Corruption. Saisie de 153 millions de dollars dans la fortune de l’ex-ministre du Pétrole au Nigeria

Corruption. Saisie de 153 millions de dollars dans la fortune de l’ex-ministre du Pétrole au Nigeria

Une partie de la fortune de Diezani Alison-Madueke a été saisie par les autorités nigérianes ce 11 mai. Dans cette affaire de corruption qui court depuis cinq ans, c’est une première victoire symbolique, faute de pouvoir organiser un procès. L’ancienne ministre a fui au Royaume-Uni. Celle que l’on surnomme la “reine du pétrole” a connu des jours meilleurs. Le 11 mai, 153 millions de dollars [140 millions d’euros] ont été saisis à l’ex-ministre du Pétrole nigériane, Diezani Alison-Madueke. Et 80 de ses maisons, dont certaines sont situées dans le quartier très privé de Banana Island à Lagos, lui ont aussi été ôtées. La gestion des ressources pétrolières a toujours été un poste clé important au Nigeria, premier pays producteur d’or noir en Afrique. Et, selon les enquêtes menées par les autorités, l’objet de convoitises… Lire la suite sur Courrier international

Le président sud-africain exhorte les électeurs à voter contre la corruption

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exhorté mardi les Sud-Africains à voter lors des élections locales prévues pour octobre de cette année, demandant aux électeurs d’utiliser leurs votes pour lutter contre la corruption et le pillage des ressources de l’Etat. « Je vous invite à démontrer, par votre vote, votre intolérance face à la corruption, au vol et à la mauvaise gestion des fonds qui sont destinés à votre bénéfice, vous le citoyen », a-t-il déclaré dans son discours prononcé à l’occasion des célébrations de la Journée de la liberté. Il a souligné que le vote des citoyens était crucial pour s’assurer que leur voix soit entendue. Les citoyens qui ne sont pas satisfaits des élus doivent utiliser leurs votes pour les chasser du pouvoir, a-t-il ajouté. M. Ramaphosa a également reconnu que, 27 ans après les premières élections démocratiques, des millions de personnes vivaient encore dans une pauvreté et un dénuement absolus. Il a estimé que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour changer la situation des citoyens. La Journée de la liberté est célébrée le 27 avril en Afrique du Sud. Elle fête la liberté et commémore les premières élections post-apartheid organisées ce jour-là en 1994.

La lutte contre la corruption en temps de pandémie doit se poursuivre

La lutte contre la corruption en temps de pandémie doit se poursuivre

La Banque mondiale en est persuadée : même dans des contextes les plus difficiles, il est possible de réaliser des progrès dans la lutte contre la corruption, a-t-elle souligné dans un nouveau rapport. Ainsi, en dépit de la grave crise économique et sanitaire que connaît actuellement le monde, l’institution estime que la lutte contre la corruption doit être maintenue. D’autant plus que «la pandémie de Covid-19 a entraîné des dépenses d’urgence à grande échelle de la part des gouvernements pour relancer les économies ainsi que pour protéger les populations pauvres et vulnérables qui sont affectées de manière disproportionnée», a fait remarquer la directrice générale de la Banque mondiale, Mari Pangestu. Sachant que «les pays s’engagent sur la voie d’un redressement plus résilient et plus inclusif, il est essentiel d’utiliser avec prudence et de manière transparente des ressources limitées, a-t-elle poursuivi. Dans ce rapport, intitulé «Enhancing Government Effectiveness and Transparency : The Fight Against Corruption » (Renforcer l’efficacité et la transparence des gouvernements : La lutte contre la corruption), la Banque mondiale fait un constat : c’est que les dépenses inédites engagées par les pouvoirs publics pour lutter contre le coronavirus l’ont parfois été sans respecter les mécanismes habituels de contrôle. Selon les auteurs de cet important document, qui dresse un état des lieux des nouvelles approches et des nouveaux outils pour améliorer la responsabilisation des pouvoirs publics, si cette diligence est compréhensible, elle expose néanmoins les gouvernements – en l’absence de garde-fous – à différents risques de corruption susceptibles de fragiliser l’efficacité de la riposte, peut-on lire dans un communiqué de la Banque mondiale. C’est ainsi que pour permettre une responsabilisation accrue, le rapport appelle les pouvoirs publics à définir clairement leurs actions, appliquer les règles, sanctionner les infractions et résoudre les problèmes en toute transparence dans les meilleurs délais, souligne-t-on de même source. Il est à noter que ce rapport, qui entend servir de manuel de référence aux décideurs et aux champions de la lutte contre la corruption, s’attache à cinq grands domaines thématiques. Il s’agit des marchés publics, des infrastructures, des entreprises d’Etat, de l’administration des douanes et des services. Comme cela est précisé dans le communiqué, il couvre aussi plusieurs thèmes transversaux, comme les initiatives pour la transparence de l’administration publique et l’administration numérique (GovTech), et s’appuie sur des études de cas menées dans le monde entier. Il est à préciser que son objectif est de proposer aux fonctionnaires publics et à la société civile un ensemble modulaire d’approches et d’outils pouvant être utilisés et adaptés à leur contexte national, lit-on. Soulignons par ailleurs que «ces études de cas montrent que les mesures de lutte contre la corruption sont souvent opportunistes et ciblent des zones de vulnérabilité spécifiques lorsque l’espace politique le permet. Mais même avec des effets apparemment limités, elles peuvent poser les jalons pour de futures avancées». Comme l’a relevé Ed OlowoOkere, directeur mondial pour la gouvernance à la Banque mondiale, «ce rapport montre à quel point il est important de conjuguer les méthodes traditionnelles de lutte contre la corruption aux dispositifs les plus modernes, comme l’administration numérique et les marchés publics dématérialisés pour lutter contre ce fléau, même dans les contextes les plus difficiles et les plus fragiles. » Quoi qu’on en pense, la directrice générale de la Banque mondiale assure que « des progrès sont possibles dans tous les contextes et nous nous engageons à collaborer étroitement avec nos partenaires gouvernementaux, la société civile et le secteur privé pour lutter contre la corruption et ses effets destructeurs. » Alain Bouithy

L'ASPIRATEUR

L'ASPIRATEUR

TRIBUNE. En prêtant SERMENT devant les juges de la Cour constitutionnelle, l’actuel Président angolais JOAO LOURENCO avait juré de respecter la CONSTITUTION. Pendant sa campagne électorale, il avait promis de mettre FIN à la CORRUPTION, mais sans préciser qu’il allait d’abord s’attaquer à la plus HAUTE montagne financière d’ANGOLA, celle sur laquelle est assis son prédécesseur JOSE EDOUARDO DOS SANTOS. En moins de deux ans, l’aspirateur LOURENCO ne cesse de nettoyer les coffre-forts des banques locales. L’ANGOLA est un pays très RICHE en matières premières (pétrole, diamant, gaz, eaux et forêts), mais une large majorité de sa population croupit dans la misère malgré une succession de booms pétroliers qui n’ont d’ailleurs servi qu’à arrondir les ventres d’une poignée de citoyens, ceux particulièrement de la famille DOS SANTOS. ISABEL DOS SANTOS, fille de l’ex Président, ancienne patronne de la SONANGOL (société pétrolière nationale) est actionnaire dans plusieurs banques PORTUGAISES. Elle est citée parmi les 5 plus GROSSES fortunes féminines d’AFRIQUE. Son époux, SIDIKI (N)DOKOLO ne joue pas non plus dans la basse cour. Il est parmi les plus grands collectionneurs d’oeuvres d’art (ce qui le fait apparaître comme un être inoffensif). Sans oublier le fils cadet JOSE FILOMENO DOS SANTOS qui s’est contenté de détourner un petit MILLIARD et DEMI de dollars en tant que président du fonds souverain. Ce dernier pensait se mettre à l’abri des poursuites judiciaires en prenant la nationalité SUISSE. Hormis ses richesses NATURELLES, l’ANGOLA est le SECOND pays qui compte le plus GRAND nombre d’estropiés après le CAMBODGE à cause des mines anti-personnelles disséminées pendant les 27 ans de guerre de POUVOIR (entre le MPLA, le FLNA, L’UNITA, le FLEC). De nombreux handicapés, victimes ou invalides de guerre, ne bénéficient même pas de prothèses ni de béquilles. Face à des CANAILLES, la JUSTICE se doit d’être IMPITOYABLE. Je réitère tout mon SOUTIEN à l’ASPIRATEUR pourvu qu’il déverse tout son contenu au TRESOR PUBLIC pour le bonheur de tous les citoyens angolais. NGOMBULU YA SANGUI YA MINA BANTU LASCONY

De nouvelles armes contre la corruption dans le secteur financier (Maroc)

De nouvelles armes contre la corruption dans le secteur financier (Maroc)

La prévention et la lutte contre la corruption dans le secteur financier s’intensifient avec la signature, jeudi 28 novembre dernier à Rabat, d’une convention de coopération entre quatre grandes institutions opérant dans le monde de la finance. En effet, à la veille des Journées internationale et nationale de lutte contre la corruption, célébrées respectivement les 9 décembre et 10 janvier prochains, Bank Al-Maghrib, l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont procédé à la signature d’une convention de coopération qui fixe les domaines et les modalités de coopération entre les parties signataires, en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans le secteur financier. «Cette action qui s’inscrit dans le sillage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, traduit la volonté commune des quatre institutions de renforcer le cadre de gouvernance régissant l’accomplissement de leurs missions respectives, en la matière», ont souligné les parties signataires dans un communiqué conjoint. L’échange d’expériences et d’expertises dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, l’organisation d’actions de sensibilisation et de formation au profit de leur personnel et des acteurs du secteur financier, ainsi que l’élaboration d’études et d’analyses permettant de renforcer la maîtrise du risque de corruption. Tels sont les principaux domaines couverts par cette convention dont la mise en œuvre se traduira par l’élaboration d’un plan d’action dédié et la publication d’un bilan annuel de sa réalisation. Si le fléau de la corruption n’est plus considéré comme un tabou, «les principales institutions internationales s’accordent pour le reconnaître comme une entrave au développement, dans la mesure où il fragilise les institutions, compromet la confiance entre les acteurs sociaux et menace l’économie et la paix sociale», a déclaré le wali de Bank Al- Maghrib, Abdellatif Jouahri, lors de la cérémonie de remise du certificat ISO 37001 à BAM. A ce propos, il est à noter que Bank Al-Maghrib a obtenu la certification à la norme ISO 37001 de son Système de management anti-corruption, pour l’ensemble de ses processus métier et support, au terme de l’audit effectué par le Cabinet Euro-Compliance, en octobre 2019. La cérémonie de remise du certificat a eu lieu le 28 novembre, à Rabat, en présence des membres du Conseil de la banque, de ses partenaires institutionnels et de représentants de la société civile. «Cette certification vient renforcer les actions entreprises par Bank Al-Maghrib, en matière d’éthique et de déontologie, en dotant la banque d’un dispositif de lutte anti-corruption intégré et structuré», a indiqué BAM dans une note rendue publique le jour même. Piloté par le haut management de BAM, le système est construit autour des principales composantes. A savoir : une politique anti-corruption, publiée en interne et en externe ; un dispositif de gestion des risques spécifiques aux activités de la banque ; des actions continues de sensibilisation et de formation ainsi qu’un système d’alerte éthique ouvert au personnel et aux partenaires. «A travers ce système, Bank Al-Maghrib a également pour ambition de contribuer activement, aux côtés de l’ensemble des acteurs du secteur financier, à la dynamique de lutte anti-corruption et ce, dans le sillage de la stratégie nationale adoptée en la matière», souligne la banque centrale dans sa note. Pour Abdellatif Jouahri, «la confiance que notre institution doit inspirer pour mener les missions qui lui sont dévolues et qui ont été récemment élargies par son nouveau statut, exige de nous un ancrage sans faille à l’éthique et un engagement permanent, empreint de rigueur et d’intégrité». Alain Bouithy

Macky Sall sur l’affaire PétroGaz Gate: « c’est à la justice seule d’enquêter s’il y a eu tentative de corruption ou pas»

Macky Sall sur l’affaire PétroGaz Gate: « c’est à la justice seule d’enquêter s’il y a eu tentative de corruption ou pas»

« Ce que vous avez appelé le PétroGaz Gate, je ne le dirais pas ainsi. Mais cet article en tout cas, ce reportage de la BBC, a créé de l’émoi », a réagi le président Macky Sall, en marge du sommet du G7 à Biarritz. Le chef de l’Etat sénégalais, qui répondait à une question de notre confrère de Rfi sur l’affaire PétroGate, le reportage de la BBC qui met en cause son frère, a confié : « j’ai moi-même saisi la justice pour qu’elle fasse les investigations, que ceux qui ont des évidences de corruption puissent le montrer. Donc la justice va certainement finaliser ce dossier. » Le président Macky Sall a toutefois exprimé son étonné sur le montant évoqué soulignant que « parler de 10 milliards, un scandale de 10 milliards, déjà c’est une aberration ». Quoi qu’il en soi, Macky Sall a estimé que « c’est à la justice, à la justice seule d’enquêter s’il y a eu tentative de corruption ou pas ». Adrien Thyg

Protection des responsables des détournements de biens publics, des vols, de la fraude,de la corruption et autres !

Protection des responsables des détournements de biens publics, des vols, de la fraude,de la corruption et autres !

TRIBUNE. Tout le monde le reconnaît, la Justice congolaise fonctionne à deux vitesses : un acharnement sur les opposants souvent accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat et détentions illégale d’armes de guerre et une complaisance et une impunité criarde face aux responsables de ce que l’on a choisi d’appeler antivaleurs : corruption,enrichissement illicite,biens mal acquis, détournements de deniers publics, fraude, concussion et autres. Dans ce cadre, le bilan est préoccupant avec la belle illustration de la condamnation dans des conditions extrêmement difficiles de Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et bien d’autres. Sans oublier les nombreux décès dont celui de Roland Gambou et tout récemment celui d’Augustin Kalla-kalla. Beaucoup de congolais ont cru, au regard des faits vécus, à la libération de tous les prisonniers politiques, à la suite de l’Accord de Kinkala qui a permis la prise des mesures d’élargissement à l’endroit des personnes que les gouvernants avaient qualifié de terroristes. Jusque là l’incompréhension subsiste. S’agissant des crimes et scandales économiques, on a plutôt fait le choix de la complaisance et de l’impunité à la fois criarde et intolérable. En la matière, la structure de Lamyr Nguele a démarré un travail louable qui a été arrêté net sous le prétexte fallacieux de la recherche d’une plus grande efficacité. La réalité est que ce travail avait commencé par agacer et inquiéter les gouvernants. Il est difficile de comprendre le mutisme de la justice devant certaines situations déjà mises à nu comme: -la révélation faite par un député sur le déblocage de l’argent pour une route imaginaire de 135 kilomètres, -la déclaration faite sur les ondes de Radio Congo par le Directeur général de la Crf sur le deblocage d’une somme de 9 milliards, laquelle aurait selon lui disparu à partir de l’un des comptes de cette structure ; -la situation des 14.000 milliards d’excédents budgétaires. Il n’y a jamais eu audit du compte ouvert à cet effet à la Banque centrale et où est passé cet argent?-les révélations faites par les Panama et Paradise Papers qui font apparaître que certains congolais detiendraient des fortunes colossales dans les paradis fiscaux ;-les nombreux crimes et scandales économiques ; -les fonds de plus de 100 milliards alloués à l’agriculture de 2008 à 2016;-le cas du Fonds de soutien de l’agriculture pour lequel la Direction générale de la surveillance du territoire avait publié un communiqué clair en mars 2018. Il donnait aux personnes impliquées un délai au 30 avril 2018 pour régler ce problème sous peine d’être présentées au parquet. Depuis,c’est silence radio et pour cause! En fait, on peut se demander si le Congo avait besoin d’aller chercher l’aide et le soutien au Fonds monétaire international. Encore que ce n’est pas la première fois. Sera t-elle la dernière? Attendons de voir! Il aurait suffi d’avoir le courage de : -libérer tous les prisonniers politiques ; -organiser un dialogue national inclusif ; -entreprendre des réformes audacieuses et immédiates ; -lutter sans complaisance contre la corruption, les détournements de deniers publics, les vols,la fraude et autres, -prendre à bras le corps les problèmes des crimes et scandales économiques parmi lesquels les Panama et Paradise Papers. On ne peut que noter le manque de volonté politique et l’impuissance des gouvernants à passer à des actions concrètes. Ils ont fait un choix: celui des déclarations et théories non suivies d’effets.Pendant ce temps les congolais souffrent. Clément Mierassa