Emerson publie un rapport sur l’environnement, le social et la gouvernance
Emerson a annoncé la publication de son rapport sur l’environnement, le social et la gouvernance (ESG) 2020, soulignant comment la société développe et fournit des technologies, des logiciels et des services pour permettre une plus grande durabilité, efficacité et sécurité pour les industries essentielles tout en soutenant les communautés dans le monde entier. Alors qu’Emerson contribue au progrès dans tous les secteurs, la société fait promouvoir la diversité, l’équité et l’inclusion. Dans le nouveau rapport, Emerson a partagé son objectif de doubler la représentation des femmes dans le monde et des minorités américaines au niveau de la direction d’ici 2030. Cet objectif souligne l’engagement d’Emerson à favoriser une main-d’œuvre mondiale diversifiée. » Le fait de nous appuyer sur notre approche ESG a vraiment fait ressortir le meilleur de nos employés – et de notre société « , a déclaré Lal Karsanbhai, président et directeur général d’Emerson. » Nous prenons de l’élan dans des domaines essentiels comme la durabilité et l’inclusion, et nous cultivons activement une main-d’œuvre qui reflète le monde qui nous entoure « . « Nos employés sont motivés pour vivre notre objectif, en favorisant l’innovation qui rend le monde plus sain, plus sûr, plus intelligent et plus durable. Accélérer nos progrès dans cet espace est l’une de mes principales priorités, et nous sommes impatients de poursuivre ces efforts aux côtés de nos clients et de nos communautés à l’avenir. » Le rapport ESG 2020 renforce l’accent mis par la société sur l’autonomisation d’opérations plus durables et la résolution des défis complexes auxquels est confrontée la vie moderne sur les marchés commerciaux, industriels et résidentiels. Voici les points saillants du rapport : L’EnvironnementEn 2020, Emerson a pris des mesures mesurables pour améliorer encore l’approche de la société en matière de durabilité environnementale et dans la définition de son rôle pour rendre le monde plus durable. La société a signalé une baisse de 10 % des émissions de CO2, une baisse de 11 % de l’utilisation mondiale d’électricité et une baisse de 9 % de la consommation mondiale d’eau au cours de l’année écoulée. Emerson a également articulé son cadre « Greening Of, By and With » (écologisation de, par et avec) pour tirer parti de l’élan du développement durable. « Nous avons fait des progrès non seulement en ce qui concerne les initiatives concrètes en matière de durabilité, mais aussi en ce qui concerne l’engagement et l’enthousiasme dans l’ensemble de la société « , a déclaré Mike Train, qui a récemment été nommé directeur de la durabilité chez Emerson. « De la façon dont nous abordons les défis des clients à l’objectif unifié qui nous relie en tant qu’organisation mondiale, la durabilité est vraiment au cœur des préoccupations de nos équipes et de notre approche de l’innovation. » La société continue de traiter les questions environnementales, sociales et de gouvernance en partenariat avec les parties prenantes de sa chaîne d’approvisionnement, tout en maintenant des normes élevées de gouvernance de la société. En 2020, Emerson a renforcé sa volonté d’engager ses fournisseurs sur la voie de la réduction des déchets, du contrôle des émissions et de la durabilité du monde en créant un conseil de durabilité environnementale avec ses principaux fournisseurs. Le SocialEmerson a entrepris plusieurs initiatives clés pour accélérer ses efforts en matière de diversité, d’équité et d’inclusion cette année. En plus de se fixer des objectifs de représentation diversifiée au sein de la direction, Emerson a organisé des « Conversations courageuses », une série de dialogues régionaux sur des sujets liés à la promotion de l’équité, a lancé Diverse Slates, une initiative de recrutement visant à créer un vivier de talents diversifiés, et a lancé deux nouveaux groupes de ressources pour les employés : Somos, pour les employés latino-américains et hispaniques, et l’Asian & Pacific Islander Alliance. En outre, Emerson a poursuivi son héritage en redonnant aux communautés. En 2020, Emerson a versé 24,5 millions de dollars à plus de 1 300 organismes de bienfaisance, organisations à but non lucratif et établissements d’enseignement à travers les États-Unis. La société s’est également engagée à verser 3 millions de dollars pour soutenir les programmes d’éducation STEM au cours de l’année écoulée, notamment en livrant des milliers de kits d’activités STEM aux enfants des écoles élémentaires et intermédiaires et aux organisations qui travaillent avec les jeunes mal desservis afin de promouvoir les expériences pratiques dans l’environnement d’apprentissage à distance. La GouvernanceEmerson se consacre depuis longtemps aux principes élevés de la gouvernance de société. En 2021, Emerson est passée à une structure de présidence indépendante, en élisant l’administrateur indépendant James Turley à la présidence du conseil d’administration d’Emerson. En outre, la société a récemment ajouté la responsable de la conformité Lisa Flavin à son bureau du directeur général, renforçant ainsi son engagement envers un comportement éthique et des normes élevées parmi tous les employés. « Notre rapport ESG 2020 met en évidence les nombreuses façons dont nous mettons notre objectif en action alors que nous nous efforçons d’être une société citoyenne forte à la fois au sein des industries critiques que nous servons et des communautés où nous vivons et travaillons », a déclaré Akberet Boykin Farr, vice-président de la diversité et de la responsabilité sociale pour Emerson. « Nous nous réjouissons des nombreuses façons dont nous continuerons à atteindre nos objectifs pour contribuer à rendre le monde plus durable et plus inclusif en 2021 et au-delà. »
Congo/Environnement : Josué Ndamba invite le gouvernement à sauvegarder le 2ème poumon du monde

Le membre de la Fondation Niosi, M. Josué Ndamba a appelé récemment à Brazzaville, le gouvernement à protéger et à sauvegarder le 2ème poumon du monde après l’Amazonie, dénommé le ‘’ Bassin du Congo’’. Il a fait cette invite lors d’une causerie-débat organisée en collaboration avec l’Institut français du Congo (Ifc) sur le thème «Sauver le 2ème poumon du monde», dans le but de sensibiliser les autorités congolaises sur les contraintes et défis de la protection de ce 2ème poumon de la planète. Selon lui, le Congo a plusieurs contraintes et défis majeurs à relever pour sauvegarder ce poumon, entre autres le contrôle de la production du bois de chauffe, la lutte contre l’exploitation forestière incontrôlée et la pollution de l’environnement rural par les orpailleurs artisanaux ainsi que la pollution de l’environnement urbain par les véhicules. Poursuivant son exposé, M. Ndamba a fait savoir que le Congo a engagé cette lutte pour la sauvegarde du 2ème poumon du monde qui est la forêt équatoriale, dans l’objectif de protéger la planète. Concernant l’utilisation du bois de chauffe, il a suggéré que le Congo doit se battre pour développer les alternatives de la cuisine. En effet, le bois et le charbon constituent la première source d’énergie de la cuisine congolaise. Le département du Pool, à l’instar des districts d’Ignie et de Kinkala, est le principal fournisseur de bois et charbon depuis la colonisation, a-t-il rappelé. La commercialisation du bois et charbon est une activité génératrice de revenus (Agr) pour les villageois qui menacent la forêt de cette zone, d’où la nécessité de relever ce défi en produisant suffisamment d’autres sources énergétiques alternatives, notamment le gaz, le pétrole et les cuisinières solaires afin que chacun puisse faire la cuisine, a-t-il souligné. S’agissant de l’exploitation forestière, il a fait remarquer qu’il y a un manque de contrôle des quantités d’essences coupées et un manque de suivi de la reforestation dans les sites forestiers, où sont plantées des essences exogènes tels que l’eucalyptus et l’acacia souvent exposés au risque d’incendie. A ce propos, a-t-il dit, le gouvernement doit appuyer les Ong qui travaillent dans le domaine de la forêt pour prévenir les incendies de grande envergure et sauvegarder la faune grâce à la reforestation avec des essences endogènes. Sur la pollution de l’environnement rural par les orpailleurs artisanaux, M. Ndamba a parler de l’urgence de contrôler les moyens utilisés par ces derniers et de penser à l’auto-défense des paysans. Ainsi, il a recommandé aux autorités congolaises de former les paysans et les artisans tout en soutenant les associations qui œuvrent dans la protection de la forêt. Quant à la pollution de l’environnement urbain par les véhicules, il a invité le gouvernement à encourager la création des associations habilitées en la matière, capables de contrôler les taux de la pollution de l’air, de faire des études sur les maladies dues à la pollution de l’air. La fondation ‘’Niosi’’ est une organisation de la société civile. Elle regroupe des universitaires chercheurs dans plusieurs domaines, a-t-on appris. Kesnov Medurin Ngouolali
Hausse attendue de la production dans l’industrie au deuxième trimestre (Maroc)

L’optimisme régnerait parmi les entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières, si l’on en croit les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées au titre du deuxième trimestre 2019 par le Haut-commissariat au plan (HCP). « Au deuxième trimestre 2019, les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une hausse de leur production », indique l’institution publique dans une note relatant les principales appréciations des chefs d’entreprise opérant dans les secteurs des industries manufacturières, de l’extraction, de l’énergie, de l’environnement ainsi que dans celui de la construction. Selon le Haut-commissariat, ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité des «Industries alimentaires» et de l’«Industrie chimique» et, d’autre part, à une diminution de celle de la «Métallurgie» et de l’«Industrie automobile». Dans sa note, le HCP rapporte également que les industriels s’attendent globalement à une stabilité des effectifs employés. A noter qu’au premier trimestre 2019, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une hausse résultat d’une augmentation de la production dans les branches des «Industries alimentaires» et de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et d’une baisse de la production dans la branche de la «Fabrication de machines et équipements n.c.a.». Concernant les activités du trimestre précédent, le Haut-commissariat relève que les industriels ont jugé les carnets de commandes du secteur d’un niveau normal et que l’emploi aurait connu une stabilité. Et de conclure que « globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 79% ». L’optimisme régnerait aussi du côté de l’industrie extractive où les entreprises disent s’attendre à une augmentation de leur production au deuxième trimestre, grâce principalement à la hausse de la production des phosphates. Alors que les effectifs employés devraient connaître une stagnation. Selon les appréciations des patrons de ce secteur, la production de l’industrie extractive aurait affiché au premier trimestre une baisse imputable à une diminution de la production d’«Autres industries extractives». Des estimations, il ressort que « les carnets de commandes se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité», souligne le HCP notant, dans ces conditions, que le TUC dans ce secteur se serait établi à 77%. S’agissant de la production énergétique attendue pour le deuxième trimestre 2019, les résultats des enquêtes du HCP tendent à montrer qu’elle connaîtrait une augmentation attribuable à une hausse de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Quant à l’emploi, les industriels pensent que les effectifs employés connaîtraient une hausse. Ce qui n’a pas été le cas au premier trimestre où il aurait connu une diminution. Notons que pour le même trimestre, la production de l’industrie énergétique aurait connu une baisse suite notamment à la diminution de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». En revanche, les patrons estiment que les carnets de commandes ont été d’un niveau normal au cours des trois premiers mois de l’année. Ainsi, le TUC dans l’industrie énergétique se serait établi à 90%. Revenant au deuxième trimestre, les enquêtes du HCP révèlent que les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau». Elles font aussi état d’une stabilité des effectifs employés. Selon les chefs d’entreprise, la production de ce secteur aurait enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du «Captage, traitement et distribution d’eau». A en croire ces derniers, les carnets de commandes se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation. Ainsi, note le Haut-commissariat, « le TUC dans l’industrie environnementale se serait établi à 87% ». Alain Bouithy
Lambaréné place les habitants au cœur de la protection des écosystèmes menacés

Perdue dans l’immensité du paysage, Lambaréné admire depuis plus d’un siècle l’Ogooué, principal fleuve du Gabon, qui prend sa source au Congo et traverse le pays d’est en ouest avant de se jeter dans l’océan Atlantique, 1200 kilomètres plus loin. La ville a aussi la particularité d’être au cœur du site protégé deRamsar* Bas- Ogooué, inscrit au patrimoine mondial des zones humides d’importance internationale en 2009. Un patrimoine unique au monde Pas étonnant donc, d’avoir le souffle coupé par les vastes étendues de mangroves, la profondeur des forêts marécageuses, le camaïeu des prairies humides et le scintillement des massifs de papyrus, lorsque l’on navigue le long du fleuve. Les nombreux lacs alentours et de la grande variété de la végétation, offrent nourriture, refuge et un habitat aux animaux qui cohabitent avec les habitants. Et ce riche écosystème confère un caractère unique au Bas-Ogooué. Cependant, certains d’entre eux, tels que le lamantin, l’hippopotame, l’éléphant ou encore de nombreuses espèces d’oiseaux et de poissons, sont menacés par l’exploitation forestière, la pollution des eaux ou encore la pêche sauvage. Soucieux d’améliorer la protection de la biodiversité dans ces zones humides et surtout de mettre en place des mesures de gestion durable de ces écosystèmes, en collaborant avec la population locale et riveraine, le gouvernement a mis en place le Projet d’appui à la gestion durable des écosystèmes des zones humides critiques (PAZH) dans plusieurs sites prioritaires comme celui du Bas Ogooué. À Lambaréné, de nombreuses personnes, comme Marilou Ossawa, ont été directement affectées par la mise aux normes des pratiques, notamment l’interdiction de certaines zones et techniques de pêche, pour favoriser une pêche écoresponsable. À 41 ans, Marilou est présidente de l’association Inongouna, une association qui regroupe des « marieuses », c’est-à-dire des marchandes de poisson fumé. La pêche est donc leur principale source de revenu. « Du jour au lendemain nous ne pouvions plus utiliser les mono filaments ou les autres techniques villageoises pour pêcher, ni même aller dans certains endroits. En plus, on nous a expliqué qu’à long terme, nos habitudes feraient disparaître les poissons. Et si demain les poissons disparaissent, qu’est-ce qu’on va vendre ? », confie-t-elle. Une prise de conscience collective… Elle a donc accepté de changer ses habitudes. Cela n’a pas été facile au début, mais aujourd’hui ça a payé : « Non seulement je comprends l’importance de pratiquer une pêche écoresponsable, mais en plus je participe à la préservation des ressources naturelles de ma région », explique Marilou ravie. « Les nouvelles techniques de pêche m’ont aussi permis d’augmenter mon chiffre d’affaires et celui des autres membres de l’association Inongouna. Les poissons que nous attrapons dorénavant sont plus gros et donc mieux vendus à 3000 francs CFA le kilo contre 300 francs en saison sèche. » Afin d’encourager de telles initiatives, le projet PAZH a fourni des financements et des dons à l’association Inongouna et à autres associations de la région dans le cadre de la mise en place d’activités génératrices de revenus (AGR). À travers la mise en place de ces AGR, le projet cherche à prendre en compte les besoins des populations riveraines et à réduire les effets de certaines restrictions mises en place pour préserver les ressources naturelles. Il les aide à trouver et explorer d’autres sources de revenus afin de diminuer la pression sur l’environnement. … et la diversification de l’activité économique Plusieurs types d’AGR sont ainsi mises en place et financées par le projet. Certaines dans le secteur de la pêche, comme pour Marilou, financent par exemple, la pisciculture, la transformation et la conservation de produits de pêche ou encore l’entretien et la réparation de moteurs de pirogues. D’autres interviennent dans le secteur du tourisme, de l’agriculture ou de l’élevage. Profitant d’un site exceptionnel et d’un potentiel touristique encore sous exploité, le Bas-Ogooué a de beaux jours devant lui. Couplés avec la promotion de l’artisanat local ou encore la vente de détail, des villages entiers pourraient revivre grâce à l’afflux de touristes nationaux et internationaux, mais aussi à la vente de produits du terroir. Au total, avec près de huit AGR mises en place et financées à hauteur de 128,9 millions de francs CFA, le projet PAZH permet de promouvoir une gestion durable des écosystèmes des zones humides critiques, mais vise aussi à réduire la pauvreté des populations locales vulnérables en s’assurant de les impliquer dans la préservation de leur environnement tout en améliorant durablement leur niveau de vie. * La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, aussi couramment appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd’hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.
Grand défenseur de l’environnement : Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay Al Hassan, participe au « One Planet Summit » de Paris.

La participation du Roi Mohammed VI, le 12 décembre 2017, à l’Ile Séguin à Boulogne-Billancourt à Paris, au Sommet International « One Planet Summit » confirme Son fort engagement pour la préservation de l’environnement. Outre le Souverain marocain, une soixantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement a pris part à cet important événement, dont le Président du Mexique, Enrique Pena Nieto, des Présidents africains et de petites îles vulnérables au réchauffement, ainsi que le Président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker et le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres. La Chine, l’Inde et le Canada, grands émetteurs de gaz à effet de serre, n’ont été représentés qu’au niveau ministériel ; les USA ; à un niveau moindre, par leur chargé d’affaire à Paris. La participation remarquable du Roi Mohammed VI à ce Sommet ainsi que la présence du Prince Héritier Moulay El Hassan, « symbole fort de l’implication de la jeunesse » pour la cause climatique, ont été hautement saluées. Elles témoignent, également, de manière on ne peut plus éloquente, de l’intérêt tout à fait particulier accordé par le Maroc à la question climatique et de la place qu’occupent les dérèglements climatiques dans ses préoccupations. Le Président français Emmanuel Macron n’avait-il pas salué l’engagement du Maroc en faveur du Climat lors de la tenue à Bonn du Segment de Haut niveau de la COP23 ! Et, lors de ce même événement, le Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies et la Chancelière allemande n’avaient-ils pas aussi salué l’action climatique du Maroc et son leadership dans le cadre de sa présidence de la COP22 tenue, l’an dernier à Marrakech ! Bien sûr que oui ! Ce 12 décembre 2017, d’entrée, le modérateur de la séance d’ouverture, en présence du Président français, Emmanuel Macron, du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, et du Président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, ainsi que de l’ensemble des Chefs d’Etat et de délégation participants, a remercié le Roi Mohammed VI qui a tenu par Sa présence à cette séance d’ouverture à marquer Son engagement sans faille pour la cause du climat par l’organisation de la COP 22, Son leadership pour le développement durable du continent africain et un ambitieux programme de développement des énergies renouvelables», a t’il affirmé. Il a, également, souligné la présence du Prince Héritier du Maroc, Moulay El Hassan, comme étant « un symbole fort de l’implication de la jeunesse » pour défendre l’avenir de la planète. Pour sa part, le Président Macron a appelé à la mobilisation du fait que la bataille contre le réchauffement climatique est en train de se perdre et que « l’urgence est devenue permanente et le défi de notre génération est d’agir, agir plus vite et gagner cette bataille contre le temps, cette bataille contre la fatalité, pour mettre en œuvre des actions concrètes qui vont changer nos pays, nos sociétés, nos économies », a t’il déclaré devant une soixantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement réunis à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat. La participation du Roi Mohammed VI à ce conclave décisif pour la préservation de la planète, qui vise à unifier l’action mondiale en faveur de la question climatique, illustre de manière significative l’intérêt particulier qu’accorde le Maroc à cette question vitale pour la survie de l’humanité. Il se concrétise aussi par les multiples initiatives portées par le Roi du Maroc en faveur de l’Afrique en particulier, en témoigne, notamment, l’initiative triple A lancée sous l’impulsion du Souverain marocain à l’occasion de la COP 22 de Marrakech et qui a pour objectif l’adaptation de l’agriculture africaine pour faire face aux défis du changement climatique. L’élan de dynamisme du Royaume du Maroc en faveur de la question climatique s’est consolidé après les COP de Paris, de Marrakech et celle de Bonn, sous Présidence Fidjienne, par des initiatives et des prises de positions courageuses dans le but de mobiliser l’effort mondial en matière de lutte contre les changements climatiques, notamment, les financements requis afin de mener les actions concrètes à la mesure des périls qui guettent la planète. Au plan national, le »One Planet Summit » offre l’occasion pour le Maroc de faire la démonstration concrète de son engagement pour la mobilisation de tous les moyens, notamment financiers pour contribuer à cet effort. Le Maroc aborde, en effet, la question du financement de la préservation du climat avec un engagement national d’atteindre 52 % d’électricité d’origine renouvelable en 2030 et de réduire de 42 % ses émissions de Gaz à Effet de Serre(GES), d’ici à 2030. Cet objectif nécessite une enveloppe estimée à 45 milliards de Dollars. On rappellera que le Maroc est le premier bénéficiaire du Fonds Vert pour le Climat, qui a approuvé 21 projets marocains sur les 54 projets africains. Le Maroc peut donc se prévaloir aujourd’hui d’être un acteur des plus agissants de par le monde en matière de préservation de l’environnement, tant il a pris conscience très tôt des grands défis du développement durable, lesquels ont figuré en pôle position des projets et réalisations initiés par le Roi Mohammed VI. Le Maroc, qui a prouvé sa bonne foi, a pris des initiatives pour produire, d’ici 2030, 52% de son énergie à partir des ressources renouvelables et, pour y parvenir, installer une capacité additionnelle de 10 100 MW, à partir du solaire (4560 MW), de l’éolien (4200 MW) et de l’hydraulique (1330 MW). Le Maroc poursuivra, avec une forte détermination, ses projets inscrits dans ses plans nationaux pour la préservation de l’environnement et continuera, avec le même élan d’engagement, à mobiliser la conscience internationale pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de limiter l’élévation de la température moyenne de la Terre à bien au-dessous de 2 °C et aussi près que possible de 1,5 °C. Une présence très remarquée à ce Sommet, celle de l’ancien Secrétaire d’Etat John Kerry, qui n’a pas hésité à qualifier le retrait américain de « honte » et de « décision autodestructrice prise dans un but politique ». Ce sont 26 années de travail déshonorées par des gens qui ne
Discours de la Princesse Royale Lalla Hasna à la COP 23 à Bonn

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a co-présidé, le 16 novembre 2017 à Bonn, avec Patricia Espinosa, Secrétaire Exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), la session de haut niveau de la COP23 dédiée à la journée de l’éducation sous le thème « Partenariats mondiaux pour lutter contre le changement climatique à travers l’éducation ». En ouverture de cette session de haut niveau, la Princesse Royale Lalla Hasna, représentante du Roi Mohammed VI,a prononcé un important discours devant de nombreuses personnalités venus à Bonn. D’entrée, la Princesse Royale a tenu à affirmer que depuis son accession au Trône, le Roi Mohammed VI a inscrit la protection de l’environnement au cœur du développement du Maroc. Poursuivant son discours, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna a tenu à préciser qu’une étape importante avait été franchie en 2011 au moment où le droit à la primauté d’un environnement sain et au développement durable a été consacré par la Constitution marocaine. La Princesse Lalla Hasna a ajouté que les thématiques environnementales, en général, et celle du climat figurent parmi les grandes priorités de l’engagement et de l’action du Maroc au cadre multilatéral, rappelant que son pays, en tant que Président de la COP22, a oeuvré résolument au renforcement et la consolidation de l’élan impulsé par la conclusion de l’Acccord de Paris. C’est pourquoi, ajoute la Princesse marocaine, comme le souligne l’Appel de Marrakech proclamé à l’issue de ses travaux, la conférence a marqué « un point d’inflexion important » vers la concrétisation des engagements en actions. Les États parties ont renouvelé leur « détermination à inspirer, l’espoir et l’opportunité pour les générations futures, a-t’elle rappelé, faisant remarquer que la Journée Éducation de la COP 22 a elle-même connu un temps fort, symbolisant la mobilisation de la jeunesse et manifestant son sens des responsabilités en matière de protection de l’environnement. La Princesse Lalla Hasna a indiqué que les Journées Education des COP constituent « un espace privilégié d’échange de nos expériences et de nos méthodes éducatives, en matière de réchauffement de la planète ». « S’il n’est nul besoin de s’appesantir sur le caractère déterminant de l’éducation au développement durable pour relever le défi climatique, tant il y a consensus en la matière, il est, en revanche, primordial que nous mutualisions régulièrement nos approches pour les enrichir », a t’elle souligné. A cette occasion, la Princesse Lalla Hasna a mis en exergue les actions entreprises par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement dont la raison d’être est l’éducation et la sensibilisation des citoyens à l’environnement, notant « qu’il n’est d’action de la Fondation sans composante éducative ». La Princesse Royale a précisé que les jeunes générations ont constitué une cible privilégiée de la Fondation, ajoutant qu’en coopération avec le Ministère de l’Éducation Nationale, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement a notamment introduit au Maroc deux programmes pour l’éducation environnementale, « Eco écoles » et « Jeunes Reporters pour l’environnement », rappelant qu’en 2017, le programme « Eco-écoles » s’est enrichi d’une nouvelle thématique spécifiquement dédiée aux changements climatiques. De ses seize années dans le domaine de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement tire deux constats, a souligné la Princesse Royale, précisant en premier lieu qu’avec l’appui important d’organismes internationaux (UNESCO, PNUE, FAO ou encore le Secrétariat de la CNUCC) la Fondation s’est lancée en éclaireur dans une société d’abord hostile à l’idée même de protection de l’environnement. Aujourd’hui, il n’est de propos, ni d’action qui ne tienne compte de cette thématique. C’est là un premier résultat, un résultat dont la Fondation est fière. C’est ainsi un constat de satisfaction, s’est réjouie la Princesse Lalla Hasna. Cependant, la Princesse Lalla Hasna a fait observer en second lieu que les résultats obtenus par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement restent insuffisants par rapport au défi à relever, notant que si la dynamique de la sensibilisation est bien engagée au Maroc, elle ne concerne pas encore tous les citoyens marocains, indépendamment de leur âge, de leur lieu de résidence ou de leur situation sociale. C’est dans cet esprit, a-t’elle ajouté, qu’à l’occasion de la COP 23, le Secrétariat de la CNUCC et la Fondation prendront l’initiative de renforcer leur coopération pour que soit mis en œuvre l’article 6 de la convention-cadre, relatif à l’éducation, la formation, la sensibilisation et l’accès du public à l’information. En conclusion de son discours, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna a rendu hommage à la présidence fidjienne pour « le si beau concept de Talanoa », sous lequel elle a placé les travaux de cette conférence, espérant que ce concept marque à jamais les négociations internationales sur le climat et devienne par excellence le modèle de dialogue pour tous les biens collectifs. La Princesse s’est de même félicitée de l’action de Patricia Espinosa, Secrétaire Exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, « qui déploie d’inlassables efforts pour que l’engagement des États en faveur de la lutte contre les changements climatiques s’affirme et se concrétise ».
Environnement: la Banque mondiale alloue un financement de 100 millions de dollars à la Tunisie pour protéger l’environnement

La BM entend encourager le développement dans les régions les plus pauvres La Banque mondiale a approuvé le financement d’un projet de 100 millions de dollars au profit de la Tunisie pour protéger l’environnement et encourager le développement dans les régions les plus pauvres. La somme allouée est destinée précisément à « soutenir une gestion améliorée des forêts, pâturages naturels et terres agricoles dans le Nord-Ouest et le Centre-Ouest de la Tunisie et à favoriser ainsi une hausse de l’emploi et des revenus dans des régions qui concentrent près de la moitié des populations les plus pauvres du pays », apprend-on. Dans un communiqué, la BM a indiqué qu’une gestion intégrée de ces espaces permettrait en effet de lutter contre les conséquences du changement climatique et de protéger des ressources naturelles qui sont essentielles à la préservation des moyens de subsistance locaux, fortement tributaires de l’agriculture, des forêts et des pâturages, mais aussi d’accroître la valeur de leur production, pour la faire passer de 16 à 75 millions de dollars, et de créer quelque 25 000 emplois. Ainsi, précise-t-elle dans un document rendu public récemment, le « Projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées » de la Tunisie financera les composantes indispensables à une meilleure gestion des ressources naturelles, à savoir la disponibilité de données plus précises pour prendre des décisions avisées, des lois en faveur d’une gestion améliorée et intégrée, et le renforcement des compétences techniques et managériales des nombreux acteurs de l’agriculture aux niveaux national, régional et local. A en croire cette institution financière internationale, le dit projet « appuiera également l’introduction de pratiques agricoles appropriées dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et créera des conditions propices à la croissance économique en promouvant la création d’alliances productives et le développement de chaînes de valeur au niveau des communautés ». Pour Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, « le potentiel de croissance est significatif si on aide les communautés locales à se réorienter vers des produits à plus forte valeur ajoutée et vers des marchés mondiaux en expansion ». Persuadée que la gestion durable et intégrée des paysages a un rôle important à jouer dans l’amélioration des conditions de vie des habitants des régions rurales défavorisées, elle précise toutefois que cette aide profiterait en particulier aux femmes qui forment plus de la moitié de la main-d’œuvre rurale, voire jusqu’à 80 % dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest.