RDC. Félix Tshisekedi dans le piège ougandais : Attention au syndrome Laurent-Désiré Kabila

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TRIBUNE. Le Groupe d’experts des Nations unies soupçonne l’Ouganda de Yoweri Museveni d’avoir soutenu les terroristes du M23 en République démocratique du Congo (RDC). À ce jour, il s’agit du secret de polichinelle le mieux gardé relativement à la question du M23.

Selon Africa Intelligence, les services de renseignement congolais sont arrivés à la même conclusion que les experts de l’ONU. Or Félix Tshisekedi, qui joue le rôle de président en RDC, a fait appel à l’armée ougandaise pour soi-disant traquer les rebelles des ADF sur le territoire congolais… sans résultat tangible par ailleurs. Pire, il a même accepté que l’Ouganda fasse partie des pays qui vont déployer un contingent militaire à l’Est de la RDC dans le cadre de la force multinationale des États d’Afrique de l’Est. Y a-t-il quelqu’un dans la salle qui comprend la logique qui guide les décisions de Félix Tshisekedi ?

La vérité est que Tshilombo est coincé. Bien qu’il soit conscient que l’Ouganda a soutenu à bas bruit les terroristes du M23, notamment lors de la bataille de Bunagana, il est incapable de critiquer ouvertement ce pays par peur de se mettre à dos un autre chef d’État de la région — en l’occurrence le président Yoweri Museveni — après s’être déjà brouillé avec son « frère » Paul Kagame. Réussira-t-il à se tirer d’affaire ? Pas sûr.

En effet, si Yoweri Museveni paraît moins belliqueux et moins arrogant que Paul Kagame, il n’en demeure pas moins qu’il est tout aussi « gourmand » que son homologue rwandais. Les deux hommes (Kagame et Museveni) veulent chacun un morceau de la RDC, et ils manœuvreront du mieux qu’ils peuvent pour arriver à leurs fins.

À la lumière de ce qui se passe aujourd’hui en RDC, tout porte à croire que Félix Tshisekedi a fait le pari de « dealer » avec le moins belliqueux des deux, en l’occurrence le président Museveni, quitte à rencontrer les intérêts de l’Ouganda en RDC en échange d’une fausse paix et surtout de la préservation de son propre pouvoir. Pour autant, rien n’est gagné pour lui.

En effet, connaissant le modus operandi des dirigeants de la région et vu la légèreté avec laquelle lui Félix Tshisekedi gère le Congo et sa diplomatie, on peut douter que Museveni lui fasse confiance; lui dont la parole et les gesticulations ne pèsent d’aucun poids aux yeux des dirigeants Est-Africains. S’étant fait de nombreux ennemis à l’intérieur des frontières congolaises et regardé avec méfiance dans la sous-région, il ne serait pas surprenant qu’il finisse par connaître le même sort que Laurent-Désiré Kabila. Et le piège se referma, dirent-ils en choeur.

Ce n’est pas un souhait, mais une analyse froide de la situation politico-sécuritaire actuelle, pour ne pas dire de sa situation…

Je bois mon lait nsambarisé…

Par Patrick Mbeko

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