Niger. Les États-Unis priés de plier bagage et de fixer un calendrier de retrait !

Niger. Les États-Unis priés de plier bagage et de fixer un calendrier de retrait !

Le gouvernement nigérien a officiellement demandé aux États-Unis de fournir un calendrier pour le retrait de leurs troupes du pays. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays sur la question de la présence militaire américaine. Le 16 mars dernier, le porte-parole du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a publié un communiqué dénonçant l’accord sur le statut des forces américaines au Niger. La présence de 1000 soldats américains, principalement basés à la base de drones 201 d’Agadez, est désormais jugée indésirable. Suite à la demande de clarification de l’ambassadrice des États-Unis à Niamey, le gouvernement nigérien a confirmé son souhait de voir les troupes américaines quitter le pays. Une lettre officielle a été transmise à Washington pour exiger un calendrier de retrait concret. La demande de retrait des troupes américaines marque un tournant dans les relations entre le Niger et les États-Unis. Le pays sahélien entend désormais affirmer sa souveraineté et prendre en main sa propre sécurité.

RDC. Guerre du M23 : les États-Unis n’ont rien à voir

RDC. Guerre du M23 : les États-Unis n’ont rien à voir

TRIBUNE. Plusieurs compatriotes (y compris des responsables politiques et militaires) m’ont envoyé une vidéo dans laquelle on parle du rôle supposé des États-Unis dans la guerre menée contre la RD Congo par le mouvement terroriste du M23 créé et soutenu par le Rwanda. Il y a quelques jours, des Congolais ont manifesté devant l’ambassade américaine à Kinshasa pour dénoncer le soutien des États-Unis au régime de Kigali. Le fait est que les États-Unis n’ont rien à voir dans cette histoire du M23. Ils ne sont pas directement impliqués dans la guerre que mènent ces supplétifs du Rwanda, excroissances des Forces de défense rwandaises (RDF), comme l’affirment certains. La résurgence de ce groupe terroriste est le résultat d’une politique étrangère (sous-régionale) congolaise totalement déconnectée de la réalité. En invitant les voyous du M23 à Kinshasa et en déclarant devant Paul Kagame et certains chefs d’État africains qu’ils sont Congolais, Félix Tshisekedi les a légitimés aux yeux de ses interlocuteurs et du monde. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Paul Kagame rappelle constamment cela lors de ses interventions publiques, soulignant récemment que Félix avait déclaré à Londres que « les Banyamulenge sont des Congolais ». En vérité, le gouvernement congolais est pris dans le piège de ses propres erreurs diplomatiques et militaires. Il est pris dans le piège des déclarations intempestives et parfois irréfléchies de Félix Tshisekedi sur la question du Kivu. C’est ce qui ressort souvent des discussions et des échanges avec les diplomates et observateurs étrangers. En lieu et place de faire des déclarations à l’emporte-pièce contre le Rwanda et Paul Kagame, disqualifiant au passage, sans le réaliser sûrement, la parole de la RDC sur la scène régionale et internationale, Félix Tshisekedi ferait mieux de changer d’approche diplomatique. La décision de ne pas négocier avec le M23 est une très bonne chose, mais ce n’est pas suffisant. Il faut également neutraliser le narratif sur les soi-disant «Banyamulenge» et les FDLR. Aussi, le gouvernement congolais doit faire montre d’un minimum de sérieux dans la gestion de la crise sécuritaire que connaît le Nord-Kivu. La posture publique des autorités doit être en adéquation avec la situation que traverse le pays. On ne peut pas prétendre défendre la patrie et passer son temps à critiquer le Rwanda alors qu’on affiche une posture désinvolte à Kinshasa. Voir les images du président ou des autorités d’un pays occupé et en guerre fêter ou célébrer bruyamment la victoire d’une équipe nationale interroge toujours… Les États sont aussi et souvent jugés en fonction de la posture et du comportement de leurs dirigeants. Pour l’heure, plusieurs capitales estiment, à tort ou à raison, que Paul Kagame paraît plus sérieux et plus cohérent que Félix Tshisekedi, dont les propos laissent souvent les autres dirigeants étrangers sans voix. Félix doit donc changer de posture et d’approche pour que la voix du Congo soit prise au sérieux sur la scène régionale, continentale et internationale. Son intransigeance dans le dossier du M23 est une très bonne chose, mais ça prend plus pour renverser le rapport de force sur le terrain diplomatique et militaire. Je reviendrai prochainement sur la stratégie militaire du M23 et et le rôle des États-Unis dans la gestion de la crise RDC-Rwanda. Je bois mon lait nsambarisé Par Patrick Mbeko

La discrimination à l’encontre des jeunes Africains de la diaspora en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis suscite un intérêt et un rapprochement avec l’Afrique, selon un nouveau rapport

La discrimination à l’encontre des jeunes Africains de la diaspora en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis suscite un intérêt et un rapprochement avec l’Afrique, selon un nouveau rapport

Qu’est-ce que c’est que d’être un jeune Africain de la diaspora ? Selon le nouveau rapport Être africain : Comment les Africains appréhendent- ils la diaspora? Les jeunes Africains de la diaspora subissent différents types de discrimination – éxotisation en France, microagressions au Royaume-Uni, et surveillance et profilage aux États-Unis. Le dernier rapport de recherche de l’organisation de changement narratif Africa No Filter étudie la manière dont les jeunes Africains vivent leur diaspora, comment ils définissent le fait d’être Africain et les fondements de leur appartenance. Il examine également la manière dont ils définissent leurs relations avec d’autres Africains et comment les stéréotypes dominants sur l’Afrique influencent la perception du continent par les jeunes de la diaspora. Le rapport révèle que si la vie dans la diaspora est marquée par divers types de discrimination, les jeunes Africains de la diaspora possèdent un double héritage unique qui les rend fiers des langues, de la cuisine, de la musique et de l’histoire africaines, tout en étant fortement liés à la langue et à la culture de leur pays d’accueil. Leur perception de l’Afrique n’a pas non plus été trop influencée par les nombreux récits négatifs sur le continent véhiculés par les médias grand public. Au contraire, ils s’appuyaient sur les relations interpersonnelles et les réseaux sociaux, et parfois sur des voyages sur le continent, pour acquérir des connaissances sur l’africanité. En outre, les expériences de discrimination et les récentes prises de conscience raciales dans les pays d’accueil ont également été à l’origine d’un intérêt plus marqué pour l’Afrique. Moky Makura, Directrice exécutive d’Africa No Filter, a déclaré : « Ce rapport est incontournable pour les gouvernements africains et les pays d’accueil de la diaspora car il se penche sur un groupe insuffisamment étudié : Les récits uniques et personnels de la vie dans la diaspora sont une occasion pour les gouvernements africains et les pays d’accueil de réfléchir sur la manière de transformer les jeunes Africains de la diaspora en un atout économique, social et culturel tant pour leur pays d’accueil que pour leur pays d’origine ». Le rapport a été rédigé par les universitaires Lusike Mukhongo, Winston Mano et Wallace Chuma. En voici les principales conclusions : Méthodologie: dans le cadre de cette étude, 70 Africains âgés de 18 à 28 ans ont été interrogés aux États-Unis, 20 au Royaume-Uni et 20 en France. Les participants étaient des membres de la diaspora de première ou de deuxième génération, nés dans la diaspora ou y ayant déménagé avant l’âge de cinq ans. Tous les participants n’avaient que peu ou pas de souvenirs fixes de l’Afrique et s’appuyaient principalement sur les informations qui leur étaient communiquées dans leur pays d’accueil.

Processus électoral en RDC : quand les États-Unis mettent en garde le régime de Félix Tshisekedi

Processus électoral en RDC : quand les États-Unis mettent en garde le régime de Félix Tshisekedi

TRIBUNE. À la veille du déclenchement de la campagne électorale en RD Congo, les États-Unis ont publié une déclaration sur le processus électoral, qui mérite une attention particulière. Dans ce communiqué, Washington exhorte les autorités congolaises à s’assurer que la campagne et l’élection présidentielle (mais aussi législative) se déroulent dans la sérénité. Les maîtres mots ici sont égalité, équité, transparence, sécurité et liberté. En gros, l’Oncle Sam demande à Félix Tshisekedi et à son gouvernent de prendre leur responsabilité en organisant des élections inclusives, transparentes et paisibles « reflétant la volonté du peuple congolais » dixit la déclaration. En apparence bienveillant, ce communiqué est en réalité une véritable mise en garde adressée au régime de Félix Tshisekedi. Le dernier paragraphe de la déclaration ne fait aucun doute à ce propos. Les États-Unis envisagent en effet « l’adoption de mesures… à l’encontre des personnes portant atteinte à la démocratie en RDC. » En français facile, les Américains disent exactement ceci : nous allons sanctionner les autorités si elles s’aventurent à compromettre le processus électoral. Même si le communiqué souligne le fait que « la responsabilité d’assurer des élections libres et équitables n’incombe pas seulement aux autorités », même s’il appelle « les acteurs de tous les horizons politiques à apaiser les tensions de façon proactive et à promouvoir un processus électoral paisible », il n’en demeure pas moins pas que le destinataire principal de cette missive est le pouvoir de Kinshasa. Le message sous-jacent de l’ambassade américaine est clair : Washington suit de près le processus électoral et la situation politique en RDC et n’hésitera pas à agir s’il le faut. À l’instar des élections de 2006, 2011 et 2018, celle de 2023 n’échappera pas aux ingérences des grandes et moyennes puissances ainsi que des puissances régionales. Les Congolais ne le réalisent pas toujours, mais les élections en RDC ont toujours été un enjeu à la fois congolais et international. Elles revêtent une dimension géopolitique non négligeable en raison de l’importance stratégique du pays. En décembre 2018, la Russie et la Chine s’étaient opposées au P3 (États-Unis, Grande-Bretagne, France) au Conseil de sécurité au sujet de la présidentielle. Ce qui avait d’ailleurs facilité la matérialisation du « deal » entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Selon des informations et certaines indiscrétions, les enjeux risquent d’être différents cette année. Un certain consensus semble se dessiner sur le plan international et régional à propos du pouvoir de Félix Tshisekedi, qui est de plus en plus esseulé au niveau sous-régional, continental et international. Celui-ci devra donc faire très attention, car le communiqué de l’ambassade américaine n’est qu’un avant-goût de ce qui se trame dans les coulisses de la diplomatie régionale et internationale. Pour celles et ceux qui l’auraient peut-être oublié, ce sont les démocrates au pouvoir à Washington qui ont renversé le président Mobutu avant de mettre le Congo à feu à sang en soutenant le Rwanda et l’Ouganda, deux pays qui n’hésiteront pas à bondir… sur Félix Tshisekedi si l’occasion se présentait. Scrutin de décembre 2023 ou la présidentielle de tous les dangers… À bon entendeur, je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko

Les États-Unis envisagent des scénarios pour repenser leur présence militaire au Niger

Le département américain de la Défense parle simplement pour le moment « d’élaboration de plans par précaution ». Le commandant de l’US Air Force en Afrique, le général James Hecker, rappelle d’ailleurs qu’aucune décision n’a encore été prise à ce sujet par l’administration Biden. Et il n’envisage pas d’évolutions avant des semaines, voire davantage. Mais selon les autorités américaines, plusieurs scénarios sont imaginés. Elles planchent ainsi sur un départ en douceur qui pourrait durer. Autre possibilité : un départ précipité sous pression de la junte où seuls les éléments les plus sensibles seraient emportés. Deux bases américaines Pour les États-Unis, le Niger représente un allié solide dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les deux principales bases américaines dans la zone se trouvent en effet dans la capitale Niamey et à Agadez… Lire la suite sur RFI

Nigéria: L’opposant Atiku Abubakar saisit un tribunal américain pour avoir accès au dossier universitaire du Président Bola Tinubu

Nigéria: L’opposant Atiku Abubakar saisit un tribunal américain pour avoir accès au dossier universitaire du Président Bola Tinubu

INDISCRETION. « Le leader de l’opposition nigériane, Atiku Abubakar (PDP) a saisi un tribunal américain pour avoir accès au dossier universitaire de Bola Tinubu détenu par la Chicago State University (CSU), après que ce dernier se soit opposé à sa divulgation », selon la militante Nathalie Yamb. Dans un article intitulé « 30 ans plus tard, Bola Tinubu de retour devant un tribunal aux États-Unis« , l’activiste suisso-camerounaise, considérée comme la bête noire de la diplomatie française en Afrique, rapporte: « le juge Jeffrey Gilbert du tribunal du district nord de l’Illinois a donné jusqu’au 23 août 2023 à Bola Tinubu pour présenter les raisons pour lesquelles la CSU ne devrait pas communiquer ses dossiers à M. Abubakar, qui aura jusqu’au 9 septembre pour réagir aux arguments de Tinubu ». D’après les explications de cette experte des questions africaines et migratoires et conférencière confirmée, « la procédure lancée par le leader de l’opposition « a pour but de clarifier les incohérences flagrantes qui émaillent le parcours académique et personnel du nouveau président du Nigeria, dont la victoire est contestée devant la cour électorale nigériane, qui devrait rendre son arrêt en fin septembre ». Pour rappel, lors de sa candidature au poste de gouverneur de Lagos en 1999, l’actuel président nigérian « avait mentionné dans son dossier avoir été scolarisé dans des établissements primaires et secondaires, dont on s’est aperçu par la suite qu’ils n’existaient nulle  part au Nigeria », écrit la Dame de Sochi sur son blog.  Adrien Thyg

Les États-Unis annoncent leur intention de réintégrer l’UNESCO en juillet

Les États-Unis annoncent leur intention de réintégrer l’UNESCO en juillet

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a réuni ce midi (lundi 12, Dnr) les représentants des 193 États membres de l’UNESCO pour les informer que les États-Unis d’Amérique lui ont communiqué officiellement leur décision de réintégrer l’Organisation à compter de juillet 2023 sur la base d’un plan de financement concret. Le Département d’État américain salue en effet dans une lettre adressée à la Directrice générale la façon dont l’UNESCO s’est attelée ces dernières années à relever les défis émergents, a modernisé sa gestion et réduit les tensions politiques. Élue à la tête de l’UNESCO en novembre 2017, Audrey Azoulay a conduit des médiations permettant d’apaiser les tensions politiques et de trouver des consensus sur les sujets les plus sensibles comme le Moyen-Orient. De nouvelles initiatives ont été menées permettant à l’UNESCO de se saisir pleinement des défis contemporains – tels que l’éthique de l’intelligence artificielle ou la protection des océans – tandis que de nouvelles campagnes emblématiques de terrain – à l’image de la reconstruction de la vieille ville de Mossoul en Irak – ont permis à l’Organisation de renouer avec ses ambitions historiques. Enfin, les réformes administratives déployées depuis 2018 ont rendu l’UNESCO plus efficace et financièrement plus saine. Ce retour annoncé des États-Unis est rendu possible par l’accord trouvé au Congrès en décembre 2022 autorisant des contributions financières à l’UNESCO. En effet, les États-Unis avaient suspendu leur contribution en 2011 du fait de leur législation nationale, puis avaient notifié le 12 octobre 2017 leur décision de se retirer juridiquement de l’Organisation. Le plan proposé doit désormais être soumis à l’approbation de la Conférence générale des États membres de l’UNESCO – des États membres ont demandé la tenue d’une session extraordinaire à brève échéance pour en décider.