Khaled El-Enany élu Directeur général de l’UNESCO

La Conférence générale de l’UNESCO a élu M. Khaled El-Enany (Egypte) Directeur général de l’Organisation, par 172 voix sur un total de 174 votants. Le nouveau Directeur général succèdera le 15 novembre prochain à Audrey Azoulay, en poste depuis 2017. Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, né en 1971, est un éminent égyptologue et professeur d’égyptologie à l’Université d’Hélouan (Egypte), où il enseigne depuis plus de trente ans. Il a occupé les fonctions de vice-doyen de la Faculté du Tourisme et de l’Hôtellerie, directeur du Centre d’apprentissage ouvert et chef du département des guides touristiques. Il est titulaire d’un doctorat en égyptologie de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (France), où il a été professeur invité à plusieurs reprises. Il a dirigé le Musée national de la civilisation égyptienne (2014 2016) et le Musée égyptien du Caire (2015 2016). De 2016 à 2022, il a exercé les fonctions de ministre des Antiquités, puis de ministre du Tourisme et des Antiquités de la République arabe d’Égypte.Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales. En novembre 2024, il a été nommé ambassadeur spécial pour le tourisme culturel par l’Organisation mondiale du tourisme et, plus récemment, parrain du Fonds africain pour le patrimoine mondial. Il est titulaire de plusieurs distinctions internationales. Il parle l’arabe, le français et l’anglais.Khaled El-Enany est le 12e Directeur général de l’UNESCO. Il est le premier Directeur général originaire d’un pays arabe et le deuxième Africain après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow (1974-1987) à occuper ce poste. Il prendra ses fonctions le 15 novembre pour un mandat de quatre ans.
Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. La débâcle du candidat Firmin Édouard Matoko, écrasé par Khaled El-Enany (55 voix contre 2) à l’élection au poste de Directeur général de l’UNESCO, marque bien plus qu’un revers diplomatique. Elle consacre le vide stratégique et symbolique du Congo dans le système international. À Brazzaville, on assiste désormais à la montée des périls entre les clans rivaux du pouvoir pour une prochaine conflagration dont les bébés noirs ne sont qu’une mise en bouche. Le 3 août dernier nous avions prédit un échec cuisant et hors norme du Congo. Le soutien explicite de la France, de l’Union africaine et celui du Congo lui-même ( !) à l’Égypte, avait clairement défini le rapport de force. Pourtant, ACM, Moungala, Ossebi, Okiemi préoccupés par leurs frais de missions, ont choisi l’entêtement : tromper M. Sassou afin qu’il maintienne une candidature notoirement vouée à l’échec. Conseiller M. Sassou pour se faire les poches est regrettable. Cela révèle l’isolement croissant d’un pouvoir coupé des réalités internationales, régionales et même locales. C’est la preuve que les 4 mousquetaires cités supra sont prisonniers des illusions des pseudo prophètes et syncrétistes. Dans les cercles diplomatiques, la défaite du Congo à la tête de l’UNESCO est assimilée au symptôme d’une extinction d’influence et de régime. Qui blâmer ? Le manque de crédibilité des dirigeants congolais sans doute. Mais à cela s’ajoutent la faute diplomatique du Premier Ministre congolais et les sorties médiatiques inappropriées des membres de son Gouvernement qui n’ont fait qu’enfoncer le candidat Matoko. La dernière session extraordinaire des chefs d’État de la CEEAC à Sipopo à Malabo n’avait pas non plus pris position pour le candidat Matoko. Curieux ! À l’annonce des résultats, M. Sassou aurait déclaré, « j’étais trop pressé de féliciter ACM pour son interview. Si je savais que cela devait m’enfoncer de plus belle, je me serais abstenu de lui envoyer un message pour l’applaudir ». Jadis interlocuteur respecté et incontournable de l’Afrique, le Congo n’a plus de relais dans l’Union africaine, ni auprès de ses voisins immédiats. Les voisins considérés comme alliés tacites, se sont progressivement distancés. Félix Tshisekedi à Kinshasa et João Lourenço à Luanda ont consolidé un axe stratégique RDC–Angola centré sur la stabilité énergétique et la sécurité frontalière avec le corridor de Lobito inauguré en présence de Joe Biden le 4 décembre 2024. Au même moment, Brazzaville s’enferme dans une alliance opportuniste avec Paul Kagame en bradant ses propres terres. Cette orientation, censée affaiblir Kinshasa sur le plan diplomatique, a paradoxalement plongé Brazzaville dans une zone de défiance, perçu désormais comme un acteur instable, contradictoire et peu crédible. La diplomatie congolaise est devenue un viatique de survie autoritaire : nouer des alliances ponctuelles, flatter les puissances du moment, sans cohérence d’ensemble. D’ailleurs l’alliance conjoncturelle avec Kagame illustre ce naufrage stratégique. Tous ces mauvais choix d’alliance traduisent l’incapacité du Congo à exister indépendamment des autres. Sassou, ACM, Gakosso et Cie : l’alliance du repli et la faillite du système diplomatique L’isolement diplomatique de M. Sassou est le produit d’un système à bout de souffle, personnifié par ACM, Gakosso et Cie, dont la politique extérieure se résume à la mise en scène du protocole. Distributeur de passeports diplomatiques à des personnalités peu recommandables et des « petites » de Raymond Mboulou, ACM et autres, n’ont jamais eu ni doctrine régionale, ni stratégie multilatérale de leur côté. Ils sont tout simplement incompétents dans leurs tâches. Il faut dire qu’ils doivent leur survie à l’appartenance au cercle de minables loges sorcières. Seulement en politique, seuls prévalent les intérêts. M. Sassou va s’y retrouver confronté à Trump sous peu. Macron ne l’aidera pas, bien au contraire. La diplomatie congolaise s’est donc vidée de sa substance. Les vastes capitales – Paris, Berlin, Washington, Londres – n’accordaient plus à Brazzaville qu’une tolérance polie. Cela s’est transformé en volonté d’éjection depuis peu sous nos yeux. Il faut réinterpréter la situation des pseudo « Bébés Noirs – Kuluna » à l’aune de cette situation de futur « printemps congolais » en gestation : présence des réseaux peulhs chassés du Mali, des réseaux Peuhls islamisés djihadistes de la Centrafrique, des services d’intelligence de la RDC, des filières internationales de drogues et blanchiment… Bref le Congo prend l’eau de toute part ! Matoko, victime expiatoire d’une diplomatie de l’illusion ? Dans ce théâtre d’ombres, Matoko, certes compétent, a servi de bouc émissaire consentant à un régime en quête de prestige. Sa candidature n’aurait jamais pu symboliser l’excellence intellectuelle française au regard de certains dossiers scabreux qu’il laisse derrière lui à l’UNESCO (fermez le ban!). Élu de la voûte étoilée sous le glaive de feu Nzoungou Alphonse, Matoko révèle une contradiction fondamentale : comment prôner la culture, l’éducation et la science alors que le système national de l’enseignement congolais s’est effondré ? Comment imposer Fatimata Barry Marega, représentante UNESCO au Congo sans qu’elle n’ait l’expérience requise et tuer le mort déjà mort ? Ces choses se savent. Les partenaires de l’UNESCO ne s’y trompent pas. Le Congo ne peut être un ambassadeur crédible de la connaissance alors que ses écoles forment au rabais, ses enseignants et médecins sont impayés et ses universités privées de moyens de base. Au-delà de l’humiliation, sa défaite diplomatique sonne comme un verdict ironique de l’histoire. En effet, né d’une mère indochinoise, elle-même fille de parents déportés en travail forcé pour la construction du CFCO dès 1921, Matoko n’a pas suivi l’exemple d’Hô Chi Minh et Vo Nguyen Giap qui ont conduit leurs compatriotes à la libération au terme de la défaite française à Dien Bien Phû en 1954 ! Ils ont ensuite battu les USA en 1975 pour devenir le Vietnam indépendant et respecté de nos jours. A l’inverse, l’échec de la candidature congolaise cristallise l’évidence du régime Sassou qui vit hors des temps et des leçons de l’histoire. Le monde, lui, avance sans le Congo, désormais relégué au rang de spectateur marginal de sa propre histoire. Nous doutons que la France en reste là. Elle va solder ses comptes assurément… Ghys Fortune BEMBA DOMBE
African Young Women in Action : le cinéma africain s’écrit au féminin

Du 15 septembre au 27 octobre 2025, entre Rabat, Casablanca et Marrakech Dix jeunes réalisatrices venues des cinq sous-régions du continent africain se réunissent au Maroc pour un voyage créatif inédit : la résidence African Young Women in Action (AYWA), et ce, du 15 septembre au 27 octobre 2025. Mise en place par la Fondation Tamayouz Cinéma et l’UNESCO, en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Story School, La Prod, Digital Factory et Intelcia, et avec le soutien de la République populaire de Chine, cette résidence accompagne une nouvelle génération de réalisatrices africaines. Elle incarne un élan dynamique en faveur de la création et de la visibilité des talents du continent. Un laboratoire du cinéma africain de demain AYWA est un manifeste pour la reconnaissance des voix féminines africaines et la promotion d’un cinéma ambitieux. Sous la direction de Lamia Chraibi, productrice et fondatrice du programme, les réalisatrices bénéficient de l’encadrement de figures majeures du 7ème art africain, dont le réalisateur et créateur multidisciplinaire Hicham Lasri et le réalisateur au César Abderrahmane Sissako, ainsi que d’un réseau de professionnels internationaux. Pendant six semaines, ces talents émergents développent, tournent et post-produisent leurs courts-métrages, sous le regard d’experts de renommée internationale.Il s’agit d’une immersion artistique et humaine, où chaque film devient la pièce d’un puzzle collectif : une série anthologique panafricaine prête à conquérir les écrans du monde. « L’originalité du programme repose sur un double enjeu : permettre à chacune de signer une œuvre personnelle tout en construisant ensemble une anthologie panafricaine. Cette collection de films, reliée par un concept narratif commun inspiré des centres d’appel de Casablanca – lieu emblématique des échanges et carrefours culturels du continent – constituera un véritable proof of concept en faveur d’un cinéma africain collectif et ambitieux. » explique Lamia Chraibi, fondatrice du programme. Des voix puissantes, un projet collectif Pensée comme une fabrique d’histoires, AYWA offre à ces créatrices un cadre professionnel exigeant, mais profondément inspirant. En réunissant des réalisatrices africaines autour d’un fil narratif commun ancré au Maroc, le programme affirme une ambition claire : faire rayonner les récits africains sur la scène internationale, tout en célébrant la diversité des regards féminins. Rappelons que les pays représentés sont : la Namibie, le Botswana, l’Éthiopie, le Kenya, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Libéria, le Sénégal, l’Égypte, l’Algérie et le Maroc. La résidence se clôturera le 27 octobre à la Cinémathèque Marocaine de Rabat par la projection en avant-première des œuvres inédites des 10 résidentes et d’un événement de networking réunissant producteurs, diffuseurs, plateformes, festivals et partenaires institutionnels. AYWA naît d’une conviction forte : les voix des femmes africaines en cinéma doivent disposer de l’espace, du cadre et du soutien nécessaires pour s’épanouir et rayonner. Des partenaires visionnaires Ce programme prolonge la mission de la Fondation Tamayouz Cinéma, créée en 2019 par cinq professionnelles marocaines, engagées pour la formation, le mentorat et l’accès aux opportunités, afin de faire émerger des œuvres diverses, exigeantes et ancrées dans la vitalité du continent. Cette initiative d’envergure est portée avec l’UNESCO, et avec le soutien de la République Populaire de Chine. Elle bénéficie de l’appui de partenaires engagés : l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P)et la Story School, LaProd, Digital Factory et Intelcia. Tous partagent une même conviction : investir dans la créativité africaine, c’est préparer le futur du cinéma mondial. Rendez-vous le 27 octobre pour une occasion unique de rencontrer les réalisatrices, de découvrir leur travail et de tisser des liens avec les futurs visages du cinéma africain.
UNESCO : le candidat du Congo a perdu face au favori égyptien

Le Conseil exécutif de l’Unesco a désigné, lundi 6 octobre, son nouveau directeur général, en la personne de l’Égyptien Khaled el-Enany. Le candidat égyptien qui partait favori l‘a emporté devant le congolais, Firmin Edouard Matoko. Une combinaison de facteurs stratégiques, diplomatiques et de positionnement international pourraient expliquer la défaite du candidat de la République du Congo, Firmin Édouard Matoko face à l’Égyptien Khaled El-Enany, en dépit du solide profil de Matoko, un cadre expérimenté qui a connait bien la maison Unesco. Les facteurs clés de la défaite du Congo. Il faut dire que le candidat le congolais Firmin Édouard Matoko était entré en compagne assez tardivement, environ six mois avant le vote. Il n’a donc pas eu le temps nécessaire pour convaincre, contrairement au candidat favori, l’égyptien, Khaled El-Enany qui était en campagne depuis deux ans. C’est ainsi qu’il a obtenu le soutien public de la France, la Ligue des pays arabes, de l’Union africaine, ainsi que d’autre pays comme le Brésil, l’Allemagne ou la Turquie. Ces soutiens internationaux majeurs ont assuré à l’égyptien, un bloc de votes qui devenait difficile à contrer au sein du Conseil exécutif. Le choix de la France, pays hôte de l’UNESCO en défaveur du candidat congolais sonnait déjà comme un désaveu de cette ancienne puissance coloniale pour le Congo. Cette position avait, d’ailleurs, suscité des « vifs regrets » du Congo dont le porte-parole, Thierry Moungala avait au cours d’une conférence de presse reproché à la France son choix de soutenir le candidat égyptien plutôt que le candidat francophone. D’autres pays de l’Union européenne (UE) ont sans doute suivi la position officielle de la France contre le congolais Firmin Edouard Ndinga. Dès lors que la France a délaissé le Congo, ancienne capitale de la France libre, on ne pourrait s’étonner du choix de la Ligue des pays arabes dont l’Égypte fait partie en faveur du candidat égyptien. Le groupe électoral arabe y compris les pays du Golfe a constitué un bloc de bloc de votes importants pour M. Khaled El-Enany. Firmin Edouard Matoko pouvait compter sur les pays africains, au regard de l’activisme diplomatique du Congo sur le continent, en dépit du soutien officiel de cette institution continental à l’égyptien. De plus, la République du Congo a sillonné presque tous les pays africains qui avaient affirmé voter, le moment venu, pour son candidat. Mais, l’Égyptien a conservé le soutien institutionnel de l’UA, renforçant ainsi le poids de son candidat. Le contexte des blocs électoraux Le vote au Conseil exécutif de l’UNESCO repose sur une répartition complexe en groupes électoraux. L’Égypte, par exemple, appartient à un groupe arabe très soudé et influent. Ainsi, en dépit du fait que la République du Congo ait bénéficié du soutien de son groupe africain, la capacité de l’Égypte à rassembler à la fois le groupe arabe et une partie significative du soutien africain et européen a créé une coalition de vote plus large et plus solide. Le profil perçu des candidats Monsieur Matoko, en tant que Sous-directeur général du Département Afrique de l’UNESCO avait une expérience qui faisait de lui un connaisseur des arcanes de l’organisation. « Je suis l’UNESCO », selon ses propres mots. Cependant, le profil d’El-Enany, plus politique et le fait qu’il soit porté par de grands États a semblé plus rassurant, en termes d’enjeux géostratégiques pour les grandes capitales. Wilfrid Lawilla D.
UNESCO. Les Congolais croisent les doigts

Le Conseil Executif de l’UNESCO désignera, le 6 octobre 2025, à Paris, son nouveau Directeur Général, au terme d’une élection à bulletin secret. Deux candidats sont en lice : l’Égyptien Khaled El Enany et M. Firmin Édouard Matoko, brillant homme de culture, fils émérite de la République du Congo. Et, ce 6 octobre 2025, les coeurs battants, les Congolais auront les regards tournés vers Paris. Leur compatriote Firmin Édouard Matoko suscite beaucoup d’espoir et de soutien de leur part. Avec plus de 30 ans d’expérience, dans la diplomatie internationale et une carrière remarquable au sein de l’UNESCO, M. Firmin Édouard Matoko présente un profil solide pour diriger l’UNESCO. Il recèle des atouts. Son expérience diplomatique est bien avérée. Bénéficiant d’une parfaite connaissance de l’UNESCO. M. Firmin Édouard Matoko a occupé plusieurs postes clés à l’UNESCO, notamment celui de Sous- Directeur Général Chargé de la Priorité Afrique et des Relations Extérieures. Ayant œuvré, au sein de l’UNESCO, trois décennies, il maîtrise son fonctionnement, ses mécanismes et ses priorités. Sa vision pour l’Afrique est centrée sur l’éducation pour tous, la culture, comme levier de paix et un accès équitable à la science à l’ère numérique. Le choix de M. Firmin Édouard Matoko, comme Directeur Général de l’UNESCO, serait un motif de fierté pour la République du Congo. Il marquerait l’intérêt international pour le pays. Les Congolais souhaitent ardemment voir leur compatriote Firmin Édouard Matoko réussir dans cette entreprise et ainsi renforcer la position de l’Afrique dans les instances internationales. Tous les meilleurs voeux du Peuple Congolais accompagnent M.Firmin Édouard Matoko dans cette élection majeure du Directeur Général de l’UNESCO. Bonne chance lui est souhaitée avec l’espoir qu’il sera retenu à la tête de cette Institution Internationale pour lui insuffler plus de dynamisme et plus de perspectives porteuses dans son dommaine d’action. Sans compter que la victoire de M. Firmin Édouard Matoko serait une visible acceptation de son opiniatreté au travail. et de son inlassable dévouement à l’égard de l’éducation. Que le Gouvernement de la République du Congo et les autres Etats membres de l’UNESCO qui n’ont ménagé aucun effort pour assurer la victoire de M. Firmin Édouard Matoko, sur son concurrent l’Égyptien Khaled El Enany, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude. Brazzaville 5 octobre 2025 Ouabari Mariotti
Mali. Année de la culture || Ouverture de l’atelier de sensibilisation du Réseau des jeunes professionnels du patrimoine du culturel d’Afrique de l’Ouest

L’hôtel de l’amitié de Bamako a accueilli, mardi 26 août 2025, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de sensibilisation du Réseau des Jeunes professionnels du patrimoine culturel d’Afrique de l’Ouest autour du thème : « Patrimoine culturel matériel et immatériel de l’UNESCO et l’apport du numérique à leur promotion ». Présidée par le M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général, représentant le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ, la cérémonie d’ouverture de l’atelier a enregistré la présence de M. Ali Mohamed SINANE, Chef par intérim du Bureau de UNESCO MALI et de Madame Adele NIBONA, conseillère régionale de la Culture au Bureau régional de l’Unesco de Dakar. Cet atelier, prévu du 26 au 27 août 2025, a réuni les jeunes professionnels du patrimoine du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal, membres du réseau d’Afrique de l’Ouest ainsi que des acteurs chargés de la gestion des sites du patrimoine au Mali, notamment la Direction Nationale du Patrimoine Culturel et les Missions Culturelles. Organisé par l’UNESCO-MALI en collaboration avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, cet atelier vise principalement à sensibiliser les membres du réseau et les gestionnaires d’institutions culturelles et de sites au Mali aux concepts de patrimoine mondial et de patrimoine culturel immatériel, ainsi qu’aux mécanismes de mise en œuvre des Conventions dédiées à ces patrimoines. En outre, une session pratique sur l’utilisation des outils numériques pour contribuer à la protection et à la valorisation du patrimoine dans la sous-région sera organisée à l’attention des participants au Musée national du Mali.
Candidature de Matoko à la tête de l’UNESCO : un échec diplomatique discréditant M. Sassou ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Le 22 juillet, la France a officialisé son soutien à l’Égypte au poste de Secrétaire général de l’UNESCO. Le choix de l’Élysée a entamé le peu de légitimité internationale du régime de M. Sassou, entraînant lentement la désagrégation méthodique de son architecture de conservation du pouvoir à l’approche de la fin du mandat présidentielle en 2026. Le courrier officiel de Paris annonce son soutien « à tous les tours de scrutin » à la candidature de M. Khaled El-Enany au poste de Directeur général de l’UNESCO pour la période 2025-2029. Ce choix relègue au second plan la candidature de Firmin Édouard Matoko, haut fonctionnaire et prétendant du Congo. La candidature de Firmin Matoko visait à repositionner le Congo comme acteur international respectable, après une décennie de discrédit liée à la gouvernance opaque, à la crise de la dette, à la dégradation des droits fondamentaux. M. Sassou compte sur ce symbole pour réactiver une narration : celle d’un Congo fiable, cultivé, pivot culturel de l’Afrique francophone. Mais la France, pilier historique de cette zone d’influence, lui préfère ouvertement l’Égypte. Et ce, au moment même où l’Union africaine laisse entendre qu’elle soutient aussi l’égyptien. Le message est limpide. M. Sassou ne dispose plus ni du socle africain, ni du parapluie parisien pour défendre ses ambitions internationales. Matoko sacrifié : la mort d’une option de transition feutrée L’échec de Firmin Matoko, quoique vénérable grand maître de la franc-maçonnerie, dépasse le cadre de l’UNESCO et démontre qu’en politique, seuls les intérêts comptent et non la loge. Les récents contrats commerciaux conclus le 26 avril 2025 entre la France et l’Égypte d’un montant de 3,95 milliards d’euros, comprenant la vente de trente avions de chasse Rafale, ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics et Defense, ajoutent au rôle crucial de l’Égypte dans le monde arabe ne peuvent que jouer en faveur de l’Égypte. Le désaveu de Matoko scelle la fin d’une stratégie de transition, dans laquelle un diplomate loyal, modéré et connu dans les chancelleries aurait pu incarner une relève acceptable, sans danger pour les intérêts familiaux et patrimoniaux du clan Sassou. Ce refus international d’appuyer un profil respectable signifie une chose : personne ne veut cautionner une succession maquillée au Congo. L’alternative Matoko, si elle aboutit, deviendrait l’interface d’une recomposition post-Sassou : une figure de pont, entre le système et la réforme. En torpillant cette option, la diplomatie française renvoie le régime à ses propres impasses. Une réédition de l’affaire de 2002 où Henri Lopez, déjà désavoué au profit de Boutros Boutros-Ghali, Égyptien, par Jacques Chirac. Mais ce dernier, entouré des mafieux, n’a pas tiré les enseignements de sa politique tribale. Cela ne pouvait être autrement dans une république où même les intellectuels comme ACM traîne derrière lui un conseiller diplomatique disloqué, Tchitembo-Tchilouemba et son adjoint, le photographe Lumière Moussala, bon à rien. La preuve, aucun rdv n’a été décroché pour que ACM atterrisse en France le 20 juillet comme prévu. 2026 : vers une présidentielle sans relais, sans filet, sans partenaires À huit mois de la présidentielle, le signal est glaçant pour M. Sassou : son crédit géopolitique est épuisé. Ni Paris, ni l’Union africaine, ni l’UNESCO ne sont disposés à l’appuyer. Le régime, déjà discrédité par une gouvernance rentière et la captation des flux pétroliers, se retrouve nu diplomatiquement, incapable de produire des alliances stables. Face à cette réalité, il ne reste à Sassou que 3 options que nous développeront le lundi. Mais en prélude, il sied de rappeler, que la diplomatie et le jubilé que nous évoquions autrefois ne mentent pas. Ledit jubilé marque la fin du pouvoir spirituel de M. Sassou qui devient actuellement qu’une coquille vide. Le jubilé et la diplomatie devancent la chute. La note verbale française est un acte politique majeur, signifiant que le régime congolais n’est plus perçu comme un interlocuteur d’avenir. Contrairement aux griots qui présentent M.Sassou comme un médiateur international alors qu’il n’a jamais réussi une médiation. En diplomatie, l’absence de soutien à une candidature est une sanction douce. La France a enterré un projet politique de transition contrôlé au Congo. Octobre 2025, lors du vote à l’UNESCO, risque d’être l’épilogue symbolique d’une décennie d’érosion en passant par 2026. Malgré nos alertes sur le sérieux de Matoko, mais le 5 mars 2025, Sassou, conseillé par Jean Claude Gakosso, Bienvenue Okiemi et Florent Tsiba, avait jeté son dévolu sur le candidat égyptien, témoins : le ministre Badr Abdel A., la presse. Pourquoi stigmatiser la France et l’Union Africaine alors que les dirigeants congolais veulent une chose et son contraire à défaut de souffrir d’Alzheimer ? Certes, nous devrions croiser les doigts pour le compatriote Matoko, mais pour éviter de courir, il est impérieux de commencer le lobbying de la candidature de Luc Missidimbazi à la tête de l’UAT qui a été portée par Louis Marc Sakala et Léon Juste Ibombo. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Gabon: Le Premier ministre congolais Collinet Makosso salue la qualité de la gouvernance actuellement en vigueur

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu ce lundi à Libreville le Premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso, porteur d’un message du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. Dans ce cadre, Anatole Collinet Makosso « a transmis au Président gabonais un message qualifié de fraternel, témoignant des liens étroits entre les deux pays », annonce un communiqué de la présidence gabonaise. Le Premier ministre congolais « a également exprimé la gratitude du président congolais pour l’accueil réservé lors de la cérémonie d’investiture du président Oligui Nguema, non sans saluer la qualité de la gouvernance actuellement en cours au Gabon », souligne le communiqué. L’hôte congolais « a notamment souligné les progrès réalisés dans la conduite du processus de transition gabonais, en saluant la rigueur, l’inclusivité et la vision présidentielle, davantage à l’approche des élections législatives et locales », précise la même source. Le Premier ministre congolais a par ailleurs mis en avant le rayonnement diplomatique croissant du Gabon sous l’impulsion du président Oligui Nguema, et a profité de l’occasion pour présenter officiellement la candidature de Firmin Matoko au poste de directeur général de l’UNESCO, dans le cadre de la 43e session de l’organisation prévue en Ouzbékistan. Le chef de l’Etat gabonais a salué cette candidature et exprimé son soutien à ce haut fonctionnaire chevronné de l’UNESCO. Patricia Engali