
CARNET DE ROUTE. Les instructions sont venues directement du CIEL, les formalités ont été moins compliquées à remplir que d’habitude. J’ai obtenu mon VISA (Kimbangi) pour le PARADIS en moins d’une heure. Hourrah s’exclamerait AIME CESAIRE !
Les bouchons à KINSHASA sont infernaux, surtout en pleine journée. J’ai donc opté pour le TAXI-MOTO, malgré les risques que cela comporte, pour arriver le plus tôt possible à destination (au Paradis).
KASA-VUBU, NGIRI-NGIRI, BUMBU jusqu’au marché de SELEMBAO. Aucun véhicule n’a voulu monter la pente pour me déposer à la gare routière. La plupart des taximen redoutent les patrouilles de la police routière. J’ai dû emprunter un autre TAXI-MOTO pour y arriver. C’est à partir de l’U.P.N que j’ai trouvé un véhicule pour MBANZA-NGUNGU (257 km).
Après deux heures de route, nous nous sommes retrouvés coincés dans un long embouteillage à LUILA (Kongo central) à cause d’un accident. Un camion frigorifié a loupé son virage. Les populations se sont ruées sur la marchandise. En moins de 10 minutes, le camion accidenté a été vidé. Mon ESPOIR d’aller me baigner dans le fleuve INKISI pour tirer des FORCES a été ruiné. Il a commencé à faire NUIT, la tentation d’une baignade NOCTURNE dans ce fleuve MYSTIQUE a été très FORTE, mais le bon sens m’a obligé à obéir à la RAISON. Il ne faut pas défier les GARDIENS DE LA NUIT (esprits).
Une demi-heure plus tard, nous voici arrivés à MBANZA-NGUNGU, le second ROCHER (KUKU DIA ZOLE) déposé par mes ANCETRES pour nous servir de repère. Le ministre de l’INTERIEUR a commencé à réclamer son dû, mes BOYAUX ont vibré à l’unisson. J’ai sauté sur le premier GROS manioc exposé sur l’étal.
NA BETI MBIKA NA KWANGA . SOMO !
Il y avait un véhicule presque chargé à destination du PARADIS. 45 minutes après, nous étions sur la route. Premier barrage de contrôle pour apposer des cachets sur nos KIMBANGI. Mal inspiré par la bouteille de TEMBO, le chauffeur s’est cru malin de jouer au pilote de FORMULE 1 sur une piste non-bitumée. Il y avait des femmes et des enfants en bas âge. Une tempête de brimades s’est abattue sur lui. Il a aussitôt levé le pied sur l’accélérateur. 22h05, nous voici à GOMBE-MATADI (égrégore catholique) pour une pause d’un quart d’heure.
Ce n’est qu’à 23h18 que nous sommes arrivés aux PORTES DU PARADIS à WENO. L’obstacle a vite été levé au premier poste de contrôle (LIBAYA). Arrivés au second, les vigiles (NKENGI) ont été formels : « LES PORTES DU PARADIS SONT FERMEES A PARTIR DE 22H00 ». Nous sommes dans une région vallonnées entourées de cours d’eau et d’une épaisse forêt. On ne pouvait laisser les FEMMES et les ENFANTS dormir à la BELLE ETOILE. Après un échange fraternel, les vigiles ont été FLEXIBLES. Une maison bien aménagée a été mise à leur disposition. Quant à moi, j’ai passé la nuit au TRIANGLE (les connaisseurs connaissent) dans l’appartement d’un frère.
Le KONGO restera UN et INDIVISIBLE
La R.D.C, c’est chez MOI, que cela PLAISE à certains ou NON.
DIEGO CAO, LEOPOLD II, STANLEY, DEBRAZZA, BISMARCK, au DIABLE (botumbama na LIFELO.)
La suite demain.
INGETA !
Par
N.Y.S.Y.M.B LASCONY est chercheur pluridisciplinaire originaire de la rive-droite du Congo (Brazzaville) et Globe trotter. Formé en Histoire dans les grands centres initiatiques de l’arrière-Afrique (Tombouctou, Djenné, Gao, Fambori, Kéla, Axum, Bahir dar, Gondar, Lalibela, Tiébélé, Ejisu…), il parcourt le Globe à la recherche des trésors inconnus et des images inédites.



