Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Qu’on l’apprécie ou non, et bien qu’il porte une part de responsabilité dans la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC), l’ancien président Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » du pays, estime le chercheur et analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko. « On peut détester la personne de Joseph Kabila à cause de son bilan. C’est un droit. Mais balayer d’un revers de main son avertissement sur la « soudanisation » de la crise congolaise relève de l’aveuglement volontaire », écrit-t-il dans un bref message publié sur les réseaux sociaux. L’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique estime que « la situation actuelle de la RD Congo est si explosive qu’un simple incident pourrait suffire à faire basculer le pays dans un chaos incontrôlable ». A ses yeux, « les réactions outrées des partisans du pouvoir, qui confondent loyauté politique et réflexe alimentaire, n’ont rien d’étonnant. Pas plus que les attaques de ceux qui, obsédés par leur hostilité envers Kabila, refusent d’entendre quoi que ce soit venant de lui ». Pourtant, poursuit-il, « la réalité est bien là : la RDC court un grand danger. La situation est trop critique pour l’aborder avec légèreté et émotion. Le pays est miné de l’intérieur. Ses propres filles et fils l’entraînent vers l’abîme, incapables de dépasser leurs calculs personnels et de penser au‑delà de leurs intérêts immédiats pour affronter une crise qui exige lucidité, courage et responsabilité ». Patick Mbeko conclut en ces termes: « continuer à traiter avec légèreté la crise actuelle, c’est jouer avec une poudrière allumée ». Adrien Thyg
RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

Le parti d’opposition Envol a tenu une conférence de presse ce samedi 21 mars à Kinshasa, au cours de laquelle son président, Delly Sesanga, s’est exprimé sur la situation sécuritaire et politique du pays. Il a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo, tout en dénonçant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Une guerre « instrumentalisée » ? Au-delà de la condamnation de l’agression extérieure, Delly Sesanga a pointé du doigt la gestion politique du conflit par les autorités en place. Selon lui, la guerre est devenue « un alibi » utilisé pour servir des intérêts politiques internes. Il s’interroge notamment sur les intentions réelles du pouvoir : « Le pouvoir cherche-t-il réellement la paix ou entretient-il la guerre pour des besoins politiques ? » Appel à la défense de l’intégrité territoriale Le président d’Envol a réaffirmé sa position de principe contre toute ingérence étrangère. Il a exigé le retrait des forces étrangères et des mercenaires présents sur le territoire congolais. Dans le même temps, il a appelé la population à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures. Entre lucidité et critique de la gouvernance Delly Sesanga a toutefois insisté sur la nécessité de garder une lecture critique de la situation. Pour lui, la condamnation de l’agression ne doit pas servir à légitimer la gouvernance actuelle. « La condamnation de l’agression rwandaise ne saurait valoir validation de la gouvernance en place », a-t-il martelé. Par cette prise de position, l’opposant relance le débat sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et ses implications politiques. Alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre pouvoir et opposition autour de la conduite des affaires nationales. Radio Okapi
RDC. La CNC s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC/M23

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS qui traite tous les vrais opposants et résistants de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC-M23. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est aux abois et devient une terrible dictature. Nous risquons de vivre une dictature pire qu’à l’époque de Mobutu Sese Seko. Tous ceux qui dénoncent les dérives et les faiblesses du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée sont traités d’étrangers, de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le MPR Parti-Etat que nous croyions définitivement mort est ressuscité par l’UDPS. Le djalelo est revenu avec force. Même certains professeurs d’université n’hésitent pas de se coucher sur leurs ventres pour avoir des privilèges de la part du chef. Même le pouvoir dictatorial de Mobutu, au sommet de sa gloire, n’a pas traité les opposants, les résistants et les leaders d’opinion Congolais d’étrangers. L’UDPS devient ridiculement le parti qui retire et distribue la nationalité congolaise à qui il veut. Pour avoir publié l’article de la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui demande que la modification de la Constitution puisse intervenir à la fin du pouvoir de Mr Félix TshilomboTshisekedi après les élections de 2028, le journaliste Freddy MULONGO MUKENA est menacé et traité de membre de l’AFC/M23. Quel est son péché ? La Constitution congolaise limite la durée du mandat présidentiel à deux. Mr Félix Tshilombo veut braver l’article 220 de la Constitution. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) n’est pas aussi membre de l’AFC/M23 et du Rwanda. Mr Freddy MULONGO MUKENA est un grand journaliste connu de longue date en République Démocratique du Congo et dans la diaspora congolaise avec sa radio Réveil FM International. C’est un journaliste d’investigation pointillé, un pamphlétaire de renom avec son style particulier. Il a battu aussi sa réputation avec sa série de 10 questions posées à plusieurs acteurs politiques et d’opinion Congolais. Il est aussi un grand combattant de la liberté et de la justice en tant qu’acteur de la société civile. Il n’épargne personne dans ses écrits. Il peut aussi attaquer sévèrement la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui n’a pas de relation particulière avec lui. Le Journaliste Freddy MULONGO MUKENA publie simplement les articles que la CNC envoie à tous journalistes et professionnels de l’information et de la communication. Il n’est pas aussi membre de la CNC. 2. La CNC appelle à l’application de l’article 64 de la Constitution pour mettre fin à la dictature de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. LaCoalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mobiliser autour d’elle pour mettre fin à la dictature de Mr Félix TshilomboTshisekedi. L’heure est grave au moment où une partie du territoire est occupée à l’Est. Nous risquons de vivre une balkanisation de fait. C’est la raison pour laquelle la CNC continue d’appuyer l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 13 mars 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
RDC. La CNC préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Félix Tshisekedi

TRIBUNE. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) suit avec une attention particulière les débats nés de l’intervention de Mr Bahati Lukwebo, notamment quand il affirme : « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? ». Cette phrase, largement relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux, s’inscrivait dans le cadre du débat national sur l’éventualité d’une réforme constitutionnelle en RDC. Pour Bahati Lukwebo, l’âge de la Constitution ne peut être considéré comme un argument suffisant pour justifier son remplacement ou sa modification. Ainsi, la République Démocratique du Congo n’a pas de problème des textes, mais d’hommes qui n’appliquent pas la Constitution. La polémique soulevée par l’intervention de ce dernier qui est membre du Présidium de l’Union Sacrée souillée montre clairement que même certains membres de l’Union sacrée ne veulent pas à entendre parler de la modification de la Constitution pour permettre à Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de se maintenir au pouvoir après 2028. La CNC est catégorique et souligne que le mandat de ce dernier se terminera en 2028, qu’il pleuve ou qu’il neige. La CNC dit non à une nouvelle dictature. 1. Les membres de l’UDPS et de l’Union sacrée pris dans leurs propres pièges. En 2015 dans l’opposition, avec l’appui de la société civile et du Comité Laïc Catholique, l’UDPS s’est opposée farouchement à la révision de la Constitution par le pouvoir de Joseph Kabila, notamment en ce qui concerne l’article verrouillé 220 qui limite la durée du mandat présidentiel. Il s’agit bien strictement de deux mandats de cinq ans. Si le ridicule pouvait tuer les vuvuzela de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Que de la cacophonie avec des propos contradictoires ! 2. Pour la CNC, la Constitution sera modifiée après le départ du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi en 2028. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), la RDC a un problème des hommes et des textes. La Constitution actuelle appelle une modification, pour ne pas dire un changement. Mais cela n’interviendra qu’après le départ de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi du pouvoir. La CNC ne va pas tolérer qu’il modifie la Constitution pour se maintenir au pouvoir après 2028. 3. La CNC propose que le problème de la Constitution soit traité lors d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie toujours l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Elle propose que le problème de modification ou de changement de la Constitution soit traité lors du dialogue national inclusif en préparation. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 09 mars 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole Contact : Mail : coalition2024@gmail.com
Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Six pays du bassin du Congo — Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo — travaillent à prendre des mesures audacieuses pour débloquer des paiements fondés sur les résultats et le financement climatique. Les feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo,nouvellement lancées et développées avec le soutien de la Banque mondiale, servent de plans pour transformer la vaste richesse forestière de la région en un moteur puissant de croissance résiliente au climat, de développement durable et d’emplois verts. Ces feuilles de route fournissent des plans spécifiques à chaque pays, pour aider les pays du bassin du Congo à haute forêt et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière crédible et efficace sur les marchés mondiaux du carbone, à mobiliser un financement basé sur les résultats et à transformer leurs actifs forestiers en moteurs de croissance résiliente face au climat. Adaptées à la préparation et au paysage institutionnel de chaque pays, les feuilles de route s’appuient sur les données fondamentales des Comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiquespour le bassin du Congo pour créer un cadre complet alignant les objectifs nature et climatique avec les priorités nationales de développement. Dans le cadre des services analytiques et consultatifs (ASA) plus larges de la Banquemondiale pour le bassin du Congo, ces feuilles de route visent à transformer le récit du développement régional — passant d’une perte ou dégradation forestière à une croissance axée sur les forêts. « Les forêts du bassin du Congo offrent plus que la simple régulation climatique mondiale — elles représentent des actifs financiers essentiels et une opportunité de développement », a déclaré Chakib Jenane, directeur régional de la pratique de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ces feuilles de route constituent le lien crucial et montrent comment les pays peuvent convertir le capital naturel en investissements tangibles générant des revenus, des emplois et de la résilience pour les communautés locales. » Les feuilles de route appellent à une coordination institutionnelle renforcée, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, ainsi qu’à des systèmes numériques robustes de Surveillance, Reporting et Vérification (MRV) alignés sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Alors que des pays comme le Gabon, la République du Congo progressent avec des accords pilotes basés sur les résultats et des progrès REDD+, d’autres comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en sont aux premiers stades de leur développement. Les opportunités abondent également en République démocratique du Congo et au Cameroun. Les feuilles de route mettent en lumière les lacunes et priorisent les actions clés qui permettront aux pays de tirer parti du potentiel des marchés du carbone et du financement climatique. « Les marchés du carbone peuvent changer la donne pour les pays du bassin du Congo — mais seulement si les conditions favorables sont en place », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. « Ces feuilles de route stratégiques offrent un guide pratique de bout en bout pour que les gouvernements mettent en œuvre le financement carbone, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, l’engagement du secteur privé et les bénéfices pour les communautés locales. » Élaborées à travers de larges consultations des parties prenantes et ancrées dans des priorités nationales, ces feuilles de route aident les pays à : Ces feuilles de route climatiques pour les marchés du carbone représentent une convergence d’emplois, d’environnements et d’agendas économiques. BM
RDC. La CNC exige la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et s’insurge contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et préconise une justice équitable pour tous contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Les arrestations des acteurs politiques et d’opinion qui se multiplient en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, inquiètent de plus en plus toute la société congolaise, tant les méthodes ressemblenet à ce que nous avons vécu avec les « Hiboux » (milices du pouvoir) à l’époque de la présidence languissante de Mobutu Sese Seko. Est-ce l’histoire qui se répète ? Un peuple qui ignore son histoire est condamné de répéter les mêmes erreurs. Une nouvelle dictature s’installe sans aucun doute en République Démocratique du Congo. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est déterminé à punir toute voix opposée ou discordante à la sienne. On enregistre des dérives avec des milices du pouvoir que personne n’arrive plus à contrôler. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), attachée à une vraie justice, demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion qui sont arrêtés et la mise en place des procédures justes de justice. 1-La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est mobilisée contre le retour de la dictature en République Démocratique du Congo. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le Peuple Congolais à la vigilance face à la nouvelle dictature qui se met violemment en place avec le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée, voire diabolique. Cela nous rappelle tristement les graves moments de descente en enfer du pouvoir de Mobutu Sese Seko avec ses « hiboux ». Ils nous ont vanté hier le deal FCC-CACH. Ajourd’hui, c’est devenu un mariage impossible et diabolique. Il faut une transparence totale de la justice pour éclairer le Peuple Congolais qui vit déjà dans l’insécurité totale, sans oublier son extrême pauvreté. 2-La justice doit être équitable pour éviter de briser la cohésion sociale fragile et l’unité nationale menacée. La RDC connait une crise terrible sur le plan sécuritaire et risque d’être balkanisée de fait. Il faut faire très attention et éviter tout ce qui nous divise profondément face à nos ennemis. Il faut libérer tous les acteurs politiques et d’opinion arrêtés. La CNC s’insurge contre l’instrumentalisation politique de la justice et plaide pour une justice indépendante. La CNC souligne toujours l’obligation pour notre pays d’avoir un système judiciaire approprié avec des acteurs honnêtes, car c’est la justice qui élève une nation. 3-La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif, soue l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notrebeau pays, la RDC. La CNC saisit cette occasion pour adresser un message de paix et d’espoir au Peuple Congolais meurtri. Que Dieu protège le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 30 janvier 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau CongoIsidore EKOFO LOKENYOLe Porte-parole
Fiston Mukunayi : la paix en RDC ne peut être rétablie sans un dialogue avec le M23

L’avocat et homme politique congolais accuse le président Félix Tshisekedi de double discours et de calcul politique au détriment des populations Dans la situation actuelle, il est impossible de rétablir la paix en République démocratique du Congo (RDC) sans un dialogue avec le M23, affirme Fiston Mukunayi, convaincu que cette réalité est connue de tous, y compris du président Félix Tshisekedi, qui en est parfaitement conscient. « Pourtant, au lieu d’assumer clairement cette option et de chercher une solution courageuse et responsable, il préfère jouer au double discours et gagner du temps », déplore l’avocat pénaliste et homme politique congolais. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce dernier va jusqu’à penser que « son objectif c’est sa survie politique et la préparation d’un glissement vers 2028 ». Pour Fiston Mukunayi, c’est pour cette raison que le discours président congolais « change à tout bout de champ. Un jour, il jure qu’il n’y aura jamais de dialogue avec les rebelles ; le lendemain, il ouvre la porte à des négociations indirectes ; puis, encore après, il se replie derrière des promesses sans lendemain ». A ceux qui pensent que cette « incohérence » relève d’une simple erreur de communication, l’avocat répond : « c’est une stratégie calculée pour brouiller les pistes, fatiguer l’opinion publique et repousser toute décision décisive ». Il se trouve, malheureusement, que « pendant que le pouvoir manœuvre, c’est la population qui paie le prix fort. Les civils continuent de mourir, les villages sont vidés de leurs habitants, des millions de Congolais vivent dans l’angoisse permanente et l’extrême précarité. Chaque jour de tergiversation politique se traduit par des vies brisées, des familles déplacées et un État un peu plus affaibli ». L’homme politique qu’il est en est convaincu : le temps que le régime de Kinshasa « cherche à gagner est du temps que le peuple perd ». Par ailleurs, quoi qu’on ne le dise pas souvent, « utiliser la guerre et l’insécurité comme outils de calcul politique est irresponsable et indigne ». Face à l’urgence nationale, certains ont choisi le calcul personnel plutôt que l’intérêt du peuple congolais, a-t-il conclu. Adrien Thyg
Message de vœux 2026 au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du MPDC et de 3C-RDC

Message au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) « On ne peut jamais vaincre un peuple bien uni et déterminé » Peuple Congolais debout, Chers compatriotes, Le mois de janvier est un mois particulier de nos martyrs et héros. C’est ainsi que nous avons d’abord une pensée pieuse pour tous nos martyrs et héros du plus grand holocauste après la Seconde Guerre mondiale. Notre peuple vit l’une des pires crises de l’humanité avec un bilan macabre s’élevant à plus de 12 millions de morts d’un génocide silencieux qualifié désormais de « Genocost » (Génocide économique perpétré en République Démocratique du Congo – RDC). Nous vivons l’une des plus graves crises humanitaires de l’époque contemporaine avec plus de 8.950.000 déplacés de guerre vivant dans l’abandon sur le sol de nos ancêtres, et avec plus de 1.200.000 réfugiés dans les pays voisins. Des millions de femmes, filles et enfants sont violées et leur avenir compromis. La République Démocratique du Congo est considérée comme l’un des 5 pays plus pauvres de la planète, malgré ses riches ressources naturelles. L’insécurité généralisée sur toute l’étendue du pays risque de devenir une poudrière qui menace notre survie. Une partie du territoire est occupée par des armées étrangères notamment du Rwanda et de l’Ouganda, et un Etat Islamique risque d’être créé à l’Est avec le développement du terrorisme islamiste. La milice Mobondo sème la terreur dans l’espace du grand Bandundu et dans la périphérie de la ville de Kinshasa. Nous présentons nos sincères condoléances à toutes les familles éprouvées et compatissons avec toutes nos populations qui souffrent atrocement. Face à la crise sécuritaire terrible et inquiétante que connaît notre pays, la République Démocratique du Congo, nous remercions et adressons un message patriotique d’encouragement à nos militaires et à nos wazalendo qui sont au front à l’Est pour faire face aux actes terroristes et à l’agression inacceptable des armées étrangères dont celle du Rwanda. La patrie leur sera toujours reconnaissante. Nous saisissons cette occasion pour adresser au Peuple Congolais nos vœux de l’espoir, de la justice, de la paix et de la libération. Chers compatriotes, La trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. C’est désormais une question de vie ou de mort. La grave crise congolaise multiforme a atteint un sommet de non retour avec la chute des villes de Goma, de Bukavu et d’Uvira. Nous sommes entrés dans le piège de balkanisation de fait de notre pays. Nous condamnons les actes barbares du groupe armé de l’AFC/M23 appuyé par le Rwanda. L’humilité nous impose tous de reconnaître que nous avons été incapables de bâtir un pays plus beau qu’avant depuis le départ de Mobutu le 17 mai 1997, comme notre Hymne national nous interpelle. Nous sommes toujours un pays en transition depuis la transition lancée par Mobutu le 24 avril 1990. Nous ne sommes pas sortis de son système politique de prédation, au contraire nous l’avons amplifié. C’est ce système politique qui a instrumentalisé la justice, l’administration, la police, les forces armées et tous les services de renseignement et d’immigration. Ce système a facilité l’affaiblissement et l’infiltration de notre armée, et a amené les jeux des acteurs politiques corrompus, délinquants, prostitués et opportunistes qui ne travaillent généralement que pour leurs intérêts personnels. Ce système a affaibli notre économie et l’a livrée aux forces exogènes ou étrangères. La corruption, la manipulation, la violence, le vol des biens publics, le blanchiment des capitaux et la violation des droits de l’homme sont des méthodes adoubées par ce système politique de prédation. Ce système a renforcé le tennis politique qui est à la base de la prolifération des partis et plateformes politiques dans notre pays. Si nous continuons dans cette mauvaise direction, nous risquons de disparaître comme peuple d’ici à 150 ans. 1. Il nous faut résoudre d’urgence la crise sécuritaire suivant une approche holistique de la crise congolaise. Une réforme titanesque de l’armée, de la police et des services de renseignement et d’immigration s’impose d’urgence pour gagner la guerre d’agression qui nous est imposée injustement. Etant donné que celui qui veut la paix, prépare la guerre, il nous faut d’urgence une réforme profonde, sérieuse et titanesque des Forces Armées de la RDC (FARDC) et de tous les services de sécurité pour espérer des victoires militaires durables. La réforme des FARDC est capitale et incontournable pour défendre notre intégrité territoriale et notre souveraineté nationale. La désintégration de notre armée commence à l’époque de Mobutu avec la misère sociale, la corruption et l’instrumentalisation politique de la justice, de l’armée et de toutes les forces de sécurité. L’augmentation des salaires de militaires ne suffit pas, car une armée mal organisée, mal équipée, mal formée, fragilisée, infiltrée, minée par la corruption et les affairistes de tout bord, totalement instrumentalisée politiquement pour la protection du pouvoir, des individus et des groupes d’intérêt privé, sera incapable de faire face durablement à des armées étrangères et à des groupes armés mieux organisés, bien financés et soutenus de l’extérieur. Il faudra identifier clairement tous les acteurs clés dans les chaines de commandement des FARDC. Il faut éviter des promotions par la loyauté ou le clientélisme politiques, en se fondant sur la discipline, la compétence et l’intégrité morale. Il faut souligner qu’il n’y a pas de victoires possibles avec une logistique chaotique, des renseignements défaillants, l’impunité, la trahison, la corruption et l’infiltration dans les chaînes de commandement. C’est une urgence vitale de monter une armée républicaine et professionnelle, car la diplomatie ne remplace pas la puissance militaire, mais elle la prolonge, pour ne pas dire la renforce. En construisant de manière globale et systémique sa puissance militaire, la voix de la RDC va compter au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et les résolutions ad hoc sur la RDC seront mises en œuvre. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et la Coalition pour le Changement