RD Congo. L’impuissance du régime Tshisekedi face au Rwanda de Kagame

OPINION. L’implication du Rwanda dans la déstabilisation et le pillage des ressources naturelles de la RD Congo est un secret de polichinelle. Les rapports des Nations unies à ce propos se succèdent et se ressemblent.

Que l’ONU affirme dans un récent rapport que le Rwanda a participé à des attaques contre les positions des Forces armées congolaises aux côtés des voyous du Mouvement du 23 Mars (M23) n’a rien de surprenant. Nous l’avons dit et répété : le M23 est un mouvement tutsi rwandais créé par le Rwanda pour les intérêts du Rwanda en RDC.

Les Congolais n’ont donc pas besoin de savoir si le Rwanda soutient ce mouvement de tueurs qu’il a lui-même créé, ils veulent plutôt une réponse ferme de leurs autorités face à cette énième agression rwandaise. Or tout porte à croire que le régime de Félix Tshisekedi n’est pas disposé à rompre définitivement avec le Rwanda de Paul Kagame. Je m’en veux pour preuve l’interview accordée à #France24 par le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula.

À la question : « Qu’envisagez-vous au niveau national » suite à la publication du rapport de l’ONU, Lutundula se contente dire que la RDC va « déployer une diplomatie davantage active » avant d’ajouter : « Nous allons aussi continuer le combat sur le terrain; il faut qu’on le sache ».

On aurait pu penser que par la formule « continuer le combat sur le terrain », Lutundula faisait allusion à l’action militaire, qui est un élément essentiel de la diplomatie en temps de conflit. Mais non. Pour le ministre congolais, le fameux « combat sur le terrain » consiste à mobiliser la population congolaise sur le terrain. Autrement dit, #Félix_Tshisekedi ne fera rien de sérieux pour dissuader le Rwanda de continuer à entretenir la mort et la désolation au Nord-Kivu. Même si le désir de divorcer d’avec le maître de Kigali est là (selon des informations en ma possession), Tshilombo et son régime vont continuer à surfer sur la colère populaire, sans plus. Tout ceci permet de comprendre la posture du pouvoir congolais, qui surfe sur la colère populaire à l’endroit de la Monusco pour détourner l’attention sur son incapacité à sécuriser les Congolais…

J’y reviendrai plus en détail prochainement…

Par Patrick Mbeko

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