Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les prix internationaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression au cours du mois d’avril, souligne un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En avril, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une onzième hausse mensuelle consécutive, s’établissant en moyenne à 120,9 points, soit une hausse de 1,7% depuis mars et 30,8% de plus que son niveau enregistré au même mois de l’année dernière. S’il a atteint son plus haut niveau depuis 2014, l’agence onusienne a toutefois noté un recul en valeur nominale de 12% par rapport à son plus haut historique atteint en février 2011. Selon les données disponibles, le sucre a enregistré la plus forte hausse au cours de cette période. En effet, l’Indice FAO des prix du sucre s’est accru de 3,9% au cours du mois dernier et progresse de 60% par rapport à avril 2020. «Le rebond des prix internationaux du sucre constaté en avril est dû à un niveau d’achat élevé, dans un contexte où la lente progression des récoltes au Brésil et les dégâts provoqués par le gel en France ont amplifié les craintes d’un resserrement des disponibilités mondiales en 2020-2021», a expliqué la FAO. D’après l’organisation, l’évolution des prix a « également bénéficié de l’appréciation du real brésilien par rapport au dollar des Etats-Unis, qui a généralement des effets sur les expéditions du Brésil, le premier producteur mondial de sucre». Si l’on en croit l’agence des Nations unies, il apparaît que la pression à la hausse sur les prix a été quelque peu limitée par les importantes exportations prévues en Inde et par le léger recul des prix du pétrole brut, a-t-elle souligné dans un communiqué. En hausse de 2,9 points (1,8%) en glissement mensuel, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a pour sa part connu une progression de 1,8% au cours du même mois, suite à la hausse des cours internationaux de l’huile de palme « sous l’effet de craintes d’une croissance de la production plus lente que prévu dans les principaux pays exportateurs ». Dans son rapport, la FAO a également fait état de la poursuite de la hausse des valeurs des huiles de soja et de colza ainsi que de la contraction modérée des prix de l’huile de tournesol. En s’établissant en moyenne à 101,8 points, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse de 1,7% par rapport à sa valeur de mars. Il a ainsi enregistré son septième mois consécutif de hausse et un niveau supérieur de 5,1% à celui du même mois de l’année dernière, a précisé l’agence. Dans son communiqué, la FAO a attribué cette évolution à la « forte demande en provenance de l’Asie de l’Est qui a soutenu les cours des viandes de bovins d’ovin et de porcin». L’agence a toutefois relevé une stabilité au niveau des prix de la viande de volaille, en raison de l’équilibre des marchés mondiaux dans leur ensemble. Selon la même source, en avril, « l’Indice FAO des prix des céréales a gagné 1,2%, après un bref repli en mars, et s’établit maintenant à 26% de plus que son niveau d’avril 2020 ». Dans le détail, les données disponibles montrent que « les prix du maïs ont progressé de 5,7% et ont atteint un niveau supérieur de 66,7% à leurs valeurs enregistrées il y a un an ». Comme l’a expliqué l’organisation de même source, « les superficies plantées sont moins importantes que prévu aux États-Unis d’Amérique et les conditions de culture en Argentine, au Brésil et aux Etats-Unis d’Amérique ont suscité certaines inquiétudes ». Si les cours internationaux du blé sont restés stables dans l’ensemble, les données recueillies montrent que ceux du riz, de l’orge et du sorgo ont de leur côté accusé un recul. Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 118,9 points, ce qui correspond à une progression de 1,2% par rapport au précédent mois. « Il s’agit du onzième mois consécutif de hausse de l’Indice, qui grimpe de 24,1% par rapport à son niveau enregistré il y a un an », a précisé l’organisation notant que les cours du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont augmenté sous l’effet d’une forte demande à l’importation en Asie. Alain Bouithy

Les prix des produits alimentaires enregistrent leur dixième hausse consécutive à l’échelle mondiale

Les prix des produits alimentaires enregistrent leur dixième hausse consécutive à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des denrées alimentaires se sont envolés en mars 2021 pour le dixième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 118,5 points en mars, soit une hausse de 2,1% par rapport à février et son niveau le plus haut depuis juin 2014 », a indiqué l’agence onusienne dans un rapport rendu public récemment. Cette inflation est portée principalement par les gains enregistrés dans les sous-indices des huiles végétales, de la viande et des produits laitiers, alors que ceux des céréales et du sucre ont perdu du terrain, a expliqué la FAO. En effet, selon les données recueillies, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 8% par rapport au mois précédent, en raison de la hausse des valeurs des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Avec une valeur moyenne de 159,2 points en mars, correspondant à un gain de 11,8 points, l’indice a presque atteint son plus haut niveau depuis 10 ans. Soulignons que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur dixième hausse mensuelle consécutive, ceux de l’huile de soja ont fortement progressé, tandis que le resserrement prolongé des disponibilités des huiles de colza et de tournesol, respectivement au Canada et dans la région de la mer Noire, a continué de soutenir les prix. En s’établissant à une valeur moyenne de 117,4 points en mars, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a fait un bond de 3,9% par rapport au mois de février. L’analyse des données publiées par la FAO laisse apparaître qu’«il s’agit du dixième mois consécutif de hausse de l’indice, qui est désormais en hausse de 16% par rapport à sa valeur de l’année dernière à la même période », souligne le rapport. D’après l’organisation, les prix du beurre ont bénéficié de disponibilités quelque peu limitées en Europe et d’une hausse de la demande en prévision d’une reprise du secteur de la restauration. Dans son rapport, l’agence des Nations Unies ajoute que «les prix du lait en poudre ont également progressé, soutenus par une forte augmentation des importations en Asie, en particulier en Chine». En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, qui s’est établi en moyenne à 98,9 points en mars dernier, il a gagné 2,3% par rapport à février. Bien que la tendance à la hausse se poursuit pour le sixième mois consécutif, les données relatives à ce produit montrent que «l’indice se situe encore légèrement en dessous (0,5%) de sa valeur d’il y a un an», note la FAO. S’il ressort des chiffres publiés par l’organisation que les prix de la viande de bovins sont restés stables, alors que ceux de la viande d’ovins ont reculé, le rapport affirme que les importations de la Chine et la forte hausse des ventes internes en Europe ont entraîné une hausse des cours de la volaille et de la viande de porc. En mars dernier, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 123,6 points, accusant ainsi une baisse de 1,8% par rapport au mois de février. Mais en dépit de ce recul, l’organisation internationale relève qu’il est toujours en hausse de 26,5% par rapport à son niveau de mars 2020. Il est à souligner que «ce sont les prix du blé à l’exportation qui ont le plus baissé, principalement parce que l’offre est satisfaisante et que les perspectives de production pour les cultures de 2021 sont favorables», explique la FAO faisant remarquer que les prix du maïs et du riz ont également fléchi, alors que ceux du sorgho ont progressé. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, il apparaît qu’il s’est établi en moyenne à 96,2 points cédant ainsi 4,0%s, « sous l’effet des importantes exportations prévues en Inde ». Quoi qu’il en soit, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture constate qu’il reste supérieur de plus de 30% à son niveau d’il y a un an et qu’il s’agit du premier recul après les fortes hausses enregistrées lors des deux mois précédents. Alain Bouithy

Le Fonds vert pour le climat approuve 80 millions de dollars de financements pour des projets conduits par la FAO au Congo et en Jordanie

Deux projets conçus par la FAO, l’un axé sur l’agroforesterie en Afrique subsaharienne, l’autre sur la gestion de l’eau au Proche-Orient, ont reçu mercredi 17 mars 80 millions d’USD, ouvrant ainsi la voie à l’amélioration des moyens de subsistance de plus de 250 000 petits exploitants. Le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé ces financements destinés à des initiatives en République du Congo et dans le Royaume hachémite de Jordanie. Pour les deux projets, il s’agit d’un premier financement du FVC dans ces pays, ce qui illustre la volonté de la FAO d’élargir le recours aux outils mondiaux de l’action pour le climat dans le secteur de l’alimentation et de l’agriculture. Le portefeuille du FVC investi dans des projets FAO s’élève à présent à 878 millions d’USD, dont sont bénéficiaires 15 projets. «Nous sommes reconnaissants de ce vote de confiance à l’appui des efforts de la FAO visant à renforcer l’efficience, l’inclusivité, la résilience et la durabilité des systèmes agroalimentaires, et nous nous réjouissons de voir le FVC acquérir un rôle de plus en plus éminent dans ce domaine», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu. L’Initiative PREFOREST au Congo bénéficie d’un cofinancement de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI), qui rassemble six pays de la région entrés en collaboration avec un nombre important de donateurs spécialistes des questions forestières. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) participe lui aussi à ce cofinancement. Ces deux nouveaux projets répondent à l’objectif de la FAO d’accroître et d’élargir l’appui aux investissements liés au climat dans l’agriculture qui offrent un intérêt socioéconomique et environnemental et aident les petits exploitants des pays vulnérables à progresser sur la voie d’un développement résilient et à faibles émissions. Une agriculture qui s’accommode des arbres au Congo Le projet PREFOREST en République du Congo réduira de 16,7 millions de tonnes le volume des émissions de gaz à effet de serre sur 20 ans en détournant de façon durable les agriculteurs congolais de l’essartage par brûlis dans l’agriculture et la collecte de bois de feu, au profit de démarches agroforestières dans lesquelles l’arboriculture se combine à la production agricole végétale et animale, cette nouvelle approche devant se solder par l’amélioration et la pérennisation de leurs moyens de subsistance. La déforestation et la dégradation des forêts engendrent actuellement environ 81 pour cent des émissions de gaz à effet de serre du Congo, ce qui révèle une faible productivité agricole et met en évidence d’importantes possibilités de réduction de ces volumes. Ce projet, qui vise directement plus de 40 000 petits exploitants situés dans des secteurs géographiques clés du pays, a cependant pour ultime ambition d’être bénéfique à plus d’une personne sur six dans le pays, de par leur adoption de pratiques meilleures et l’élargissement des possibilités d’activités qui s’offre à elles. PREFOREST, premier projet forestier financé par le FVC dans le bassin du Congo, est une pièce maîtresse du dispositif mis en place par le gouvernement en vue de réduire de moitié les émissions du pays d’ici à 2035, déclare Mme Rosalie Matondo, Ministre congolaise de l’Économie forestière. L’aide de 28,9 millions d’USD accordée par le FVC se voit augmentée d’un cofinancement de 9 millions d’USD du Gouvernement congolais, auxquels s’ajoutent 7 millions d’USD octroyés par le CAFI et un apport de 1,6 million d’USD du FIDA, ainsi que des investissements du secteur privé drainés par ce dernier. Un volet central de ce projet prévoit le renforcement de l’accès des communautés locales à la terre et de leur accession à des droits d’usufruit foncier, qui peuvent sous-tendre l’élaboration de modèles microéconomiques plus rentables et un mode pérenne d’exploitation des ressources naturelles. L’eau pour les moyens de subsistance en Jordanie Le premier en date des projets financés par le FVC en Jordanie, qui doit être mis en œuvre par la FAO et le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD), vise 210 000 personnes environ – dont près de la moitié sont des femmes – dans des secteurs du bassin de la mer Morte particulièrement vulnérables au stress hydrique d’origine climatique. Il a pour ambition de renforcer la capacité d’adaptation des communautés et des institutions et d’augmenter le degré d’efficience des dispositifs de gestion des eaux. Il promeut des solutions innovantes, notamment la collecte des eaux de pluie des toits, l’introduction de techniques novatrices en matière d’irrigation et de cultures et une plus grande utilisation des eaux recyclées. Le projet dispensera aussi des informations utiles aux femmes rurales par le biais de services de vulgarisation. En rehaussant la productivité agricole et en favorisant l’adoption de pratiques agricoles plus durables, l’amélioration de l’accès à l’eau fait escompter un effet doublement positif – sur les revenus des petits exploitants et sur l’environnement. Ce projet contribue à la capacité d’adaptation de la Jordanie aux effets du changement climatique tout en épaulant le secteur agricole dans la poursuite de ses objectifs de développement durable à long terme, selon M. Nabil Masarweh, Ministre jordanien de l’environnement. L’aide du FVC, qui s’élève à 25 millions d’USD, se trouve renforcée par des apports de la FAO et du PNUD de 1 million d’USD chacun, à quoi s’ajoutent 6,1 millions d’USD octroyés par le Gouvernement jordanien.  

Les pertes causées par les aléas naturels à l’ agriculture continuent de grimper en flèche

Les pertes causées par les aléas naturels à l’ agriculture continuent de grimper en flèche

L’ Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié, jeudi 18 mars, un nouveau rapport dont il ressort que les pertes que causent les catastrophes naturelles à l’agriculture continuent de grimper en flèche à travers le monde. D’après ce rapport intitulé «The impact of disasters and crises on agriculture and food security : 2021» (L’impact des catastrophes et des crises sur l’agriculture et la sécurité alimentaire : 2021), le nombre annuel de catastrophes est désormais supérieur de plus de trois fois à celui des années 1970 et 1980 et l’augmentation des pertes provoquées par ces aléas entraîne un préjudice économique et compromet la nutrition. En effet, outre les pertes en vies humaines, ces catastrophes «causent aussi l’anéantissement de moyens de subsistance agricoles et entraînent une cascade de conséquences économiques négatives au niveau des ménages, des collectivités, des pays et des régions, qui peuvent persister pendant des générations», a souligné l’agence onusienne. Il est important de relever le fait que l’agriculture subit la majeure partie des pertes financières et des préjudices causés par les catastrophes dont la fréquence, l’intensité et la complexité n’ont cessé de croître, comme l’a relevé ledit rapport qui présente les chiffres les plus récents des pertes de production agricole attribuées aux catastrophes dans l’ensemble des secteurs agricoles. Il faut dire que « sur les quatre secteurs que sont l’agriculture, l’industrie, le commerce et le tourisme, l’agriculture subit à elle seule une part disproportionnée de l’impact de ces catastrophes, soit 63%», a noté l’agence des Nations unies précisant que les pays les moins avancés (PMA) et les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire sont les plus lourdement frappés par ces fléaux. Soulignons que la sécheresse est la première cause des pertes de production dans le secteur agricole, devant les inondations, les tempêtes, les ravageurs et les maladies, et les incendies. A noter que «plus de 34% des pertes de production végétale et animale dans les PMA et les pays à faible revenu et revenu intermédiaire sont imputables à la sécheresse», a relevé la FAO dans son rapport. Et de préciser que cela représente un coût global de 37 milliards d’USD pour le secteur». Ce n’est pas tout. Selon toujours ce rapport, la sécheresse frappe presque exclusivement l’agriculture qui subit 82% de ses effets négatifs contre 18% pour tous les autres secteurs. Devenus des facteurs de stress importants pour le secteur, les ravageurs, les maladies et les infestations des cultures et du bétail ont causé 9% de toutes les pertes de production végétale et animale entre 2008 et 2018. Pour mieux apprécier les pertes financières et les préjudices occasionnés par les catastrophes, le rapport indique qu’entre 2008 et 2018, «les effets des catastrophes ont coûté aux secteurs agricoles des économies des pays en développement plus de 108 milliards d’USD en préjudices ou pertes de récoltes et de production animale». L’organisation poursuit en affirmant que tous ces dégâts peuvent être particulièrement préjudiciables aux moyens de subsistance des petits exploitants et des agriculteurs vivriers, des pasteurs et des pêcheurs. Avec des pertes économiques globales s’élevant à 49 milliards d’USD, l’Asie a été la région la plus durement touchée au cours de la période analysée, a fait savoir la FAO. Juste devant l’Afrique et l’Amérique latine et les Caraïbes avec respectivement 30 milliards d’USD et 29 milliards d’USD. Soulignons que l’édition 2021 du rapport concerne 457 catastrophes dans 109 pays répartis dans toutes les régions et les catégories de revenu, y compris pour la première fois celles des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et des pays à revenu élevé, a expliqué la FAO qui formule un certain nombre de recommandations à l’attention des gouvernements du monde entier. L’agence insiste sur le fait qu’à aucun autre moment de l’histoire, les systèmes agroalimentaires n’ont été à ce point soumis à un éventail de périls nouveaux et sans précédent. A savoir : les méga-incendies, les conditions météorologiques extrêmes, les essaims de criquets pèlerins d’ampleur inhabituelle et les menaces biologiques émergentes comme la pandémie de Covid-19. Alain Bouithy

La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont progressé pour le neuvième mois consécutif en février 2021, a annoncé jeudi 4 mars l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). D’après les chiffres publiés par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 116 points le mois dernier, soit 2,4% de plus que le mois précédent. La hausse enregistrée au cours du mois de février s’explique par la forte progression des sous-indices du sucre et des huiles végétales, a indiqué la FAO dans son rapport rendu public le jour même. En progression de 6,4% par rapport au mois de janvier, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 100,2 points en février. Il enregistre ainsi sa deuxième hausse mensuelle consécutive et atteint son niveau le plus haut depuis avril 2017. Mais à en croire l’organisation internationale, les baisses de la production dans les principaux pays producteurs et la forte demande à l’importation en Asie font toujours craindre un resserrement de l’offre à l’échelle mondiale.  Aussi, « les perspectives d’une reprise de la production en Thaïlande et d’une récolte record en Inde ont limité cette progression », a-t-elle poursuivi. Avec une valeur moyenne de 147,4 points en février, l’indice FAO des prix des huiles végétales a de son côté progressé de 6,2%. Il a atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Cette évolution fait suite au raffermissement des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Plus en détail, il ressort des données recueillies par l’agence que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur neuvième mois consécutif de hausse en février. Si les cours du soja ont poursuivi leur trajectoire ascendante, principalement en raison du resserrement actuel de l’offre mondiale avant l’arrivée de la nouvelle production en Amérique du Sud, le rapport indique que la hausse des prix des huiles de colza et de tournesol « s’explique respectivement par des perspectives de production plus faibles que prévu dans l’Union européenne en 2021 et par la poursuite du resserrement des disponibilités exportables dans la région de la mer Noire ». En ce qui concerne les cours internationaux des autres produits alimentaires les plus couramment échangés, il apparaît que l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 113 points au deuxième mois de l’année 2021. Il a ainsi gagné 1,7% (1,9 point). Cette hausse est soutenue par « les prix internationaux à l’exportation du beurre dans un contexte marqué par une forte demande à l’importation en Chine et une offre limitée en Europe occidentale », a expliqué la FAO faisant état de la baisse des prix du fromage en raison de l’abondance des stocks aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en février dernier, l’’indice FAO des prix des céréales s’est inscrit en hausse de 1,2% en moyenne par rapport au mois précédent. Portés par une forte demande qui se maintient en Chine, les prix du sorgho ont connu une hausse de 17,4% sur le mois ; alors que ceux « du maïs, du blé et du riz sont restés stables ou ont légèrement augmenté », relève l’agence des Nations unies. En effet, selon le rapport de la FAO, les prix internationaux du maïs ont augmenté légèrement de 0,9% par rapport au mois précédent, tandis que ceux du maïs ont grimpé de 45,5% par rapport à l’année dernière. Quant aux prix du blé à l’exportation, ils « sont restés à peu près stables en février, mais ils ont gonflé de 19,8% par rapport à leur niveau de l’année dernière », a précisé la FAO relevant que ceux du riz ont continué de progresser légèrement. Soulignons enfin que la contraction de l’offre de viande bovine et ovine dans les principales régions productrices a légèrement fait bondir l’indice FAO des prix de la viande de 0,6%. Il s’est ainsi établi en moyenne à 96,4 points par rapport au mois de janvier. Dans son rapport, la FAO explique qu’« il s’agit du cinquième mois consécutif de hausse, mais à un niveau qui reste inférieur de 4,1 points (4,0%) à celui du même mois de l’année dernière ». L’agence précise toutefois qu’« à la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l’Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l’Indice général est calculé et publié ». Alain Bouithy

Une production record de blé et de riz attendue à l’échelle mondiale

Une production record de blé et de riz attendue à l’échelle mondiale

Les stocks mondiaux de céréales devraient connaître une forte baisse cette année, selon les nouvelles prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les prévisions du mois de janvier 2021 laissent entrevoir une augmentation des volumes des échanges et une forte baisse des stocks mondiaux de céréales, a indiqué l’agence onusienne dans son bulletin sur l’offre et la demande de céréales. D’après les nouvelles prévisions de l’organisation internationale, les stocks mondiaux de céréales devraient diminuer de 2,2% et atteindre 801 millions de tonnes, leur niveau le plus bas depuis cinq ans. Ils accuseraient ainsi un « repli de pas moins de 64.3 millions de tonnes par rapport à décembre et de 17,8 millions de tonnes par rapport à leur niveau d’ouverture et leur niveau le plus bas depuis cinq ans », a souligné la FAO. Pour les économistes de l’agence des Nations unies, cela ramènerait le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial à 28,3%, soit le niveau le plus bas depuis sept ans, et ces nouveaux chiffres traduisent un fort ajustement à la baisse des stocks de maïs en Chine. Le rapport, qui s’intéresse à l’évolution de la production, à la consommation, aux échanges et aux stocks au niveau mondial, estime désormais à 465,2 millions de tonnes la quantité de céréales qui seront échangées dans le monde en 2020-2021. Ce qui correspond à une forte augmentation de 5,7%, par rapport à la campagne précédente, qui constituait déjà un record. Soulignons que la révision à la hausse de ces estimations « s’explique par les achats importants de maïs par la Chine, notamment aux Etats-Unis », a fait savoir la FAO ajoutant en outre que le commerce international du riz devrait augmenter encore plus, de 7,9%, suite à la forte hausse des exportations de l’Inde. Dans son rapport, l’organisation précise que ses nouvelles prévisions intègrent les résultats d’une révision – jusqu’à 2013-2014 – du bilan de l’offre et de la demande de maïs pour la Chine. L’agence ajoute que « les achats de maïs d’une ampleur inattendue effectués par ce pays ces dernières semaines traduisent une demande d’aliments pour animaux beaucoup plus élevée et des disponibilités intérieures plus faibles que prévu, ce qui est probablement lié à la reprise rapide de la production porcine après l’épidémie de peste porcine africaine ». Selon les dernières estimations de la FAO pour 2020, la production de blé et de riz devrait atteindre un record. La tendance haussière ainsi observée devrait se poursuivre cette année, puisque « les premières prévisions indiquent une augmentation probablement modeste des cultures de blé d’hiver dans l’hémisphère Nord, soutenue par l’augmentation des superficies en France, en Inde, en Fédération de Russie et aux Etats-Unis d’Amérique ». Selon toujours ces mêmes prévisions, dans l’hémisphère Sud, la production de maïs devrait diminuer quelque peu en Argentine et au Brésil par rapport aux niveaux records, tout en restant supérieure à la moyenne. Les perspectives de production en Afrique du Sud et dans les pays voisins sont favorables. Il est à noter que les dernières prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2020 s’établissent à près de 2.744 millions de tonnes, en légère hausse (0,1%) par rapport aux prévisions précédentes datant de décembre, a relevé la FAO dans son bulletin. Parmi les céréales principales, les prévisions concernant la production mondiale de blé ont été révisées à la hausse de 4,8 millions de tonnes et atteignent le record historique de 766,5 millions de tonnes. Enfin, comme nous l’avons souligné dans une de nos éditions précédentes, les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu en janvier dernier leur huitième mois consécutif de hausse. Des chiffres publiés par l’organisation, il ressort, en effet, que l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est élevé en moyenne à 113,3 points au premier mois de l’année 2021, marquant ainsi une hausse de 4,3% par rapport à décembre 2020 et atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2014. Alain Bouithy

Forte envolée des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier

Forte envolée des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une nouvelle envolée au mois de janvier 2021. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 113,3 points en janvier, marquant une hausse de 4,3% par rapport à décembre 2020 et atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2014, a indiqué l’agence onusienne qui impute cette augmentation «à la forte hausse des sous-indices du sucre, des céréales et des huiles végétales». En détail, selon les données publiées par l’organisation internationale, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré sa septième hausse mensuelle consécutive. Avec un bond de 7,1%, il s’est établi en moyenne à 124,2 points en janvier dernier, ce qui correspond à 8,3 points de plus qu’en décembre. L’envolée des prix des céréales en janvier dernier était tirée par les cours internationaux du maïs, qui ont bondi de 11,2% et sont désormais 42,3% plus élevés qu’en janvier 2020, selon les explications de la FAO. Soulignons que « les cours du blé ont connu une hausse de 6,8%, en raison de la forte demande mondiale et des prévisions de diminution des ventes par la Fédération de Russie lorsque sa taxe à l’exportation de blé doublera en mars 2021 », comme l’a relevé la FAO dans un communiqué affirmant en outre la forte demande des acheteurs asiatiques et africains qui a soutenu les prix élevés du riz. En s’établissant en moyenne à 138,8 points en janvier, l’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une progression de 5,8% sur le mois. Il s’agit de son plus haut niveau depuis mai 2012. A en croire l’agence, « cette hausse s’explique entre autres par la production d’huile de palme plus faible que prévu en Indonésie et en Malaisie, en raison de pluies excessives et d’une pénurie persistante de travailleurs migrants, ainsi que par des grèves prolongées en Argentine qui ont réduit les disponibilités exportables d’huile de soja ». A noter aussi la hausse pour le huitième mois de suite des prix internationaux de l’huile de soja, suite à la réduction des disponibilités à l’exportation et de grèves qui perdurent en Argentine. Ainsi que celle des prix de l’huile de tournesol qui « ont continué à monter, car un important recul des récoltes de tournesol en 2020-2021 a contribué à un resserrement de l’offre mondiale », a déclaré la FAO. Concernant l’indice FAO des prix du sucre, l’organisation fait état d’une hausse de 8,1% par rapport à décembre, avec en moyenne 94,2 points en janvier, soit 7 points de plus. Cette hausse « découle en grande partie de craintes concernant un recul des disponibilités mondiales en 2020-2021 dû à une aggravation des perspectives de récolte dans l’Union européenne, en Fédération de Russie et en Thaïlande et à des conditions météorologiques plus sèches qu’à la normale en Amérique du Sud », a expliqué la FAO assurant que cette progression est également soutenue par la hausse des cours du pétrole brut et le raffermissement du réal brésilien. S’agissant de l’indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 111,0 points en janvier, affichant ainsi une hausse de 1,6%. Soit 1,7 point de plus qu’en décembre 2020 et une huitième hausse mensuelle consécutive. Cette augmentation est « emmenée par les achats importants de la Chine à l’approche des festivités du Nouvel An, parallèlement à la baisse saisonnière des disponibilités exportables de la Nouvelle-Zélande, selon l’agence onusienne. Quant à l’indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 96 points le mois dernier, en hausse de 1% par rapport à décembre, a fait savoir la FAO précisant que si l’indice a enregistré son quatrième mois de hausse consécutive, il cède toujours 7,6 points (7,3%) par rapport à sa valeur au même mois de l’année dernière. L’agence explique en outre que la hausse des cours de la viande est le « fait de fortes importations mondiales de viande de volaille, notamment en provenance du Brésil, alors que des épidémies de grippe aviaire ont limité la production et les exportations de plusieurs pays européens ». Alain Bouithy

Huiles végétales et produits laitiers en tête des hausses en décembre 2020

Huiles végétales et produits laitiers en tête des hausses en décembre 2020

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur trend haussier au terme de l’année 2020, enregistrant ainsi une hausse pour le septième mois consécutif. A en croire l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 107,5 points en décembre, soit 2,2% de plus qu’en novembre. Selon les chiffres publiés par l’agence onusienne, la hausse la plus marquée est à mettre au compte des huiles végétales, suivies des produits laitiers, de la viande et des céréales. «Pour l’ensemble de l’année 2020, l’indice de référence s’est établi en moyenne à 97,9 points, son niveau le plus haut depuis trois ans, ce qui représente une hausse de 3,1% par rapport à 2019», a relevé la FAO soulignant toutefois qu’il reste toujours inférieur de 25% à son niveau record atteint en 2011. En détail, l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est inscrit en hausse de 4,7% (5,7 points) au douzième mois de l’année écoulée. Il s’agit du niveau le plus haut depuis septembre 2012. Pour l’ensemble de l’année, il a progressé de 15,9 points (19,1%) par rapport à 2019, affichant ainsi son niveau le plus haut depuis trois ans. Selon les explications de l’institution internationale, l’évolution des cours des huiles végétales en décembre est due principalement à l’affermissement des prix de l’huile de palme qui ont enregistré leur septième mois consécutif de hausse. Les prix internationaux de l’huile de soja ont de leur côté «atteint leurs plus hauts niveaux depuis sept ans, principalement en raison de la faiblesse des disponibilités exportables en Argentine, où des grèves prolongées ont eu des conséquences sur le broyage et la logistique portuaire», a poursuivi la FAO. Quant aux huiles de colza et de tournesol, le rapport de la FAO indique qu’elles ont bénéficié du dynamisme du marché de l’huile de palme, ajoutant cependant que «leurs prix ont également été soutenus par une solide demande mondiale à l’importation». En s’établissant en moyenne à 108,8 points en décembre, soit une progression de 3,2% (3,4 points) en glissement mensuel, l’indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré sa septième hausse mensuelle consécutive. Selon l’organisation, «les prix internationaux de tous les produits laitiers qui figurent dans l’indice ont augmenté en décembre, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation, qui est principalement due à des inquiétudes concernant les effets négatifs sur la production laitière des conditions météorologiques plus sèches et plus chaudes en Océanie». Soulignons toutefois que, sur toute l’année 2020, l’indice des prix des produits laitiers a reculé de 1% en moyenne par rapport à 2019. Concernant l’indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 94,3 points en décembre. S’il a gagné 1,7% en décembre, il ressort des données que sur l’ensemble de l’année il a cédé 4,5% en moyenne par rapport à l’année précédente. En effet, «sur l’année entière, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 95,5 points, soit un recul de 4,5 points (4,5%) par rapport à 2019», a noté l’agence des Nations unies ajoutant par ailleurs que les prix de la viande de volaille ont enregistré la plus importante baisse, suivis de ceux des viandes d’ovins, de porcins et de bovins. S’agissant de l’indice FAO des prix des céréales, qui s’est établi en moyenne à 115,7 points en décembre, il apparaît qu’il a progressé de 1,1% en glissement mensuel. Sur l’ensemble de l’année 2020, l’agence onusienne a noté qu’il a bondi de 6,6% par rapport à l’année précédente. Selon ledit rapport, «les prix du blé, du maïs, du sorgho et du riz à l’exportation ont tous augmenté en décembre, notamment en raison d’inquiétudes concernant les conditions de croissance et les perspectives de récolte en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et dans la Fédération de Russie», a-t-elle fait savoir. Sur une base annuelle, la FAO a indiqué que les prix du riz à l’exportation ont grimpé précisément de 8,6% en 2020 par rapport à 2019, alors que ceux du maïs et du blé ont enregistré des hausses respectives de 7,6 et 5,6%. En léger retrait de 0,5 point par rapport à la hausse marquée enregistrée en novembre, l’indice FAO des prix du sucre a naturellement reculé de 0,6% en décembre dernier. Pour l’ensemble de l’année 2020, l’agence a noté une progression du sous-indice de 1,1% par rapport à 2019, en raison d’«une forte montée des importations de la Chine et d’une hausse de la demande du sucre raffiné de la part du secteur des produits alimentaires et des boissons en Indonésie». Alain Bouithy