Phénomène de « Mon mari m’empêche » chez la femme marocaine

Phénomène de « Mon mari m’empêche » chez la femme marocaine

PARLONS-EN. J’entends souvent, autour de moi depuis que je suis petit et à mon cabinet, des femmes dire « Mon mari ne me laisse pas » continuer mes études ou travailler ou sortir ou rendre visite ou recevoir mes amiesou même aller à la salle de sport , ou rendre visite à ma mère et à mon père ou voyager pour rendre visite à mes frères et mes sœurs. Je pose toujours cette question aux femmes : « Est-ce qu’il vous attache les mains et les pieds ou est-ce qu’il ferme la porte à clé ? » afin qu’elles prennent conscience de ce qu’elles disent. Elles sont clairement contraintes par l’influence de leurs maris et par le poids de la culture et des traditions sociales. Ces femmes se sentent comme si elles étaient en prison sans pouvoir retrouver leur liberté par peur de décevoir la société et l’environnement familial. Pourquoi alors ces femmes acceptent-elles d’être emprisonnées à cause de croyances sociales et continuent-elles à vivre dans l’amertume et au service de leurs bourreaux ? 1- Peur extrême du mari dictateur L’homme a compris depuis l’Antiquité que la femme lui est supérieure dans tous les domaines : intellectuel, en intelligence, en endurance (en termede temps, la femme est plus forte que l’homme), en procréation, en maternité, en émotion, en tendresse et même en capacité sexuelle (la femme peut avoir plusieurs rapports sans interruption, alors que l’homme a besoin de quelques heures ou de quelques jours entre les rapports). Il développa ainsi une phobie de la soumission au contrôle des femmes. Ainsi, l’homme a utilisé plusieurs armes pour la contrôler, comme ses muscles (violence), puis l’oppression morale pour la mépriser, et enfin son monopole financier pour la rendre dépendante de lui. Il l’a également empêchée de faire la guerre, de chasser et de s’instruire, pour la forcer à se soumettre. Naturellement, au fil des siècles, il lui a inculqué la croyance qu’elle lui était inférieure et a fini par utiliser la religion pour lui faire croire que c’était Dieu qui avait décidé qu’elle lui était inférieure et qu’elle devait se soumettre à lui. 2- Élever les filles et les garçons de deux manières différentes L’éducation étant basée sur des croyances culturelles et religieuses, la fille reçoit une éducation différente de celle du garçon. Cedernier a plus de droits que sa sœur et c’est la fille qui aide la mère dans les tâches ménagères et sert son frère. Ce dernier dispose de l’autorité paternelle pour contrôler sa sœur, et dans certaines familles, il peut l’empêcher de porter les vêtements qu’elle désire, de sortir, ou même de poursuivre ses études. Ainsi, la fille apprend rapidement à se soumettre au mâle. 3- Le modèle déséquilibré du couple ou des parents L’enfant marocain, qu’il soit fille ou garçon, remarque très bien comment le père terrorise la mère, comment il la prive de sa liberté et comment il est le seul à décider de tout dans la maison. 4- Dépendance financière Une femme qui n’a aucune éducation, aucun diplôme et aucun travail se retrouve complètement dépendante financièrement de son mari. Elle se soumet donc à lui et ne se permet pas de s’opposer à sa volonté. 5- Éducation religieuse erronée Depuis sa création, la religion a été dirigée par des hommes qui ont interprété les textes en leur faveur. Ainsi le garçon et la fille apprennent très vite que l’homme est supérieurà la femme et que cette dernière doit obéir à son mari si elle veut plaire à Dieu et que si elle sort sans le consentement de son mari les anges seront en colère contre elle et elle sera maudite. Il est clair que ces croyances sont profondément ancrées dans la conscience des filles et des garçons. 6- L’école boiteuse L’école suit les traditions sociales et n’enseigne pas l’égalité des sexes. La preuve en est que les filles portent des tabliers blancs dans les collèges et lycées publics, alors que les garçons n’en portent pas. N’est-ce pas une leçon d’inégalité des sexes, de l’infériorité des filles et de la supériorité des garçons ? Par Docteur Jaouad Mabrouki Expert en psychanalyse de la société marocaine et arabe

Propositions de modifications du Code marocain de la famille

Propositions de modifications du Code marocain de la famille

TRIBUNE. Depuis le début du projet de modification du Code de la famille, je n’ai cessé d’y penser avec force pour deux raisons : – En tant que marocain, ma préoccupation principale et quotidienne est de participer à l’amélioration et à la prospérité de la société. – En tant que professionnel de la santé psychique, un certain nombre de problèmes sociaux et familiaux auxquels je suis confronté, sachant qu’un certain nombre de ces cas pourraient être évités si des lois préventives étaient en place. Ainsi, j’ai décidé de participer en présentant quelques points de vue issus de mon expérience dans le domaine social Valoriser le travail des femmes à la maison car elles élèvent et soutiennent les futurs citoyens. Un groupe de citoyens, s’il est équilibré et bien formé, produira une société prospère et saine. Les mères sont donc des employées du gouvernement et leur travail doit être reconnu et récompensé par un revenu mensuel financé par l’état. – Pension de retraite :  Une mère qui travaillait au foyer doit bénéficier de la pension de retraite à soixante ans. Il est clair que cette pension doit être payée par l’État, comme c’est le cas pour tout fonctionnaire du gouvernement. – Le droit de bénéficier des gains et des biens du mari : Si la femme travaille à la maison et que le mari travaille à l’extérieur, tout ce qu’il gagne appartient aux deux époux. Par conséquent, la femme doit également avoir le droit de gérer et de bénéficier des gains de son mari. – Divorce et indemnisation :  En cas de divorce, l’épouse doit bénéficier de la moitié des biens enregistrés au nom de l’époux, que ces biens aient été acquis avant et/ou pendant la vie conjugale. – Rendre le divorce quasiment impossible dans tous les cas si le couple a des enfants en bas âge 2- Égalité des droits des femmes et des hommes L’homme et la femme sont les deux ailes de la société, et si les ailes ne sont pas égales, l’oiseau de la société ne pourra pas voler dans le ciel, et si les hommes et les femmes ne sont pas égaux, la société ne pourra pas se développer et prospérer. Ce qui est permis à un homme est permis à une femme, et ce qui est interdit à l’un d’eux est interdit à l’autre. 3- Mariage – Mariage civil et mariage religieux Nous sommes dans une société où la diversité religieuse est une réalité et tous les Marocains ne sont pas musulmans. Les Marocains qui ne sont pas musulmans ou, comment vont-ils se marier puisque nous n’avons pas de mariage civil ? Un athée marocain, un bahá’í ou un chrétien doit-il se marier selon la Sunna de Dieu et de son Messager ? Aussi, une femme marocaine ne peut épouser un étranger que s’il se convertit à l’islam. S’agit-il d’une sorte de conversion religieuse par hypocrisie ou par la force ? N’est-il pas honteux de voir des Marocaines obligées de se rendre en Turquie par exemple, pour se marier civilement avec un étranger, comme si elles étaient apatrides ? Je propose d’établir le mariage civil et le citoyen aura la liberté de choisir le mariage religieux ou civil. – L’âge de la majorité est requis sans aucune exception -Autorisation parentale requise :  Comment pouvons-nous avoir une société saine, pacifique et unie si l’un des parents rejette ce mariage ? Mais ce rejet doit aussi être justifié et non fondé sur des préjugés – L’attestation de formation au mariage est nécessaire et obligatoire L’État est responsable de la société, et en l’occurrence des projets de mariage. Par exemple, la banque ne financera pas un projet si le succès n’est pas garanti. Le mariage est une institution et l’État doit en être le garant. 4- Planification familiale Il n’est pas raisonnable pour nous d’avoir des enfants avec le projet « Dieu est le pourvoyeur ». Avoir un bébé est une entreprise énorme et nécessite beaucoup de réflexion.  L’État est le tuteur de ces enfants et a la responsabilité de s’en occuper. Pour cette raison, le gouvernement doit établir un programme de contrôle des naissances Une structure institutionnelle doit être mise en place pour protéger les enfants et les tenir à l’écart de toute forme d’abus ou de violence physique, psychologique ou économique. Permettre à un enfant de grandir dans un tel climat assure le développement d’un citoyen antisocial 5- Héritage Évidement je respecte les textes religieux à ce sujet L’équité exige que la ou les filles, le ou les fils qui travaillent et contribuent aux revenus de leurs parents pour construire une maison, ou une écurie, ou obtenir un capital exploité par le père, conservent la preuve de ces contributions financières. Au décès du père et avant le partage de l’héritage, ces filles ou ces fils, ayant contribué à la prospérité du père, doivent récupérer les sommes qu’elles ou qu’ils lui ont versé dans son vivant. Autre exemple, un fils ou une fille qui travaille avec son père dans les terres ou dans le commerce pendant des années, sans salaire, une fois le père décédé, la valeur du travail et de la contribution du fils ou de la fille qui a travaillé avec le père (sans rémunération) doit lui être restituée avant le partage de l’héritage 6- Liberté individuelle La société devrait être régie par des lois et non par des convictions religieuses ou personnelles. La société doit être équilibrée et tolérante et les citoyens doivent se sentir libres pour pouvoir s’épanouir et participer à la prospérité de la société. Il est impossible de contrôler les convictions des citoyens et d’imposer des lois à partir des convictions des législateurs. Cette liberté concerne l’aspect philosophique, l’aspect religieux, l’aspect vestimentaire et l’aspect sexuel. Tout cela dans le respect de la vie sociale selon la culture et les traditions. Le citoyen doit être libre mais sans offenser la sensibilité du milieu dans lequel il évolue. Aussi, il faut savoir, le fait que l’État en imposant des lois justes fondées sur la logique

La femme Marocaine aussi, un message aux hommes !

La femme Marocaine aussi, un message aux hommes !

LIBRES PROPOS. Quel que soit son niveau social, financier et intellectuel, au plus profond de ses pensées conscientes et inconscientes, l’homme marocain regarde la femme marocaine comme suit : – Un objet volatil qu’il faut contrôler et maitriser – Un être inférieur qui, de sa naissance à sa tombe, doit être éduquéet façonné par le père, le frère, l’enseignant, le mari, la société et le discours religieux – Handicapée intellectuellement et sexuellement – Elle vit dans les rêves et dans les nuages – Une dépensière et une mauvaise gestionnaire – Inconsciente de la réalité et très imprudente – Ignorante, même si elle est titulaire d’un doctorat et lui seulement d’un niveau de CP – Son esprit et ses pensées sont vides et insensés – Elle aime les discussions creuses avec d’autres femmes – Sa sexualité est sans importance – Ignore la sexualité – Elle est coincée sexuellement sans savoir comment faire plaisir à son mari – Elle ne fantasme pas sur un bel homme et ne se masturbe pas, car elle n’a pas de pénis ! – Elle ne sait pas comment attirer sexuellement son mari à travers ses paroles, sa propreté et ses vêtements. Ainsi, un homme a le droit d’être en compagnie d’autres femmes. C’est toujours la faute de la femme ! – Elle ignore comment parler à son mari pour qu’il l’aime et la désire – Elle doit être obéissante – Un être vivant mais pas un être humain comme lui Ces descriptions sont une sorte de notice gravée dans le cerveau du mâle avant même sa naissance. Tout au long de sa vie, le garçon reçoit un mode d’emploi de la femme et reçoit des instructions pour savoir « utiliser les femmes », de la part de son père, de sa mère, de l’école, de la société et du discours religieux. Cette notice est clairement et complètement fausse, abjecte et pathétique. Sachez, messieurs, que la femme marocaine aussi : – Sa vie sexuelle est importante pour elle et elle en est insatisfaite et complètement frustrée par son homme – Sa puissance sexuelle est mille fois supérieure à celle d’un homme. Elle peut avoir plusieurs orgasmes d’affilée, alors qu’un homme a besoin d’un temps de latence allant d’une heure à plusieurs jours entre deux actes sexuels, et il ne peut pas enchainer immédiatement un après l’autre – Elle a un désir sexuel constant – Elle a aussi des fantasmes sexuels et se masturbe aussi – Elle admire les hommes beaux et élégants et aimerait être dans leurs bras. Elle peut aussi se masturber tout en fantasmant sur un bel homme. Ce n’est pas un rêve de femme mais c’est une réalité, messieurs ! -Quand elle voit un bel homme dans la rue ou ailleurs, elle ressent quelque chose d’excitant etelle en parle avec d’autres femmes – Les femmes sont toujours plus intelligentes que les hommes – Elle aime aussi avoir de l’argent, et en général elle le dépense uniquement pour ce qui est utile, pas pour les cafés, les bars, le haschich et les cigarettes, les soirées avec les filles de joie, les sorties de chasse ou de pêche. La femme est une bonne gestionnaire et la preuve se trouve chez les veuves et les divorcées qui élèvent plusieurs enfants. Alors que l’homme veuf ou divorcé est totalement incapable d’élever ses enfants seul et a besoin d’une femme en urgence ! – La sexualité des femmes est cérébrale et non brutalement animale comme c’est le cas des hommes – Elle aime aussi passer du temps aux terrasses des cafés et apprécier les jeunes hommes beaux et séduisants qui traversent les rues. Mais son sens des responsabilités et l’éducation des enfants passent avant tout et elle évite de perdre son temps inutilement comme des milliers d’hommes dans les cafés 24h/24. Ainsi, la femme reste sage, contrôle ses désirs, prévoyante et envisage toujours l’avenir de ses enfants – Elle aime que son homme se brosse les dents, mette du déodorant sous les aisselles, sente un bon parfum, prenne une douche après sa journée de travail, porte des vêtements qui suscitent son désir sexuel et lui parle avec gentillesse, douceur et élégance – Elle espère que son mari rentre rapidement à la maison et passe du bon temps avec elle, indiquant émotionnellement qu’il la désire sexuellement, et éveillant en elle tous ses sens émotionnels et sexuels – Elle aime que son mari sache comment être sexuellement attirant pour elle, doux et romantique avec elle au lit et comment partager l’amour avec elle Les femmes marocaines attendent toujours le jour où l’homme effacera et écrasera la notice et le mode d’emploi de la femme qu’il a reçus depuis sa naissance ! La femme marocaine attend toujours le jour où l’homme sera convaincu qu’elle a les mêmes droits que lui, qu’elle est une personne humaine à part entière et non un être vivant ! Par

L’obsession des marocains du postérieur de la femme

L’obsession des marocains du postérieur de la femme

TRIBUNE. Je partage avec vous cette interview réalisée avec une jeune journaliste talentueuse ayant eu l’idée de traiter ce phénomène marocain tabou. L’article a été rédigé et publié dans un prestigieux journal arabophone (numéro du weekend 23-24 novembre 2019). Quelles sont les raisons de l’obsession marocaine pour le postérieur ? (L’attirance des hommes et la préoccupation des  femmes de l’avoir plus gros) Je n’ai pas d’études ou de statistiques sérieuses et précises à propos de ce sujet, en revanche je vais me contenter d’analyser le phénomène uniquement d’un point de vue psychanalytique qui se traduit forcément  dans la culture. 1- Symboles fantasmatiques des fesses de la femme Les fesses (féminines ou masculines), sont des parties qui rappellent la forme du sein de la femme. Or la relation avec le sein de la mère est le premier plaisir qu’un bébé découvre dans sa vie (le contact confortable et agréable, la douceur du goût et la température du lait, être cantonné dans les bras de la mère contre le sein, se sentir en sécurité, l’état de béatitude après satiété….). A partir de l’adolescence et de façon inconsciente et fantasmatique, homme et femme sont attirés par tout ce qui peut rappeler le plaisir du sein par tous nos sens (la bouche, le toucher, le regard…). Même les constructeurs des voitures font appel à ce fantasme et dessinent des voitures avec un postérieur  surélevé et volumineux pour attirer la clientèle essentiellement masculine. Maintenant, le mâle est attiré aussi bien par les gros seins que les grosses fesses. Evidemment plus les seins sont gros plus la femme est considérée très maternelle, nourricière et sécurisante. Les grosses fesses rappellent aussi inconsciemment les contours du sein maternel et plus elles sont grosses, plus la femme est nourricière du 1er plaisir (inconsciemment). Consciemment, la femme sait que le postérieur est un objet de désir sexuel masculin, tout comme ses seins. C’est tout comme le maquillage que la femme utilisait depuis la nuit des temps, mettre du rouge sur les lèvres et sur les joues, pour les mettre en évidence au regard masculin. En fait, au moment du rapport sexuel, les lèvres de la femme sont gorgées de sang ainsi que ses joues. En se maquillant, inconsciemment elle éternise l’état du plaisir sexuel mais aussi pour rappeler l’homme qu’elle est en état de désir sexuel. 2- Le désir des fesses et l’interdiction religieuse La religion interdit de poser un regard sexuel insistant sur le corps de la femme. Culturellement ce regard sexué est mal accepté jugeant l’homme sans foi et sans éducation. Raison pour laquelle, regarder le postérieur de la femme n’est pas détectable ni par elle ni par les autres, du moment que l’homme regarde devant lui. Ainsi, le désir sexuel du corps de la femme de ses cheveux à ses pieds de face, est projeté sur le postérieur de la femme. Chez la femme, comme il est interdit ou très mal vu de mettre en apparence ses parties sexuées (mini jupe, porter un décolleté laissant apparaitre une partie des seins, porter des robes moulantes, légères et courtes…), elle ne peut  donc laisser de visible que les contours de ses fesses comme partie sexuée féminine (même en portant une djélaba ou autre robes traditionnelle) sans être accusée de quoi ce soit. D’ailleurs ceci explique pourquoi certaines marocaines qui portent le hijab font en sorte que leur postérieur soit bien dessiné et les contours bien visibles inconsciemment comme sciemment. 3- Symboles fantasmatiques de l’homosexualité masculine refoulée Dans le monde masculin marocain et plus spécifiquement à partir du début de l’adolescence, les yeux se fixent sur le postérieur. Ainsi, celui qui en a un assez gros, est vulgairement insulté de « zamel» et ceci n’est autre qu’une attirance homosexuelle refoulée. On sait aussi que les adolescents de façon générale, filles et garçons, passent par des expériences homosexuelles appelées chez les garçons « nwiba » c’est-à-dire chacun à son tour fleurte le postérieur de l’autre ou le sodomise selon leur arrangement initial. Rapidement après quelques expériences l’homosexualité est refoulée et le désir de sodomiser est projeté sur le postérieur de la femme. D’ailleurs, les hommes qui préfèrent sodomiser la femme et qui en éprouvent plus de plaisir que par le vagin, sont des homosexuels latents. 4- La virginité Nous sommes dans une culture où la fille dot garder son ’hymen intact avant la nuit de noces. De ce fait, pour que la fille garde son éventuel futur mari, elle lui permet souvent de la sodomiser. Ainsi pour le mâle marocain le postérieur de la femme devient l’objet sexuel de préférence pour lui et tous ses désirs sexuels sont projetés sur le postérieur féminin. Peut-on dire que la course pour élargir les fesses (femmes) et obtenir la femme avec un fessier serré (hommes) transforme ce désir en une obsession délirante ? Non, mais il s’agit plutôt d’un jeu sexuel social et culturel dans lequel le plaisir est sublimé. Il ne faut jamais oublier que la sexualité, en dehors de sa fonction procréatrice,  est chez l’être humain une sorte de jeu de désir, de plaisir et d’attirance. Des poètes arabes ont maîtrisé la description du postérieur de la femme en lui donnant une place centrale dans les rêves érotiques des arabes et un symbolisme sexuel de l’attirance érotique. Qu’en pensez-vous ? J’ai déjà répondu plus haut en partie à cette question « l’interdiction religieuse de poser un regard sexuel sur la femme). Par contre, je peux ajouter que le postérieur est la partie sexuée  de la femme visible à l’homme. Visible par son volume et par ses contours et de ce fait le désir sexuel masculin et ses fantasmes sexuels sont projetés sur cette partie de la femme. Il faut noter que la femme, en marchant et laissant derrière elles les regards des hommes, elle laisse échapper son postérieur, cette partie sexuée en mouvement ou ce qu’on appelle « la danse des fesses », une qui remonte et l’autre qui redescend et ainsi de suite. Ce mouvement de « monter et descendre » rappelle évidemment de façon inconsciente les mouvements du phallus lors

Au lieu de brandir son phallus, la femme marocaine a brandit un sifflet !

Au lieu de brandir son phallus, la femme marocaine a brandit un sifflet !

TRIBUNE. À toutes les minutes, de la matrice au columbarium, la femme marocaine est violée dans sa dignité, dans son respect, dans ses droits, violée dans son égalité des genres, dans ses décisions, dans sa vie, dans sa liberté, violée dans sa féminité, dans son corps, dans sa sexualité, violée dans sa fierté, violée dans ses choix vestimentaires, dans son estime de soi, dans son amour propre, dans sa scolarité, dans sa foi, dans son héritage, violée dans son mariage, dans sa maternité, dans son autorité, violée dans sa chair, dans son âme, violée dans son viager, violée dans son olympe, violée dans son essence. Courtisane sur terre et asphalteuse en Eden, elle est violée d’être femme, violée d’être sans phallus, violée d’être son être ! Au lieu de siffler en encaissant le joug phallique masculin, elle aurait dû surprendre l’être au bâton exhibé et impuissant en lui sortant et en brandissant son puissant phallus interne, constamment érigé qui justement terrorise l’être à la verge molle. Je suis contre ce sifflet qui, pour la femme, n’est qu’une auto-humiliation, une auto-insulte, un acquiescement du carcan phallique. Encore plus grave, la femme en choisissant un sifflet, inconsciemment, a choisi un objet fortement hommasse avec une sorte de conduit dressé vers le haut et accosté en bas d’une forme rappelant la forme des deux yeuks, par où d’ailleurs elle le tient pour le mettre dans sa bouche afin d’en chasser l’air. Toujours dans cette analyse métaphorique, l’air éjaculé pas le sifflet n’est-il pas symboliquement l’éjection de la semence masculine ? Siffler n’est-il pas symboliquement un orgasme sans consentement de l’hommasse au bâton ? Revenons à une analyse très simple afin de démontrer l’aberration et la contradiction de cette compagne de sifflet. Logiquement, nous portons avec nous un sifflet comme balise de détresse dans les bois, dans la mer, là où nous sommes seuls, et dont le but est de l’activer en cas de quelconques détresses afin d’être secourus. Maintenant, les rues marocaines sont tout le temps peuplées par des citoyens sans civisme, lesquelles observent à quelques centimètres de leurs yeux l’harcèlement des femmes et évidemment sont des collabos qui ne considèrent pas ces femmes en détresse et en danger. Ce n’est pas un sifflet qui va les convaincre à venir les secourir car à leur tour, ils feront la même chose à la prochaine occasion. La femme est une proie ambulante et le chasseur la guette pour la saisir, si elle siffle alors, elle va dénoncer sa position et d’autres prédateurs accourront en vitesse pour profiter du festin. Pire encore, siffler en cas de détresse (harcelée en public), n’alertent même pas les autres femmes (proies elles mêmes) qui sont à quelques centimètres ou mètres d’elle et qui ne viennent même pas à son secours afin de l’assister contre le viol de ces hommasses sex-mens. Ceci démontre le pouvoir du joug hommasse marocain sur la femme. Notre société est composée de millions d’hommasses et d’une seule et une seule femme ! Docteur Jaouad MABROUKI Expert en psychanalyse de la société marocaine et arabe.

La participation de la femme marocaine au marché du travail reste parmi les plus faibles au monde

La participation de la femme marocaine au marché du travail reste parmi les plus faibles au monde

La participation de la femme marocaine au marché du travail est une réalité. Cependant, à l’instar des autres pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), elle reste parmi les plus faibles au monde. En effet, « le taux d’activité féminine s’est établi à 22,4% en 2017 contre une moyenne de 50,8% en Europe et en Asie Centrale, de 51,5% en Amérique latine et Caraïbes et de 59,2% en Asie de l’Est et Pacifique », a relevé Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel au titre de 2017. Dans ce document, présenté dernièrement à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la Banque centrale n’a pas caché ses préoccupations quant à la faible participation de la femme, estimant qu’outre les conséquences d’ordre social et même psychologique que peut engendrer l’exclusion de celle-ci du marché du travail, le manque à gagner économique serait très élevé. Citant un rapport du Fonds monétaire international (FMI, Regional economic outlook, Middle East and Central Asia, FMI, novembre 2013), Bank Al-Maghrib a rappelé à ce propos que « la réduction de l’écart du taux d’activité entre les hommes et les femmes du triple au double de la moyenne des autres marchés émergents et en développement aurait doublé la croissance dans la région MENA au cours de la dernière décennie, permettant ainsi un gain cumulé de mille milliards de dollars ». En ce qui concerne le Maroc en particulier, l’institut d’émission s’en est remis à un autre rapport de la même institution (IMF Country Report No. 17/65, Morocco selected issues, mars 2017) indiquant que « le coût par rapport à une situation où les femmes auraient le même taux de participation que leurs homologues masculins représente 46% du PIB par habitant ». A en croire BAM, les causes de la faible participation de la femme marocaine au marché du travail seraient nombreuses. Cités dans plusieurs études quantitatives, les principaux facteurs seraient : le niveau d’éducation, la situation familiale, l’âge et les normes sociales. A noter que dans le cadre du lancement de son initiative du centenaire sur les femmes au travail, l’Organisation internationale du travail (OIT) a réalisé en collaboration avec Gallup, une étude en vue d’appréhender les raisons de cette faiblesse à travers des enquêtes de perception. Intitulée « Vers un meilleur avenir pour les femmes au travail : ce qu’en pensent les femmes et les hommes», l’étude en question soulignait, en ce qui concerne le Maroc, « qu’a priori, le refus familial ne semble pas constituer un obstacle au travail des femmes, 69% des hommes estimant qu’il est acceptable qu’elles aient un emploi en dehors du domicile », a rappelé la BAM. La même étude révélait cependant que près de la moitié des hommes (45%) souhaitent que les femmes restent à la maison, 33% d’entre eux estiment qu’elles peuvent concilier entre travail et foyer alors que moins d’un quart (22%) pensent qu’elles doivent avoir un emploi rémunéré. A titre de rappel, les données d’une enquête mondiale sur les valeurs datant de 2011 et réalisée dans de nombreux pays par la World Values Survey Association (institution à but non lucratif basée à Stockholm », avaient révélé à l’époque que « 74,7% des hommes marocains estiment qu’ils sont prioritaires quand les offres d’emploi se font rares et que 63,8% d’entre eux jugent qu’être femme au foyer est aussi gratifiant qu’avoir un travail rémunéré », a relevé le rapport. Pour BAM, ces résultats restent en ligne avec ceux d’une enquête réalisée au Maroc par la Banque mondiale («Promouvoir les opportunités et la participation des jeunes», Banque mondiale, mai 2012) entre décembre 2009 et mars 2010. Il en est ressorti que la faiblesse structurelle de l’activité féminine est attribuable pour la tranche d’âge 15-29 ans au refus conjugal ou parental dans 53,8% des cas, à la difficulté de concilier entre travail et foyer pour 22,9% et aux normes sociales pour 11,1%. Pour Bank Al-Maghrib, l’ensemble de ces données suggère au final que « même si les hommes se déclarent généralement favorables au travail de la femme, ils sont en partie réticents lorsque les opportunités d’emploi se font rares ou lorsqu’il s’agit d’arbitrer entre travailler à l’extérieur et prendre soin du foyer ». En conséquence, l’institut d’émission a estimé nécessaire le fait de mener des actions importantes de sensibilisation « d’autant plus que les données internationales montrent une corrélation positive entre l’attitude des hommes et la participation des femmes ». Alain Bouithy