Kristalina Georgieva : «La croissance mondiale s’est marginalement accélérée »

Kristalina Georgieva : «La croissance mondiale s’est marginalement accélérée »

D’après les perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) qui paraissent cette semaine, « la croissance mondiale s’est marginalement accélérée, grâce à la bonne santé de l’activité aux Etats-Unis et dans bon nombre de pays émergents », a récemment déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. « La vigueur de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises et l’atténuation des problèmes des chaînes d’approvisionnement ont contribué à cette embellie », a indiqué la patronne de l’institution financière internationale avant de faire remarquer que l’inflation est en baisse. D’après les explications de la DG, la résilience de l’économie mondiale est principalement justifiée « par les solides bases macroéconomiques établies ces dernières années », ajoutant qu’ «elle s’appuie également sur le dynamisme des marchés du travail ainsi que sur l’accroissement de la main-d’œuvre, sous l’effet notamment de l’immigration, qui est particulièrement utile dans les pays à la population vieillissante ». Selon elle, dans l’ensemble, les données disponibles à ce jour pourraient inspirer un soulagement. Ce qui est une bonne nouvelle d’autant plus que, « contrairement à certaines prédictions, nous avons évité une récession mondiale et une période de stagflation ». L’activité économique est frêle par rapport à la moyenne historique Pour autant, Kristalina Georgieva prévient que les sujets d’inquiétude ne manquent pas, estimant que les défis se multiplient à l’échelle mondiale. En effet, fait-elle remarquer, « les tensions géopolitiques accroissent le risque d’une fragmentation de l’économie mondiale. Comme nous l’avons appris ces dernières années, nous vivons dans un monde dans lequel il faut s’attendre à l’imprévu ». A ceux qui ne l’auraient pas constaté, la DG note que « l’activité économique est frêle par rapport à la moyenne historique et les perspectives de croissance ralentissent depuis la crise financière mondiale ». L’inflation n’est pas complètement vaincue Par ailleurs, poursuit-elle, « l’inflation n’est pas complètement vaincue. Les marges de manœuvre budgétaire se sont épuisées. La dette est en hausse, ce qui est un défi de premier plan pour les finances publiques de beaucoup de pays ». Faut-il rappeler que « nous ressentons encore les séquelles de la pandémie. Les pertes de production enregistrées dans le monde depuis 2020 s’élèvent à quelque 3.300 milliards de dollars, les pays les plus vulnérables en payent un prix disproportionné », comme elle l’a relevé en évoquant la situation actuelle dans une analyse publiée sur le site Internet du Fonds. A toutes ces rasions d’être prudent, il faut ajouter la divergence au sein et entre les groupes de pays qui augmente. Soulignons que « parmi les pays avancés, les Etats-Unis ont enregistré le rebond le plus net, favorisé par une accélération de la croissance de la productivité. En contraste, dans la zone euro, l’activité reprend beaucoup plus progressivement, ce qui tient aux effets persistants des prix élevés de l’énergie et au repli de la croissance de la productivité », a fait savoir la DG estimant toutefois que des pays comme l’Inde ou l’Indonésie s’en sortent mieux parmi les pays émergents. Il sied cependant de noter que l’écart se creuse le plus avec les pays à faible revenu. Lesquels ont subi les plus graves séquelles, comme elle l’a rappelé ajoutant que « de ces nations, ce sont les pays fragiles ou touchés par des conflits qui portent le fardeau le plus lourd ». Aux yeux de Kristalina Georgieva, ces constatations ont un point commun: l’affaiblissement de la croissance est principalement dû à un ralentissement notable et généralisé de la croissance de la productivité. Selon une analyse du FMI, « ce phénomène explique plus de la moitié du ralentissement de la croissance économique dans les pays avancés et les pays émergents, et la quasi-totalité dans le cas des pays à faible revenu », a-t-elle dit concluant, en conséquence, que les perspectives de croissance mondiale à moyen terme, juste au dessus de 3%, restent de loin inférieures à la moyenne historique. Au final, si l’on ne change pas de cap, l’histoire retiendra «les Années moroses», une décennie timide et décevante sur le plan de l’économie, a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Réunion virtuelle des Gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI)

Réunion virtuelle des Gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI)

Mardi 21 novembre 2023, les Gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI) ont tenu leur réunion par visioconférence. Les discussions ont porté sur la question de la 3èmeChaise pour l’Afrique sub-saharienne (ASS) au Conseil d’administration de cette institution financière internationale.  La première raison de la création d’une 3ème Chaise s’explique par le fait que les 45 pays de l’Afrique subsaharienne ne sont actuellement représentés que par deux Administrateurs ayant chacun à charge un groupe de plus de 22 pays.  Le premier groupe est constitué des Etats de l’Union monétaire ouest- africaine (UMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le deuxième groupe comprend les pays de la Communauté économique de l’Afrique australe (SADEC).  C’est donc dans le but d’alléger le travail de ces deux Administrateurs que les pays de l’Afrique subsaharienne ont, après une longue période de tractation, obtenu la création de la 3ème Chaise, c’est-à-dire un 3ème Administrateur. Ainsi, sur les 45 pays membres, chaque Administrateur aura à charge un groupe de 14 à 16 pays. La seconde raison évoquée par les Gouverneurs est la nécessité d’obtenir un pouvoir de vote significatif au Conseil d’Administration du FMI. A cette réunion, le Gouverneur Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’économie et des finances de la République du Congo, a souligné l’importance de la nouvelle configuration des Administrateurs (14 à 16 pays).  “Ainsi, pour nous assurer des trois chaises stables et pérennes,  il est indispensable de remplir, au préalable, les trois conditions suivantes : Premièrement, nous assurer d’un consensus entre nous sur le principe de rotation ;  Deuxièmement, avoir des assurances fermes auprès du FMI que les nouvelles Chaises africaines auront les ressources budgétaires et humaines adéquates pour remplir efficacement leurs tâches ;  Et troisièmement, nous assurer que nos Hautes Autorités respectives sont d’accord avec les configurations choisies.”, a-t-il souligné.  A noter que le délai de transmission des conclusions définitives de cette réunion des Gouverneurs africains au Conseil d’administration du FMI est fixé avant la fin de l’année 2023.

Les décideurs financiers du monde entier se donnent rendez-vous à Marrakech

Les décideurs financiers du monde entier se donnent rendez-vous à Marrakech

Le Maroc accueille à compter d’aujourd’hui, et pour une semaine, les Assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI). Comme prévu de longue date, cet événement de haute importance mondiale réunit, du 9 au 15 octobre courant à Marrakech, le gotha du monde de la finance et de l’économie venant de 190 pays membres de ces deux institutions internationales. Une semaine durant, les décideurs financiers du monde entier débattront des grands dossiers du développement dans une conjoncture mondiale particulièrement sensible. En effet, « le monde fait face à des défis majeurs, porteurs de transformation, et à des chocs plus fréquents, alors que les tensions économiques et géopolitiques s’intensifient », comme l’avaient fait remarquer, en septembre dernier, Kristalina Georgieva et Ajay Banga, respectivement directrice générale du FMI et président de la Banque mondiale. Aussi, « la croissance de l’économie mondiale a ralenti et les perspectives à moyen terme n’ont jamais été aussi moroses depuis plus de trente ans. Les progrès de la lutte contre la pauvreté ont connu un coup d’arrêt, tandis que les conflits et les sources de fragilité se multiplient », avaient-ils souligné dans une déclaration commune prônant une collaboration renforcée entre les deux institutions internationales. Déterminés à renforcer leur collaboration pour apporter des bienfaits concrets aux populations, aux entreprises et aux institutions des pays membres de ces institutions de Bretton Woods, Kristalina Georgieva et Ajay Banga avaient également fait état de ce que : « La planète est aux prises avec une fragmentation géoéconomique, des catastrophes naturelles extrêmes aggravées par le changement climatique et une dette publique de plus en plus élevée. Le virage numérique et les transformations technologiques rapides créent de nouveaux défis, mais ouvrent également des possibilités ». Une occasion sans équivalent d’échanger avec tous les acteurs du développement Pour la Banque mondiale, ces réunions institutionnelles sont « une occasion sans équivalent d’échanger avec tous les acteurs du développement – gouverneurs des banques centrales, ministres, dirigeants du secteur privé, représentants de la société civile, jeunes leaders, chercheurs, etc. – sur les enjeux de notre temps ». L’occasion est telle que l’institution de Bretton Woods affirme : « Nous nous efforcerons d’éclairer les grands enjeux mondiaux du développement et de notre mission : œuvrer pour un monde sans pauvreté sur une planète vivable ». Quel nouveau modèle stratégique pour répondre à des défis complexes et interdépendants ? Quelles sont les solutions qui ont fait leurs preuves sur le terrain ? Comment stimuler l’emploi, les infrastructures numériques et l’action climatique ? Ces questions et bien d’autres sont au menu des discussions qui s’annoncent riches en enseignements. La candidature du Maroc a été retenue en 2018 Mais au-delà, la tenue de ces rencontres planétaires au Maroc dont la candidature a été retenue en 2018 revêt une double signification. Elle témoigne d’abord de la confiance dont jouit le pays sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, en son processus démocratique et son essor économique et social. Ensuite, le maintien de cet événement d’envergure mondiale en terre chérifienne et aux dates prévues, au lendemain du séisme d’Al Haouz qui a coûté la vie à des milliers de personnes, est une reconnaissance en la capacité du Maroc d’accueillir ces assemblées en toute sécurité. Rappelons à ce propos que depuis le séisme dévastateur survenu le 8 septembre, les services de la Banque mondiale et du FMI ont mené, en étroite coordination avec les autorités marocaines et une équipe d’experts, une évaluation approfondie de la capacité de Marrakech à accueillir les Assemblées annuelles 2023, selon Ajay Banga, Kristalina Georgieva et Nadia Fettah Alaoui (ministre de l’Economie et des Finances). La teneur de l’événement adapté aux circonstances  D’après ces trois responsables, « cette évaluation a principalement consisté à veiller à ce que la tenue des Assemblées ne perturbe pas les activités essentielles de secours et de reconstruction et que la sécurité des participants puisse être assurée », avaient-ils expliqué dans une déclaration rendue publique le 18 septembre dernier. Ainsi, « au terme d’un examen minutieux des conclusions, les directions de la Banque mondiale et du FMI ont convenu, en accord avec les autorités marocaines, de maintenir l’organisation des Assemblées annuelles à Marrakech du 9 au 15 octobre, tout en adaptant la teneur de l’événement aux circonstances », avait-on appris. De quoi réjouir le porte-parole du Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech-Safi, Abdellatif Abouricha, qui y voit un « signal fort » adressé au marché touristique international. Explications : à nos confrères de Le360, ce dernier a déclaré que ce maintien permettra de sécuriser les réservations déjà effectuées pour l’occasion, tout en encourageant les visiteurs étrangers à choisir Marrakech pour leur prochain séjour. S’il constitue une occasion pour mettre en avant les ambitions, les challenges et les priorités de l’Afrique, le rendez-vous de Marrakech, « c’est aussi une opportunité pour expliquer qu’en Afrique, il y a un pays qui a réussi à se démarquer à travers un modèle de développement qui lui est propre », confiait la ministre Nadia Fettah Alaoui. Pour la ministre de l’Economie et des Finances, il ne fait aucun doute que « le Maroc administre ainsi la preuve qu’il est tout à fait possible de réussir sur le continent africain et de se faire une place dans l’économie mondiale », avait-elle déclaré dans un entretien accordé à la MAP. Alain Bouithy

Burkina Faso/Mise en œuvre de la Transition : le Fonds monétaire international soutient les réformes politiques et institutionnelles

Burkina Faso/Mise en œuvre de la Transition : le Fonds monétaire international soutient les réformes politiques et institutionnelles

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu ce matin (lundi 26, Dnr) en audience, une délégation du Fonds monétaire international (FMI). En séjour dans la capitale burkinabè, la délégation conduite par le Chef adjoint du département Afrique du FMI, Martin SCHINDLER, est venue témoigner son soutien à la Transition en cours dans notre pays. Selon le chef de la délégation, le Fonds monétaire international, est présent à Ouagadougou, pour discuter avec les autorités de la Transition en vue de trouver des mécanismes pour un appui du Fonds au programme du développement de la Transition. « Avec le chef de l’Etat, nous avons échangé sur les contours d’un programme que nous avons entamé avec les membres du gouvernement et nous avons communiqué notre programme de la semaine au Chef de l’État », a déclaré Martin SCHINDLER à l’issue de l’audience. Pour le Chef adjoint du département Afrique, des échanges ont déjà été menés sur certains programmes de la Transition qui pourraient bénéficier de l’accompagnement du FMI. « Nous avons déjà eu des discussions avec le gouvernement sur les réformes entamées par le Burkina Faso avec la possibilité d’un accompagnement financier de notre institution », a-t-il précisé.

Fonds monétaire international. Comment la France tient l’Afrique

Fonds monétaire international. Comment la France tient l’Afrique

TRIBUNE. La France a obtenu la direction générale du FMI- 5 fois sur 12 depuis la création de l’institution en 1944 – plus souvent que n’importe quel autre pays européen. Un rôle de gendarme financier du monde qui lui permet de mettre plus en avant des considérations politiques et paternalistes pour aider certains pays africains comme la Côte d’Ivoire (de Ouattara) que d’autres, jugés pro chinois et russes( RCA, Mali…)? Il est de tradition, depuis la création du FMI et de la Banque mondiale en 1944, que le premier soit dirigé par un européen et la seconde par un américain. Il s’agit d’un arrangement informel conclu entre les occidentaux au lendemain de la deuxième guerre mondiale. De fait, parmi les 12 directeurs généraux du FMI qui se sont succédé, on trouve 5 Français (Pierre-Paul Schweitzer, Jacques de Larosière de Champfeu, Michel Camdessus, Strauss-Kahn et Christine Lagarde), deux Suédois, un Néerlandais, un Belge, un Allemand, un Espagnol et une Bulgare. C’est ce qu’on a appelé le  » consensus de Washington  » à propos de la répartition des postes de direction au sein des institutions de Bretton Woods donne toujours lieu à une vaste lutte d’influence, à des tractations en coulisse qui ne donnent pas une belle image de la politique et de la diplomatie suprematiste occidentales. Au FMI comme dans la plupart des organisations internationales, la désignation des principaux dirigeants répond à tout, sauf à des critères démocratiques. En Europe, l’influence de la diplomatie française l’amène à s’imposer comme gestionnaire du FMI. À ce titre, Paris peut régler des comptes à certains pays réputés calcitrants, pro russes ou chinois comme le Burkina Faso, le Mali, la RCA… En ce qui concerne ce dernier pays, la France use de son influence diplomatique pour empêcher l’accession des candidats de Touedera à la tête des institutions communautaires de la Cemac. Pas possible que le système rotatif de gestion des institutions sous régionales mis en place par la Cemac donne la possibilité au candidat centrafricain de gérer le gouvernorat de la Beac à Yaoundé, après le mandat du tchadien Mahamat Abas Tolli. Le candidat du Congo Brazzaville pourrait ainsi passer. Faut-il noter que l’une des principales fonctions du FMI est de fournir des prêts aux pays qui éprouvent des difficultés de balance de paiements pour leur permettre de de restaurer les conditions d’une croissance économique durable. Les concours financiers octroyés par le Fonds donnent la possibilité aux pays de reconstituer leurs réserves internationales, de stabiliser la valeur de la monnaie et de continuer à régler les factures d’importations sans avoir à recourir à des mesures de restriction au commerce ou aux mouvements de capitaux. S’il est établi que la France est en perte de vitesse en Afrique devant la Russie, la Chine, la Turquie, elle dispose encore d’une capacité de nuisance dans les arcanes de la diplomatie financière internationale, c’est le cas au FMI. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier

Le Fonds Monétaire International s’apprête à débarquer en Algérie !

Le Fonds Monétaire International s’apprête à débarquer en Algérie !

TRIBUNE. Alger, dites « la Blanche » a bien noircie avec le temps de même que sa Casbah, haut lieu de la résistance anticoloniale, est en totale ruine. Pourtant classée Patrimoine Mondiale de l’Humanité, l’Etat a tout volé, même l’argent de l’U.N.E.S.C.O. pour effacer de la mémoire du peuple algérien les hauts faits de la guerre contre les colons français. Il fait reconnaître que les vingt années de bouteflikisme, adoubé par son Général Ahmed Gaïd Saleh, les dirigeants algériens se sont si bien sucrés qu’ils ont achevé de paupériser sa population et de ruiner son bâti. Autre menace, et pas la moindre, qui touche de plein fouet le pseudo-nouvel homme fort de l’Algérie, en l’occurrence Gaïd Salah, celle du Général Mohamed Lamine Mediène dit « Toufik », ancien Directeur du Renseignement et de la Sécurité (D.R.S.), dont la capacité d’agir est toujours intacte et ce, malgré son incarcération par le Général Gaïd. La guerre à peine voilée entre les deux hommes traduit en fait les fortes dissensions qui règnent au sein de l’armée algérienne et n’augure pas d’avenir meilleur pour le Général Ahmed Gaïd Salah, qui mis sous une forte pression de la rue, envisagerait un exil en Arabie saoudite ou aux Émirats Arabes Unis. Par ailleurs, le peuple algérien devra apprendre à serrer fortement la ceinture car une délégation du Fonds Monétaire International (F.M.I.) est annoncée à Alger pour la fin du mois de septembre 2019 car l’heure est plus que grave. Après avoir fait tourner la planche à billets à tire la rigole pour financer les retraites, les prêts subventionnés pour l’essence ou l’électricité, sans qu’en contrepartie aucune mesure ne soit prise pour limiter les dépenses ! Enfin, les réserves de change, elles, continuent à fondre. De 200 milliards de dollars en 2014, elles devraient finir 2019 autour de 60 milliards et disparaître complètement à l’horizon 2021, mettant l’Algérie en cessation de paiements, obligeant les responsables à discuter avec le F.M.I. Si la conjoncture pétrolière reste la même et si rien n’est fait en matière d’ajustement, le recours à l’endettement extérieur est inévitable. Le pire, est que les responsables algériens y auront recours pour éviter les ajustements internes, c’est-à-dire les mesures impopulaires. Mais celles-ci seront faites sous la contrainte ! Un peuple algérien qui devra serrer à fond la ceinture ! Du jamais vu pour les algériens ! En d’autres termes, une fois que l’Algérie aura épuisé ses réserves et emprunté tout ce qu’il est possible d’emprunter, elle procèdera à l’ajustement structurel tel qu’elle l’a connu dans les années 1990. Un catastrophique scénario guette l’Algérie à courte échéance ! Autre défaite diplomatique et sécuritaire cette fois, le report sine die du 38ème Comité de Suivi de l’Accord (C.S.A.) de paix d’Alger, qui devait se tenir ce 17 septembre 2019 à Kidal, au Mali. Cette décision intervient au moment où l’Ambassadeur du Niger au Mali, qui siège au C.S.A., a lui-même décidé de ne pas participer à cette réunion. À plusieurs reprises ces dernières semaines, le Président nigérien Mahamadou Issoufou a pointé du doigt Kidal, qu’il considère comme un foyer d’instabilité pour le Sahel. Et le sommet extraordinaire de la C.E.D.E.A.O. sur la sécurité dans le Sahel, qui vient de se tenir à Ouagadougou, est venu rappeler que Kidal faisait bien partie du territoire malien. Ce n’est pas tout ! Face à tous ces déboires, les responsables algériens, Général Ahmed Gaïd Salah en tête, ont décidé d’activer leurs réseaux médiatiques pour pondre des articles sur le Maroc à dormir debout. Le dernier en date, est une perle en la matière et il est rapporté par le site arabophone algérien « Ennahar », repris, et il faut le dire, allègrement par un autre site algérien « observeralgérie.com » en date du 16 septembre 2019. Selon ce site, de nombreuses femmes marocaines du village Zaouiat Sidi Abdenbi dans la province de Tata, à la frontière algérienne auraient menacer les autorités marocaines de fuir en Algérie. Rien de moins ! Comble de la bêtise journalistique, il semblerait, d’après les informations de ce canard boiteux, que ce n’est pas la première fois que des citoyens marocains menacent de recourir à la demande d’asile humanitaire en Algérie, pour manifester leur mécontentement ou pour faire aboutir leurs revendications. Non, mais c’est à rire à dormir debout ! C’est à se demander si les canards algériens ou à la solde des galonnés d’Alger ont effacé de leur mémoire crasseuse que le régime algérien a fermé hermétiquement sa frontière terrestre avec le Maroc depuis belle lurette, sauf pour les contrebandiers algériens, et que donc tout ce qui écrit par ces sites malfamés relève du faux. Farid Mnebhi.

Centrafrique: le Fonds monétaire international approuve un décaissement de 32,1 millions de dollars

Centrafrique: le Fonds monétaire international approuve un décaissement de 32,1 millions de dollars

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement de 32,1 millions de dollars en faveur de la république centrafricaine, après l’achèvement de la quatrième revue de l’accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Cette décision portera le total des décaissements au titre de l’accord à environ 123,7 millions de dollars, a précisé l’institution internationale soulignant que la mise en œuvre du programme est satisfaisante dans un contexte difficile. « Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC ont été satisfaisants en dépit de conditions sécuritaires et humanitaires difficiles. Les autorités ont accéléré l’exécution de leur programme de réformes et de leurs plans d’investissement public », a affirmé à l’issue du conseil d’administration de l’organisation, Tao Zhang, directeur général adjoint et président par intérim. Selon lui, « la politique budgétaire est globalement en bonne voie. Le budget révisé pour 2018 inclut de nouvelles mesures portant sur les recettes et reste axer sur l’objectif de solde primaire intérieur tout en prévoyant une augmentation des dépenses sociales et des dépenses d’investissement ». Tao Zhang a toutefois estimé qu’il sera crucial de redoubler d’efforts pour mobiliser les recettes intérieures, qui restent faibles, afin de pouvoir soutenir l’augmentation des dépenses. Au vu du risque élevé de surendettement, il a indiqué qu’«il est essentiel de continuer de recourir à des financements sous la forme de dons pour préserver la viabilité de la dette ». A propos des réformes budgétaires structurelles que les autorités centrafricaines continuent de mettre en oeuvre, le FMI a indiqué qu’elles ont contribué à renforcer le compte unique du Trésor et ont amélioré la transparence budgétaire et la traçabilité des recettes intérieures, notant que publication trimestrielle des rapports d’exécution budgétaire permet de mieux surveiller les dépenses. le FMI recommande toutefois d’envisager davantage « une rationalisation des taxes quasi-budgétaires, une réduction des procédures de paiements exceptionnelles et un renforcement du système de déclaration de patrimoine ». L’organisation a estimé également important de tenir les engagements en matière de renforcement de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. « L’État a commencé à apurer les arriérés intérieurs. Le remboursement transparent des arriérés soutiendra la croissance, et renforcera la crédibilité de l’État et le secteur bancaire », s’est réjouit Tao Zhang. Martin Kam

La croissance mondiale devrait passer à 3,6 % en 2017 et à 3,7 % en 2018

La croissance mondiale devrait passer à 3,6 % en 2017 et à 3,7 % en 2018

La reprise mondiale de l’activité économique s’affermit, a constaté le Fonds monétaire international, indiquant que la croissance mondiale, qui, en 2016, avait été la plus faible depuis la crise financière mondiale, à 3,2 %, devrait passer à 3,6 % en 2017 et à 3,7% en 2018. « Les prévisions de croissance pour 2017 et 2018 sont supérieures de 0,1 point à celles de l’édition d’avril 2017 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM) », a relevé l’institution financière internationale. Pour le FMI, il ne fait aucun doute que les conditions financières restent favorables dans le monde entier. Mieux, « les marchés financiers semblent s’attendre à peu de turbulences à terme, même si la Réserve fédérale continue de normaliser sa politique monétaire et que la Banque centrale européenne envisage d’entamer son propre processus de normalisation », a-t-il noté. Bine que des évolutions positives aient été constatées notamment dans la zone euro, au Japon, dans les pays émergents d’Asie, dans les pays émergents d’Europe et en Russie, le FMI est resté prudent, estimant que la reprise n’est pas complète. En effet, « la croissance reste faible dans beaucoup de pays, et l’inflation est inférieure à l’objectif fixé dans la plupart des pays avancés », a-t-il estimé, citant le cas des pays exportateurs de produits de base, en particulier de carburants, qui seraient particulièrement touchés tandis qu’ils continuent de s’ajuster à une forte baisse de leurs recettes extérieures. « La reprise actuelle a une assise plus large que tout autre reprise de ces dix dernières années : environ 75 % de l’économie mondiale, sur la base du PIB à parité de pouvoir d’achat, profitent de cette accélération. Mais cela signifie que le verre est vide à 25 %, ce qui constitue un frein pour la croissance mondiale et une source potentielle de chocs politiques déstabilisateurs », a souligné Maurice Obstfeld, conseiller économique et directeur des études du Fonds monétaire international. Ce dernier a noté que les pays émergents ou à faible revenu exportateurs de produits de base, en particulier d’énergie, continuent d’avoir des difficultés, de même que plusieurs pays qui sont confrontés à des troubles civils ou politiques, principalement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, ainsi qu’en Amérique latine. Quand bien même les risques de détérioration demeurent prépondérants à moyen terme, le FMI reste persuadé que « l’accélération cyclique bienvenue de l’activité mondiale offre une occasion idéale de s’attaquer aux grandes priorités, à savoir rehausser la production potentielle tout en veillant à ce que les bienfaits de la croissance soient largement partagés, et accroître la résilience face aux risques de dégradation. Quoi qu’il en soit, la croissance devrait s’accélérer cette année et l’année prochaine dans les pays émergents et les pays en développement, portée par l’amélioration de facteurs extérieurs, à savoir un environnement financier mondial favorable et une reprise dans les pays avancés.