Paraclet Milos à Rodrigue Malanda-Samba : « le Congo, une dictature où l’exécutif piétine la justice et règne en maître absolu »

FRANCE. « Par quelle magie un simple conseiller politique du président peut-il garantir la sécurité d’une personne poursuivie par la justice ? Êtes-vous devenu ministre de l’Intérieur, chef de la police et président de la Cour suprême à la fois ? », s’interroge Paraclet Milos, social-démocrate engagé dans les questions de développement communautaire, dans une tribune au ton incisif adressée à Rodrigue Malanda-Samba, le conseiller politique du président Denis Sassou Nguesso, qui a animé une rencontre citoyenne samedi 13 septembre à Paris. « À Rodrigue Malanda et sa bande. Quand l’arrogance du pouvoir insulte la souffrance du peuple congolais. Sieur Malanda, Vous voilà en vadrouille en France, à jouer les représentants du Congo. Mais que représentez-vous au juste ? Certainement pas les millions de Congolais qui, chaque jour, survivent dans les ténèbres, sans eau potable, sans emploi, sans soins et sans sécurité. Vous parlez au nom du peuple, mais le peuple, lui, ne vous a jamais mandaté. Dans un pays où entre 2 000 et 5 000 citoyens demandent chaque année des visas Schengen, et où plus de 60 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, vous osez dire aux Congolais de la diaspora de “rentrer”. Rentrer au pays, pour quoi faire ? Non, Sieur Malanda. Avant d’appeler qui que ce soit à revenir au pays, commencez donc par bâtir un pays digne de ce nom. Aujourd’hui, la seule prière quotidienne des Congolais restés au pays est de fuir le désastre que vous entretenez au quotidien. Ailleurs dans le monde, des peuples se lèvent pour réclamer justice. Au Népal, la révolution populaire bat son plein. Le peuple ne se contente plus de murmurer dans l’ombre : il prend la rue, défie le pouvoir et montre qu’aucun despote, aussi arrogant soit-il, n’est intouchable. L’exil ne retire en rien la nationalité. Même la double nationalité est autorisée par nos lois. Les Congolais de la diaspora n’ont donc pas seulement le droit de s’exprimer : ils ont le devoir de dénoncer vos abus. Vous vous indignez qu’on vous traite de médiocres, de voyous ou de prédateurs ? Mais ce n’est qu’une description polie de votre bilan ! Si vous aviez un tant soit peu de respect pour le peuple, vous écouteriez ces critiques au lieu de les mépriser. La diaspora ne fait que dire tout haut ce que des millions de Congolais murmurent tout bas : vous n’arrêtez pas de piller et détruire ce pays. Enfin, par quelle magie un simple conseiller politique du président peut-il garantir la sécurité d’une personne poursuivie par la justice ? Êtes-vous devenu ministre de l’Intérieur, chef de la police et président de la Cour suprême en même temps ?. Voilà la preuve éclatante que le Congo n’est pas une démocratie, mais une dictature où l’exécutif piétine la justice et règne en maître absolu. Le peuple se lève. Comme toujours, vous parlez comme si le pouvoir était éternel. Mais l’histoire est implacable : aucun régime fondé sur l’injustice et l’arrogance ne survit longtemps. Le Congo marche droit vers une rupture sociale inévitable. Et ce jour-là, ni vos titres, ni vos voyages, ni vos discours ne vous sauveront. Regardez le Népal : là-bas, le peuple a refusé de se taire, a renversé l’injustice et repris son destin en main. Cette leçon est universelle : lorsque le peuple décide de se lever, aucun palais, aucun passeport diplomatique, aucun argent volé ne peut le stopper. Alors, Sieur Malanda, laissez tomber vos tournées en inavouées et vos discours creux. Préoccupez-vous plutôt des Congolais du Congo. Car ce sont eux vos véritables juges. Et croyez-moi : leur verdict sera terrible. J’ai dit ! Par Paraclet Milos, Paris, le 14 septembre 2025. »
L’Union des Congolais du Maroc lance une série de rencontres communautaires

DIASPORA. L’Union des Congolais du Maroc (UCM) a donné le coup d’envoi, samedi 16 août, d’une série de rencontres communautaires baptisées « UCM vient chez vous ». La première étape s’est tenue à la Fondation Orient-Occident, située dans la commune de Yacoub El Mansour à Rabat, en présence des Congolais résidant à Rabat, Salé et Tamesna. Ces descentes de proximité ont pour objectif de présenter l’association, de rappeler ses missions et surtout d’échanger avec la diaspora congolaise installée au Maroc sur les difficultés rencontrées au quotidien. Après Rabat, l’UCM prévoit d’aller à la rencontre des compatriotes dans d’autres villes telles que Casablanca, Mohammedia, Tanger, Meknès, Marrakech, Fès ou encore El Jadida. « Cette initiative vise à comprendre les besoins de notre communauté afin de mettre en place des solutions concrètes », a expliqué le secrétaire général de l’UCM, Chris Ganga Oumba. Il a tenu à préciser que l’UCM n’est pas une caisse d’assurance sociale, mais une association fonctionnant grâce aux cotisations de ses membres et ouverte à tout Congolais vivant au Maroc. M. Oumba a également insisté sur la volonté du bureau de collaborer avec les autres associations congolaises du Royaume afin de bâtir un cadre fédérateur où solidarité et participation seront au cœur des actions. La chargée de la culture de l’UCM, Mme Aurore Boréale, a pour sa part souligné « la nécessité de construire une communauté plus unie, plus forte et mieux organisée, à l’instar d’autres diasporas africaines établies au Maroc ». Présents à la rencontre, plusieurs participants ont salué l’initiative. L’un d’entre eux, ayant requis l’anonymat, a déclaré : « Nous sommes très heureux d’avoir reçu le bureau de cette nouvelle association. Nous espérons qu’elle sera à la hauteur des attentes de notre communauté. » La rencontre s’est clôturée dans une ambiance fraternelle autour d’une collation, marquant ainsi le début d’un cycle de dialogues réguliers entre l’UCM et ses compatriotes. Fred Mbemba
Le Président Tshisekedi a présenté les priorités de son second mandat à la diaspora congolaise de Paris

Ce mercredi à Paris, au terme de son séjour dans l’Hexagone, le Président Félix Tshisekedi, accompagné de la distinguée Première dame Denise Nyakeru, a rencontré la diaspora congolaise basée en France. D’entrée de jeu, le Chef de l’État a remercié ses compatriotes de l’étranger qui ont massivement voté pour lui lors de l’élection présidentielle de décembre 2023. Devant ses compatriotes, le Président Tshisekedi a présenté les six axes prioritaires de sa gouvernance au cours des 5 prochaines années. Il s’agit de « la création d’emplois, la sécurité, l’amélioration du pouvoir d’achat, la diversification de l’économie, l’accès aux services de base et la modernisation du pays ». « Nous devons favoriser la production locale pour redresser notre économie basée sur l’importation », a par commenté le Chef de l’État. Le Chef de l’État a, à cette occasion, présenté devant les Congolais de France son ambitieux programme de développement local des 145 territoires censé réduire les disparités entre les centres ruraux et urbains. Au sujet de l’insécurité dans l’Est du pays, le Chef de l’État a lancé un appel à l’unité. « C’est important que nous restions unis et je vous invite à dénoncer les compatriotes qui font le jeu de l’ennemi », a-t-il recommandé. Cette rencontre de Paris a également permis au Président de la République de répondre directement à sa diaspora sur la question de la double nationalité. « La question de la double nationalité sera résolue au cours de mon second mandat », a conclu le Chef de l’Etat.
Savoir dire NON à la racaille de la diaspora congolaise

HAUT ET FORT. Un compatriote suggère à un journaliste (qui est aussi artiste) de faire le lever de rideau lors du prochain concert de Fally Ipupa, qui se tiendra à Paris. L’idée est de profiter de l’évènement pour sensibiliser la diaspora congolaise et africaine sur la situation dramatique qui prévaut à l’Est de la RDC. Aussitôt l’idée annoncée que certains Congolais de la diaspora se sont mis à attaquer le journaliste-artiste, le traitant de tous les noms d’oiseaux. Sans être pour ou contre le retour des concerts en Europe et sans me faire l’avocat du journaliste-artiste, je dois dire que cette façon de faire m’horripile au plus haut point. Il y a des gens dans cette diaspora congolaise qui pensent qu’ils ont le droit de vie et de mort sur les autres. Ils reprochent au régime de Félix Tshisekedi d’être despotique, mais sont les premiers à s’en prendre à celles et ceux qui ne pensent pas comme eux. Pourquoi s’en prendre à un homme, dont la probité et l’intégrité ne sont plus à prouver, au seul prétexte qu’il aurait accepté de faire le lever de rideau du concert de Fally Ipupa ? C’est quoi cette façon de faire qui consiste à museler et à menacer ceux des Congolais qui n’adhèrent pas au discours sur l’interdiction des concerts des artistes congolais en Europe ? Je suis pour un « combat intelligent », pour une discussion franche entre ceux qui se disent «combattants» et/ou « résistants » et certains artistes du pays. On peut faire avancer la cause en faisant de certains d’entre eux des alliés. Je l’ai toujours pensé. Pis, quand on voit ce que certains de ces « groupes de pression » produisent comme racailles, escrocs et farceurs, on se dit que le Congo n’a vraiment pas de chance. La plupart des « combattants », qui font la leçon au régime de Félix Tshisekedi, ne sont pas mieux que lui. Il faut se le dire. Il faut cesser de penser que tous ces gens qui s’opposent aux concerts en Occident sont plus patriotes que ceux qui voient les choses autrement. J’ai toujours prôné le dialogue pour faire avancer la cause du Congo, mais face aux comportements imbéciles et dépourvus d’un début de raison, il faut être intraitable. Nous devons apprendre à nous respecter dans cette diaspora, qui est un concentré de tout et de rien. Le Congo est malade de ses enfants, et l’agitation autour du journaliste-artiste susmentionné le prouve. Si j’étais à sa place, j’aurais proposé de faire le lever de rideau de Fally, comme ça ba finga to mpe ba inventer makambu ndenge ba mesana. De toute façon, l’inutilité ne peut produire ce qui est utile. Il faut dire NON à toute cette racaille qui parle au nom de tous les Congolais de la diaspora… Par Patrick Mbeko
Congo. Et si Patrick Eric Mampouya avait raison?

OPINION. En jetant le pavé dans la marre à son arrivée à Paris, après un long séjour au pays, le célèbre blogueur Patrick Eric Mampouya, vient de mettre le doigt où il fait mal. Sa déclaration tonitruante sur la diaspora Congolaise politisée de France qui est morte, car depuis deux semaines qu’il est en région parisienne, aucune fumée blanche ne sort de plusieurs chapelles édifiées en France. Il renchérit en disant que la lutte politique de la diaspora Congolaise en France se résume à posséder un ordinateur connecté ou un Android et de poster quelques textes ramassés par ici par là ou faire des analyses ou commentaires sur des nouvelles racontées au téléphone par un parent ou un ami depuis Brazzaville. En partant de constat amer, il est vrai que la place de Paris a perdu sa splendeur d’antan. La France a toujours été le fer de lance pour le changement au Congo Brazzaville depuis les independences jusqu’aujourd’hui. Patrick Eric Mampouya a fait un constat objectif et subjectif du combat politique de la diaspora Congolaise politisée de France qui est la locomotion de toutes les diasporas. Il sied de lui rappeler que le mal est profond au sein de la diaspora. Le tribalisme gangrène la société Congolaise et inhibe toute initiative fédératrice des forces opposées au régime de Brazzaville d’une part et d’autre part le phénomène des combattants est venu désaxé carrément l’intelligentsia qui se trouvait dans la place de Paris. Plusieurs mouvements ont été infiltrés par des gens à la solde du pouvoir de Brazzaville, c’est qui a semé le trouble et le désordre à Paris. Enfin la lutte effrénée du leadership est une plaie béante au sein de la diaspora qui manque cruellement des relais sûrs, sur le terrain. Depuis l’époque des états généraux de la nation, réclamée par l’opposition sur le terrain et la diaspora de France, le pont qui reliait Brazzaville et Paris avait fini par céder sous le poids du tribalisme et des préjugés. La dernière vague qui avait voulu jouer ce relais avec la création du Modec (Mouvement des Démocrates Congolais) avec les Evrard NANGHO, Armand Mandziono et Kévin Diafouka a été rejetée par des groupuscules intégristes ethnisés sous prétexte qu’ils avaient la pierre philosophale capable de transformer le plomb en or. MAINTENANT PATRICK ERIC MAMPOUYA FORT DE SON EXPÉRIENCE SUR LE TERRAIN DOIT NOUS DIRE QU’ATTEND T-IL DE LA DIASPORA POLITISÉE DE FRANCE ? PEUT-IL ESQUISSER L’OBJECTIF CARDINAL DU COMBAT POLITIQUE PAR RAPPORT AUJOURD’HUI VU SON EXPÉRIENCE DU TERRAIN (il a participé à plusieurs concertations politiques organisées à Brazzaville et est, actuellement, membre du parti de Mme Munari, le MUST). « La critique constructive est un levier du progrès ». « La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. » Whiston Churchill « Ne critique pas ce qui ne va pas si tu n’as rien fait pour que ça aille bien. » Alain Leblay. Fait à Modane, le 20 juillet 2022. Par Evrard NANGHO (Modec).
CONGO-France/EMPLOI. Une première à Paris pour la diaspora congolaise

Pour aider sa diaspora diplômée et qualifiée d’Europe à intégrer le marché de l’emploi au Congo, généralement occupé, en violation des textes, par des expatriés, faute de ressources humaines congolaises répondant au job description des entreprises privées locales, les autorités congolaises organisent le « 1er forum de recrutement de la diaspora congolaise » au Palais des Congrès d’Issy-les- Moulineaux près de Paris. Plusieurs entreprises congolaises vont y dépêcher leur Drh. Comment les autorités congolaises peuvent-elles tenter d’inverser la tendance d’occupation de l’essentiel des postes des entreprises privées congolaises par des expatriés au détriment des nationaux? Les cadres congolais de la diaspora et diplômés des grandes écoles et universités européennes peuvent-ils tirer profit de ces opportunités d’emplois que leur accorde la loi nationale en matière de quotas: congolais/expatriés? « Avec un peu plus de patriotisme, la diaspora congolaise peut jouer un rôle capital dans la marche vers le développement », affirme, la main sur le cœur, le premier ministre Anatole Collinet Makosso. C’est à ce titre que le gouvernement congolais tient le « premier Forum de Recrutement de la diaspora congolaise », sous le haut-patronage du ministre de la Jeunesse, des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante, Hugues Ngouélondélé, les 9 et 10 novembre 2021 au Palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux. Près d’une cinquante d’entreprises congolaises représentées, apprend-t-on, par leur responsable RH, devraient, en principe, effectuer le déplacement de Paris où elles lanceront la campagne de recrutement des talents de la diaspora congolaise. Faut-il noter que « 30 % des offres d’emplois que l’Agence Congolaise Pour l’Emploi (Acpe) reçoit ne trouvent pas de compétences en local », fait remarquer Angelique Mbola, directrice de la communication de l’ACPE. Avant d’ajouter « qu’il s’agit essentiellement du secteur pétrolier et des mines, mais aussi fiscaliste, HSE certifié, responsable conformité, Risk manager, analyste financier, les métiers de l’environnement, de la distribution, de l’ingénierie, etc. » Autant de secteurs où les expatriés raflent souvent la mise des offres d’emploi. À l’observation, « le premier Forum de recrutement de la diaspora congolaise » se tient, malheureusement, au moment où l’Europe, notamment la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, les Usa…, sont en butte à une pénurie de main d’oeuvre dans les secteurs de la restauration, hôtellerie… Cela ne risque t-il pas d’étouffer les offres d’emploi venues de Brazzaville? « Non! Les profils recherchés au Congo ne sont pas les mêmes que ceux en pénurie en Europe », relativise un proche du dossier. Par Alphonse Ndongo
TRIBUNE. La dérision de la diaspora congolaise

POLITIQUE. A l’orée d’un grand événement majeur qui va changer le paysage politique Congolais pour les cinq (5) années avenirs, la diaspora Congolaise tourne vraiment en dérision. On assiste ça et là à une foire d’empoigne qui témoigne le climat délétère qui règne dans la diaspora ces derniers temps. Aujourd’hui la diaspora Congolaise a perdu la boussole, son sens d’orientation. Le combat politique est biaisé, gangréné par la haine, la jalousie. Ce que la diaspora reproche au pouvoir de Denis Sassou Nguesso, elle reproduit la même chose. Une dictature de la pensée règne au sein de ce conglomérat qui veut à tout prix imposer la pensée unique comme au PCT. La médisance, la calomnie, les insultes sont devenus monnaie courante dans des diatribes de plusieurs activistes ou combattant. Diantre ! Qu’est-ce qu’un combat politique ? C’est avant tout une lutte idéologique entre deux adversaires ou entre partis politiques, une opposition. Le combat politique est un combat de boxe où le ring c’est le débat contradictoire, l’arbitre le peuple autrement dit un combat d’idées. Le gagnant est celui qui par des idées claires et nettes, sait donner des uppercuts, des punchlines pour mettre un KO à son adversaire. Aujourd’hui nous devons nous poser la question, c’est quoi la vision du combat politique de certains dans la diaspora ? Certains ont fait du départ de Denis Sassou Nguesso leur seul leitmotiv nonobstant ceci n’est pas la vision de tout le monde. Les mobiles qui ont poussé chacun à s’engager dans ce combat ne sont pas identiques et les mouvements politiques sont un capernaüm qui ne dit pas son nom. L’image piteuse que la diaspora Congolaise renvoie aux yeux du monde entier et du pouvoir est déplorable. C’est ce qui explique le mépris et le capital de méfiance dont elle bénéficie aujourd’hui. Comment prendre cette diaspora au sérieux si elle qui est censée apporter la lumière à nos citoyens restés au pays, est encore dans les ténèbres. Ces activistes combattants ne proposent rien et ne font rien de concret qui peut renverser le rapport de force dans le paysage politique. Le combat politique de la diaspora est perdu d’avance à moins que certains se ressaisissent avant qu’il ne soit trop tard ! Après les élections présidentielles du 21 mars 2021, une nouvelle ère va commencer et nombreux activistes vont disparaître dans le paysage politique de la diaspora car sans réelle stratégie, tous les combats sont petdus d’avance, sans pers d’avenir puisque le candidat du PCT en cas de victoire peut se présenter à l’élection présidentielle de 2026 et diriger jusqu’en 2031. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas, nous verrons bien de quoi notre diaspora politique sera capable car la haine, le tribalisme, la jalousie, la médisance n’ont pas leur place dans la politique mais dans la poubelle de l’histoire. « Les hommes se connaîtraient mieux entre eux si l’un ne voulait pas toujours s’égaler à l’autre » Goethe. Evrard NANGHO Président national du Modec.
Congo. L’infiltration de l’UPADS au sein de la diaspora congolaise

TRIBUNE. La conférence nationale souveraine (CNS) avait permis à certains transfuges du PCT de créer l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) derrière le feu Pascal Lissouba avec un projet politique de transformer le Congo en petite Suisse. Ce goût d’une nouvelle aventure et de conquête a permis à l’UPADS de passer d’un parti d’opposition à un parti de Gouvernement, parti au pouvoir en 1992. Cette euphorie qui gagna les Congolais était de courte durée car l’exercice du pouvoir se releva compliqué et les dissensions au sein de l’UPADS se révélera au grand jour avec le départ de Benjamin Boukoulou qui quitta le navire Upads pour former son mouvement l’UR dit-il être victime de l’ethnie Bembé qui s’accapare de l’UPADS et de Pascal Lissouba et cela sera suivi de l’éviction de Clément Mouamba originaire de la Lékoumou. Dès lors l’UPADS devient une affaire purement Bembé.En 1997 éclata la guerre civile qui va opposer les partisans de Denis Sassou Nguesso et de Pascal Lissouba qui ce se solda par la victoire du crocodile d’oyo appuyé par l’armée Angolaise, Elf Aquitaine et le Gabon. Puis vint l’exil politique des milliers de nos compatriotes partisans du régime du feu Lissouba. In fine l’UPADS devint de facto le premier parti politique d’opposition au régime de Denis Sassou Nguesso au sein de la diaspora. Le manque de coordination au sein de cet appareil politique qui disposait des moyens financiers et humains pour être le véritable parti politique d’opposition au pouvoir de Brazzaville va créer des dissensions internes qui mettront définitivement à genou l’UPADS.De ces dissensions naîtront des multitudes de mouvement au sein de la Diaspora Congolaise dont l’arbre étant l’UPADS et les branches les mouvements que nous connaissons tous. Le récent scandale de Perpignan à l’occasion de l’enterrement du Président fondateur de l’UPADS a révélé la proximité de ce parti avec les Assises nationales (le plus grand mouvement politique qui au départ avait réussi à unir tous les Congolais de la diaspora). Nous avons fini par comprendre que le but que les Upadésiens ce sont assignés est de s’infiltrer dans tous les mouvements politiques congolais au sein de la diaspora pour enfin renaître de ses cendres une fois le pouvoir conquit et se reconstituer. Certains d’ailleurs ce sont faits passés Mokokoïstes (J3M) toujours dans le but d’infiltrer et de contrôler tous les mouvements politiques de l’opposition contre le régime de Brazzaville. L’ouverture opérée par Denis Sassou Nguesso avait permis à certaines personnalités de l’UPADS de rentrer au pays et d’autres ont pu occupé des postes ministériels d’autres des députés, Sénateurs, etc… Malgré cette ouverture, le cordon ombilical n’a jamais été totalement rompu entre Upadésiens de l’intérieur et de l’extérieur puisse qu’ils ont toujours conservé le même but à savoir la reconquête du pouvoir coûte que coûte et laver l’affront face au PCT qui les avait vaincu militairement. D’où certains dans la diaspora tiennent cette rhétorique martiale vis à vis de Brazzaville.L’UPADS est mort, il faudrait changer ce vieux logiciel qui aujourd’hui fait défaut et qui a plombé le combat politique au sein de la diaspora. Evrard NANGHO Président national du Modec.