États-Unis : Joe Biden, candidat à sa réélection, chute sur scène lors d’une cérémonie

Le président américain Joe Biden a trébuché sur scène à cause d’un sac de sable présent à terre, jeudi, lors d’une cérémonie militaire dans le Colorado. Une chute sans gravité pour l’octogénaire candidat à la présidentielle de 2024, qui intervient alors que de nombreux Américains s’interrogent sur son âge avancé. Le président américain, Joe Biden, 80 ans, « va bien » selon la Maison Blanche, après une chute lors d’une cérémonie militaire jeudi à Colorado Springs, dans l’ouest des États-Unis. Le démocrate, qui venait de remettre des diplômes à des élèves de l’académie de l’armée de l’air dans le Colorado, est tombé vers l’avant, se réceptionnant sur les genoux et les mains, après avoir apparemment trébuché sur un sac noir. « Il va bien. Il y avait un sac de sable sur l’estrade alors qu’il serrait des mains », a commenté sur Twitter son directeur de la communication, Ben LaBolt… Lire la suite sur France24
États-Unis. Fusillade meurtrière dans une école à Nashville : les premières images de l’attaque
Les images sont d’une violence rare. Des coups de feu résonnent et brisent les vitres d’une école primaire à Nashville, aux États-Unis. Peu de temps après, l’assaillant entre dans l’établissement, armé et prêt à perpétrer un massacre. La police de Nashville a publié une vidéo de surveillance de l’école montrant les premiers instants de la fusillade qui a eu lieu lundi, causant la mort de 6 personnes, dont 3 enfants. L’individu ayant commis le bain de sang, rapidement tué par les agents arrivés sur les lieux, est un homme transgenre de 28 ans, répondant au nom d’Audrey Hale, mais son profil LinkedIn semble indiquer une volonté d’utiliser des pronoms masculins… Lire la suite sur Euronews
Quand les États-Unis tournent la page de la guerre en Ukraine lentement, mais sûrement

TRIBUNE. Les choses semblent s’accélérer en Ukraine. C’est le moins que l’on puisse dire au regard des propos tenus ces derniers jours par de hauts responsables américains. En effet, après le groupe d’élus démocrates qui a demandé à l’administration Biden d’engager des pourparlers directs avec Moscou, et la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen qui a appelé implicitement à la fin de la guerre en Ukraine pour relancer l’économie mondiale, c’est maintenant le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, qui exhorte le gouvernement ukrainien à entamer des discussions avec la Russie. Même si la Maison-Blanche affirme ne pas exercer des pressions sur Kiev, que la décision d’entamer des négociations avec les Russes revient au président Volodymyr Zelensky et que les États-Unis continueront à soutenir l’Ukraine, la vérité est qu’on est en train de tourner la page de la guerre lentement mais sûrement du côté de Washington. Zelensky en est conscient, raison pour laquelle il se montre de moins en moins exigeant à l’égard de la Russie, et ce même s’il a été galvanisé ces derniers jours par le retrait de l’armée russe de la ville de Kherson. À ce dernier propos, il convient de souligner que si le retrait de Kherson constitue une « défaite » pour la Russie sur le plan symbolique et médiatique, il faudra être naïf pour penser que les Russes laisseront définitivement cette ville aux mains de l’Ukraine (à moins que l’Ukraine concède plus ailleurs). En fait, ce retrait, qui est en réalité un repli tactique, obéit aux principes de l’art opératif tel que pratiqué par les Russes. Comme je l’ai écrit dans un billet, il y a plusieurs semaines, le plus important dans l’art opératif n’est pas de gagner la guerre, mais d’atteindre des objectifs stratégiques que l’on s’est fixés. Et comme l’ont reconnu certains experts occidentaux, l’occupation de Kherson avait une importance stratégique relative. Pour le reste, si les quelques gains obtenus par l’Ukraine sur le terrain militaire semblent expliquer la posture américaine, il n’en demeure pas moins que ce pays devra se résoudre à oublier les parties de son territoire conquises et annexées par la Russie. Le général Milley, dont les propos ont mis l’administration Biden dans l’embarras, ne se fait pas d’illusions à ce propos. «La probabilité d’une victoire militaire ukrainienne, consistant à chasser les Russes de toute l’Ukraine, y compris de la […] Crimée, la probabilité que cela se produise bientôt n’est pas élevée, militairement parlant», a-t-il déclaré. Selon le haut gradé américain, l’Ukraine a déjà déploré près de 100 000 morts et blessés sur le champ de bataille depuis le début de la guerre. Un nombre qui est certainement en deçà de la réalité des faits. En outre, l’Ukraine, pour ne pas perdre la face, devra faire semblant de négocier en position de force face à une Russie, qui ne semble pas avoir dit son dernier mot. En effet, non seulement les Russes sont en train de renforcer leurs positions dans le Donbass, mais il y a de fortes chances qu’ils repartent à l’assaut de Kherson — qu’ils considèrent comme faisant désormais partie du territoire russe—, quitte à foncer jusqu’à Odessa. De quoi effrayer les stratégistes américains. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le président Vladimir Poutine a appelé à la mobilisation partielle de 300 000 réservistes. L’hiver promet d’être chaud en Ukraine. Et au Pentagone, on en est conscient. Raison pour laquelle on fait tout pour ramener les parties à la table des négociations avant qu’il ne soit trop tard pour l’Ukraine… Par Patrick Mbeko
Pourquoi la Russie et la Chine gagneront l’épreuve de force géopolitique qui les oppose à l’axe États-Unis-Europe ?

TRIBUNE. La Fédération de Russie a interrompu une nouvelle fois la livraison de gaz en Europe, faisant monter la tension d’un cran. Fait pour le moins surprenant, les Occidentaux ont accusé Moscou de se servir du gaz comme « arme de guerre », alors qu’ils avaient eux-mêmes décidé, dès le début de l’« opération spéciale », de se débarrasser du gaz russe. Six mois après le début du conflit en Ukraine, l’heure est peut-être venue pour les Occidentaux de revenir à la raison. La stratégie de «blitzkrieg économique» contre la Russie a échoué; une bonne partie du territoire ukrainien (près de 25%) est contrôlée par les Russes, et Vladimir Poutine est toujours aussi puissant et populaire chez lui, bénéficiant du soutien de 83% des Russes. Et on ne parle même pas du grand bouleversement géopolitique auquel le monde assiste, avec en toile de fond l’accélération du déclin hégémonique de l’Occident. À l’allure où vont les choses, on peut s’avancer à dire que la Fédération de Russie et la Chine ont toutes les chances de sortir gagnant de l’épreuve de force géopolitique qui les oppose à l’axe États-Unis-Europe. Et pour cause : 1) Leurs décisions sont guidées par la raison (leur raison bien entendu) et leurs intérêts, contrairement à l’Occident dont les décisions sont de plus en plus guidées par l’idéologie; 2) La Russie et la Chine sont dirigées par des stratèges, alors que les pays occidentaux sont dirigés par des idéologues dont les positions dépendent davantage des enjeux de politique intérieure; 3) Les Russes et les Chinois sont prédisposés à entrer en guerre contre l’impérialisme occidental et s’y préparent depuis fort longtemps, contrairement aux Occidentaux qui sont constamment dans la théâtralisation hollywoodienne des enjeux politiques et géopolitiques… 4) Les États-Unis et leurs valets européens ne risqueront pas le confort de leurs populations en entrant en guerre contre la Russie et la Chine; 5) La position des dirigeants occidentaux dépend d’un certain nombre de pesanteurs (politiques, médiatiques, etc.), ce qui n’est pas le cas des dirigeants russe et chinois qui contrôlent tous les leviers du pouvoir dans leur pays. 6) La prétendue union de l’OTAN et de l’Union européenne est si ponctuelle qu’elle ne résistera pas aux intérêts divergents des États membres; 7) Le basculement énergétique de l’Europe s’est fait dans la précipitation et pour amuser les opinions publiques. La réalité risque d’être très dure à accepter pour certains pays européens, ce qui pourrait amener certains d’entre eux à reconsidérer leur position vis-à-vis de la Russie. La Bulgarie, qui faisait le malin il y a quelques mois, a déjà annoncé les couleurs… Par Patrick Mbeko
CHINE-USA. A propos de la province de Taiwan. L’erreur stratégique des USA

TRIBUNE. Le 7 août 2022 heure locale, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères WANG Yi a souligné, au cours de sa visite au Bangladesh, que la partie américaine a commis une triple erreur sur la visite de Nancy PELOSI dans la région chinoise de Taiwan, en réponse à la dernière situation et au sophisme déraisonnable de la partie américaine. Premièrement, la partie américaine s’est violemment immiscée dans les affaires intérieures de la Chine. Au mépris des conseils et des avertissements répétés de la Chine, la partie américaine s’est obstinée à suivre sa propre voie, en organisant la soi-disant « visite » du numéro trois du gouvernement américain dans la région chinoise de Taiwan. Il faut garder à l’esprit que Taiwan n’est pas une partie des États-Unis, mais un territoire de la Chine, et les États-Unis eux-mêmes s’y sont engagés publiquement. L’acte des États-Unis est une grave atteinte à la souveraineté de la Chine. Deuxièmement, la partie américaine tolère et soutient les forces sécessionnistes visant « l’indépendance de Taiwan ». Tout pays doit préserver l’unité nationale et ne permettra pas aux forces sécessionnistes d’agir arbitrairement. Le Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir à Taiwan a inclus la poursuite de l’indépendance dans le programme de son parti et, ces dernières années, il a fait tout son possible pour promouvoir « l’indépendance de Taiwan » progressive et créer « deux Chines » et « une Chine, un Taiwan ». La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis l’a ouvertement soutenu, travaillant avec les forces sécessionnistes et contre le peuple chinois. Troisièmement, elle compromet délibérément la paix dans le détroit de Taiwan. Les États-Unis ont l’habitude de créer d’abord un problème, puis de l’utiliser pour réaliser leurs propres desseins stratégiques. Certains signes indiquent que les États-Unis tentent de répéter le même tour de passe-passe en planifiant la visite de PELOSI et qu’ils en profitent pour accroître leur déploiement militaire régional, ce qui mérite une grande vigilance et une résistance résolue de toutes les parties. WANG Yi a déclaré que la position de la Chine est ferme et ses mesures prises sont légitimes, raisonnables, conformes au droit, nécessaires, ouvertes et modérées, ce qui vise à protéger la souveraineté sacrée et l’intégrité territoriale de la Chine, à dissuader les États-Unis de tenter de « contenir la Chine en utilisant Taiwan », à briser l’illusion des autorités Taiwanaises de « compter sur les États-Unis en vue de l’indépendance », et à maintenir véritablement la paix dans le détroit de Taiwan et la stabilité régionale. WANG Yi a souligné que le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures est la « règle d’or » des relations d’État à État et un « bouclier protecteur » permettant aux pays en développement de préserver leur souveraineté et leur sécurité. Nous remercions tous les pays pour leur compréhension et leur soutien de la position de la Chine. À l’heure où les pratiques d’intimidation unilatérale apparaissent par intermittence, la communauté internationale devrait atteindre un consensus plus clair et s’exprimer d’une voix plus forte pour défendre conjointement les normes fondamentales des relations internationales et du droit international, et sauvegarder conjointement les droits et intérêts légitimes de tous les pays en développement. Par Alphonse Ndongo
Les Perspectives économiques africaines suscitent la réflexion et l’intérêt des parties prenantes aux États-Unis et au Royaume-Uni

Le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2022 (PEA) de la Banque africaine de développement a suscité l’intérêt des décideurs et autres parties prenantes lors de récents séminaires aux États-Unis et au Royaume-Uni. Une délégation du Groupe de la Banque africaine de développement, conduite par l’économiste en chef par intérim et vice-président Kevin Urama, était à Washington D.C. du 20 au 29 juillet, et à Londres du 1er au 2 août, pour discuter des PEA, une publication phare de la Banque, avec des acteurs mondiaux du marché. Le verdict a été clair. Du Fonds monétaire international à la Banque mondiale, en passant par le Centre for Global Development, la Brookings Institution, l’Atlantic Council et l’University College London cette semaine, les intervenants se sont accordés à dire que les PEA 2022 offrent des options politiques fondées sur des données probantes pour stimuler une croissance inclusive en renforçant la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique. « Si nous voulons éviter de réinventer la roue en matière de discours sur le climat, alors les PEA 2022 sont à lire absolument à l’heure où nous préparons la COP 27, la “COP de l’Afrique” », a déclaré Aloysius Uche Ordu, directeur de la Africa Growth Initiative à la Brookings Institution. Selon lui, le rapport formule des recommandations politiques réalisables qui devraient servir de base aux discussions sur la manière de soutenir la résilience climatique de l’Afrique lors de la COP 27, la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en Égypte en novembre prochain. Yacob Mulugetta, professeur de politique énergétique et de développement à l’University College London, a fait observer que les PEA rendent compte de la manière dont la transition vers une économie à faible intensité de carbone en Afrique variera d’un pays à l’autre. « Ce que cela signifie, c’est que les opportunités socio-économiques transformationnelles doivent être au premier plan de la transition énergétique verte. Cela nécessitera de nouvelles technologies ainsi qu’un financement climatique… qui est un financement supplémentaire allant au-delà de l’aide officielle au développement », a déclaré M. Mulugetta lors d’un séminaire public organisé lundi au Royaume-Uni à l’intention des acteurs politiques. Andrew Steer, CEO du Bezos Earth Fund, a déclaré que les Perspectives économiques en Afrique 2022 étaient « un excellent rapport qui présente de manière admirable cette époque sombre pour l’Afrique, en particulier, mais également pour le monde entier ». Celles-ci, a-t-il expliqué, comprennent « un ralentissement de l’économie mondiale, une combinaison de facteurs défavorables que sont l’augmentation des prix des denrées alimentaires, l’augmentation des prix de l’énergie, l’augmentation des taux d’intérêt, et l’augmentation choquante de l’impact du changement climatique et de la vulnérabilité écologique à un moment où les ressources internationales ne sont pas ce qu’elles devraient être. » S’exprimant lors d’une présentation des PEA au siège de son organisation à Washington D.C., Abebe Selassie, directeur du département Afrique du FMI, a observé que les décideurs africains sont confrontés à la tâche peu enviable de devoir investir des billions de dollars dans la transition vers des énergies plus propres, dont la région a besoin pour progresser dans son développement. M. Selassie a déclaré que les conclusions des Perspectives économiques en Afrique 2022 donnaient à réfléchir, observant que la publication « soulevait des questions profondes. » Au cours de diverses présentations, le vice-président Urama a appelé le monde à traiter la question du financement du climat avec la même détermination qu’il a abordé la pandémie de Covid-19. Pour commencer, il souhaite que les pays développés respectent leur engagement de fournir 100 milliards de dollars de financement climatique aux pays en développement pour soutenir l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets. « L’Afrique est confrontée à une grande vulnérabilité climatique. Le changement climatique touche des millions de personnes. 600 millions d’Africains sont privés d’électricité. Pour créer des emplois et réduire la pauvreté, l’Afrique a besoin d’énergie. Les idées de financement audacieuses et innovantes abondent. Il est temps de les exploiter », a-t-il fait remarquer. « Les émissions de dioxyde de carbone ne connaissent pas de frontières ; elles n’ont pas besoin de visa pour voyager ». Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées chaque année. C’est un outil d’intelligence économique, de dialogue politique et d’efficacité opérationnelle, qui fournit des données probantes et actualisées ainsi que des analyses pour informer et soutenir la prise de décision des décideurs africains. Les Perspectives économiques en Afrique 2022 soulignent que le changement climatique constitue une menace croissante pour les vies et les moyens de subsistance en Afrique. Le rapport indique également clairement que la pandémie de Covid 19 et la guerre Russie-Ukraine constituent des fardeaux supplémentaires pour les économies africaines et les moyens de subsistance sur l’ensemble du continent. Le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique lors de ses Assemblées annuelles en mai à Accra, au Ghana.
Comment les États-Unis et les médias occidentaux ont écrit le récit de la guerre en Ukraine

TRIBUNE. Le 24 février 2022, les forces russes pénètrent en Ukraine. Dans les jours qui suivent, elles désarticulent sérieusement l’armée ukrainienne et avancent jusqu’aux portes de la capitale, Kiev. Selon des sources des services de renseignement français cités par Europe 1, l’armée ukrainienne est si désorganisée qu’elle ne peut résister face à la poussée d’une armée russe conduite, selon les experts français, par des « chefs militaires russes extrêmement méthodiques ». Le sans-faute russe est si déconcertant que les renseignements français sont persuadés que Kiev tombera dans la première semaine de la guerre. Mais seulement voilà : la Russie entretient le flou sur ses réelles ambitions en Ukraine, en dehors des propos tenus par le président Vladimir Poutine sur le désarmement et la dénazification du pays. Les troupes russes sont stationnées à 60 km de Kiev et personne ne comprend ce qu’elles veulent vraiment. Profitant de ce flottement, le Pentagone lance la rumeur qui deviendra l’élément essentiel de la rhétorique occidentale : les Russes subissent des pertes énormes et sont désorganisés non pas par l’armée, mais bien par la « résistance ukrainienne ». Cette assertion, qui est en total déphasage avec le constat fait par les services de renseignement français qu’on entendra plus d’ailleurs (le chef de la Direction du renseignement militaire va même être démis de ses fonctions par Emmanuel Macron), va devenir l’élément de langage central de la propagande médiatique occidentale sur la guerre en Ukraine. Tous les médias et leurs « experts-maison » reprendront en chœur la doxa selon laquelle la stratégie de la Russie en Ukraine a échoué. On insistera désormais sur les prétendues défaillances de l’armée russe, que l’on cherchera constamment à ridiculiser sur les plateaux de télé. On insistera également sur le nombre de soldats russes tués sur le champ de bataille — même si personne ne les a vraiment vus—, tout en occultant la réalité des pertes subies par l’Ukraine. Pour la petite histoire : entre 50 et 100 soldats ukrainiens perdent la vie sur la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, a affirmé Volodymyr Zelensky en début de semaine. Fermons la parenthèse et continuons avec la stratégie de propagande des médias occidentaux. On répétera que l’armée russe avance difficilement, tout en se gardant d’expliquer que cela est dû, entre autres, au fait que les Ukrainiens et les Russes sont avant tout des peuples frères, que ce conflit est mal vécu par une grande partie de ces populations. On ne manquera pas non plus d’insister sur le fait que « l’armée russe cible délibérément les civils », histoire de la diaboliser et de la déshumaniser. On répercutera les points de vue des autorités ukrainiennes comme s’il s’agissait d’informations fiables ne méritant aucune remise en question. Bref, on fera la propagande pour le compte non pas de l’Ukraine, mais du régime de Kiev instrumentalisé de et par l’étranger… Parallèlement à cette redoutable propagande ou guerre de l’information (c’est selon), les médias occidentaux vont travailler l’image de Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky. De comique, on le fera passer pour un grand chef de guerre. On n’hésitera pas à le comparer à Churchill, voire à Charles de Gaulle. Mieux, l’ancien comique devenu président fera même la Une des magazines people et apparaîtra même dans certains évènements mondains. C’est dire… En vérité, la couverture médiatique pro-Ukraine de la guerre a été et continue d’être l’autre visage de la guerre que les États-Unis et leurs valets européens livrent à la Russie par Ukraine interposée. Cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de « résistance ukrainienne » et de morts russes. Non. Ça ne veut pas non plus dire que tout ce que dit l’Occident est faux. En fait, on prend des arrangements avec les faits, on distille de petites vérités qu’on enrobe d’une masse de mensonges pour des raisons géopolitiques et stratégiques. Dans ce contexte, on occulte les causes profondes (géopolitiques) de l’intervention russe en Ukraine; on ne fait pas de distinction entre les principes de guerre et les principes opérationnels de l’armée russe en Ukraine; on ergote sur l’intimité de la pensée militaire et doctrinale de la Fédération de Russie pour conforter les préjugés, la mauvaise foi et pourquoi pas l’ignorance de certains prétendus « experts » . Tenez. Tout en déclarant ne pas connaître les véritables intentions de Poutine en Ukraine, les médias occidentaux et leurs « experts-maison » n’ont pas hésité à affirmer que la Russie a échoué à prendre Kiev grâce à la résistance du peuple ukrainien. Or il n’y a jamais eu de combats à Kiev et les Russes se sont retirés de leur propre chef. Idem à Kharkiv et dans d’autres villes de l’Ukraine où les opérations militaires ont été ponctuelles. On peut avoir une compréhension différente des niveaux stratégique, tactique et opératif d’une armée étrangère (en l’occurrence celle de la Fédération de Russie). Mais de là à débiter des énormités, il y a de quoi s’interroger sur le sérieux de tous ces gens (experts et militaires) qui défilent sur les plateaux de télé pour parler du conflit ukrainien. Heureusement qu’on ne voit pas beaucoup ça au Canada… De désinformation à la propagande en passant par la « guerre de l’information », les médias et le complexe militaro-intellectuel de l’Occident n’ont pas lésiné sur les moyens et les mensonges. Joseph Goebbels en serait franchement jaloux. À ce jour, Marioupol est l’illustration la plus saisissante de la stratégie de propagande occidentale sur la crise ukrainienne. En analysant les données provenant de différentes sources ouvertes (ukrainiennes, occidentales et russes), on constate que la ville était quasiment sous contrôle des forces russes et alliées dès le début du mois d’avril. Pourtant, les médias occidentaux et leurs experts ont fait comme si de rien n’était, relayant la propagande des autorités ukrainiennes qui parlaient de « pertes infligées à l’occupant ». Même lorsque les combattants ukrainiens en débandade se sont retranchés dans l’usine d’Azovstal, appelant l’Occident et la communauté internationale à l’aide, avec l’énergie du désespoir, les mêmes médias ont continué de parler de «résistance» voire
Une « confrontation militaire » entre la Russie et les États-Unis est possible – Moscou

Les pays occidentaux, en « pompant » des armes en Ukraine, risquent de conduire les États-Unis et la Russie « sur la voie d’une confrontation militaire directe », a déclaré l’ambassadeur de Moscou à Washington, Anatoly Antonov, plus tôt cette semaine. Depuis le lancement de l’offensive militaire russe en Ukraine, les pays de l’OTAN et leurs alliés se sont abstenus de toute implication militaire directe dans le conflit, mais ont activement fourni à Kiev des armes et des munitions. Ce faisant, a déclaré l’ambassadeur dans une interview à Newsweek, les États occidentaux sont « directement impliqués dans les événements actuels » et incitent à « de nouvelles effusions de sang ». Antonov a qualifié ces actions de « dangereuses » et de « provocatrices ». RT Africonnect