RCA-Affaire Yekatom et Ngaïssona: l’audience de confirmation des charges s’ouvrira le 19 septembre

RCA-Affaire Yekatom et Ngaïssona: l’audience de confirmation des charges s’ouvrira le 19 septembre

L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona s’ouvrira jeudi 19 septembre 2019 à 9h30 (heure de La Haye), devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI). Programmée jusqu’au 27 septembre, l’audience se tiendra devant les juges Antoine Kesia-Mbe Mindua (juge président) Tomoko Akane et Rosario Salvatore Aitala, précise un communiqué du CPI. Les nommés Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona seraient responsables de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre en République Centrafricaine entre 2013 et 2014, rappelle la Cour expliquant que l’audience de confirmation des charges sert aux juges à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que les suspects ont commis ces crimes. « Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même », a indiqué la CPI. Adrien Thyg

Charles Blé Goudé sur TV5Monde : « La Côte d’Ivoire a besoin de paix »

Charles Blé Goudé sur TV5Monde : « La Côte d’Ivoire a besoin de paix »

La réconciliation est loin d’être ce que tout le monde attendait, après la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Dans un entretien accordé à TV5 Monde, Charles Blé Goudé estime que « les tensions sont encore vives. Il suffit d’une petite altercation entre deux individus et très vite ça va clisser vers un conflit intracommunautaire », a-t-il fait savoir. Un entretien à revoir:

Mali: Le Greffier de la CPI, Peter Lewis, achève sa première visite officielle à Bamako

Mali: Le Greffier de la CPI, Peter Lewis, achève sa première visite officielle à Bamako

Le Greffier de la Cour pénale internationale (CPI) Peter Lewis était en visite officielle à Bamako (Mali) du 24 au 28 mars dernier pour rencontrer des représentants de haut niveau du gouvernement, de la communauté diplomatique, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), des médias et de la société civile. Il s’agissait de la première visite du Greffier au Mali depuis son élection en mars 2018 afin de renforcer le soutien aux activités de la Cour dans le pays. «Aider les autorités et la population malienne à relever les nombreux défis auxquels le pays est confronté est une responsabilité partagée», a-t-il déclaré assurant que « la CPI est déterminée à faire sa part en s’appuyant sur la coopération, la collaboration et le soutien précieux de tous. » Lors de sa rencontre avec le Ministre de la Justice du Mali M. Tiéna Coulibaly le 25 mars 2019, le Greffier de la Cour a remercié les autorités maliennes pour leur soutien au mandat indépendant de la CPI et aux opérations en cours au Mali. La coopération et le soutien sont essentiels pour que la Cour puisse s’acquitter de son mandat indépendant en vertu du Statut de Rome. La CPI compte sur la coopération des États et des organisations internationales pour ses activités et au bénéfice des communautés affectées en recherche de justice. Le Gouvernement malien a déféré la situation au Mali à la CPI le 13 juillet 2012. Le 16 janvier 2013, le Procureur de la CPI a ouvert une enquête sur les crimes qui auraient été commis sur le territoire du Mali depuis janvier 2012. Dans le cadre de cette enquête, deux affaires ont été ouvertes: Le Procureur c. Ahmad Al Faqi Al Mahdi, actuellement au stade des réparations après la condamnation de l’accusé, et Le Procureur c. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, actuellement au stade préliminaire.

Laurent Gbagbo : un nationaliste qui ne s’est pas enrichi abusivement au pouvoir

Laurent Gbagbo : un nationaliste qui ne s’est pas enrichi abusivement au pouvoir

TRIBUNE. L’homme n’a jamais été grisé par le pouvoir et d’en profiter, abusant ainsi des privilèges y afférents au point de s’enrichir de manière outrancière et illicite sur le dos des ivoiriens. En effet, il n’est possesseur d’aucun bien immobilier à l’étranger ni du moindre compte bancaire. De son propre aveu, il n’a jamais passé de vacances en Occident, parce qu’il n’y voyait pas d’intérêt encore moins la nécessité. On peut y entrevoir l’expression de la noblesse d’esprit dans cette posture inédite. En fait, ce rejet d’un train de vie dispendieux au dépend de l’Etat est une incontestable preuve de vertu sinon de grandeur d’âme! Voici en substance une déclaration édifiante du président Laurent Gbagbo : « À la Haye, la première fois que j’ai eu l’occasion de sourire, je crois que c’est le jour où trois fonctionnaires de la CPI sont venus me demander comment j’allais payer mes frais d’avocats. Je leur ai répondu que les comptes en banque sur lesquels je recevais mon seul revenu, c’est-à-dire mon salaire depuis mon accession à la présidence en 2000, avaient été bloqués et que je n’avais rien d’autre. Ils ne m’ont certainement pas cru, ils ont décidé de diligenter des enquêtes internationales. J’ai plaisanté: je leur ai dit s’ils trouvaient quelque chose, qu’ils gardent tout pour eux. Ils ont cherché partout: en France, en Suisse, aux Etats-Unis, dans les paradis fiscaux…Ils ont eu beau faire, ils n’ont rien trouvé, pas de fortune cachée, pas de biens immobiliers (mal acquis à l’étranger). Sarkozy aussi s’est démené pour faire chercher partout. Evidemment, ils n’ont rien trouvé, parce que je n’ai pas grand-chose. » Il y a tout lieu de croire que si Laurent Gbagbo s’était allègrement offert des châteaux et hotels particuliers à l’étranger et accumulé des bas de laine dans des banques occidentales et autres paradis fiscaux, cela aurait pu constituer une circonstance aggravante pour lui. Bien évidemment, les médias s’en seraient délectés de cette nouvelle de biens mal acquis au point d’en faire leurs choux gras. En conséquence, son nom aurait inévitablement figuré sur la liste déjà longue des dictateurs africains pilleurs et braconniers des deniers publics de leurs Etats. Mais heureusement pour lui, les fins limiers d’Interpol n’ont déniché nulle part de traces d’enrichissement illicite sur le dos de son peuple. Manifestement une telle correction, une telle rectitude, une telle intégrité nous changent beaucoup de fripouille félonne, sombrant littéralement dans la folie des grandeurs, et qui s’est toujours illustrée dans une criminalité économique exacerbée au coeur de l’Etat; et ce, par la privatisation, la captation et la confiscation des richesses nationales, au point d’entrainer tout un pays à la banqueroute, tel c’est le cas présentement au Congo-Brazzaville. Un pays aux immenses ressources naturelles et qui dispose de tous les atouts pour réussir, mais hélas, il est littéralement plombé par une gravissime mégestion sans précédent sur fond de kleptomanie viscérale et endémique. On peut cependant noter que nul pays au monde ne peut prétendre au développement intégral et durable avec à sa tête un homme médiocre, incompétent et sans vison. Le président Laurent Gbagbo offre au monde un formidable exemple de grande probité dont les prochaines générations de chefs d’Etats africains devront s’en inpisrer pour une gestion parcimonieuse et le progrès de nos pays. Il sied sied de souligner que dans le meilleur des mondes l’Etat n’est pas l’instrument d’intérêts particuliers, mais il oeuvre plutôt à la promotion de l’intérêt général sur fond de justice sociale. En fait, l’idéal politique pour tout homme d’Etat est de s’assigner l’objectif de se mettre résolument au service du peuple, de le servir réellement plutôt que de l’appauvrir et de l’asservir.Il est cependant navrant de constater cette prompte frénésie de se servir au point d’imposer sans ménagement la pauvreté et la misère au plus grand nombre. Faudrait-il encore le rappeler qu’un homme d’Etat digne de ce nom est celui qui veille scrupuleusement sur le principe économique de l’orthodoxie financière et surtout oeuvre pour le bien-être de tous les citoyens sans exclusive? On comprend cependant aisément que, entre autres griefs retenus contre Laurent Gbagbo par les impérialistes français dont Sarkozy en tête, c’est d’être sorti des sentiers battus, c’est-à dire de n’avoir pas voulu piller les finances de son pays au profit de la France néocoloniale. Il faudrait qu’on le signale, en passant, que la France joue le rôle de recéleur des biens mal acquis accumulés sur son sol par des autocrates africains. A cela s’ajoute le fait gravissime, considéré comme une véritable tentative de crime monétaire à l’égard d’une puissance impérialiste, celui d’avoir voulu battre une nouvelle monnaie pour la Côte d’Ivoire. A l’évidence, c’est cette dernière bravade, pourtant légitime au regard de la souveraineté de la Côte d’Ivoire, qui aurait pu valoir la mort à Laurent Gbagbo, comme cela a toujours été le cas pour nombre de présidents africains, mais pour y avoir survécu de justesse, il y a lieu de présumer que c’est certainement une grâce de la providence qui lui aura épargné un tel sort funeste. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce digne fils d’Afrique et nationaliste, qu’est Laurent Gbagbo, inspire l’admiration et force le respect! Qu’on en prenne de la graine! René Mavoungou Pambou Combattant de la liberté et leader d’opinion

La CPI impose des conditions à la mise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé suite à leur acquittement

La CPI impose des conditions à la mise en liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé suite à leur acquittement

Vendredi, le 1er février 2019, la Cour pénale internationale (CPI) a décidé, à l’unanimité, d’imposer des conditions à la mise en liberté de l’ancien président Laurent Gbagbo et de son ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé dans un État disposé à les accepter sur son territoire et désireux et apte à faire respecter les conditions fixées par la Chambre d’appel. Ces conditions sont imposées pour protéger l’intégrité judiciaire, selon communiqué de la Cour rendu public le jour même. Pour rappel, le 15 janvier dernier, la Chambre, à la majorité, Mme la juge Herrera Carbuccia joignant une opinion dissidente, a acquitté Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011. Le 16 janvier 2019, la Chambre de première instance I, à la majorité, a constaté qu’il n’y avait pas de circonstances exceptionnelles allant à l’encontre de la mise en liberté de M. Gbagbo et M. Blé Goudé suite à leur acquittement. L’Accusation a fait appel de cette décision. Rappelons également que le procès dans cette affaire s’est ouvert le 28 janvier 2016 pour des charges de crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire –tentative de meurtre, et persécution) prétendument perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Willy Bla: « Laurent Gbagbo concentre toutes les frustrations du continent africain»

Willy Bla: « Laurent Gbagbo concentre toutes les frustrations du continent africain»

« Il y a une injustice qui n’honore pas la justice internationale». C’est ce que pense Willy Bla, le président du Cri panafricain et directeur de campagne adjoint de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, en évoquant la situation que vivent l’ancien président Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé. « Les manifestations que nous organisons depuis maintenant 8 ans constituent pour nous le troisième tour de l’élection présidentielle » de 2010 en Côte d’Ivoire, a-t-il déclaré. Si « l’arrestation de Laurent Gbagbo ressemble étrangement à celle d’Emery Patrice Lumumba», comme il le soutient, la libération de l’ex chef d’Etat ivoirien « est une chance pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire, assure Willy Bla. En repérage dans la capitale française, Pagesafrik TV a rencontré l’infatigable partisan de l’ancien président, toujours détenu à la Haye avec son ancien ministre de la jeunesse, lors d’une manifestation qu’il animait dans une artère de la capitale française, sous le froid hibernal, aux rythmes des sonorités ivoiriennes et de cris appelant à la libération des deux célèbres détenus africains de La Haye.

Centrafrique: Première comparution de Patrice-Edouard Ngaïssona devant la CPI

Centrafrique: Première comparution de Patrice-Edouard Ngaïssona devant la CPI

Hier, le 25 janvier, Patrice-Edouard Ngaïssona a comparu devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas), a annoncé l’instance judiciaire dans un communiqué. L’audience de première comparution a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. M. Ngaïssona était représenté par son Conseil, Maître Eric Plouvier. Au cours de l’audience, la Chambre a vérifié l’identité du suspect et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement. L’ouverture de l’audience de confirmation des charges est fixée au 18 juin 2019. Pour rappel, M. Ngaïssona a été transféré à la CPI le mercredi 23 janvier 2019, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République française en application d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire II pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (RCA). Selon le communiqué, ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en France, où il avait été arrêté le 12 décembre 2018. A notre que le 7 décembre dernier, la Chambre préliminaire II de la CPI avait délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Patrice-Edouard Ngaïssona pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été prétendument commis dans différents endroits en RCA entre le 5 septembre 2013 au moins et au moins décembre 2014 : crimes contre l’humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparition forcée et autres actes inhumains; et crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d’une mission d’aide humanitaire, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, pillage, le fait de procéder à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et de les faire participer activement à des hostilités, déplacement de la population civile et la destruction des biens de l’adversaire. Avec CPI