L’album « Lover » de Taylor Swift dépasse les 3 millions de ventes dans le monde entier lors de sa première semaine

En 24 heures à peine, Lover, le nouvel album événement de Taylor Swift, est devenu l’album le plus vendu de cette année aux États-Unis. Taylor marque l’histoire une fois de plus en remportant «le plus gros total jamais atteint durant la première semaine de publication depuis son propre album “Reputation” en 2017», selon Billboard. Globalement, Lover (Republic Records) a dépassé les 3 millions d’albums vendus. Aux États-Unis, il a dépassé la barre d’un million de ventes totales depuis le début de l’année et approche les 700.000 ventes d’albums purs cette semaine. Lover a battu le record absolu de prévente chez Target et a éclipsé les ventes physiques de Reputation. Sur le classement Spotify aux États-Unis, chaque chanson a fait ses débuts dans les Top 25 avec 9 chansons dans les Top 10. Dans le monde entier, Lover triomphe au premier rang, notamment en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Irlande, au Mexique, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suède et au Royaume-Uni, et d’autres à suivre. Lover a également marqué l’histoire en devenant l’album international le plus écouté en Chine en 2019, établissant un nouveau record d’un artiste international pour la consommation d’albums complets pendant la première semaine de publication – avec plus d’un million d’albums la première semaine, soit plus du double du précédent record. L’album a atteint la première place dans 98 pays sur iTunes et Lover a également battu le record mondial en tant que «meilleur début d’un album dans l’histoire d’Amazon Music». Monte Lipman, fondateur et PDG de Republic Records, a commenté: «Avec son excellent travail, Taylor a bouleversé les paramètres de l’industrie musicale dans le monde entier. « Lover » est clairement son album le plus acclamé à ce jour. L’honnêteté et la vulnérabilité qu’elle a déversé dans cet album ont créé un chef-d’œuvre.” Lover est le premier album de Taylor Swift disponible sur les plateformes de streaming au cours de sa première semaine de parution. Sur Spotify seulement, Lover a été écouté plus de 600 millions de fois. De plus, les vidéos musicales de «ME!» et «You Need To Calm Down» – qui a remporté le prix Video of the Year aux Video Music Awards de MTV– approchent le demi-milliard de vues sur YouTube. Lover est le septième album de Taylor Swift, la superstar qui brise tous les records et lauréate de dix GRAMMY® Award. Cet album titanique de Taylor Swift débute en tant que favori des fans et se classe actuellement parmi les albums les mieux notés de Taylor sur Metacritic. Avec CMP
People: Rihanna décroche le titre de chanteuse la plus riche au monde

Rihanna devient la chanteuse la plus riche au monde. Avec une fortune estimée à 600 millions de dollars, elle devance ses aînées Madonna, Céline Dion et Beyoncé. « A 31 ans, Robyn Rihanna Fenty a amassé davantage que ses aînées Madonna (570 millions), Céline Dion (450 millions) et Beyoncé (400 millions), dont le mari Jay-Z vient de devenir le premier rappeur milliardaire », a rapporté dernièrement BFM TV Selon la chaîne de télévision française d’information nationale en continu, qui cite le magazine Forbes, « la majorité de la fortune de Rihanna provient de ses tournées et de ses ventes de disques », ajoutant qu’elle est également co-propriétaire de sa ligne de lingerie Savage X Fenty. Adrien Thyg
24 hélicoptères de combat Apache pour les FRA (Maroc)

Le Maroc devrait acquérir prochainement de nouveaux hélicoptères d’attaque Apache, selon une information révélée par le portail gouvernemental américain export.gov. D’après ce portail géré par l’Administration du commerce international (ITA) relevant du département américain du Commerce, le Royaume aurait « sollicité 24 nouveaux hélicoptères d’attaque Apache pour 1,5 milliard de dollars ». « Il s’agit de la dernière version de ces hélicoptères de combat, qui ont démontré une efficacité de combat élevée sur les champs de bataille, tant au Moyen-Orient qu’en Afrique du Nord », peut-on lire dans un post publié sur la page Facebook « FAR-Maroc » qui annonce qu’il va recevoir prochainement des détails exclusifs sur la transaction à venir via le portail #DSCA. La même source rappelle que « la concurrence faisait rage entre deux sociétés américaines et une société turque pour fournir aux Forces Royales Air 24 hélicoptères de combat modernes vendus par la société Boeing à un prix très compétitif ». A noter que le Maroc et les Etats-Unis ne sont pas à leur premier contrat de coopération dans le domaine militaire. Comme l’a souligné le site gouvernemental américain dans sa note destinée aux entreprises exportatrices américaines, l’armée marocaine aurait passé un contrat avec les Etats-Unis pour l’achat de 222 chars de combat principaux, y compris des chars Abrams à la pointe de la technologie dont la livraison a été achevée en 2018. Toujours selon ce site dont la vocation est « d’aider les entreprises américaines à planifier leurs stratégies de vente à l’international et à réussir sur le marché mondial actuel », le Maroc aurait signé un contrat en 2019 pour la fourniture d’un soutien technique à ses chars Abrams. Dans sa fiche-pays, le site affirme également que l’armée de l’air utiliserait des chasseurs F-16, des avions de transport C-130 et des hélicoptères CH-47D, entre autres équipements d’origine américaine, tandis que la Marine Royale marocaine exploite des frégates modernes équipées de communications numériques d’origine américaine. A ce propos, rappelons que l’Agence de coopération pour la sécurité et la défense américaine avait délivré le 22 mars dernier les certifications requises et a informé le Congrès américain de deux projets de commandes de matériel militaire au Maroc, selon l’Institut national pour la paix de Stockholm (Sipri). Ces deux projets avaient porté, d’une part, sur 25 avions de combat F-16C/D Block 72 et leur équipement militaire pour une enveloppe budgétaire de 3,787 milliards de dollars, soixante bombes GBU-39/B (SDB I), trente-six fusées-FMU-139 D/B et quarante systèmes de repérage montés sur casque commun-(JHMCS) et, d’autre part, sur le matériel militaire nécessaire à la mise à niveau de 23 F-16 marocains pour un coût estimé à 985,2 millions de dollars. Par ailleurs, le budget de la défense marocain devrait atteindre 3,9 milliards de dollars d’ici 2022, a poursuivi le site relevant que les principales sources de l’armée marocaine sont les Etats-Unis, la France et l’Espagne. Toujours selon export.gov, «les dépenses militaires du Maroc auraient totalisé environ 48 milliards de dollars entre 2005 et 2015. Au cours de la dernière décennie, le Maroc a renforcé sa marine et doté son armée de blindés modernes et sophistiqués». Le site américain soutient, en outre, que le Maroc a acheté cette année 25 nouveaux F-16 tout en lançant une refonte de sa flotte actuelle pour un budget total de 4,8 milliards de dollars. Parmi les autres achats importants, la même source évoque « 162 nouveaux chars M1A1 à 0,75 milliard de dollars, 300 lanceurs de missiles TOW avec 1800 missiles à 180 millions de dollars et un intérêt marqué pour l’achat du système de roquettes artillerie à haute mobilité (HIMARS), des systèmes de défense aérienne PATRIOT et du G550 de reconnaissance ». Enfin et selon les chiffres dont dispose ce portail gouvernemental américain, l’armée marocaine compterait quelque 195.800 membres actifs, auxquels s’ajouteraient 200.000 réservistes supplémentaires. Alain BOUITHY
DEPF : l’économie américaine montre des signes de ralentissement

L’économie américaine montre des signes de ralentissement, après une croissance robuste du PIB enregistré au premier trimestre 2019 (3,1% en rythme annualisé après 2,2% au quatrième trimestre 218). D’après la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), qui cite des prévisions de la Banque mondiale, la croissance américaine devrait ralentir à 2,5% en 2019 et 1,7% en 2020, après une expansion de 2,9% en 2018. La faiblesse de l’activité, combinée aux tensions commerciales avec la Chine, pourrait amener la Fed à réduire ses taux directeurs dès cette année, souligne-t-elle. « L’indice PMI Composite est passé à 51,5 en juin 2019 contre 50,9 en mai, signalant une faible expansion. Les nouvelles activités se sont accélérées en juin et les nouvelles commandes à l’exportation ont repris leur croissance », pour la DEPF. selon ce département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, les prix des intrants ont augmenté au rythme le plus rapide en trois mois, tandis que les charges de production ont augmenté à un rythme marginal. Alors que l’incertitude sur la croissance future des nouvelles commandes et les tensions commerciales mondiales pèse sur le moral des entreprises. S’agissant du taux de chômage aux États-Unis, il ressort des chiffres qu’il est resté proche à son plus bas niveau en 50 ans (3,7% en juin après 3,6% en mai). lesquelles données relèvent que le nombre de chômeurs a augmenté de 87.000 pour atteindre 6,0 millions, tandis que l’emploi a rebondi de 247.000 pour atteindre 157,0 millions. « Ce faible taux de chômage contraste avec le taux global de hausse des prix, qui reste modéré et les gains salariaux qui restent modestes, ce qui pourrait justifier une réduction du taux par la Fed », souligne la DEPF. quant au taux d’inflation annuel des États-Unis, il a baissé à 1,6% en juin 2019, contre 1,8% le mois précédent, soit un plus bas sur quatre mois, indiquant le risque d’une inflation encore plus faible est persistant dans un contexte d’incertitudes concernant les perspectives économiques qui se sont considérablement accrus. La DEPF ajoute qu’en dépit du raffermissement de l’inflation sous-jacente, les signes d’un retour de l’inflation demeurent peu clairs.
La NBA annonce la liste des équipes masculine et féminine qui représenteront l’Afrique au Jr. NBA Global Championship

La NBA a annoncé aujourd’hui le nom des 10 garçons et les 10 filles qui représenteront le continent africain dans la seconde édition du Jr. NBA Global Championship, un tournoi de basket-ball pour les meilleurs garçons et filles âgés de 13-14 ans en provenance du monde entier et qui se déroulera du 6 au 11 août au ESPN Wide World of Sports Complex à Walt Disney World, près d’Orlando en Floride. Les 20 jeunes joueurs représentant huit pays africains ont été sélectionnés par les programmes et les camps Jr. NBA organisés à travers le continent. Bahati Mgunda (Tanzanie) et Samba Fall (Sénégal) ont été choisis pour entrainer respectivement l’équipe féminine et l’équipe masculine. *Equipe feminine africaine Shaza Ayman (Egypt) Badmus Mistura Bisola (Nigeria) Fatou Cisse (Senegal) Jana Ehab (Egypt) Merit Atebe Innocent (Nigeria) Sandrine Kamgain (Cameroon) Ndeye Ndiaye (Senegal) Aisha Nhantumbo (Mozambique) Leslie Catherine Njukoua (Cameroon) Kadidia Traore (Mali) *Equipe masculine africaine Hassan Amer (Egypt) Badara Aliou Diakite (Mali) Khadim Rassoul Diongue (Senegal) Seydina Limamoulaye Faye (Senegal) Mohamed Fofana (Guinea) Dieu Merci Bolisomi Ilonga (DRC) Ngeleka Kabeya (DRC) Said Nkene F. Michel (Cameroon) Marouf Moumine (Cameroon) Emmanuel Owonibi (Nigeria) Lors de la première édition l’année dernière, l’équipe masculine d’Afrique et du Moyen-Orient a remporté la division internationale avant de perdre en finale du championnat mondial, face à l’équipe du centre des Etats-Unis, finissant donc vice-champion du tournoi. Marouf Moumine (Cameroun), qui sera de nouveau présent avec l’équipe masculine africaine, avait reçu l’an dernier, le Determination Award (le Prix de la Détermination). Il est maintenant membre de la NBA Academy Africa de Saly au Sénégal. Il rejoint Said Nkene F. Michel (Cameroun), seuls joueurs à faire leur deuxième apparition. Sandrine Kagmain (Cameroun) et Kadidia Traore (Mali) feront leur deuxième apparition au Jr. Global Championship après avoir participer lors de la première édition, au sein de l’équipe d’Afrique et du Moyen-Orient. Le Jr. NBA Global Championship réunira les championnats féminin et masculin, divisés en deux compétitions : la division américaine et la division internationale, qui commenceront par une phase de poule et continueront par une phase à élimination directe. Les vainqueurs de la division américaine affronteront ceux de la division internationale dans une finale mondiale le 11 Août. Durant la semaine, les 32 équipes participeront à des activités sélectionnées pour mettre l’accent sur les valeurs fondamentales du programme Jr. NBA, et pour fournir aux joueurs des possibilités de développement et des souvenirs mémorables sur le terrain, y compris des ateliers de vie quotidienne, des visites du parc Disney ainsi qu’un projet de travail communautaire. APO
Farid Fezoua est nommé à la Co-Présidence du Conseil Consultatif du Président des États-Unis pour faire des Affaires en Afrique

Farid Fezoua est nommé co-président du Conseil consultatif du président des États-Unis sur la gestion des affaires en Afrique (PAC-DBIA) – 2019-2021 ; Annoncé par la Secrétaire américaine adjointe au Commerce, Karen Dunn Kelley, à l’occasion du sommet du Conseil des entreprises sur le du Corporate Council on Africa Business Summit, à Maputo, au Mozambique. Farid Fezoua, président et chef de la direction de GE Africa, a été nommé coprésident du Conseil consultatif du président américain sur la gestion des affaires en Afrique (PAC-DBIA) par le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross. Les membres de PAC-DBIA, qui représentent des petites, moyennes et grandes entreprises de divers secteurs de l’industrie, conseillent le président, par l’intermédiaire du secrétaire au Commerce, sur les moyens de renforcer l’engagement commercial entre les États-Unis et l’Afrique. « Les États-Unis font de réels progrès en Afrique et nous restons un partenaire solide, durable et à long terme pour le développement économique du continent, en particulier grâce à l’initiative Prosper Africa », a déclaré le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross. « Nous travaillons à la recherche de solutions pour faire la transition des économies fondées sur l’aide sur des économies fondées sur le commerce et à la création de nouvelles voies pour des partenariats mutuellement avantageux. » La secrétaire adjointe américaine au Commerce, Karen Dunn Kelley, a annoncé publiquement les nouvelles nominations de PAC-DBIA dans un discours liminaire prononcé lors du Corporate Council on Africa Business Summit tenu à Maputo, Mozambique, où des dirigeants d’entreprises et de gouvernements américains et africains explorent le monde des affaires. discutent des politiques en matière de commerce et d’investissement. Les membres nommés du Conseil consultatif du président sur la gestion des affaires en Afrique pour 2019-2021 comprennent: Andrew Inglis, président et chef de la direction, Kosmos Energy, Dallas, Texas Andrew Patterson, responsable mondial de la stratégie et du développement des marchés et des entreprises, Infrastructure, Bechtel Corporation, Reston, Virginie Andrew Torre, président régional pour l’Europe centrale et orientale, le Moyen-Orient et l’Afrique, Visa Inc., Foster City, Californie Arjan Toor, directeur général, Cigna Africa, Bloomfield, Connecticut Bill Killeen, président et chef de la direction, Acrow Bridge, Parsippany, New Jersey Brittany Underwood, fondatrice et présidente exécutive, Akola, Dallas, Texas Bruce Hanson, président et chef de la direction, Credence ID, Emeryville, Californie Chris Toth, président, systèmes d’oncologie, Varian Medical Systems, Palo Alto, Californie Craig Arnold, président, Dow Afrique subsaharienne, Dow Chemical Company, Midland, Michigan. Damian Halloran, vice-président, maladies infectieuses, marchés émergents, diagnostic rapide, Abbott, Chicago, Illinois Denise Johnson, présidente du groupe des industries de ressources, Caterpillar Inc., Deerfield, Illinois Farid Fezoua, président et chef de la direction, GE Africa, Washington, D.C. Frank Mosier, directeur général, Rendeavour, Inc., New York, New York Fred Sisson, directeur général, Synnove Energy, Reduit, République de Maurice Jake Cusack, associé fondateur et directeur, CrossBoundary Group, Washington, D.C. Jason Andringa, président et chef de la direction, Vermeer, Pella, Iowa Jason P.H. Brantley, Directeur des ventes et du marketing, Division de l’agriculture et des gazons, Afrique et Asie, John Deere, Moline, Illinois John Nevergole, président-directeur général du groupe ABD, Philadelphie, Pennsylvanie. Laura Lane, présidente, Affaires publiques mondiales, UPS, Atlanta, Géorgie Olivier Puech, vice-président exécutif et président, Amérique latine et EMEA, American Tower Corporation, Miami, Floride Paul Marcroft, directeur commercial, APR Energy, Jacksonville, Floride Peter Sullivan, directeur général, Groupe du secteur public africain, Citi, New York, New York Raghu Malhotra, président, Moyen-Orient et Afrique, Mastercard, Achat, New York Rahamatu Wright, fondateur et directeur général, Shea Yeleen, Washington, D.C. Susan Silbermann, présidente mondiale des marchés émergents, Pfizer, New York, New York Takreem El-Tohamy, directeur général, Moyen-Orient et Afrique, IBM, Armonk, New York Le PAC-DBIA a été créé en 2014 pour fournir une analyse et des recommandations au président, par l’intermédiaire du Secrétaire au Commerce, sur le renforcement de l’engagement commercial entre les États-Unis et l’Afrique. Au cours de son troisième mandat, 2019-2021, le PAC-DBIA continuera à jouer un rôle essentiel en informant les politiques et activités du gouvernement américain à travers le continent, en particulier en faisant progresser le pilier économique de la stratégie africaine de l’administration Trump à travers Prosper Africa, qui est une initiative pangouvernamentale économique visant à accroître sensiblement le commerce et les investissements dans les deux sens, ainsi qu’à soutenir la création d’emplois aux États-Unis et en Afrique. Prosper Africa démontre l’engagement de cette administration à la croissance des pays africains et modernise la façon dont le gouvernement appuie les opportunités du secteur privé. Farid Fezoua a déclaré à propos de cette nomination: « C’est un grand honneur de siéger au Conseil consultatif du président des États-Unis pour faire des affaires en Afrique. Je suis ravi de coprésider ce groupe qui soutient la croissance économique par le biais d’activités commerciales et d’investissement entre l’Afrique et les États-Unis. À ce titre, je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de contribuer à l’élaboration de la nouvelle vision «Prosper Africa» en collaboration avec les gouvernements américain et africain. GE reste un partenaire engagé dans le développement durable de l’Afrique et continuera d’investir dans les personnes et les infrastructures en Afrique. » APO
Gestion des ressources et transfert d’eau : une délégation du Maroc et des représentants de la BAD en voyage d’études aux États-Unis

Dans le cadre du don d’assistance technique « KOAFEC » accordé au Royaume du Maroc, un voyage d’études visant à appuyer le département de l’eau du Royaume dans la planification et la conception du projet de transfert d’eau Nord-Sud a été effectué du 24 au 29 juin derniers aux États-Unis. Cette visite de travail s’inscrivait dans le cadre du développement de la coopération entre le Maroc et les États-Unis dans le domaine de l’eau : réalisation, gestion et exploitation des infrastructures de stockage mais aussi transport d’eau sur de longues distances, suivi et surveillance de l’évolution des ressources en eau et des données liées à l’eau. Le ministre marocain de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau (METLE), Abdelkader Amara, conduisait, à cette occasion, une délégation composée du directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, des directeurs centraux et hauts responsables du METLE. La Banque africaine de développement était représentée par Leila Mokaddem, chef de la mission et directrice pays de la Banque au Maroc, ainsi que par Chanda Osward Mulenga, chef de division eau et assainissement, et Mohamed El Ouahabi, expert en eau et assainissement au sein du bureau de la Banque au Maroc. Les délégations de la Banque et du Maroc ont visité le « Central Arizona Project », important ouvrage hydraulique, qui permet le transfert d’eau du bassin du Colorado vers le centre et le sud de l’état d’Arizona. Ce canal de 541 km de long à travers l’Arizona a pour fonction d’alimenter en eau les zones désertiques du centre (principalement la région de Phoenix) et du sud de l’Arizona. Il est géré par le « Central Arizona Water Conservation District ». Les deux délégations ont également visité le barrage Hoover, pièce maîtresse du « Central Arizona Project » – relié au projet de transfert, situé sur le fleuve Colorado, à la frontière entre l’Arizona et le Nevada. Elles ont rencontré de hauts responsables de cet ouvrage d’eau qui permet la régulation des eaux du Colorado, la production de l’énergie hydroélectrique, l’irrigation des terres agricoles et l’approvisionnement en eau potable. Les deux délégations ont ensuite visité des projets de la branche aval du projet de transfert d’eau, de dessalement de l’eau de mer, de déminéralisation des eaux saumâtres et de réutilisation des eaux usées sur la côte sud de la Californie, dans la région de San Diego. Le ministère marocain de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau compte mettre en avant les possibilités de coopération, notamment à caractère technique, avec les institutions rencontrées. « L’objectif général du voyage d’étude de la délégation marocaine et de la Banque africaine de développement est d’apprendre et d’échanger sur les différentes expériences et innovations dans le secteur de l’eau en général, avec une forte concentration sur le transfert de l’eau intra et inter-bassins », a mentionné Leila Farah Mokaddem. « Ce voyage visait aussi à renforcer les relations entre les institutions marocaines et américaines du secteur de l’eau mais aussi à porter ces expériences à d’autres pays en Afrique », a-t-elle ajouté. Ce voyage d’étude était une excellente opportunité de partage d’expérience pour la Banque. Il lui a permis de tirer des enseignements en ce qui concerne le soutien apporté au gouvernement marocain dans le secteur de l’eau, notamment dans les projets de transfert d’eau, de dessalement d’eau de mer, de déminéralisation des eaux souterraines, et de réutilisation des eaux usées.
Une révolution énergétique pour les États-Unis ?

TRIBUNE. Les États-Unis, pays majeur dans l’équilibre mondial, est souvent à la une de la presse depuis l’élection de son 45e président, Donald Trump. Régulièrement le président républicain tient des propos chocs et reste campé sur ses positions, notamment sur le sujet de la transition énergétique et du réchauffement climatique. Quel est l’état des lieux de la consommation énergétique des États-Unis et où en est la transition énergétique ? Une transition énergétique en plein boom Depuis son élection et même avant, Donald Trump ne se cache pas d’être climato-sceptique et un farouche opposant à la transition énergétique. D’ailleurs le 1er juin 2017, il annonçait officiellement que les États-Unis, quittaient les accords de Paris, signé deux ans auparavant par Barack Obama. Cette sortie brutale mais assumée, par le président américain, a choqué l’opinion publique et a inquiété les associations de protection de l’environnement. Mais bientôt 2 ans après l’annonce, qu’en est-il de la transition énergétique aux États-Unis ? Durant les deux mandats de Barack Obama, des subventions et crédits d’impôts ont été mis en place pour favoriser les énergies renouvelables. Malgré l’avis opposé de Donald Trump, elles ont été maintenues et comme prévu, prendront fin à partir de 2021. Néanmoins, pour le maintien de ces aides, des concessions ont été faites. Les Républicains ont accepté, à condition que les démocrates autorisent l’export de la production de pétrole et gaz américains. Mais face au réel impact positif des aides pour favoriser la transition énergétique américaine, la concession était moindre. En 2018, les énergies fossiles représentent encore 60% de la production d’électricité du pays. Mais depuis quelques années, la production et consommation de charbon recule considérablement, pour laisser place au gaz de schiste, qui est beaucoup moins chère mais extrêmement controversée. De plus, grâce aux aides, les investissements dans les énergies renouvelables augmentent tous les ans, environ plus de 20 000 mégawatts de capacité supplémentaire d’électricité verte sur le réseau américain, par an. L’électricité renouvelable aux États-Unis est produite grâce à des installations hydroélectriques, des éoliennes et des panneaux solaires. D’ailleurs en 2019, l’éolien pourrait devenir la 1ère source d’énergie renouvelable du pays, avec environ 7% de la production d’électricité. Pour la 1ère fois, la production d’hydroélectricité serait dépassée. Cela est dû à une perte de croissance liée au manque d’eau dans les barrages. Exemple important de l’essor de l’éolien aux États-Unis, le groupe Engie a signé un contrat avec l’université de Boston pour obtenir l’exclusivité et lui fournir ainsi, pendant 15 ans de l’électricité verte. Mais en échange le groupe s’engage à installer de nouveaux parcs éoliens dans le Dakota du Sud, région fortement dépendante du charbon. L’énergie solaire, n’est pas en reste non plus, en 2018. On a pu observer une hausse de plus de 13% de sa production malgré des taxes sur les panneaux solaires importés de Chine. Il y a donc une véritable prise de conscience, qui est reprise par les célèbres entreprises de la Silicon Valley. Par exemple, Google et Apple s’engagent à faire fonctionner leurs serveurs, très friands en énergie, grâce à des énergies issues de sources renouvelables. Les villes et états prennent eux aussi part dans cette transition. Comme la Californie, état le plus peuplé des États-Unis, qui vise une consommation d’électricité issue à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2045. Le Massachusetts souhaite faire de même. Ces initiatives se ressentent dans les chiffres en 2018 : les énergies vertes représentent 18% de l’électricité produite aux États-Unis, 2 fois qu’il y a 10 ans. En une décennie seulement, le charbon est passé de 50% à 30% de la production d’électricité étasunienne et ces chiffres vont encore diminuer dans les années à venir. La transition énergétique est possible car la géographie du pays y est particulièrement propice De vastes territoires laissent suffisamment de place pour les installations qui bénéficient d’un climat plus que favorable.De plus, malgré la fin des subventions à partir de 2021, les projets continueront à se développer et cela n’aura pas d’impact négatif car les prix de production de l’énergie durable sont très compétitifs et ne cessent de diminuer. Par exemple, les modules photovoltaïques valent moins de 30 cents par watt, un dixième du prix comparé au prix de 2009. Vers l’indépendance énergétique Un autre révolution est actuellement en marche aux États-Unis, il s’agit de la révolution du gaz de schiste. Le gaz de schiste c’est quoi ? C’est un gaz dit naturel, que l’on retrouve dans des roches marneuses ou argileuses, qui sont donc riches en matières organiques, notamment en schiste. Pour la 1ère fois depuis 1950, les États-Unis vont devenir exportateurs nets d’énergie en 2020 et donc par la même occasion devenir indépendant énergétiquement. Information partagée par la très sérieuse Energy Information Administration. D’ailleurs, si les États-Unis gagnent leur indépendance énergétique, ils deviennent par la même occasion, d’importants exportateurs d’énergie. Par exemple, la consommation de pétrole aux États-Unis recule, mais à côté la production bat des records. En 2018, 11.8 millions de barils de pétrole étaient produits par jour. Soit, 2.2 millions de plus en seulement un an (+20%).Selon des études la production de pétrole américain sera plus importante, que celle de la Russie et de l’Arabie Saoudite réunies, d’ici 2025. De plus, le pays investit massivement dans des gazoducs pour pouvoir ensuite exporter vers le Mexique et le Canada. Des projets d’usines de liquéfaction, pour exporter du GNL (gaz naturel liquéfié), voient également le jour et pour pouvoir exporter vers l’Europe ou l’Asie. Néanmoins, même si le pays affirme son indépendance énergétique à venir, il reste aujourd’hui dépendant de l’étranger pour pouvoir s’approvisionner en énergie, principalement pour le gaz. Ses 5 principaux fournisseurs sont le Canada, l’Arabie Saoudite, le Mexique, le Venezuela et l’Irak. La dépendance diminue peu à peu et vise à disparaître très prochainement. Malgré la forte consommation d’électricité, environ 12 825 kWh par habitant en 2017, la transition énergétique semble bien partie aux États-Unis, avec des investissements qui fusent. Cela porte ses fruits, avec l’annonce de l’indépendance énergétique pour 2020. Par Emma