Hausse vertigineuse des cours des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une hausse vertigineuse de 14,5% au cours du mois de novembre 2020, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les cours de l’huile de palme continue leur remontée. Dans un rapport de référence, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 121,9 points en novembre dernier, correspondant à une forte hausse de 15,4 points (14,5%) en glissement mensuel. Soit son niveau le plus élevé depuis mars 2014. Selon les explications de l’organisation internationale, cette remontée est attribuée principalement aux nouvelles flambées des prix de l’huile de palme, ainsi qu’aux nouvelles augmentations de la valeur des huiles de soja, de colza et de tournesol. En effet, comme l’a relevé la FAO dans son rapport, «les cours internationaux de l’huile de palme étaient en hausse pour le sixième mois d’affilée, du fait d’un recul prononcé des stocks mondiaux, sous l’effet conjugué d’une production inférieure à la normale dans de grands pays producteurs et d’une forte demande mondiale à l’importation». Concernant les cours de l’huile de soja, les statistiques de l’agence onusienne montrent qu’ils se sont affermis en raison des disponibilités exportables limitées en Amérique du Sud et d’une demande dynamique à l’importation, notamment en Inde, a expliqué l’institution dans un communiqué. S’agissant des cours de l’huile de colza et de l’huile de tournesol, les données recueillies au titre du même mois ont révélé qu’ils «se sont encore renforcés face à la faiblesse des stocks. En parallèle, l’affermissement des prix du pétrole a également soutenu les cours des huiles végétales », selon la même source. Dans son rapport rendu public récemment, l’agence des Nations unies analyse aussi l’évolution des cours internationaux d’autres denrées alimentaires parmi les plus largement commercialisées à l’échelle mondiale. A savoir : les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. Ainsi qu’il ressort dudit rapport, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 2,5% par rapport au mois précédent, atteignant une moyenne supérieure de 19,9% à celle enregistrée en novembre 2019. Suite à l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux Etats-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi qu’aux vastes quantités achetées par la Chine, « les prix à l’exportation du blé ont augmenté, face à des perspectives de récolte moins bonnes en Argentine, tout comme les prix du maïs». Il apparait en revanche que les cours internationaux du riz se sont maintenus pendant le mois, le soutien apporté par la tension de l’offre et la fluctuation des taux de change dans certains pays exportateurs d’Asie du Sud-Est étant contrebalancé par la faiblesse de la demande et la pression liée aux récoltes dans d’autres grands pays exportateurs», a souligné la FAO. Avec une croissance mensuelle de 3,3%, soit 2,8 points de plus qu’en octobre, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 87,5 points en novembre. A noter que la hausse mensuelle des cours de ce produit, la deuxième consécutive, «était principalement imputable aux nouvelles données plus solides étayant de précédentes estimations qui indiquaient un repli de la production mondiale pendant la campagne de commercialisation 2020 2021», a expliqué l’organisation. Ajoutons que l’affermissement des prix du sucre est également dû aux «dégâts causés par un ouragan au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala, où des cultures de canne à sucre et des infrastructures ont été endommagées ». En progression de 0,9 point (0,9%) par rapport à octobre, l’indice FAO des prix des produits laitiers a, pour sa part, atteint en moyenne 105,3 points au mois dernier, suite essentiellement à l’affermissement des prix du beurre et du fromage. Il s’est ainsi approché de son niveau le plus élevé en 18 mois. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’indice FAO des prix de la viande qui est remonté pour la première fois au début de l’année. En effet, il a enregistré une hausse de 0,9% par rapport au précédent mois. Outre la viande de volaille dont le cours a accusé une baisse, les prix de la viande bovine, ovine et porcine ont tous augmenté. Globalement, on retiendra que les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte hausse au cours du mois de novembre. «L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 105,0 points, soit une appréciation de 3,9% par rapport à octobre et de 6,5% par rapport à sa valeur constatée il y a un an», a relevé l’agence des Nations unies précisant qu’il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus importante depuis juillet 2012. Une hausse qui a fait grimper l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014, a-t-elle affirmé. Alain Bouithy
Les marchés alimentaires mondiaux résistent face aux chocs liés à la Covid-19

Dans un nouveau rapport, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que le commerce mondial des produits alimentaires a été résilient au cours de la pandémie. A en croire l’agence onusienne, «les données disponibles pour le premier semestre suggèrent une résilience forte, à défaut d’être complète, des marchés alimentaires mondiaux face aux chocs liés au Covid-19». Selon ce document, qui évalue les tendances de la production et des marchés des principaux produits de base pendant la pandémie, les pays en développement ont même réussi à augmenter leurs recettes d’exportation, stimulant ainsi le commerce mondial des denrées alimentaires. Corédacteur avec Bing Qiao d’un chapitre consacré aux tendances récentes des factures d’importation de denrées alimentaires et des recettes d’exportation, Josef Schmidhuber affirme que «la facture mondiale des importations alimentaires pour l’ensemble de l’année 2020 pourrait même dépasser celle de 2019». Dans une publication semestrielle intitulée Perspectives de l’alimentation, il «note cependant un délaissement notable des denrées alimentaires à valeur élevée au profit des aliments de base». Dans un communiqué, la FAO souligne que les pays en développement ont montré un «dynamisme» notable en soutenant les flux commerciaux de produits alimentaires à l’échelle internationale. Après analyse des données recueillies, il ressort que «les recettes d’exportation de ces pays ont augmenté de 4,6% au cours du premier semestre de 2020 par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que celles des pays développés ont diminué». Pour l’organisation internationale, ces variations s’expliquent en partie par le fait que les baisses les plus importantes sont observées pour les boissons, la viande et le poisson, dont la demande est plus réactive à la baisse des revenus des ménages provoquée par la contraction de l’économie mondiale. Il est important de souligner que les importations mondiales de boissons ont connu une baisse de plus de 12% et celles des produits de la pêche de plus de 10%, au cours de la même période. Dans ce rapport, qui présente un ensemble de graphiques, de données et d’analyses des tendances en fonction des groupes d’aliments et des régions, l’agence indique que «la valeur du commerce des huiles animales et végétales et des graines oléagineuses a, quant à elle, connu une augmentation de presque 10%». Le rapport indique que les marchés des céréales sont bien approvisionnés en 2020-2021 et souligne une influence du resserrement des marchés sur le prix du blé et une forte demande internationale pour les céréales secondaires et pour le riz. La FAO a actualisé, récemment, ses prévisions concernant l’offre et la demande de céréales. La production mondiale de graines oléagineuses et de produits dérivés devrait atteindre un niveau record en 2020-2021, tandis que la demande croissante laisse présager un resserrement des marchés. La production mondiale de sucre recommence à augmenter en 2020, mais à un rythme plus lent que la demande, qui sera tributaire de l’application éventuelle de nouvelles mesures de confinement liées au Covid-19. Analysant les tendances des marchés de produits de base, la FAO note que la production mondiale de viande devrait diminuer en 2020, et ce pour la deuxième année consécutive, en raison du ralentissement prévu des échanges et de la demande. «La production mondiale de lait devrait également augmenter en 2020, profitant des moussons favorables et de la résilience des réseaux de coopératives villageoises, et soutenue par la stabilisation de l’aide publique au sein de l’Union européenne et aux Etats-Unis d’Amérique. Affectée par la baisse importante des échanges commerciaux, la production dans le secteur de la pêche devrait diminuer en 2020 suite aux répercussions de la pandémie sur la demande, la logistique, les prix, la main-d’œuvre et la planification des activités. «La pêche de capture devrait probablement connaître un léger déclin et la production aquacole devrait diminuer pour la première fois depuis de nombreuses années», poursuit l’agence onusienne. Les «profonds bouleversements», qui résultent des effets de la pandémie sur le marché du poisson, notamment la baisse de la demande en poisson frais, devraient persister sur le long terme et favoriser l’innovation en matière de produits, de filières plus courtes et de nouveaux circuits de distribution, selon ce document publié récemment. Concernant les fruits tropicaux, il est indiqué que la pandémie du Covid-19 a ébranlé la filière, en particulier les produits les plus périssables, et que le commerce mondial de l’ananas, de la mangue et de la papaye a diminué, parfois à un rythme à deux chiffres. Affectée par la baisse importante des échanges commerciaux, la production dans le secteur de la pêche devrait diminuer en 2020 suite aux répercussions de la pandémie sur la demande, la logistique, les prix, la main-d’œuvre et la planification des activités. «La pêche de capture devrait probablement connaître un léger déclin et la production aquacole devrait diminuer pour la première fois depuis de nombreuses années», poursuit l’agence onusienne. Les «profonds bouleversements», qui résultent des effets de la pandémie sur le marché du poisson, notamment la baisse de la demande en poisson frais, devraient persister sur le long terme et favoriser l’innovation en matière de produits, de filières plus courtes et de nouveaux circuits de distribution, selon ce document publié récemment. Concernant les fruits tropicaux, il est indiqué que la pandémie du Covid-19 a ébranlé la filière, en particulier les produits les plus périssables, et que le commerce mondial de l’ananas, de la mangue et de la papaye a diminué, parfois à un rythme à deux chiffres. Comme le souligne le rapport, « les marges bénéficiaires de la production de fruits tropicaux subissent la pression liée aux perturbations causées par la pandémie et aux chaînes de valeur hautement compétitives, ainsi qu’à l’accroissement de la puissance commerciale des acteurs situés en aval, aux foyers de maladies des végétaux et aux conditions météorologiques défavorables ». Si les filières de la banane et de l’avocat ont montré une certaine résilience, puisqu’on a constaté une hausse des exportations de ces deux fruits, il apparaît qu’elles ont cependant subi des contraintes importantes, en particulier pour les petits producteurs qui ont été confrontés à l’augmentation du prix des engrais et
Huiles végétales et céréales tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est inscrit en hausse pour le quatrième mois consécutif. Tiré vers le haut par les cours des huiles végétales et des céréales, il s’est établi en moyenne à 97,9 points en septembre 2020. Ce qui correspond à une hausse de 2,1% par rapport au mois précédent et de 5,0% en glissement annuel. «Le raffermissement des prix des huiles végétales et des céréales est à l’origine de cette dernière hausse de l’indice», a expliqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant, en revanche, une stabilité des prix des produits laitiers et une baisse des cours du sucre et de la viande par rapport au mois d’août. En hausse de 5,1% par rapport au mois d’août et de pas moins de 13,6% par rapport au même mois de 2019, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 104,0 points au cours du mois dernier. Selon l’agence onusienne, «cette progression est notamment due à celle des prix du blé, qui ont été portés par des échanges commerciaux soutenus dans un contexte de craintes concernant les perspectives de production dans l’hémisphère Sud et les conséquences de la sécheresse sur les semis de blé d’hiver dans toute l’Europe». Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’organisation intergouvernementale a également relevé une importante hausse des prix du maïs «sous l’effet de la réduction des perspectives de production dans l’Union européenne et de la révision à la baisse des reports aux Etats-Unis d’Amérique». Il est à noter que les cours du sorgho et de l’orge ont également progressé au cours du mois de septembre, alors que ceux du riz ont accusé une baisse durant la même période. En s’établissant en moyenne à 104,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré, de son côté, une hausse de 6,0% par rapport à août. Il a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis huit mois, a fait savoir l’organe spécialisé de l’ONU. La nouvelle hausse de l’indice FAO des prix des huiles végétales est principalement justifiée par l’augmentation des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja. Comme l’a expliqué l’agence dans son rapport, «les prix internationaux de l’huile de palme ont sensiblement progressé pour le quatrième mois consécutif, en raison du renouveau de la demande mondiale à l’importation, ainsi que de niveaux de stocks plus réduits que prévu en Malaisie et des incertitudes concernant le rythme de la production en Asie du Sud-Est ces prochains mois». Poursuivant ses explications, la FAO a également fait savoir que «les prix internationaux de l’huile de tournesol ont nettement augmenté en septembre, principalement sous l’effet de la détérioration des perspectives concernant les cultures dans la région de la mer Noire ». Tandis que les cours de l’huile de soja ont poursuivi leur hausse durant la même période, en raison d’un faible rythme de broyage en Amérique du Sud et une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique. L’indice FAO des prix de la viande, en s’établissant en moyenne à 91,6 points en septembre, a poursuivi sa tendance à la baisse observée depuis le début de l’année en cours. Il a enregistré un léger recul de 0,9% par rapport au mois d’août, selon les chiffres publiés par l’organisation. Selon l’agence onusienne, le recul de cet indice s’explique en partie par «la décision de la Chine d’interdire les importations de viande de porc en provenance d’Allemagne, où des cas de peste porcine africaine ont été détectés chez des sangliers». Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les économistes de l’organisation ont noté un niveau quasiment inchangé par rapport au mois d’août. S’il s’est établi en moyenne à 102,2 points en septembre, ces derniers ont estimé qu’il est supérieur de 2,5% en glissement annuel. Cet indice n’a quasiment pas évolué du fait que les hausses modérées des prix du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont été compensées par le recul des cours du lait entier en poudre, a-t-on souligné dans ledit rapport. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 79,0 points au cours du mois dernier. Il a ainsi reculé de 2,6%, «principalement en raison des excédents de production de sucre prévus au niveau mondial pour la campagne qui va débuter», selon l’organisation qui a fait savoir, par ailleurs, que la production devrait considérablement rebondir en Inde et être abondante au Brésil. Alain Bouithy
Maroc: La production céréalière nationale accuse une forte baisse à 32 millions de quintaux

La production céréalière au titre de la campagne agricole 2019-2020 connaît une forte baisse, selon les données publiées par le ministère l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. La production définitive des trois céréales principales (blé tendre, blé dur, orge) est estimée à 32 millions de quintaux, a récemment annoncé la Direction de la stratégie et des statistiques du département de l’Agriculture. Selon les résultats d’une enquête téléphonique qu’elle a réalisée sur les rendements des céréales, la production céréalière a baissé de 57% en comparaison avec une année moyenne sous Plan Maroc Vert (75 millions de quintaux). Les données recueillies montrent également qu’elle a baissé de 39% par rapport à la campagne précédente qui, rappelons-le, était une année moyenne pour la production des céréales (52 millions de quintaux). L’enquête, qui a permis de collecter près de 6400 observations sur les rendements des champs de céréales dans les différentes régions du Royaume et de calculer la production céréalière au titre de la campagne 2019-2020, révèle par ailleurs que la superficie céréalière semée au titre de cette campagne est de 4,34 millions Ha, a souligné le ministère l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Selon un communiqué du Département d’Aziz Akhannouch, par espèce, la production céréalière a atteint 17,7 millions Qx de blé tendre, 7,9 millions Qx de blé dur et 6,4 millions Qx d’orge. Cette contre-performance s’explique par plusieurs facteurs. Elle est notamment imputable à la baisse de la pluviométrie et à sa mauvaise répartition temporelle qui a provoqué une diminution marquée de la superficie récoltée. En effet, comme le rappelle le ministère de l’Agriculture de même source, « la pluviométrie au cours de la campagne agricole 2019-2020 à fin mai 2020 s’est limitée à 239 mm, ce qui représente une baisse de 31% par rapport à la moyenne de 30 ans (348 mm) et de 19% par rapport à la campagne précédente (295 mm) à la même date ». Poursuivant ses explications, il attire l’attention également sur le fait que la pluviométrie de cette campagne a également été caractérisée par une mauvaise répartition temporelle. Ainsi, fait-il remarquer, « seul le stade de levée des céréales a bénéficié d’une pluviométrie convenable, tandis que le tallage et la montaison ont souffert de périodes sèches, respectivement de 20 et 40 jours, ce qui s’est traduit par une baisse de la superficie récoltée. Le ministère de l’Agriculture fait savoir également que les faibles rendements des superficies ayant résisté au déficit pluviométrique contribuent également au recul de la production céréalière au cours de cette saison. Dans son communiqué, il est enfin précisé que si «les pluies tardives qui ont sévi durant les mois d’avril et mai ont favorisé localement le remplissage des grains dans les zones de montagne», celles-ci ont été «sans effet significatif pour les grandes zones céréalières, dont le cycle de production a été déjà achevé». A propos de l’enquête téléphonique réalisée par la Direction de la stratégie et des statistiques du département de l’agriculture, il est important de préciser qu’elle a été effectuée en adaptation avec les mesures de limitation des déplacements mises en place par les autorités nationales pour limiter la propagation du coronavirus. A l’échelle mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2020 de 25 millions de tonnes (0,9%) par rapport au mois de juillet. Dans un rapport publié en début de mois de septembre, l’agence onusienne assure qu’« en dépit de ce fléchissement des perspectives, la production céréalière mondiale devrait s’établir à 2.765 millions de tonnes, soit 58 millions de tonnes de plus que le résultat de 2019, ce qui constitue un record historique». Selon l’organisation, cette révision est imputable au recul des prévisions mondiales relatives aux céréales secondaires, qui s’établissent maintenant à 1 496 millions de tonnes, soit une baisse de 23,5 millions de tonnes par rapport aux estimations de juillet. La FAO note toutefois que «la plus grande partie de ce recul s’explique par la révision à la baisse de 26,3 millions de tonnes des prévisions concernant la production de maïs aux Etats-Unis d’Amérique, où les semis, pourtant toujours en hausse en glissement annuel, sont moins importants que prévu et où les dégâts causés par la tempête qui a touché récemment le Midwest ont provoqué des pertes de récoltes et ont altéré les perspectives de rendement». Mais ce n’est pas tout. Les prévisions ont également été revues à la baisse dans l’Union européenne et en Ukraine. Et pour cause, «les conditions météorologiques défavorables ont tiré les perspectives de rendement vers le bas». Tout comme en Indonésie «où les estimations de production historiques, ainsi que les prévisions pour 2020, ont été revues à la baisse, à la suite de la publication récente des statistiques officielles», selon les analystes de la FAO. Alain Bouithy
Hausse des cours mondiaux des produits alimentaires pour le troisième mois consécutif

En août, les cours mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur ascension pour le troisième mois consécutif. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’agence onusienne, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 96,1 points en août 2020, ce qui correspond à une hausse de 2,0% par rapport à juillet et à son niveau le plus haut depuis février 2020. «L’affaiblissement du dollar des Etats-Unis d’Amérique a soutenu les cours internationaux de la plupart des produits agricoles, mais ce sont les augmentations des prix du sucre et des huiles végétales qui ont été les plus marquées au mois d’août», a indiqué la FAO. Dans son rapport, l’organisation a également fait état d’un affermissement on ne peut plus modéré des prix des céréales, alors que «les cours de la viande et des produits laitiers sont restés stables et proches de leurs niveaux de juillet», a-t-elle relevé. En détail, la hausse de l’indice FAO des prix du sucre de 6,7% par rapport au mois précédent s’explique par «la perspective d’une production réduite du fait des conditions météorologiques défavorables dans l’Union européenne et en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de ce produit, ainsi que par la forte demande à l’importation émanant de la Chine», a souligné la FAO. Et de préciser qu’il s’est établi en moyenne à 81,1 points en août, soit 5,1 points de plus qu’en juillet et 4,9 points (6,4%) de plus qu’en août 2019. Compte tenu de l’affermissement des cours de l’huile de palme en particulier, mais aussi de ceux des huiles de soja, de tournesol et de colza, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales a, pour sa part, progressé de 5,9% (5,5 points) au huitième mois de cette année. En s’établissant en moyenne à 98,7 points en août par rapport au mois précédent, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a ainsi atteint son niveau le plus haut depuis janvier 2020. A en croire l’organisation, «ces évolutions sont essentiellement le reflet des ralentissements de la production qui sont attendus dans les principaux pays producteurs d’huile de palme, dans un contexte où la demande mondiale à l’importation est forte». Dans son rapport, l’agence a également relevé une progression de l’indice FAO des prix des céréales de 1,9% (1,8 point) par rapport à juillet, pour s’établir en moyenne à 7,0% (6,5 points) audessus de sa valeur d’août 2019. Précisons que la hausse est due majoritairement aux céréales secondaires. Soulignons, en outre, l’accroissement des cours du sorgho de «8,6% par rapport à juillet et de 33,4% par rapport à leur niveau de l’année dernière à la même période, principalement sous l’influence de la forte demande à l’importation émanant de la Chine». A propos des prix du maïs, il apparaît qu’ils ont augmenté de 2,2% en raison de la crainte que les dégâts subis par les cultures dans l’Iowa aient une incidence sur l’offre, a expliqué la FAO. Tandis que les cours internationaux du riz progressaient également, «du fait du resserrement saisonnier des disponibilités et de la croissance de la demande africaine», apprend-on. Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les données analysées montrent qu’il est demeuré pratiquement inchangé par rapport au mois précédent. S’il s’est établi en moyenne à 102,0 points en août, demeurant ainsi presque inchangé par rapport à juillet, force est de constater que cet indice a enregistré une hausse de 1,7 point (1,7%) par rapport à son niveau d’août 2019. L’organisation a toutefois noté une baisse des cours du fromage et du lait entier en poudre «face à la perspective d’importantes disponibilités saisonnières à l’exportation en Océanie», alors qu’elle releva une hausse de ceux du beurre «sous l’effet du resserrement des disponibilités à l’exportation en Europe qui a fait suite à la réduction de la production de lait, elle-même imputable à la vague de chaleur du mois d’août», a expliqué la FAO. S’agissant, enfin, de l’indice FAO des prix de la viande, l’agence a estimé qu’il « n’a pratiquement pas changé depuis juillet, bien qu’il soit en baisse de 8,9% par rapport à août 2019, étant donné que le fléchissement de la demande à l’importation de viande de bovins, de volaille et d’ovins a été compensé par la hausse de la demande à l’importation de viande de porcins en Chine». L’examen des données relatives à ce volet fait état de la baisse, en août, «des cours de la viande de bovins et de la chair de volaille en raison du ralentissement des achats à l’importation, en dépit de la diminution du nombre d’animaux abattus et du volume des activités de transformation dans les principales zones de production», selon la FAO. De leur côté, «les cours de la viande d’ovins ont reculé du fait de la faible demande à l’importation, au moment où les agneaux de la nouvelle saison arrivent sur le marché en Océanie», a-t-elle noté. Alain Bouithy
Les prix des céréales demeurent presque inchangés à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des céréales n’a quasiment pas évolué en juillet 2020, en comparaison avec le mois précédent. « Il est demeuré stable par rapport à juin », avait indiqué en début du mois en cours l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Commentant l’évolution des cours mondiaux des produits alimentaires en juillet dernier, qui ont connu leur deuxième mois consécutif de hausse, principalement en raison de l’augmentation des prix des huiles végétales et des produits laitiers, l’agence onusienne avait observé une forte augmentation des cours du maïs et du sorgho, sous l’effet d’importants volumes achetés par la Chine aux Etats-Unis d’Amérique. Une hausse « compensée par le recul de ceux du riz, en raison de prévisions de récoltes abondantes en 2020 », avait expliqué l’organisation dans un rapport rendu public au cours de la première semaine du mois d’août. Dans ce document dont nous avions évoqué les principales variations dans une de nos précédentes éditions, la FAO avait également souligné la faible évolution des cours du blé « du fait d’une activité commerciale atone ». En détail, l’indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 96,9 points en juillet, demeurant ainsi presque inchangé par rapport à juin mais enregistrant une hausse de 0,4 point (0,4%) par rapport à son niveau de juillet 2019, d’après ce rapport de référence des Nations unies. Dans la même période, « les prix du blé ont peu évolué d’un mois à l’autre, tandis que ceux du maïs et du sorgho ont fortement augmenté et que ceux du riz ont chuté », a indiqué l’organisation. Sur les marchés du blé, il ressort que l’activité économique atone et les premières estimations d’une forte reprise de la production en Australie ont maintenu la valeur moyenne en juillet presque au même niveau qu’en juin, soit près de 2% au-dessus du niveau de juillet 2019. Cette variation a eu lieu « en dépit de l’affaiblissement du dollar des Etats-Unis d’Amérique et des préoccupations quant aux perspectives de production en Europe, dans la région de la mer Noire et en Argentine », avait relevé l’agence. Autres prix restés également stables en juillet, ceux de l’orge. Alors que les cours du sorgho et du maïs à l’exportation ont enregistré une forte augmentation au cours de la même période, de 5,8% et 3,7%, respectivement (14% et 10,4% par rapport à juillet 2019). A en croire l’agence onusienne, la flambée des prix du sorgho et du maïs est attribuée principalement aux importants volumes achetés récemment par la Chine aux Etats-Unis d’Amérique s’agissant de ces deux céréales. La FAO avait en outre ajouté que « les craintes suscitées par les conditions météorologiques et l’affaiblissement du dollar y ont également contribué » à cet accroissement. Dans son rapport, l’organisation a noté que « les perspectives de récoltes abondantes en 2020 et le calme qui régnait sur les marchés ont fait reculer les cours internationaux du riz jusqu’à leur niveau le plus bas en quatre mois ». Ce, a-t-elle précisé, malgré les nouvelles inquiétudes suscitées par les difficultés logistiques liées au Covid-19. Selon les prévisions de la FAO datant de juillet dernier, la production de céréales dans le monde en 2020 devrait atteindre un niveau record et porter le rapport stocks/utilisation à son plus haut niveau en vingt ans. Revues à la hausse, ses prévisions concernant la production de céréales dans le monde en 2020 devraient s’établir à près de 2.790 millions de tonnes et la production mondiale devrait dépasser de 3% (81,3 millions de tonnes) le record atteint en 2019. Egalement relevées en juillet dernier, les prévisions concernant l’utilisation mondiale des céréales en 2020-2021 ont été portées à 2.735 millions de tonnes, soit un peu plus de 43 millions de tonnes (1,6%) de plus que le niveau de 2019-2020. Soulignons que « les prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales d’ici la fin de l’année 2021 ont été relevées de 2 millions de tonnes par rapport au mois précédent et s’établissent à 929 millions de tonnes, ce qui représente une forte expansion d’une année sur l’autre, de l’ordre de 52,3 millions de tonnes (6,0%) ». Quant aux prévisions concernant les échanges mondiaux de céréales en 2020-2021, elles s’élèvent à 435 millions de tonnes, ce qui représente une augmentation de 9 millions de tonnes (2,1%) par rapport au volume de 2019-2020 et un nouveau record, a souligné la FAO. En ce qui concerne le Maroc, rappelons qu’en raison des conditions climatiques défavorables qui ont marqué la campagne agricole 2019/2020, la valeur ajoutée du secteur agricole s’est repliée de 5% au terme du premier trimestre 2020, après une baisse de 6,2% un an plus tôt. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), cette situation a engendré « une production céréalière estimée à 30 millions de quintaux, en retrait de 42% par rapport à la campagne précédente et de 62,3% comparativement à la moyenne des cinq dernières années ». Dans sa note de conjoncture du mois de juillet (N°281), la DEPF avait précisé que « cette production serait constituée à hauteur de 16,5 millions de quintaux de blé tendre, de 7,5 millions de quintaux de blé dur et de 5,8 millions de quintaux d’orge ». Alain Bouithy
Les cours mondiaux des huiles végétales et des produits laitiers poursuivent leur ascension

Pour le deuxième mois consécutif, les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une hausse, selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice des prix des produits alimentaires de la FAO s’est établi en moyenne à 94,2 points au cours du mois de juillet 2020. Ce qui correspond à « une progression de 1,2% par rapport à juin et de près de 1,0% par rapport à juillet 2019 », a indiqué l’agence onusienne. Signalons qu’au cours de ce même mois de juillet, « des modifications ont été apportées à l’indice FAO des prix des produits alimentaires : le panier de produits a été élargi et la période de référence a été révisée », a souligné la FAO. Comme en juin, « la progression continue des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre l’a emporté sur la baisse des cours sur les marchés de la viande, tandis que l’indice des prix des céréales est resté globalement stable », a-t-elle relevé dans une note rendue publique récemment. En détail, il ressort des chiffres publiés que l’indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 7,6% depuis juin, représentant un gain de 6,6 points, et a atteint son plus haut niveau en cinq mois. La même source explique que « les cours internationaux des principales huiles ont grimpé dans un contexte, s’agissant de l’huile de palme, de ralentissement probable de la production, de regain de la demande mondiale à l’importation et de pénuries prolongées de travailleurs migrants », peut-on lire. La FAO a, en outre, noté une progression considérable des cours internationaux de l’huile de soja principalement en raison du resserrement de l’offre au Brésil, l’un des principaux exportateurs mondiaux de ce produit. Alors que ceux de l’huile de colza se sont maintenus grâce à une nouvelle demande émanant des secteurs de l’agrogazole et de l’alimentation dans l’Union européenne, a-t-elle fait savoir. En s’établissant en moyenne à 101,8 points en juillet, l’indice FAO des prix des produits laitiers a, de son côté, connu une progression de 3,5% (soit 3,5 points) en un mois, a noté l’agence précisant que cette évolution concernait l’ensemble des produits de l’indice, du beurre au lait en poudre, en passant par le fromage. En effet, les cours du lait en poudre, en particulier du lait entier en poudre, ont progressé sous l’effet de la forte demande à l’importation des acheteurs asiatiques ; tandis que ceux du beurre et du fromage ont continué de croître, grâce à la forte demande à l’importation. Concernant l’indice FAO des prix des céréales, les données montrent qu’il est resté stable par rapport à juin, a constaté l’organisation dans sa note précisant qu’il affichait une valeur moyenne de 96,9 points en juillet dernier. Poursuivant son analyse, l’agence a précisé que la forte hausse des cours du maïs et du sorgho, observée au cours du mois dernier, a été compensée par le recul de ceux du riz. Alors que « les cours du blé ont peu évolué du fait d’une activité commerciale atone », a-t-elle relevé. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, il apparait qu’il a augmenté de 1,4% soit 1,0 point de plus qu’au mois de juin et 3,4 points (4,3%) de plus qu’en juillet 2019. Il s’est ainsi établi en moyenne à 76,0 points en juillet, selon la FAO faisant remarquer que « le broyage de grandes quantités de canne à sucre au Brésil n’a atténué qu’en partie les effets de la hausse des prix de l’énergie et de la perspective d’une production moindre en Thaïlande, due à une grave sécheresse ». Comme indiqué plus haut, les cours de la viande ont connu une baisse. L’indice FAO des prix de cet aliment ayant perdu 1,8% en juillet (1,7 point) et s’étant établi 9,2% (9,4 points) en dessous de son niveau de juillet 2019. Dans ce contexte, « les cours de la viande porcine et de la viande bovine ont reculé par rapport au mois précédent car la demande mondiale à l’importation est restée inférieure aux disponibilités à l’exportation, en dépit des perturbations liées au Covid-19 dans les principaux pays exportateurs », a expliqué la FAO. Alors que ceux de la viande de volaille ont grimpé, sous l’effet de la diminution de la production au Brésil. Alain Bouithy
La consommation de poissons devrait être plus importante durant la prochaine décennie

La production totale de poissons devrait atteindre 204 millions de tonnes en 2030 à l’échelle mondiale, soit une augmentation de 15% par rapport à 2018, indique un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que le secteur de l’aquaculture compterait pour 46%. Selon l’agence onusienne, « cette augmentation correspond plus ou moins à la moitié de celle enregistrée au cours de la décennie précédente et, avec elle, la consommation annuelle de produits de la pêche pourrait être de 21,5 kilos par personne d’ici 2030 », a-t-elle indiqué. A noter que de la consommation annuelle mondiale de poisson s’élève actuellement à 20,5 kilos par personne. Selon le rapport sur « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture » (SOFIA), rendu public récemment, le développement d’une aquaculture durable et la gestion efficace des pêches constitueraient deux éléments fondamentaux à mettre en œuvre si l’on veut que cette tendance se poursuive. Pour le directeur général de la FAO, « les poissons et les produits de la pêche sont considérés non seulement comme des aliments parmi les plus sains de la planète mais aussi comme ceux ayant l’impact le plus faible sur l’environnement naturel ». De ce fait, il a appelé à leur accorder un rôle plus central lorsqu’il s’agit d’élaborer des stratégies pour la nutrition et la sécurité alimentaire. Cité dans un communiqué de l’agence, ce dernier affirme que la gestion efficace de la pêche permet de renforcer ou de renouveler les stocks de poissons, ce qui contribue à œuvrer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence. Soulignons que la proportion de stocks de poissons exploités à un niveau biologiquement non durable est d’environ 34,2%. Mais, comme l’a relevé le rapport SOFIA, si le chiffre global est trop élevé et ne s’améliore pas à l’échelle mondiale, les données montrent en revanche que 78,7% de tous les poissons débarqués proviennent de stocks biologiquement durables. De surcroît, parmi les principales espèces, un grand nombre affiche une tendance à la durabilité, a également noté ledit document. Dans un communiqué, la FAO rappelle que les prises de thon, toutes espèces confondues, ont atteint leur niveau le plus élevé en 2018, avec environ 7,9 millions de tonnes de poissons pêchés, et deux tiers de ces stocks sont aujourd’hui exploités à un niveau biologiquement durable. Ce qui représente une hausse très nette de 10 points de pourcentage en deux ans à peine qui dénote une gestion intensive dans un secteur de la pêche où l’on observe une importante surcapacité de certaines flottes, a-t-elle expliqué. Notons que les activités de pêche à l’échelle mondiale ont diminué d’environ 6,5% du fait des restrictions et de la pénurie de main-d’œuvre causées par l’urgence sanitaire, a fait savoir l’organisation dans un supplément au rapport SOFIA relevant que les perturbations dans le secteur des transports internationaux ont pesé tout particulièrement sur la production de l’aquaculture destinée à l’exportation. Si la baisse drastique du tourisme et la fermeture des restaurants ont eu d’énormes répercussions sur les chaînes de distribution de nombreuses espèces de poissons, tout porte à croire que les ventes au détail sont restées en revanche stables ou ont augmenté. La FAO cite, en exemple, le cas des produits de la pêche surgelés, en conserve, marinés et fumés qui se conservent plus longtemps dans les étalages. La situation est telle que « dans certaines régions de la mer Méditerranée et de la mer Noire, plus de 90% des pêcheurs artisanaux ont dû cesser leur activité parce qu’ils ne pouvaient plus vendre leurs prises et, à cet arrêt, est venue s’ajouter bien souvent une chute des prix », a constaté l’agence. Soulignant les tendances mondiales de l’approvisionnement en poissons, le rapport SOFIA indique que la production mondiale de poisson a été d’environ 179 millions de tonnes en 2018, pour une valeur mondiale totale estimée à 401 milliards de dollars américains. Et d’ajouter : les produits de l’aquaculture représentent 46% de la production totale et 52% des poissons ont été destinés à la consommation humaine. Alain Bouithy