Congo. Diaspora. Nous aussi, nous sommes des Congolais

Congo.  Diaspora. Nous  aussi, nous sommes  des  Congolais

TRIBUNE. Dans la perspective des élections présidentielles congolaises de 2021, le Ministère de l’Intérieur projette une concertation nationale pour faire le point des dialogues antérieurs de Dolisie, Ewo et Ouesso. A ce Ministère de savoir, au nom de la République, que la diaspora congolaise n’est pas un monde à part, hors du Congo. La diaspora congolaise est une partie intégrante de la nation congolaise, avec ses citoyens à l’extérieur du pays, aux mêmes droits que les Congolais de l’intérieur. D’autant que la République du Congo, pays laïc, est, une et indivisible. A ce titre, la diaspora congolaise est en devoir patriotique et républicain de peser de tout son poids sur les questions majeures de la vie nationale, à l’instar de ses compatriotes, installés sur le territoire national. Comme en 1992, lors des scrutins présidentiel et législatif, sous la transition, au sortir de la conférence nationale souveraine de 1991. A près de sept mois de l’élection présidentielle, si jamais, elle se tient en mars 2021, selon les dispositions constitutionnelles, la diaspora congolaise n’est pas recensée et ne figure sur aucune liste d’électeurs. Bien plus, il vient d’être voté au parlement congolais une réforme de la loi électorale en vigueur qui, déjà, par sa partialité, pose de nombreux problèmes. La réforme procède du vote, par anticipation, de la force publique. Une réforme sur laquelle, la diaspora n’en a dit mot. Étant absente des deux chambres du parlement, alors que sur les réseaux sociaux, la diaspora s’y est farouchement opposée. La diaspora n’est pas indifférente aux présidentielles à venir, d’autant qu’elle milite, majoritairement, de par son activisme effréné, pour une alternative nouvelle au Congo. Des candidats se sont même déclarés, en son sein. Tout laisse entrevoir que le Ministère de l’intérieur n’est pas préoccupé par le vote de la diaspora. Encore moins, la commission électorale nationale indépendante dont le responsable, Mr Henri Bouka, magistrat de son état, Président de la Cour Suprême, sait, à quel point, l’égalité des droits est un facteur déterminant pour la cohésion nationale. Ce qui est injuste et contraire au principe légal et légitime du vote général des Congolais qui en remplissent les conditions. Le prochain Président de la République du Congo devrait être le Président de tous les Congolais. Ceux de la diaspora compris. Et non, seulement, celui des Congolais de l’intérieur du pays, si l’on considère que ceux ci auront été les seuls à le plébisciter. Les élections ne se déroulant qu’au Congo. C’est cela, la République. Concertation monocolore, avec le Pct et ses affidés, ou concertation inclusive, largement ouverte à l’ensemble des forces vives de la nation, il n’y a aucune raison que la diaspora congolaise soit laissée, sur le banc de touche. Quitte à ce que, dans sa diversité, en toute connaissance de cause, et en toute responsabilité, la diaspora, participant à la concertation, de l’une ou l’autre face, se décide à prendre position pour ou contre les décisions qui en sortiront. A l’actif de l’histoire du pays, pour tous les faits qui marquent la vie de la nation congolaise, la voix de la diaspora a des raisons d’ être entendue. Paris 23.08.2020. Ouabari Mariotti (Membre de l’UPADS)

Pour Marc, Nous vivrons un long deuil.

Pour Marc, Nous vivrons un long deuil.

TRIBUNE. Le 5 mai 2020, la terrible nouvelle de la disparition de Marc Mapingou, dans un hôpital parisien, nous a plongés dans une profonde affliction. Nous n’en sortons pas. Nous qui espérions, lors de sa maladie, par nos prières et nos voeux, chacun, selon sa sensibilité et ses croyances, le prompt rétablissement de Marc Mapingou, aux fins qu’il recouvre son état de complet bien-être physique, mental et social. Depuis ce jour, des milliers d’hommages partant du Congo, d’autres pays d’Afrique, de l’Europe, des Amériques et d’ailleurs, dans le monde, saluent la mémoire de cet illustre républicain, humaniste, homme de culture, combattant des causes justes qu’a été Marc Mapingou. Ce samedi 16 mai 2020, Marc Mapingou sera, provisoirement, mis en terre, au nouveau cimetière de Neuilly Sur Seine, en attendant le rapatriement de sa dépouille, sur sa terre natale de Zanaga, au Congo, dans le riche Département de la Lékoumou. Marc Mapingou y reposera, pour l’éternité, aux côtés de ses parents dont son père, le Gaulliste historique, Basile Mapingou qui fut Député de Zanaga. Ce 16 mai 2020, notre adieu, bien triste, à Marc Mapingou est habité par les sentiments d’amour et de fraternel attachement que nous éprouvions à son égard. Lui qui, pour bon nombre de Congolais, en quête de changement dans leur pays, apparaissait comme l’une des perles rares, aux mains propres, en politique, pour accompagner une alternative nouvelle, n’ayant jamais été, ni Directeur des Services, ni Député, ni Sénateur, encore moins Ministre, en dehors de l’éphémère passage, comme Conseiller, au Cabinet du Président Pascal Lissouba. Il est dans la nature même des êtres les plus proches et les plus chers que nous devrions nous séparer d’eux. Mais leur mort n’est point la fin de leur existence. Ils restent vivants, dans les pensées et les souvenirs de ceux demeurés sur terre. Merci Marc d’avoir été celui que tu fus pour nous. Ta disparition a multiplié ta vie dans chacun de nos cœurs. Par ta façon d’être, ton rapport aux autres, ta conception de l’existence faite de sagesse, du sens de la justice, d’humilité, de générosité, de respect d’autrui, d’élégance de ton habillement et de tes paroles, tu t’es construit une image de citoyen naturellement vertueux. D’où l’aura mystérieuse qui semblait émaner de ta modeste personne, parfait séducteur, tant admirée. Une aura qui faisait que l’échange avec toi ainsi que ta compagnie étaient recherchés et appréciés. Aujourd’hui, il nous faut accepter ta disparition et te laisser partir. La mort faisant partie du chemin de la vie. Cette mort qui est l’ultime étape de notre séjour terrestre. Tous, elle nous réunit dans la boue pour finir. Dès lors que nous aurons conquis le monde, nous descendrons dans le cercueil où se trouvent assemblés les rois, les gens ordinaires et les mendiants. Pour toi, à jamais dans nos coeurs, nous vivrons un long deuil. En nous, tu le seras, par le pouvoir de ton absence. Et ton combat, à plusieurs versants, sera poursuivi par ceux là mêmes qui avaient foi en tes idéaux. Repose en paix, Mon Très Cher Frère Marc. Paris le 15 mai 2020 – Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS

A Berlin: Félix Tshisekedi promet de faire de la République démocratique du Congo « l’Allemagne de l’Afrique »

A Berlin: Félix Tshisekedi promet de faire de la République démocratique du Congo « l’Allemagne de l’Afrique »

S’adressant à la diaspora congolaise à Berlin, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a promis de faire de son pays l’Allemagne de l’Afrique. « Toute l’Allemagne officielle m’a reçu et je suis heureux de vous dire que l’intérêt et les attentes que l’Allemagne officiel a manifesté à mon égard, mais en réalité à l’égard de la République démocratique du Congo, m’ont tellement ému et je suis d’autant plus heureux que l’Allemagne n’est pas n’importe pays: c’est le monteur de l’Europe »,a déclaré le chef de l’Etat congolais. « Si l’Allemagne a décide de franchir ce pas pour accompagner le Congo dans son développement par la coopération bilatérale, mais également par ses investisseurs qui se bousculent pour l’intérêt qu’ils ont à venir chez nous, cela veut dire que l’avenir de notre pays est à espérer meilleur et radieux », a poursuit le Président Tshisekedi dans une salle en liesse. « Ma mission dans les cinq ans où je vais présider aux destinées de la République démocratique du Congo sera de ramener le Congo, notre pays, à la place qui est la sienne », a-t-il promis aux Congolais de ce pays. Et d’affirmer: « aujourd’hui, je peux vous dire que le Congo est en train de se débarrasser de tous ses vieux démons qui ont paralysé autrefois le pays ». Revenant sur son séjour berlinois, il a déclaré que « dans ses entretiens avec l’Allemagne officielle, du président de la république jusqu’au milieu d’affaires, en passant par la chancelière Mme Merkel, tous mes interlocuteurs ont noté ce progrès qu’il y a au Congo, mais également ils se sont engagés à venir nous accompagner pour nous aider à mettre le Congo sur la bonne orbite, sur la voie du développement ». De son côté, a confié qu’il leur a promis et s’est engagé en ces termes: « venez avec nous et je vous promet de faire du Congo l’Allemagne de l’Afrique ». Avant de lancer à ses concitoyens: « croyez moi, ce n’est pas une vaine promesse ». Le retour du Congo va se faire dans beaucoup de domaines, a-t-il expliqué rappelons qu’il a déjà pris énormément d’engagements et que dans les jours et semaines qui viennent, la République démocratique du Congo recevra plusieurs opérateurs économiques allemands désireux d’investir dans ce pays et l’aider à se développer et accroître son économie. Conscient de certaines réalités qui prévalent en RDC, il a averti: « tant que nous n’aurions pas l’amour de notre pays, surtout pour nos compatriotes, nous n’irons jamais de l’avant, nous découragerons tous les efforts des investisseurs qui veulent venir chez nous ». Enfin, il a encouragé la diaspora « à multiplier des contactes, à acquérir davantage d’expériences et de connaissances dans ce que vous faites pour ramener cela dans votre pays » d’origine. Adrien Thyg

Le CMDC demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle en RDC

Le CMDC demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle en RDC

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo      La République Démocratique du Congo va tout droit au mur du chaos. La longue crise congolaise ne fait que s’empirer et le chaos est imminent. Il est dangereux de réduire abusivement la crise congolaise en une crise électorale qui n’en est qu’une conséquence logique. La crise congolaise est profonde. Un mauvais diagnostic conduit à des solutions inefficaces et inadaptées.  Le processus électoral inique et scandaleux de décembre 2018 et de début 2019  ne peut pas nous permettre de sortir de cette crise. Comme nous l’avons souligné, il est important que tous les Congolais sachent que personne n’a gagné et personne n’a perdu, mais bientôt nous allons  tous  perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.      Les événements qui viennent de se passer le lundi 11 novembre 2019 à Paris en France, en marge de la participation du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO au Forum de Paris sur la Paix, mettent en lumière une division flagrante en deux parties du Peuple Congolais. Un groupe le reconnait comme le Président de la République Démocratique du Congo, et un autre groupe ne le reconnait pas du tout comme Président de la République. Le drapeau du MPR – Parti Etat est choisi comme un symbole de rupture totale avec le pouvoir en place par des résistants. Cela ne signifie pas que le Président Mobutu et les mobutistes soient devenus des anges. Certains résistants l’ont choisi comme symbole de l’unité nationale chère à ce dernier, de l’autorité de l’Etat et de la dignité nationale. L’humilité impose au pouvoir en place et à ceux qui ont signé le pacte FCC-CACH  de ne pas mépriser ce peuple qui est sorti en masse pour voter le 30 décembre 2018. Si le Président actuel est légalement Président de tous les Congolais, mais dans le fait, eu égard aux enjeux sur le terrain, il n’est pas le Président de tous les Congolais. Une transition exceptionnelle s’impose donc à nous tous de manière anticipée et concertée ou de manière brusque. Le triomphalisme de la Coalition du Front Commun pour le Congo (FCC) avec le Cap pour le Changement (CACH) va conduire le pays dans le chaos. Les propos des acteurs de deux camps illustrent clairement aujourd’hui que le pays est dirigé sur la base d’un deal secret et non sur la base des résultats de l’élection présidentielle. La Coalition FCC-CACH est donc une maison construite sur une mauvaise fondation. La cacophonie qui s’observe dans les deux camps est éloquente et promet une crise à la dimension du deal qui a été conclu en janvier 2019.      Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a pris acte de la proposition de sortie de crise formulée le 04 novembre 2019 par le compatriote Martin FAYULU MADIDI. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Le CMDC, comme certaines forces vives congolaises, a proposé une transition exceptionnelle bien avant l’organisation des élections qui ne pouvaient qu’être chaotiques.  La sagesse veut que nous ne puissions pas sous-estimer une bonne partie de la population qui considère Mr Martin FAYULU MADIDI comme le « Président élu ». La proposition de ce dernier s’articule autour de quatre points dont le premier vise la création d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Ses propositions devraient être examinées dans le contexte de la vision globale d’une transition exceptionnelle du CMDC. Il convient de souligner que toutes les transitions à vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Le pays a pris un mauvais départ avec les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Les élections de 2018-2019 n’ont pas fait démentir ce triste constat. Toutes les propositions de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne  doit pas être comme les transitions antérieures      Toutes les propositions de sortie de crise appellent la mise en place d’une transition exceptionnelle. Suite à l’échec successif de toutes les transitions dans notre pays, se soldant par des crimes et le partage ridicule des postes et du butin « Congo », le mot « transition » a acquis un sens péjoratif. C’est toujours mal perçu de parler d’une transition, surtout quand on vient de sortir d’un processus électoral. Mais qu’il soit clair pour nous tous qu’il est impossible de bâtir une grande nation stable, démocratique et prospère avec le processus électoral de décembre 2018 et de début de 2019. Ce processus est parmi les processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Le deal de FCC avec le CACH entrera dans les annales de l’histoire politique congolaise en Afrique et dans le monde.       Le bilan désastreux de notre crise ne cesse de s’aggraver et interpelle notre conscience. Il y a déjà plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à l’immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l’humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à l’est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant. Toutes les institutions souffrent d’illégitimité.      Il nous faut une transition exceptionnelle pour éviter une nouvelle guerre internationale du Congo. Une rupture brusque du deal FCC-CACH va conduire le pays dans cette guerre, car d’autres armées étrangères vont s’ajouter sur notre territoire. Et ce sera la balkanisation tant rêvée par les ennemis du peuple congolais et du Grand

Appel du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo

Appel du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo

TRIBUNE. Appel du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo. Peuple Congolais, Peuple grand, fier et debout, Congolaises, Congolais, Jeunesse congolaise, Amis du Peuple Congolais, La trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo, notre beau pays. 59ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, nous sommes toujours à la case du départ. Le décor est désormais planté pour l’aboutissement de la balkanisation de notre pays entamé depuis 1960. C’est une question de vie ou de mort, ou nous sauvons notre pays, ou le Grand Congo disparait avec notre disparition comme peuple. Il n’y a pas d’autre compromis possible. C’est l’enjeu majeur du moment. Depuis le départ du pouvoir en 1997 du Président Mobutu Sese Seko, nous avons tous été incapables de créer un nouveau Congo. Globalement, l’élite congolaise a lamentablement échoué. L’humilité oblige qu’elle accepte son échec et en tire les grandes leçons pour bâtir un nouvel avenir. Il nous faut donc un nouveau rendez-vous de l’histoire pour sauver notre peuple et notre pays en grave danger.     La République Démocratique du Congo (RDC) n’est pas encore sortie de sa grave crise multiforme qui n’est pas une crise d’origine électorale. La crise électorale n’en est qu’une des émanations. L’élection du nouveau bureau du Sénat et la sortie prochaine du Gouvernement FCC-CACH ne changeront pas cette situation. Que tous les Congolais sachent aujourd’hui que personne n’a gagné et personne n’a perdu, mais bientôt nous allons  tous  perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.     Notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Le processus électoral qui vient de se tenir en décembre 2018 et au début de 2019 est un des processus électoraux les plus cyniques et  iniques de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle.  Les invalidations et revalidations des députés par la Cour Constitutionnelle illustrent le niveau de la corruption de toutes les institutions congolaises et la non viabilité des arrêts de cette Cour. Il est impossible de faire sortir notre pays de sa longue crise par la fraude, les mensonges, les deals secrets, la corruption, les crimes organisés, le tribalisme, le terrorisme, les viols massifs des femmes et enfants, l’appauvrissement scandaleux de la population, les vols et le pillage de nos richesses naturelles.      Le jeu politique ne fonctionne plus. Le microcosme a perdu la capacité d’invention. D’où l’intérêt d’associer la grande et nouvelle société civile, la femme et la jeunesse. Le spontanéisme social peut d’un coup tout balayer sur son chemin. Et le Congo risque de devenir un pays jeté dans la rue au moment où les gens sont en train de dépecer le Congo pour satisfaire leurs ambitions et intérêts strictement personnels. L’avenir de notre pays ne peut pas se construire sur les arrêts iniques et clientélistes de notre Cour Constitutionnelle engagée dans les jeux obscurs de validation,  d’invalidation et de revalidation des candidats. Toutes les tentatives de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne  sera pas comme les transitions antérieures        Le bilan désastreux de notre crise qui s’aggrave sans cesse doit interpeller notre conscience. Il y a déjà plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à l’immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l’humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à l’est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant.       Toutes les transitions réduites au simple schéma électoral ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) (07 août 1991-06 décembre 1992). Un peuple qui oublie son histoire est un peuple condamné à la disparition et exclu de l’histoire des peuples et nations libres, stables et prospères. Notre pays reste toujours un pays en transition depuis le 24 avril 1990. Le tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré, lancé depuis le 24 avril 1990, est toujours en vigueur dans notre pays. Le deal secret signé par le FCC et le CACH en décembre 2018 est le point culminant de ce tennis politique. Tout processus fondé sur la corruption, le mensonge, la fraude, la duplicité et les crimes organisés est un processus qui conduit inévitablement au chaos. Le deal de FCC avec CACH, vecteur de blocages et de cacophonies, n’amènera ni la paix ni la stabilité, et ne garantit la sécurité de personne en instrumentalisant dangereusement une partie de notre jeunesse. Ce deal n’ira donc pas au bout en dépit de l’appui extérieur. Il faut donc anticiper, car diriger c’est savoir lire les signes des temps et anticiper.     Le combat pour la vérité des urnes, combat noble de la justice, appelle aussi une transition. Avec le tennis politique en vigueur dans notre pays, il est impossible de faire aboutir cette vérité des urnes par la voie de la justice. Pour les résistants, il faut se fonder sur l’article 64 de la Constitution pour une sortie définitive de crise. Nous apprécions le travail difficile de résistance, car il faut résister contre le mal et non se coaliser avec le mal. Le peuple a le devoir de s’opposer à tout pouvoir qui viole la Constitution.     Une nouvelle forme terrible de terrorisme risque de balayer les intérêts de tout le monde, y compris ceux des puissances traditionnelles et émergentes et des multinationales. L’appui militaire de pays voisins ne résoudra pas cette grave crise, au contraire va l’enflammer à leurs propres risques de déstabilisation. Cela pourrait créer un grave climat

Musique : Ballou Canta : «Je suis venu faire un retour aux sources sur ma terre natale»

Musique : Ballou Canta : «Je suis venu faire un retour aux sources sur ma terre natale»

Artiste-musicien résidant en France, Ballou Canta a déclaré à Pagesafrik.info qu’il est revenu se ressourcer sur sa terre natale à l’image du poète Jean Baptiste Tati Loutard dans son recueil de poèmes Baobab dans lequel il écrit : «Baobab ! Je suis venu replanter mon être près de toi/et mêler mes racines à tes racines d’ancêtres». Il est marié et père de cinq enfants. Sa dernière fille est âgée de treize ans. Pagesafrik l’a rencontré lors de la cérémonie de présentation de l’hymne du royaume Loango, le 12 juillet 2019 à Brazzaville,  par le groupe tradi-moderne Tchi-Fumb.     Pageafrik.info : Qui êtes-vous, Ballou Canta ? Ballou Canta : Je suis Ballou Canta, auteur, compositeur, chanteur et producteur. Je collabore presque avec tout le monde de tous les pays et de tous les continents.         Pageafrik.info : Que fait donc Ballou Canta à Brazzaville en ce moment ? Ballou Canta : Je suis là pour un retour aux sources. J’en ai besoin et surtout parce que je suis accepté. Je suis que nul n’est prophète chez lui mais je suis là. Je réalise que du fait de toutes ces années passées loin du terroir et du pays, trois ou quatre générations ne me connaissent pas. J’ai donc décidé de faire un réancrage sur ma terre natale pour donner et partager l’expérience que j’ai reçue de tous les voyages.   Pageafrik.info : Des raisons particulières ? Ballou Canta : Oui. Je crois que je suis en âge de partager et je me suis dit que je peux transmettre. Nous avons un patrimoine formidable, des artistes de talent et c’est la raison pour laquelle je reviens de temps en temps au pays. J’ai de la chance de rencontrer un jeune frère qui m’a donné l’opportunité de m’adresser à mes racines, de me rapprocher de la culture Loango. J’essaie de contribuer, en tant que fils du Loango, au partage de cet héritage que nous avons reçu, que nous mettions en exergue notre culture que nous avons en commun. Pageafrik.info : Pensez-vous qu’il vous sera facile de passer de la musique moderne à la musique traditionnelle ?    Ballou Canta : A la base, j’ai cette culture Loango et moi, je suis dans mes racines. Et travailler avec l’orchestre tradi-moderne Tchi-Fumb ne me gêne pas. C’est vraiment bénéfique. C’est cet orchestre qui me sert de pont pour retrouver ces racines que je commençais à perdre. J’apporte mon expérience technique pour essayer d’immortaliser ce patrimoine. Pageafrik.info : A propos de patrimoine, êtes-vous l’auteur de l’hymne du Loango ou le traducteur de ce texte du français au vili d’un texte ?       Ballou Canta : Non. Je n’ai pas écrit l’hymne. Le texte est le travail d’un frère résidant en Grande Bretagne, René Mavoungou Pambou. Je ne me suis occupé que de la partie musicale. Je ne fais que le mettre en forme et en musique. C’est un texte magnifique. Pageafrik.info : Est-il possible de parler davantage de Ballou Canta ? Ballou Canta : Bien sûr. Pourquoi pas ? Ballou Canta est un fils de ce pays et du royaume Loango. A Pointe-Noire, dans le quartier de mon enfance, on s’exerçait avec des boîtes de conserve après usage. Nous fabriquions des tambours avec des chambres à air des pneus. Nous transformions ces boîtes en instruments de musique. Il y’a aussi les vacances scolaires que je passais dans le village de mon père, à Bilala. J’y accompagnais mes aînés lorsqu’ils allaient pour une danse dénommée Lélikage le soir. Je pense que c’est de là que tout est passé.       Je souligne que mon père était un grand percussionniste dans les séances de guérison, de mariage et même des veillées de mortuaires. Il faisait aussi partie de la grande religion Zéphirin Lassy. J’y écoutais chanter les chorales. C’est dans cette ambiance que j’ai baigné. Pageafrik.info : Déjà à Brazzaville ou encore à Pointe-Noire ? Ballou Canta : Non. Je parle de Pointe-Noire mais on peut passer à Brazzaville. A Brazzaville, j’ai rencontré un voisin qui préparait son baccalauréat et qui possédait une guitare. Je la lui avais demandée et il n’avait pas hésité de me la prêter et de m’apprendre quelques accords. Pour se libérer et prendre au sérieux son examen, il m’avait demandé de la garder jusqu’à son examen. J’avais ensuite demandé à des amis français qui vivaient au centre-ville de m’apprendre encore davantage. Après son examen, il avait refusé de reprendre sa guitare et me l’avait offerte. Pageafrik.info : Pouvons-nous parler de cet orchestre scolaire auquel vous avez donné le jour ?     Ballou Canta : C’était au lycée  Chaminade. Ce n’était pas simplement un lycée parce qu’on y recevait les élèves de la Sixième en Terminale. A Chaminade, j’avais en effet donné le jour au premier orchestre scolaire. L’orchestre s’appelait «Les Chaminadiens». Cela avait fait boule de neige. Après mes études en Langues Vivantes Etrangères, je voulais aller étudier en Grande Bretagne où je voulais avoir une formation en Traduction. Mais contre toute attente, j’avais été  orienté en URSS. J’avais abdiqué et par le biais d’un ami, j’avais passé un test pour entrer à l’Ecole de l’Office des Postes et Télécommunications. Je devenais donc un agent de l’Office Nationale des Postes et Télécommunications (ONPT). Mais la musique me collait à la peau. J’y avais créé l’orchestre Télé Music et avions enregistré un disque 45 tours à Kinshasa en 1978. De toutes les chansons, le distributeur avait porté le choix sur la mienne intitulée Sambala qui était restée longtemps au hit-parade de Matéta Kanda. Le succès avait traversé le fleuve et c’était le début de ma notoriété. J’avais eu le prix de la jeune chanson. Et puis, il y a eu Bazo et bien d’autres après mon installation en France pour convenances personnelles. Propos recueillis par Florent Sogni Zaou

Le droit de vote et d’éligibilité de la diaspora en RDC

Le droit de vote et d’éligibilité de la diaspora en RDC

TRIBUNE. Selon plusieurs sources officielles, la participation de la diaspora au processus électoral en cours en République Démocratique du Congo pourrait être compromise. En effet, à cause « des contraintes techniques et de faisabilité », les Congolais de l’étranger risquent de ne pas participer aux éventuelles élections du 23 décembre 2018. La direction Europe de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) dénonce avec fermeté la tentative de violation des articles 11, 12, 13 et 66 de la Constitution du 18 février 2006 relatifs à la dignité et à l’égalité en droits, à l’égale protection des lois, à la non-discrimination des Congolais en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques, ainsi qu’au respect mutuel. Ainsi rappelle-t-elle que le droit de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger reste la condition sine qua non en vue de la légitimité des prochains scrutins présidentiel et législatifs. En conséquent, l’ABACO Europe exige le recensement des Congolais de l’étranger, conformément au calendrier adopté par la CENI, et la création des circonscriptions électorales pour des députés et sénateurs de la diaspora. Fait à Paris, le 23 mai 1018 Pour la direction Europe de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO), Gaspard-Hubert Lonsi Koko Premier Vice-Président de l’ABACO.