Etats-Unis : l’expansion économique se confirme

Etats-Unis : l’expansion économique se confirme

«Soutenue par les coupes d’impôts de l’administration Trump, l’économie américaine a progressé de +3,5% en glissement trimestriel au troisième trimestre, contre +4,2% au deuxième trimestre ». C’est ce qu’a relevé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois de novembre N°261. Selon la DEPF, la forte croissance de la consommation des ménages a été soutenue par des gains importants dans les services (soins de santé) et les biens non durables (véhicules de loisirs). A en croire ce département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, « une forte reprise des stocks a engendré plus de 2 points supplémentaires à la croissance trimestrielle, tandis que la consommation et l’investissement publics ont augmenté de 3,3%, soit le taux le plus élevé depuis le premier trimestre 2016 ». Et de souligner, en outre, que les exportations nettes ont réduit la croissance du PIB de 1,8 point de pourcentage contre une contribution positive (+1,2 point) sur le second trimestre. D’après les données récoltées, l’économie américaine continue de créer des emplois. Le taux de chômage en octobre 2018 s’est établi à 3,7%, en baisse de 0,4 point par rapport à octobre 2017. Le salaire horaire moyen a augmenté en octobre par rapport à l’année précédente au rythme le plus élevé durant près d’une décennie. Dans sa note, la DEPF pense que les entreprises pourraient devoir augmenter les prix pour compenser les coûts liés à la hausse des salaires, ce qui risque accroître l’inflation. Autre enseignement: l’indice Markit PMI composite américain pour octobre 2018 s’est établi à 54,9 contre 53,9 en septembre, traduisant une nouvelle accélération de l’expansion de l’activité dans l’industrie manufacturière et les services aux États-Unis. Quant aux entreprises du secteur industriel, la DEPF observe qu’elles ont enregistré une forte hausse de la production en octobre, la plus rapide depuis juin. « Les entrées de commandes ont été solides, laissant présager des perspectives positives, malgré les inquiétudes quant à la hausse des coûts due aux tarifs douaniers. L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a légèrement baissé, passant à 98,3 en lecture préliminaire en novembre ». En ce qui concerne l’inflation aux États-Unis, elle a connu une hausse en octobre. Les prix de l’essence et de l’électricité se sont accrus drastiquement, en parallèle avec le coût du logement et des soins médicaux. S’agissant de l’indice des prix à la consommation, il ressort qu’il a augmenté de 0,3% en octobre, après une légère hausse de 0,1% en septembre. « Le taux annuel de croissance des prix à la consommation s’est accéléré, passant de 2,3% en septembre à 2,5% en octobre. Plus du tiers de l’augmentation des prix à la consommation est attribuable à une flambée des prix de l’essence, qui a grimpé de 3% en octobre après avoir chuté de 0,2% en septembre », apprend-on. Martin KAM

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley démissionne

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley démissionne

Deux semaines après les prises de position du président américain Donald Trump et de son ambassadrice lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Nikki Haley démissionne. Une démission qui a provoqué la surprise, selon la chaîne francophone chinoise CGTN. Voir reportage ci-dessous:

CGTN: 22 pays en Égypte pour les exercices militaires Bright Star 2018

CGTN: 22 pays en Égypte pour les exercices militaires Bright Star 2018

Les forces armées égyptiennes ont annoncé récemment le début des exercices militaires internationaux à Alexandrie, samedi, avec la participation de 22 pays, a appris la chaîne de télévision chinoise CGTN. Il s’agit des exercices « Bright Star » les plus importants depuis la création en 1980, a-t-elle précisé. Voir le reportage ci-dessous.

Le Canada et les États-Unis : des négociations pour le renouvellement de l’ALENA risquées pour les survies politiques de Justin Trudeau et Donald Trump

Le Canada et les États-Unis : des négociations pour le renouvellement de l’ALENA risquées pour les survies politiques de Justin Trudeau et Donald Trump

TRIBUNE. Les 3 pays de l’Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique) sont lié par des accords de commerce trilatérale que l’on appelle l’ALENA. Comme son nom l’indique, ce dernier est l’accord de libre-échange nord-américain. Il a été mis en œuvre en 1994 entre les gouvernements de ces trois pays. Cet unisson commercial a réduit considérablement les barrières tarifaires, facilitant ainsi le commerce des biens, des services et des capitaux. Cet accord a créé l’une des plus importantes zones de libre-échange au monde. Le fond de l’ALENA OU NAFTA en anglais ou TLCAN en espagnol. Le traité est entré en vigueur en 1994. Il est divisé en 22 chapitres, mais en gros, il dit ceci : ce qui est fabriqué chez vous peut être vendu chez nous sans droit de douane. Cet accord est menacé de disparaître parce que les États-Unis ne le trouvent plus à leur goût.Selon le premier des américains, l’ALENA est le « pire accord jamais signé » par son pays. Il estime qu’à cause de cette entente, trop d’entreprises aux États-Unis ont fermé des usines pour en ouvrir au Mexique. Plusieurs groupes aux États-Unis pensent comme lui, par exemple des travailleurs qui ont perdu leurs emplois. Aussi, par exemple, les États-Unis veulent vendre plus de fromage au Canada. Mais le Canada veut protéger les fermes laitières du pays, qui sont plus petites et reçoivent moins de subventions du gouvernement. Mais le libre-échange compte aussi de nombreux partisans aux États-Unis. Par exemple, beaucoup d’emplois ont été créés dans des entreprises qui vendent leurs produits au Canada. Au Mexique, l’ALENA a accéléré l’abandon des campagnes par les paysans : les importations de maïs en provenance des États-Unis leur ont fait concurrence. Certains ont pu se trouver du travail dans les usines qui ont été construites au Mexique dans le secteur de l’automobile ou de l’électronique… grâce à l’ALENA. Mais le taux de pauvreté au Mexique est plus élevé aujourd’hui qu’en 1994. Au Canada il y a 25 ans, de nombreux groupes étaient contre le libre-échange. Plusieurs syndicats des travailleurs s’y opposaient. Le Parti libéral du Canada, celui du premier ministre actuel, Justin Trudeau, avait promis de le modifier ou de s’en retirer. Aujourd’hui, le débat s’est calmé. Les économistes affirment que la population du Canada et son économie sont trop petites et que le pays a besoin d’avoir accès à des marchés comme celui des États-Unis pour prospérer. Presque plus personne ne s’oppose au libre-échange au Canada et la plupart des groupes et politiciens y sont favorables. Et tous souhaitent le maintien de l’ALENA. Le bilan global serait le suivant. 9 millions de personnes aux États-Unis qui n’auraient pas d’emploi si leur entreprise cessait d’exporter au Canada. 5 millions de paysans mexicains qui ont quitté leur terre entre 1994 et 1999 parce que leur culture de maïs ne rapportait plus assez d’argent. 7 millions d’emplois qui ont disparu dans les usines américaines depuis 30 ans… Mais les experts affirment que ce n’est pas à cause de l’ALENA : ce serait plutôt dû aux robots. 78 % des exportations canadiennes qui sont destinées aux États-Unis et au Mexique.290 milliards US serait la Valeur des échanges entre les trois pays de l’ALENA en 1993 contre 1100 milliards US pour ces mêmes trois pays de l’ALENA en 2016. Depuis son arrivée surprise au pouvoir en 2016, le président américain ne rate aucune occasion pour critiquer l’ALENA. Il prétend que ses alliés profitent de son pays et que cet accord lui est défavorable et qu’elle est injuste. Selon lui, l’Amérique d’abord et il faut le modifier en conséquence. Le Mexique a déjà renouvelé ses accords de commerce avec les Etats-Unis Le gouvernement américain a préféré isoler le Canada et il a conduit des pourparlers avec le Mexique. Ainsi, les deux parties ont choisi de conclure une entente de 16 ans avec une révision des enjeux problématiques tous les 6 ans. Même s’il y a mésentente sur un point au bout de 6 ans, l’accord demeurera ainsi toujours en vigueur. L’accord prévoit que les automobiles qui passent la frontière entre le Mexique et les États-Unis devront comporter au moins 75 % de contenu américain ou mexicain, et qu’une portion de 40 % à 45 % de la valeur du travail devra avoir été confiée à des travailleurs gagnant au moins 16 $ de l’heure. Il semble que le Mexique et les États-Unis aient laissé tomber le chapitre 19, ce qui constituerait une victoire pour les Américains. Ce chapitre de l’ALENA prévoit la création d’un panel indépendant de cinq arbitres en cas de litige sur un droit compensateur ou antidumping. Les États-Unis affirment que ce sont les tribunaux américains qui doivent arbitrer les conflits lorsque ça se passe sur leur territoire. Les principaux points de litige actuel avec le Canada Les principaux points de friction avec le Canada sont la question de son marché des produits laitiers et son attachement à une procédure de règlement des différends entre les partenaires du traité. Au Canada, l’industrie laitière génère près de 20 milliards de dollars qui emploie plus de 220 000 personnes. La gestion de l’offre est considérée comme sacrée au Québec et en Ontario, les deux provinces les plus peuplées du Canada, qui font et défont les gouvernements à Ottawa. C’est quoi la gestion de l’offre ? Afin de protéger le milieu agricole canadien contre les industries étrangères du lait, des œufs et de la volaille, le gouvernement canadien a instauré, à partir de 1972, un système de gestion de l’offre permettant non seulement de stabiliser les prix au pays, mais aussi de limiter les importations. Ce faisant, on assure une production constante pour les agriculteurs canadiens, tout en réduisant les risques de fortes fluctuations des prix. Pour y parvenir, le volume de production est strictement réglementé à l’aide de quotas. Au pays, cinq types de production sont assujettis à la gestion de l’offre : le lait et ses produits dérivés, le poulet, le dindon, les œufs de consommation et les œufs d’incubation. Si

La société Wala remporte le Prix MIT Zambezi pour l’Innovation dans l’Inclusion Financière

La société Wala remporte le Prix MIT Zambezi pour l’Innovation dans l’Inclusion Financière

Le Centre Legatum pour le développement et l’entrepreneuriat de l’Institut de technologie du Massachussetts (MIT), en collaboration avec la Mastercard Foundation, a sélectionné la start-up sudafricaine Wala comme Premier Lauréat de l’édition 2018 du Prix MIT Zambezi pour l’innovation dans l’inclusion financière. La cérémonie de remise des prix s’est tenue lors du Sommet Open Mic Africa du MIT à Strathmore University et au Radisson Blu de Nairobi en présence de plusieurs personnalités de l’écosystème africain de l’inclusion financière. Wala met à la disposition des populations non bancarisées une plateforme de services financiers basée sur la technologie du Blockchain. Ces services incluent le transfert d’argent international gratuit, l’achat de crédit téléphonique, le paiement de factures et la circulation d’une nouvelle monnaie virtuelle. Wala fut choisie parmi la liste des 10 start-ups africaines finalistes de l’édition 2018 qui étaient présentes lors du Sommet Open Mic Africa, lequel regroupa plus de 200 entrepreneurs africains et investisseurs autour d’une série d’activités dont un hackathon basé sur le modèle MIT. Wala remporte $100 000 et les sociétés Tulaa (Kenya) et RecyclePoints (Nigeria) remportent chacune $30 000. Les sept autres finalistes, qui ont reçu une enveloppe de $5 000 chacune, sont Apollo Agriculture (Kenya), Bidhaa Sasa (Kenya), FarmDrive (Kenya), Farmerline (Ghana), LanteOTC (Afrique du Sud), MaTontine (Sénégal), et OZÉ (Ghana). La société sénégalaise MaTontine est la seule société de l’Afrique francophone primée lors de la cérémonie. Le Centre Legatum du MIT prévoit de discerner un prix spécial d’une valeur de $5 000 à un jeune entrepreneur africain qui se sera démontré par ses efforts à unir et à supporter l’écosystème africain. Ce prix spécial sera annoncé à la fin de l’année à Boston. « Les sociétés innovantes tels que Wala et les autres finalistes du Prix Zambezi sont des piliers de l’entrepreneuriat africain qui permettent de développer une économie inclusive », s’est exprimée Mme Georgina Campbell Flatter, la directrice exécutrice du Centre Legatum du MIT. « Nous sommes très fiers de supporter le Prix Zambezi », s’est félicitée Mme Ann Miles, directrice du Thought Leadership et de l’Innovation de la Mastercard Foundation. « Ce prix met en valeur la créativité et le talent des jeunes africains, ainsi que leur approche unique pour supporter l’inclusion financière. Leur travail a un impact réel sur la vie des populations défavorisées du continent africain ». Tous les finalistes seront invités à un séminaire du MIT sur le leadership à Boston lors du gala international du MIT Inclusive Innovation Challenge (MIT IIC). En tant que Premier Lauréat du Prix Zambezi, Wala remporte également la première place du MIT IIC dans la catégorie Inclusion Financière. Wala rejoint ainsi trois autres sociétés africaines pour représenter l’Afrique lors du gala international et compétira pour le grand prix global d’une valeur de 1 million de dollars. L’événement IIC fait partie de l’initiative du MIT pour l’économie digitale et, avec les projets du Centre Legatum, des exemples de l’engagement du MIT au niveau mondial pour l’avenir du travail. Les anciens finalistes du Prix Zambezi incluent Kifiya, PlusPeople, MFS Africa, Tugende, Chamasoft, Nomanini, First Access, AgriLife, M-Changa, et mJara. Le Prix Zambezi et le sommet Open Mic Africa sont des piliers de la stratégie africaine du Centre Legatum – une vision mondiale pour exploiter l’écosystème du MIT et améliorer les conditions de vie grâce à un leadership entrepreneurial de principe. La stratégie du Centre Legatum est également une composante essentielle de MIT-Africa – l’initiative qui englobe la priorité du MIT de collaborer avec le continent au niveau mondial. Ali Diallo, le Global Programs Manager du MIT, a tenu à féliciter l’esprit de collaboration qui a permis d’exécuter les initiatives panafricaines du MIT telle que le Sommet Open Mic Africa, le MIT IIC, et le Prix Zambezi. « Nous sommes très reconnaissants envers nos partenaires internationaux, les membres du board du Prix Zambezi et les leaders qui ont servis de juges à nos compétitions. Leur dévouement à l’entrepreneuriat nous a permis de découvrir et d’honorer une nouvelle génération d’innovateurs ». APO

Etats-Unis : La croissance économique se renforce au second trimestre

Etats-Unis : La croissance économique se renforce au second trimestre

La croissance du PIB américain s’est raffermie au deuxième trimestre 2018 (4,1% après 2,2% au T1, en rythme annualisé), confortée par le rebond des dépenses de consommation des ménages (4% après 0,5%), a relevé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances. « La croissance devrait se renforcer en 2018 pour se hisser à 2,9% selon le FMI (après 2,2% en 2017), stimulée par des réductions d’impôt et par l’amélioration du marché de l’emploi. Toutefois, une montée des tensions commerciales pourrait avoir un effet négatif sur la confiance économique », a-t-elle indiqué dans sa note de conjoncture du mois en cours (N°258). Les indicateurs conjoncturels s’avèrent globalement favorables, ont estimé les analystes de ce département notant ainsi que les ventes de détail ont progressé de 0,5% en juin après un bond de 1,3% en mai. Autres signes positifs : la production industrielle a augmenté de 0,6% en juin après un repli de 0,5% en mai. L’activité du secteur privé poursuit son expansion comme le montre l’indice PMI composite (55,7 en juillet après 56,2 en juin). S’agissant du marché d’emploi, la DEPF a indiqué qu’il reste dynamique. « Le taux de chômage a reculé à 3,9% en juillet après 4% en juin. L’économie américaine continue de créer des emplois à un rythme soutenu (157.000 postes nets en juillet après 248.000 en juin) », a-t-elle précisé. Quant à l’inflation, elle reste élevée, atteignant 2,9% en juillet comme en juin, dépassant l’objectif de 2%. Dans ce contexte, les analystes de la DEPF ont estimé que « la Fed devrait poursuivre la normalisation de sa politique monétaire pour contenir les tensions inflationnistes ». Et de rappeler que cette institution a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en juin, comme en mars, portant le cumul à 175 points de base depuis 2015. Martin Kam

Le sénateur américain John McCain décède à l’âge de 81 ans

Le sénateur américain John McCain décède à l’âge de 81 ans

WASHINGTON, 25 août (Xinhua) — Le sénateur américain John McCain, candidat à deux reprises à la présidence des Etats-Unis, est décédé samedi à l’âge de 81 ans à son domicile dans l’Etat de l’Arizona, a déclaré son bureau dans un communiqué. « Le sénateur John Sidney McCain III est décédé à 16h28 (23h28 GMT) le 25 août 2018, avec son épouse Cindy et leur famille à ses côtés », a précisé le communiqué. Souffrant d’une tumeur cérébrale maligne découverte en 2017, M. McCain avait été traité périodiquement par radiothérapie et chimiothérapie. « Mes plus sincères condoléances et mon respect vont à la famille du sénateur John McCain. Nos coeurs et nos prières sont avec vous! », a tweeté samedi soir le président Donald Trump. M. McCain a été élu à la Chambre des représentants en 1982 avant d’entrer au Sénat en 1987. Il y a été réélu cinq fois, la dernière en 2016. Il était devenu président de la Commission des services armés du Sénat en 2015. En 2000, M. McCain était entré dans la course à la nomination du Parti républicain pour la présidence du pays, mais avait perdu dans les primaires face à George W. Bush, alors gouverneur du Texas, qui a ensuite remporté l’élection nationale, devenant le 43e président des Etats-Unis. Huit ans plus tard, M. McCain avait obtenu la nomination de son parti aux primaires, avant d’être battu par le candidat du Parti démocrate, Barack Obama. Fils et petit-fils d’amiraux de l’US Navy, John McCain est né en 1936 au Panama et est entré à l’Académie navale américaine à Annapolis, dans l’Etat du Maryland. Il est devenu pilote de chasse après avoir obtenu son diplôme. En 1967, son avion a été abattu lors d’une mission de bombardement au Vietnam, où il a été détenu pendant cinq ans et demi.