RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

PARLONS-EN. Dans une déclaration fracassante faite hier (samedi 13, dnr) à la presse, le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé : « La province de l’Ituri en RDC faisait désormais partie de Bunyoro (une ancienne région de l’Ouganda). ». Un véritable pavé dans la mare qu’est cette annexion déclarée d’une partie du territoire congolais par l’Ouganda au moment même où la ville d’Uvira venait de tomber il y a quelques jours. À mon entendement, ce qui s’annonce sur le destin d’Ituri n’est pas un fait isolé, il doit être compris en corrélation avec l’avancée toujours en profondeur des troupes rwandaises qui se dirigent vers la ville de Kalemie déjà infiltrée. Un scénario qui nous rappelle la coalition rwando -ougandaise de 1996 s’étant soldée par la chute du maréchal Mobutu et par la prise de Kinshasa. Que personne ne se méprenne de belles déclarations de l’ambassadeur américain au siège de l’ONU, que personne ne se laisse distraire par les menaces « VERBALES » des officiels américains contre le Kigali au moment même où deux soldats américains œuvrant pour le compte de M23 ont été arrêtés hier avec des documents ultrasensibles contre l’intégrité territoriale congolaise. Cette coalition militaire Rwando-ougandaise utilisant chacun ses frontières limitrophes pour annexer des grandes superficies du territoire congolais semble bien être coordonnée dans un plan d’ensemble avec le soutien d’une redoutable guerre de communication dans laquelle le pouvoir congolais semble déjà vaincu… En utilisant hier sur les FARDC la formule d’une « armée des clochards », le Commandant en chef des armées Congolaises a enfoncé le clou dans le processus de démobilisation de ceux qui sont sensés former le dernier rempart contre l’action coordonnée de Kalemie et de l’Ituri. Cette coordination bien huilée Usa-Rwanda-Ouganda soutenue par le vide stratégique du pouvoir de Kinshasa semble désormais constituer le triangle de Bermudes où le navire Congo court sérieusement le risque de couler… Par Germain Nzinga

RDC : Que peut entraîner un possible décès de Yoweri Museveni ???

RDC : Que peut entraîner un possible décès de  Yoweri Museveni ???

ANALYSE. La nouvelle du président Kaguta Museveni qui serait dans le coma dans un hôpital de Kampala est lourd de significations pour la situation sécuritaire et politique de la RD Congo. Qu’il guérisse ou pas, son état d’âge avancé pose déjà la question de sa succession et de son impact dans la sous-région. Pourquoi ? Cet acteur politique est l’une de deux pièces-maîtresses sur lesquelles s’est basée l’administration américaine pour sous-traiter la direction des affaires intérieures du Congo-Kinshasa depuis Bill Clinton jusqu’à ce jour. Qu’adviendrait-il si sa mort venait d’être confirmée? 1. Le premier scénario en vue, c’est de voir son fils le général Muhoozi Kainerugaba lui succéder et prendre la tête de l’Ouganda, ce pays régi par une dictature féroce depuis plus de trente ans et qui ne connaît point des opposants solides. L’on se souviendra du « Muhoozi Project »divulgué en avril 2013, par le général David Sejusa, ancien conseiller du président et coordinateur des services de renseignements, pour parler d’un plan organisé par le président Museveni visant à assassiner tout haut fonctionnaire s’opposant à une candidature présidentielle de Muhoozi Kainerugaba. Plusieurs analystes et de nombreux Ougandais avaient compris qu’effectivement le président Museveni voulait déjà en ce moment faire de son fils, le prochain président de l’Ouganda. Les deux opposants civils Bobi Wine et Kizza Besigye qui sont sans soutien militaire ni de grandes foules de sympathisants derrière eux ne font pas le poids face à celui qui a été préparé longuement par son président de père pour exercer le contrôle sur une armée dont il a déjà été commandant en chef des forces terrestres. Mais ici encore rien ne rassure que l’Ouganda post-Museveni sera stable. Les nombreux clivages ethniques qui caractérisent ce pays et la possible dissidence des têtes couronnées de l’armée contre le rejeton de Museveni considéré par beaucoup d’entre eux comme un fils à papa, alcoolique et imprévisible, peuvent bien déstabiliser ce pays de l’intérieur. 2. Il est également difficile d’affirmer que la probable investiture présidentielle de Muhoozi ouvrira une ère nouvelle dans le jeu politique de la sous-région des Grands-Lacs. Muhoozi, cet ancien diplômé de l’académie royale militaire de Sandhurst en Angleterre, est bien trempé dans la politique anglo-saxonne de la région interlacustre. De toute vraisemblance, son nouveau pouvoir va pérenniser la politique de son géniteur vis-à-vis de la politique intérieure du Congo-Kinshasa, dans sa volonté de déstabiliser le Nord-Est congolais pour piller l’or et d’autres richesses du sol et du sous-sol. Muhoozi Kainerugaba nouvellement nommé, en juin 2021, commandant en chef de l’armée de terre ougandaise par Yoweri Museveni, commandant en chef de l’armée, il sera missionné en novembre 2021, en République démocratique du Congo pour lancer une opération militaire conjointe, appelée Shujaa, dans l’est de la RDC en vue d’éliminer les Forces démocratiques alliées. Muhoozi Kainerugaba aurait joué un rôle important dans cette campagne La construction des routes par le génie civil ougandais sur le territoire congolais et tout récemment lors de la visites des parlementaires congolais auprès de Kaguta, la volonté ougandaise de renforcer des partenariats commerciaux avec des provinces congolaises limitrophes et d’installer des consulats à Bunia et à Aru marquent indubitablement la volonté ougandaise de s’installer et de contrôler durablement cette zone. 3. Toutefois le néo-president ougandais peut ou ne pas réussir la pérennisation de cette politique ougandaise en RDC. Tout dépendra largement de la position diplomatique et militaire que va adopter son voisin Paul Kagame envers ce nouveau venu en politique sous-regionale. Sur ce dernier, Kagame a l’avantage d’avoir la maîtrise de la machine sécuritaire ougandaise où il a travaillé comme responsable de renseignements militaires de l’Armée ougandaise avant de devenir président du Rwanda. Il connaît très bien tous les rouages de l’appareil militaire ougandais et il détient beaucoup de cartes de nuisance entre ses mains. Quoique Muhoozi ( pressentant la fin de règne de son père) ait pris les dispositions de multiplier des visites privées comme officielles à Kigali auprès de celui qu’il a pris l’habitude d’appeler affectueusement « uncle Kagame », rien ne rassure que Paul Kagame se laissera bercé par ces flatteries pour accepter la montée en puissance du successeur de celui qu’il a toujours traité depuis juin 2000 à la guerre de six jours à Kisangani comme son principal RIVAL pour le contrôle et le pillage des ressources du Congo. D’autre part, le soutien médiatisé du président Museveni au projet de loi anti-LGTBQ du parlement ougandais peut disqualifier tout simplement l’Ouganda dans son rôle de sous-traitant américain dans la sous-région des Grands-Lacs. 4. L’adoption de ce projet de loi, le mois dernier, à la quasi-unanimité du Parlement ougandais a déjà déclenché une vague d’arrestations, d’expulsions et d’agressions collectives contre les LGBTQ ougandais, selon des membres de la communauté. Et qui pis est, Yoweri Museveni en a fait son arme de combat contre les forces impérialistes. « L’Europe est perdue. Ils veulent donc que nous soyons perdus, mais pour nous battre, nous devons être patriotes. C’est ainsi que l’on devient une prostituée parce que l’on craint les sacrifices, les difficultés. Quelqu’un vous dit que je vous donnerai de l’argent si vous devenez une prostituée. Et c’est ce qu’ils veulent que nous soyons. Ils veulent que l’Afrique soit une prostituée. Faire ce en quoi nous ne croyons pas parce que nous voulons de l’argent », a ajouté le président de l’Ouganda. Les réactions dans le monde ne sont pas faites attendre soit de la part des organisations internationales, soit de la part du Département d’Etat américain qui a organisé ( comme jamais dans le passé) un gay-pride à la Maison Blanche pour faire l’éloge de l’homosexualité. Dans la même foulée, Joe Biden a lancé un fatwa et des menaces claires au régime de Kampala une semaine avant que le président ougandais tombe gravement malade. Pour nous résumer, deux facteurs seront déterminants dans le maintien du statu quo de cette maffia triangulaire anti congolaise ( USA – OUGANDA – RWANDA) comprise comme comme relai nécessaire en vue de téléguider la politique intérieure du Congo. Primo, les intérêts personnels

L’armée ougandaise en RDC !

L’armée ougandaise en RDC !

Le président Ougandais Yoweri Museveni s’est exprimé sur l’implication de son armée dans le démantèlement de l’ADF et du M23 en RDC. Les informations qu’il a livrées illustrent les limites/dangers de la sous-traitance de notre sécurité et les mensonges des autorités Congolaises. 1. Sur l’ADF, Yoweri Museveni se félicite d’avoir «chassé l’ADF loin de la frontière». C’est sans doute un succès pour l’Ouganda qui voulait sécuriser son territoire et ses intérêts économiques à travers son intervention en RDC. Est-ce un succès aussi pour les Congolais ? Non. L’armée Ougandaise a dispersé les #ADF plutôt que de les neutraliser, répandant ainsi la violence aux entités jadis calmes. Depuis le déploiement de l’armée Ougandaise en RDC, l’ADF a tué au moins 1274 civils et enlevés 766 autres. 2. Au sujet du M23, Contrairement à ce que disent les autorités Congolaises, Yoweri Museveni affirme que son armée déployée en RDC dans le cadre de la force de l’EAC ne vient pas combattre le M23 mais empêcher tout affrontement entre les rebelles et l’armée Congolaise. Par ailleurs, alors que les autorités Congolaises répètent qu’aucun dialogue n’est prévu avec «les terroristes du #M23», Yoweri Museveni affirme que «les pourparlers de paix entre le #M23 et le gouvernement Congolais se poursuivent et doivent se poursuivre». Yoweri Museveni le confirme : l’Ouganda ne se bat au Congo que pour ses intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres. L’armée Ougandaise veut simplement chasser l’ADF loin de sa frontière (pas protéger les Congolais) et protéger le #M23 au côté duquel il se bat depuis le début de cette rébellion. La stratégie de pacification du gouvernement consistant à faire dépendre notre sécurité des armées étrangères, dialoguer avec le #M23 et collaborer avec les milices locales ne peuvent pas garantir le rétablissement effectif de la paix et la sécurité à l’Est de la RDC. Les autorités Congolaises devraient plutôt assainir/soutenir/réformer nos services de sécurité, dynamiser le PDDRCS, rendre justice pour les crimes graves commis en RDC depuis les années 90 et organiser des élections sérieuses en 2023 pour prévenir une nouvelle crise politique. Par La Lucha Mouvement citoyen congolais

RDC. Félix Tshisekedi dans le piège ougandais : Attention au syndrome Laurent-Désiré Kabila

RDC. Félix Tshisekedi dans le piège ougandais : Attention au syndrome Laurent-Désiré Kabila

TRIBUNE. Le Groupe d’experts des Nations unies soupçonne l’Ouganda de Yoweri Museveni d’avoir soutenu les terroristes du M23 en République démocratique du Congo (RDC). À ce jour, il s’agit du secret de polichinelle le mieux gardé relativement à la question du M23. Selon Africa Intelligence, les services de renseignement congolais sont arrivés à la même conclusion que les experts de l’ONU. Or Félix Tshisekedi, qui joue le rôle de président en RDC, a fait appel à l’armée ougandaise pour soi-disant traquer les rebelles des ADF sur le territoire congolais… sans résultat tangible par ailleurs. Pire, il a même accepté que l’Ouganda fasse partie des pays qui vont déployer un contingent militaire à l’Est de la RDC dans le cadre de la force multinationale des États d’Afrique de l’Est. Y a-t-il quelqu’un dans la salle qui comprend la logique qui guide les décisions de Félix Tshisekedi ? La vérité est que Tshilombo est coincé. Bien qu’il soit conscient que l’Ouganda a soutenu à bas bruit les terroristes du M23, notamment lors de la bataille de Bunagana, il est incapable de critiquer ouvertement ce pays par peur de se mettre à dos un autre chef d’État de la région — en l’occurrence le président Yoweri Museveni — après s’être déjà brouillé avec son « frère » Paul Kagame. Réussira-t-il à se tirer d’affaire ? Pas sûr. En effet, si Yoweri Museveni paraît moins belliqueux et moins arrogant que Paul Kagame, il n’en demeure pas moins qu’il est tout aussi « gourmand » que son homologue rwandais. Les deux hommes (Kagame et Museveni) veulent chacun un morceau de la RDC, et ils manœuvreront du mieux qu’ils peuvent pour arriver à leurs fins. À la lumière de ce qui se passe aujourd’hui en RDC, tout porte à croire que Félix Tshisekedi a fait le pari de « dealer » avec le moins belliqueux des deux, en l’occurrence le président Museveni, quitte à rencontrer les intérêts de l’Ouganda en RDC en échange d’une fausse paix et surtout de la préservation de son propre pouvoir. Pour autant, rien n’est gagné pour lui. En effet, connaissant le modus operandi des dirigeants de la région et vu la légèreté avec laquelle lui Félix Tshisekedi gère le Congo et sa diplomatie, on peut douter que Museveni lui fasse confiance; lui dont la parole et les gesticulations ne pèsent d’aucun poids aux yeux des dirigeants Est-Africains. S’étant fait de nombreux ennemis à l’intérieur des frontières congolaises et regardé avec méfiance dans la sous-région, il ne serait pas surprenant qu’il finisse par connaître le même sort que Laurent-Désiré Kabila. Et le piège se referma, dirent-ils en choeur. Ce n’est pas un souhait, mais une analyse froide de la situation politico-sécuritaire actuelle, pour ne pas dire de sa situation… Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Paul Biya et les autres présidents « Duracell » – version 2022

Paul Biya et les autres présidents « Duracell » – version 2022

Le président Paul Biya fête ce dimanche ses 40 années à la tête du Cameroun. Une longévité qui fait de lui un « président Duracell ». Car, comme le prétendait la publicité pour les piles du même nom, il « dure vraiment longtemps« . Mais il n’est pas le seul ! Tour d’horizon. TEODORO OBIANG NGUEMA (Guinée-équatoriale) Teodoro Obiang Nguema fait figure de champion : il est à la tête de la Guinée équatoriale depuis plus de 43 ans. Il a pris le pouvoir en 1979, et ne l’a plus lâché depuis. Teodoro Obiang Nguema est aujourd’hui âgé de 80 ans. Il est, à ce jour, l’un des chefs d’Etat les plus âgés, ainsi que le plus ancien président en exercice au monde. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : il brigue un sixième mandat à l’élection présidentielle du 20 novembre. Le vice-président du pays, n’est autre que Teodorin Obiang, le fils du président. Ce qui facilite, il est vrai, une éventuelle transition. PAUL BIYA (Cameroun) La deuxième marche du podium est occupée par Paul Biya, 89 ans, président du Cameroun depuis le 6 novembre 1982, soit 40 ans à la tête de l’État. Sachant qu’avant d’être président, il avait été Premier ministre pendant sept ans… Lire la suite sur Euronews

RD Congo/Conclave de Nairobi : Déploiement imminent de la force régionale sans l’armée rwandaise

RD Congo/Conclave de Nairobi : Déploiement imminent de la force régionale sans l’armée rwandaise

Réunis en conclave sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, les présidents Uhuru Kenyatta, Félix Antoine Tshisekedi, Yoweri Museveni, Salva Kir, Evariste Ndayishimiye, Paul Kagame et le représentant de la présidente Samia Suhulu ont approuvé le déploiement imminent de la force militaire régionale à l’Est de la République démocratique du Congo. Placée sous le commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines. La taille de cette force, la durée des opérations et d’autres informations opérationnelles feront l’objet d’une communication ultérieure spécifique. En attendant le communiqué final du State House, une source bien introduite au palais présidentiel de Nairobi nous a confirmé que les troupes rwandaises ne seront pas déployées en terre congolaise. Après une journée des discussions avec parfois des séquences très tendues , les 6 chefs d’Etat ont aussi noté avec satisfaction les avancées significatives du processus politique de Nairobi avec les consultations menées par l’équipe mixte RDC-Kenya. Ce processus irréversible doit se poursuivre avec les acteurs engagés dans la voie pacifique. Les 6 dirigeants ont unanimement condamné la campagne de haine , de stigmatisation et d’appels à la violence. Ils ont lancé un appel au calme .