sa valeur au même mois de l’année dernière. L’agence explique en outre que la hausse des cours de la viande est le « fait de fortes importations mondiales de viande de volaille, notamment en provenance du Brésil, alors que des épidémies de grippe aviaire ont limité la production et les exportations de plusieurs pays européens ». Alain Bouithy

Hausse vertigineuse des cours des huiles végétales à l’échelle mondiale

Hausse vertigineuse des cours des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une hausse vertigineuse de 14,5% au cours du mois de novembre 2020, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les cours de l’huile de palme continue leur remontée. Dans un rapport de référence, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 121,9 points en novembre dernier, correspondant à une forte hausse de 15,4 points (14,5%) en glissement mensuel. Soit son niveau le plus élevé depuis mars 2014. Selon les explications de l’organisation internationale, cette remontée est attribuée principalement aux nouvelles flambées des prix de l’huile de palme, ainsi qu’aux nouvelles augmentations de la valeur des huiles de soja, de colza et de tournesol. En effet, comme l’a relevé la FAO dans son rapport, «les cours internationaux de l’huile de palme étaient en hausse pour le sixième mois d’affilée, du fait d’un recul prononcé des stocks mondiaux, sous l’effet conjugué d’une production inférieure à la normale dans de grands pays producteurs et d’une forte demande mondiale à l’importation». Concernant les cours de l’huile de soja, les statistiques de l’agence onusienne montrent qu’ils se sont affermis en raison des disponibilités exportables limitées en Amérique du Sud et d’une demande dynamique à l’importation, notamment en Inde, a expliqué l’institution dans un communiqué. S’agissant des cours de l’huile de colza et de l’huile de tournesol, les données recueillies au titre du même mois ont révélé qu’ils «se sont encore renforcés face à la faiblesse des stocks. En parallèle, l’affermissement des prix du pétrole a également soutenu les cours des huiles végétales », selon la même source. Dans son rapport rendu public récemment, l’agence des Nations unies analyse aussi l’évolution des cours internationaux d’autres denrées alimentaires parmi les plus largement commercialisées à l’échelle mondiale. A savoir : les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. Ainsi qu’il ressort dudit rapport, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 2,5% par rapport au mois précédent, atteignant une moyenne supérieure de 19,9% à celle enregistrée en novembre 2019. Suite à l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux Etats-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi qu’aux vastes quantités achetées par la Chine, « les prix à l’exportation du blé ont augmenté, face à des perspectives de récolte moins bonnes en Argentine, tout comme les prix du maïs». Il apparait en revanche que les cours internationaux du riz se sont maintenus pendant le mois, le soutien apporté par la tension de l’offre et la fluctuation des taux de change dans certains pays exportateurs d’Asie du Sud-Est étant contrebalancé par la faiblesse de la demande et la pression liée aux récoltes dans d’autres grands pays exportateurs», a souligné la FAO. Avec une croissance mensuelle de 3,3%, soit 2,8 points de plus qu’en octobre, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 87,5 points en novembre. A noter que la hausse mensuelle des cours de ce produit, la deuxième consécutive, «était principalement imputable aux nouvelles données plus solides étayant de précédentes estimations qui indiquaient un repli de la production mondiale pendant la campagne de commercialisation 2020 2021», a expliqué l’organisation. Ajoutons que l’affermissement des prix du sucre est également dû aux «dégâts causés par un ouragan au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala, où des cultures de canne à sucre et des infrastructures ont été endommagées ». En progression de 0,9 point (0,9%) par rapport à octobre, l’indice FAO des prix des produits laitiers a, pour sa part, atteint en moyenne 105,3 points au mois dernier, suite essentiellement à l’affermissement des prix du beurre et du fromage. Il s’est ainsi approché de son niveau le plus élevé en 18 mois. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’indice FAO des prix de la viande qui est remonté pour la première fois au début de l’année. En effet, il a enregistré une hausse de 0,9% par rapport au précédent mois. Outre la viande de volaille dont le cours a accusé une baisse, les prix de la viande bovine, ovine et porcine ont tous augmenté. Globalement, on retiendra que les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte hausse au cours du mois de novembre. «L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 105,0 points, soit une appréciation de 3,9% par rapport à octobre et de 6,5% par rapport à sa valeur constatée il y a un an», a relevé l’agence des Nations unies précisant qu’il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus importante depuis juillet 2012. Une hausse qui a fait grimper l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014, a-t-elle affirmé. Alain Bouithy

Les prix des denrées alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix des denrées alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont accusé un recul en avril 2020, poursuivant ainsi leur tendance baissière pour le troisième mois consécutif. L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 165,5 points au cours du mois dernier, équivalant à une baisse de 3,4% par rapport au mois de février et à un recul de près de 10% par rapport au mois de janvier, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Mis à part les prix des céréales, qui n’ont que légèrement diminué, ceux des autres produits, à commencer par celui du sucre, ont connu d’importantes baisses par rapport au mois précédent, a souligné l’agence onusienne relevant que les impacts économiques et logistiques de la pandémie du nouveau coronavirus Covid-19 ont entraîné des réductions importantes de la demande pour plusieurs denrées alimentaires. En effet, l’Indice FAO du prix du sucre a reculé de 14,6% par rapport au mois de mars, atteignant ainsi son plus bas niveau en l’espace de 13 ans. Il s’agit du deuxième mois consécutif de baisse pour ce produit. Cette forte baisse est attribuée à la chute des prix mondiaux du pétrole brut qui « a eu pour effet de réduire la demande pour la canne à sucre destinée à produire de l’éthanol, et de ce fait, influençant la production de sucre et les stocks disponibles à l’exportation », a expliqué la FAO. Dans un communiqué rendu public récemment, l’organisation internationale a constaté que les mesures de confinement prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie ont au même moment engendré des pressions à la baisse sur la demande dans de nombreux pays. Selon les données statistiques, l’Indice FAO du prix des huiles végétales a accusé un recul de 5,2% au cours du même mois d’avril, son niveau le plus bas depuis août 2019, suite à la baisse de valeur des huiles de palme, de soja et de colza. Il a ainsi affiché une valeur moyenne de 131,8 points, soit 7,2 points de moins qu’au mois précédent. Pour l’agence onusienne, il ne fait aucun doute que « la baisse de la demande pour le biocarburant a également joué un rôle tout comme la baisse de la demande en provenance du secteur alimentaire et une production plus importante que prévu d’huile de palme en Malaisie, et de soja aux Etats-Unis ». En chute pour le deuxième mois consécutif, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a, pour sa part, baissé de 3,6% en avril. Il s’est ainsi établi à 196,2 points en moyenne, ce qui correspond à 7,3 points de moins qu’en mars et 18,8 points (8,8%) de moins que sa valeur d’avril 2019. D’après les analystes de l’agence, les prix du beurre et de la poudre de lait ont enregistré « des chutes vertigineuses face à la hausse des disponibilités à l’exportation et des stocks mais aussi de la faiblesse de la demande pour les importations et de la baisse des ventes aux restaurants dans l’hémisphère nord ». Concernant l’Indice FAO du prix de la viande dont la demande et l’approvisionnement ont été affectés en même temps, les statistiques indiquent qu’il s’est établi en moyenne à 168,8 points. Ce qui traduit une baisse de 4,7 points équivalant à un recul de 2,7% par rapport au mois de mars. Les analystes de la FAO ont en outre constaté que la relance partielle de la demande pour les importations en provenance de Chine s’est avérée insuffisante pour permettre d’équilibrer une chute des importations ailleurs. Par ailleurs, les principaux pays producteurs ont connu des problèmes logistiques et une forte chute de la demande en provenance du secteur alimentaire suite aux mesures de confinement, ont-ils souligné. Pour Upali Galketi Aratchilage, économiste à la FAO, cité dans le communiqué, tout indique que « la fermeture des restaurants et la baisse des revenus des ménages ont entraîné une baisse de la consommation et des pénuries de main-d’œuvre du côté du traitement. Cela a eu un impact sur les systèmes de production des principaux pays producteurs de bétail ». Quant à l’Indice FAO des prix des céréales, il apparaît qu’il a légèrement baissé pour avoisiner les 164 points en moyenne, soit un niveau légèrement inférieur à celui affiché au mois de mars dernier. Mais en dépit de cette baisse, la FAO a affirmé qu’il reste supérieur de près de 4 points (2,4%) à sa valeur du même mois de l’année écoulée, a fait savoir l’agence relevant que les prix mondiaux du blé et du riz ont de leur côté fortement augmenté tandis que ceux du maïs ont fortement chuté. En effet, dans son rapport, l’organisation a constaté que « les prix mondiaux du riz ont augmenté de 7,2% depuis mars, suite aux restrictions temporaires à l’exportation appliquées au Vietnam puis aussitôt annulées ». Tout comme ceux du blé qui « ont augmenté de 2,5% face à des prévisions indiquant que le quota des exportations en Russie serait rapidement atteint ». Alain Bouithy

Les cours des produits alimentaires au plus haut depuis plus de deux ans

Les cours des produits alimentaires au plus haut depuis plus de deux ans

En novembre, les prix des produits alimentaires ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de deux ans. La flambée des prix internationaux de la viande et des huiles végétales explique la forte hausse de l’indice FAO des prix des produits alimentaires qui a été en moyenne de 177,2 points au cours de ce mois. Ce renchérissement correspond à 2,7% de plus qu’en octobre et à 9,5% de plus qu’à la même période de l’année précédente, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En détail, l’Indice FAO du prix de la viande a enregistré sa hausse mensuelle la plus forte de ces dix dernières années marquée par un accroissement de 4,6%. «Les cotations de prix pour les viandes bovines et ovines sont celles qui ont connu la plus forte hausse, elle-même stimulée par une forte demande d’importation, surtout de la part de la Chine en prévision des festivités de fin d’année», a relevé l’agence onusienne soulignant que le prix de la viande de porc et de la volaille a également augmenté. Au cours de ce même mois, l’Indice FAO du prix de l’huile végétale s’est accru de 10,4%, tandis que les cotations de prix de l’huile de palme ont connu une hausse « dans un contexte caractérisé par une solide demande mondiale d’importation, un recours accru à la production de biocarburants et des prévisions de déficit d’approvisionnement l’an prochain. Les prix de l’huile de colza et de l’huile de soja ont aussi augmenté», a souligné la FAO. Encouragée par des prévisions exagérées selon lesquelles la consommation mondiale de sucre allait dépasser la production de cette denrée dans les années à venir, la hausse de l’Indice FAO du prix du sucre a été d’1,8% depuis octobre, si l’on en croit les chiffres publiés par l’organisation. Il est à noter que les conditions de croissance ont été bien loin d’être idéales en Thaïlande, en Inde, en France et aux Etats-Unis. Concernant l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il apparait que cet aliment n’a connu qu’une légère hausse depuis octobre due «à la baisse saisonnière de la production de lait en Europe et au fait que la forte demande mondiale n’a pas fléchi», selon la FAO. En revanche, l’évolution de l’Indice FAO du prix des céréales a connu une baisse d’1,2%. Ce repli s’inscrit «dans un contexte de forte compétition entre les principaux exportateurs mondiaux de blé», a précisé l’agence. A noter aussi que «le prix du riz a lui aussi diminué et les prix à l’exportation du maïs des USA ont subi une pression à la baisse, alors que ceux en Argentine et au Brésil ont été globalement plus stables». A propos toujours des céréales, la FAO a indiqué que les prévisions pour 2019 de cette denrée alimentaire devraient s’établir à 2 714 millions de tonnes, soit 2,1% de plus par rapport à 2018, atteignant ainsi la plus importante récolte jamais connue. A noter également que la dernière révision à la hausse reflète une production de céréales secondaires plus importante que celle attendue en Chine, en Fédération de Russie et en Ukraine. Selon les prévisions de la FAO, «la production mondiale de céréales secondaires, dont le maïs, devrait atteindre, selon les prévisions actuelles, les 1.433 millions de tonnes, soit un peu moins que le niveau record enregistré en 2017». Quant à la production mondiale de blé, elle devrait enregistrer une hausse de 4,8% par rapport à 2018 et atteindre les 766,4 millions de tonnes, suite à une révision à la hausse pour l’Union européenne. En parallèle, «la production mondiale du riz atteindra probablement les 515 millions de tonnes, soit une légère perte de 0,5% par rapport au record de 2018, avec l’Egypte, Madagascar et le Nigeria en bonne position pour permettre une reprise de toute la production du riz africain cette saison», a poursuivi l’organisation dans son rapport du mois. Alain Bouithy

Hausse des cotations de l’huile et de la viande à l’échelle mondiale

Hausse des cotations de l’huile et de la viande à l’échelle mondiale

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable au cours du mois de septembre, a annoncé l’Organisation des Nations unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a affiché une moyenne de 170 points, en hausse de 3,3% par rapport au même mois de l’année 2018. « Les prix mondiaux des produits alimentaires étaient stables en septembre, tandis que la baisse des prix du sucre a été compensée par la hausse des cotations pour les huiles végétales et la viande », a fait savoir l’agence onusienne. Comme en attestent les chiffres recueillis par l’organisation, l’Indice FAO des prix des céréales est resté globalement stable au cours du mois, tandis que les prix du blé ont augmenté et que ceux du maïs ont baissé. « Il s’est établi en moyenne à 157,6 points en septembre, un niveau presque identique à la moyenne d’août, mais en baisse de 3,9% (6,4 points) par rapport à septembre 2018 », a relevé l’organisation dans son dernier rapport. Quant aux prix mondiaux du riz, il ressort qu’ils ont légèrement baissé face à la faiblesse de la demande d’importation et des incertitudes entourant la politique aux Philippines et au Nigeria, a souligné la FAO. L’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint son plus haut niveau en un peu plus d’un an après avoir connu une hausse d’1,4% en septembre dernier. Il s’est établi en moyenne à 135,7 points, en hausse de 1,8 point par rapport à août. L’organisation attribue cette évolution à la stabilité de la demande en huile de palme en provenance de l’Inde et de la Chine et à l’accroissement des cotations de prix pour l’huile de colza, suite à la demande soutenue de l’industrie du biodiesel en Union européenne, a expliqué la FAO soulignant que la hausse des prix de l’huile minérale brute a contribué à soutenir les cours de l’huile végétale. Quant aux prix de l’huile de soja et de l’huile de tournesol, l’agence indique qu’ils ont reculé, « sous l’effet, respectivement, d’un ralentissement de la demande mondiale à l’importation et de la perspective d’une offre abondante dans la région de la mer Noire ». En s’établissant en moyenne à 168,0 points en septembre, en retrait de près de 6,8 points par rapport à août, l’Indice FAO du prix du sucre a enregistré une baisse de 3,9% depuis août. Ce recul d’un mois à l’autre s’explique par « les prévisions faisant état de larges stocks et de tendances favorables concernant l’offre, ainsi que de la baisse de la demande pour la canne à sucre au Brésil utilisée pour la production d’éthanol », selon la FAO. Pour bien comprendre la situation, l’organisation précise dans un communiqué que « la baisse des prix internationaux de l’énergie lors de la deuxième quinzaine de septembre a contribué à faire baisser les cours internationaux du sucre car les producteurs ont été incités à utiliser moins de canne à sucre pour produire de l’éthanol, en particulier au Brésil, premier exportateur mondial de sucre ». Concernant l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les statistiques recueillies indiquent qu’il s’est établi en moyenne à 193,4 points en septembre, ce qui correspond à une chute de 0,6% par rapport au mois précédent. En dépit de son recul au mois de septembre, il apparaît clairement que cet indice est resté en progression de 1,3% par rapport au même mois de l’année dernière. Soulignons qu’en septembre, les cours du fromage et du beurre se sont contractés, après que l’on a relevé une faible augmentation des disponibilités exportables, principalement en Nouvelle-Zélande où la production laitière s’approche de son pic saisonnier. D’où ce repli. L’agence onusienne a noté, en revanche, que « les prix du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre se sont affermis sous l’effet d’une forte demande à l’importation, dans un contexte de disponibilités exportables limitées, en particulier en Europe », a-t-elle souligné dans son communiqué. S’agissant de l’Indice FAO des prix de la viande, il ressort du rapport de l’organisation qu’il s’est établi en moyenne à 181,5 points en septembre, synonyme d’un accroissement de 0,8% en raison d’une forte demande d’importations en provenance de la Chine. Selon la FAO, les cours de la viande ovine et de la viande bovine ont continué à progresser en septembre, « en raison d’une solide demande à l’importation, en particulier en Chine, malgré d’importantes disponibilités exportables en Océanie », soulignant que les prix intérieurs de la viande porcine en Chine, premier marché mondial, sont en revanche restés aux niveaux élevés enregistrés le mois dernier. Alain Bouithy

Stabilité des prix des denrées alimentaires en décembre à l’échelle mondiale

Stabilité des prix des denrées alimentaires en décembre à l’échelle mondiale

A l’exception des produits laitiers et du sucre, les prix mondiaux des produits alimentaires ont affiché globalement une stabilité en décembre, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La hausse des prix mondiaux des céréales a cependant permis de compenser la baisse des cotations pour le sucre et les produits laitiers, a constaté la FAO notant que « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 161,7 points et a donc augmenté par rapport aux 161,6 points enregistrés le mois précédent ». Dans un communiqué rendu public récemment, l’agence a également noté que son « indice s’est établi en moyenne à 168,4 points, en baisse de 3,5% par rapport à 2017 et quasiment 27% en dessous de son plus haut niveau de 230 points atteint en 2011». En détail,  il apparaît que l’Indice FAO des prix des céréales a connu une augmentation d’1,8% de novembre à décembre et de 9,6% depuis décembre 2017 », selon les données relevées par l’organisation onusienne. En raison des mauvaises conditions climatiques dans l’hémisphère Sud, la FAO a noté que les prix du blé et de maïs ont également connu une hausse au cours de cette période, tandis que ceux du riz ont baissé pour le sixième mois consécutif. D’un point de vue annuel,  « les prévisions les plus récentes de la FAO font état d’une baisse de la production mondiale de blé et de maïs en 2018, tandis que celle du riz devrait établir un nouveau record », a ajouté la FAO assurant que les fournisseurs mondiaux des principales céréales sont plus que suffisants et les stocks sont toujours abondants. En ce qui concerne les prix de l’huile végétale, il ressort que l’indice a augmenté de 0,4% en décembre. Ce qui, a expliqué l’agence, met un terme à dix mois consécutifs de déclin, grâce notamment à un rebond des prix de l’huile de palme. A propos des huiles toujours, il apparaît aussi que « les prix mondiaux de l’huile de soja ont continué leur tendance baissière en raison des stocks conséquents aux Etats-Unis et de la faiblesse de la demande en provenance de l’Union européenne », a souligné la FAO Pour l’ensemble de l’année 2018, l’organisation a noté que le sous-indice était 15% inférieur à celui de l’année précédente avec une forte baisse enregistrée par les prix de l’huile de palme. Commentant l’évolution de l’Indice FAO des prix de la viande durant le mois de décembre, l’agence a constaté une hausse de 0,8% consécutive à « des prix plus élevés pour la viande porcine, stimulés par une forte demande mondiale en importations, en particulier de la part du Brésil ». Poursuivant l’analyse des données récoltées, l’organisation a relevé une baisse de l’Indice de 2,2% en 2018. Quant aux chiffres se rapportant aux prix des produits laitiers, ils révèlent que l’indice a affiché un recul de 3,3% depuis novembre, marquant ainsi son sixième mois de baisse consécutive. Selon les explications de l’agence, cette situation est attribuée à la baisse des cotations des prix pour le beurre, le fromage et le lait entier en poudre. Pour ce qui est de l’évolution de l’Indice au cours de l’année 2018, il apparaît qu’il a connu une chute de 4,6% depuis 2017 du fait de « la baisse des prix de l’ensemble des produits laitiers pendant la seconde moitié de l’année ». Pour sa part, l’Indice FAO des prix du sucre a baissé d’1,9% en décembre. En cause : «Les prévisions faisant état d’une croissance plus rapide de la production de sucre en Inde et la chute des prix mondiaux du pétrole brut qui a eu pour effet de faire diminuer la demande en canne en sucre utilisée pour fabriquer de l’éthanol, tout en augmentant les stocks destinés à la production de sucre, notamment au Brésil, le plus grand producteur au monde », a expliqué la FAO ajoutant que, dans l’ensemble en 2018, l’Indice a chuté de près de 22 pour cent depuis 2017. Alain Bouithy

Recul des prix des produits alimentaires en septembre à l’échelle mondiale

Recul des prix des produits alimentaires en septembre à l’échelle mondiale

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a connu une baisse au cours du mois de septembre en raison notamment de la hausse des stocks des denrées alimentaires de base. En dépit des réserves conséquentes, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires « a baissé de 1,4% depuis le mois d’août et a chuté de 7,4% par rapport à son niveau atteint en septembre 2017 », a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier rapport. Selon les données publiées par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des céréales a baissé de 2,8% suite à des prévisions faisant état de vastes cultures de maïs aux Etats-Unis qui ont entraîné une diminution des cotations à l’exportation. « L’Indice FAO des prix des céréales a atteint une valeur moyenne de près de 164 points en septembre; il accuse ainsi une baisse de 4,7 points par rapport au mois d’août, mais reste supérieur de 12 points (8%) au niveau enregistré en septembre 2017 », a souligné l’agence. En détail, le rapport souligne que la chute des prix mondiaux du riz et du blé pendant le mois s’explique en partie par des ventes et des expéditions importantes de blé en provenance de Russie. Tandis que la baisse du prix mondial du maïs, la plus forte en glissement mensuel de ses cours à l’exportation, est attribuée principalement aux « prévisions tablant à la fois sur des récoltes très importantes aux Etats-Unis et sur une offre abondante à l’échelle mondiale ». Dans son rapport, l’agence onusienne a noté une baisse de 2,3% de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, atteignant ainsi son plus bas niveau en trois ans. « L’Indice FAO des prix des huiles végétales affichait une valeur moyenne de 134,9 points en septembre, soit un recul de 3,2 points par rapport au mois d’août », a-t-elle fait observer soulignant qu’il s’agit de la huitième baisse consécutive. En détail, la FAO a noté que les prix des huiles de palme ont enregistré leur plus importante chute, alors que des stocks importants d’huile dans les principaux pays exportateurs ont influencé les cotations de prix, qui affichent maintenant une diminution de 25% par rapport à leur niveau de l’année dernière. Poursuivant ses analyses, l’agence a fait état d’une baisse de 2,4% de l’Indice FAO des produits laitiers en septembre, précisant qu’il s’est établi en moyenne à 191,5 points au cours de ce mois. Elle précise qu’il s’agit d’un « recul de 4,7 points par rapport au mois dernier, ce qui prolonge la tendance baissière pour un quatrième mois consécutif ». En détail, la FAO a noté que « les cours internationaux du beurre, du fromage et du lait entier en poudre se sont contractés, alors que ceux du lait écrémé en poudre se sont redressés. A l’inverse, les cours du lait écrémé en poudre ont connu une nouvelle remontée en septembre, ce qui porte à 16,2% la hausse enregistrée depuis le début de l’année, en grande partie sous l’effet d’un accroissement de la demande de lait en poudre produit récemment ». Quant à l’Indice FAO du prix de la viande, il ressort du rapport qu’il a légèrement fléchi depuis août, s’élevant en moyenne à 166,2 points en septembre. En détail, la FAO a constaté que les cours internationaux de la viande bovine sont restés stables dans l’ensemble, alors que ceux de la viande ovine et de la volaille ont progressé. A en croire l’agence, « les cours internationaux de la viande ovine se sont appréciés pour le quatrième mois consécutif en raison de la faiblesse persistante des approvisionnements en provenance de l’Océanie et d’une forte demande à l’importation des pays d’Asie». Enfin, l’Indice FAO du prix du sucre a chuté de 21% par rapport à son niveau atteint en septembre 2017, alors qu’il a augmenté de 2,6% par rapport à août, a relevé l’agence. Il s’est, en effet, établi en moyenne à 161,4 points en septembre, soit une hausse de 4 points par rapport au mois d’août. Cette variation est le fait des récoltes actuellement en cours au Brésil, le plus important producteur et exportateur de sucre, a indiqué l’agence faisant remarquer que les précipitations insuffisantes qui sont tombées en Inde et en Indonésie ont contribué à atténuer la baisse des prix mondiaux du sucre. Alain Bouithy