Conseil des ministres : Début des discussions avec le Fonds Monétaire International courant septembre 2017

Conseil des ministres : Début des discussions avec le Fonds Monétaire International courant septembre 2017

Le Conseil des ministres a annoncé, le 26 août 2017 à Brazzaville, le début des discussions avec le Fonds Monétaire International (FMI) prévu pour courant mois de septembre 2017. Le Président de la République qui a présidé ce premier conseil des ministres du gouvernement du 26 août 2017, a également instruit sur la nécessité de la remise en service du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO), axe de communication majeure pour l’économie congolaise et pour les populations. Ces infrastructures sont trop souvent prises en otage par les bandits armés à la solde de M. Frédéric Bintsamou, alias Ntumi, ainsi que la sécurisation de la route lourde de Pointe-Noire à Brazzaville. Il a aussi demandé au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de mettre en place un Comité ministériel réunissant les départements compétents, afin de résoudre cette question et la mise en place rapide d’un Comité interministériel de lutte contre les érosions, notamment pour les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire afin de prévenir toute catastrophe éventuelle, comme certains événements récents, dont ceux survenus dans la République sœur de Sierra-Leone. Le Congo ne connait ni banqueroute ni faillite Le président Sassou N’guesso a ajouté que plus globalement, le Congo ne connait ni banqueroute ni faillite mais qu’il traverse simplement un moment difficile, qui sera surmonté avec la contribution et la participation de tous et de chacun. Le Président de la République a en outre exigé du Gouvernement la prise de mesures nécessaires afin que l’ensemble de l’édifice institutionnel soit opérationnel avant la fin de cette année. Abordant les urgences qui marqueront les prochaines semaines, il a indiqué que, bien entendu, et compte tenu de leur importance, les membres du Gouvernement devaient se mettre, individuellement et collectivement, immédiatement au travail, et ce sous sa supervision et sous la direction du Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il a rappelé qu’il attend donc, et le peuple l’attend avec lui, un Gouvernement efficace et porté sur l’action. C’est ainsi qu’il a appelé le Gouvernement à se lancer à ses côtés dans la bataille, soulignant que seule la volonté ferme et inébranlable des plus hautes autorités du pays serait en mesure d’insuffler au peuple l’espoir et l’optimisme nécessaires au redressement de notre pays. A cet égard, il a conclu sur le fait qu’il n’était pas question de vacances ou de congés sous quelque forme que ce soit, pour lui-même et pour les Membres du Gouvernement à peine constitué, et ce compte tenu du programme chargé des prochaines semaines.

Le FMI approuve un accord de prêt triennal de 642 millions de dollars en faveur du Gabon

Le FMI approuve un accord de prêt triennal de 642 millions de dollars en faveur du Gabon

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant d’environ 642 millions de dollars, à l’appui du programme de relance à moyen terme défini par les autorités, a annoncé l’institution internationale. « Le programme appuyé par le MEDC aidera le Gabon à assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable. Il vise à atteindre la viabilité de la dette au niveau national et à contribuer à rétablir et préserver la stabilité extérieure pour la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) », a indiqué le FMI. L’institution a ainsi indiqué ainsi que la décision, adoptée il y a une dizaine de jours par le Conseil d’administration, ouvre la voie au décaissement immédiat d’environ 98,8 millions de dollars. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme et son décaissement sera subordonné à des revues semestrielles. « Le Gabon se heurte à de redoutables défis macroéconomiques en raison de la chute marquée des cours du pétrole. La croissance a ralenti, les marges de manœuvre budgétaire et extérieure se sont rétrécies et les niveaux d’endettement public se sont accrus », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil d’administration. Ce dernier, qui s’est exprimé à l’issue des délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, a indiqué que « le programme économique des autorités appuyé par le FMI se centre à juste titre sur la correction de ces grands déséquilibres budgétaires et extérieurs, ainsi que sur les réformes structurelles propres à accroître l’efficience et la transparence des dépenses publiques, et les politiques visant à renforcer la stabilité du secteur financier et la diversification économique ».    

Légère accélération de la croissance mondiale à 3,4%, selon le FMI

Légère accélération de la croissance mondiale à 3,4%, selon le FMI

La croissance devrait atteindre 4,5 % en 2017 dans les pays émergents et en développement L’activité économique mondiale devrait s’accélérer en 2017 et en 2018 atteignant respectivement une croissance de 3,4 % et 3,6 %. Cette évolution serait particulièrement marquée dans les pays émergents et les pays en développement, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) dont les principales projections ont récemment été mises à jour. La croissance prévue au niveau des pays avancés devrait atteindre 1,9 % en 2017 et 2,0 % en 2018, équivalant respectivement à 0,1 et 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en octobre. Pour l’agence financière, « les perspectives des pays avancés se sont améliorées pour 2017–18, du fait d’un léger affermissement de l’activité au deuxième semestre de 2016 et de la relance budgétaire qui est prévue aux Etats-Unis ». En revanche, l’agence onusienne a relevé que les perspectives se sont détériorées légèrement pour les pays émergents et les pays en développement, où les conditions financières se sont durcies de manière générale. Estimée à 4,1 % pour 2016, la croissance devrait atteindre 4,5 % en 2017 dans les pays émergents et les pays en développement, soit 0,1 point de pourcentage de moins que prévu en octobre. Le FMI assure cependant qu’une nouvelle accélération de la croissance, à 4,8 %, est prévue pour 2018. « Au Moyen-Orient, la croissance en Arabie saoudite devrait être plus faible que prévu en 2017 du fait de la réduction de la production de pétrole qui résulte de l’accord récent de l’OPEP, tandis que les conflits civils continuent de peser lourdement sur plusieurs autres pays », a noté l’agence. Le Fonds monétaire international attire toutefois l’attention sur le fait que les perspectives de la croissance mondiale auraient des chances d’être révisées dans les deux sens. Et pour cause, les différentes estimations et projections de la croissance mondiale demeurent liées à l’incertitude qui entoure l’orientation de la politique économique du gouvernement qui va entrer en fonction aux Etats-Unis et ses ramifications à l’échelle mondiale. En d’autres termes, « ces prévisions reposent sur l’hypothèse d’un changement du dosage de la politique économique américaine sous la direction du nouveau gouvernement et de ses retombées à l’échelle mondiale », a précisé le FMI. En conséquence, le FMI estime que les hypothèses sur lesquelles les prévisions reposent devraient être plus précises d’ici la publication de l’édition d’avril 2017 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM). Mieux, lorsque la politique américaine et ses implications pour l’économie mondiale seront plus clairement définies. L’agence s’est aussi intéressée aux facteurs qui pourraient influer négativement sur les perspectives. En ligne de mire : les récents événements politiques qui mettraient en évidence l’effilochage du consensus sur les avantages de l’intégration économique internationale; l’insuffisance prolongée de la demande privée et le manque de progrès au niveau des réformes dans les pays avancés; l’endettement élevé des entreprises, la diminution de la rentabilité, la fragilité des bilans bancaires et le faible niveau des amortisseurs constatés dans certains grands pays émergents; les guerres civiles et les conflits internes dans certaines parties du Moyen-Orient et de l’Afrique, la détresse des réfugiés et des migrants dans les pays voisins et en Europe, etc. En ce qui concerne les perspectives de croissance à court terme, le FMI a indiqué qu’elles ont été revues à la hausse pour la Chine et à la baisse pour l’Inde, le Brésil et le Mexique, entre autres. Compte tenu de ces réserves, le FMI a maintenu la croissance mondiale pour 2016 à 3,1 %, comme prévu en octobre dernier.