
CARNET DE VOYAGE. Le festival AFRICAN ZURI s’est clôturé au Musée national de Kinshasa, le dimanche 3 juillet 2022 au petit matin, avec un concert époustouflant de YOUSSOU NDOUR et un magnifique défilé de mode africaine. 18 pays AFRICAINS sur 54 ont été présents. Une belle réussite.
Dans l’après-midi, je me suis laissé vivre à la Gombe, alors que j’étais censé faire un discours de clôture (facultatif). Puis je me suis endormi comme un bébé après avoir consommé le verre de TROP. Je me suis réveillé au BON moment. Heureusement.
Je n’ai pas eu le temps d’enfiler mon costard SOIGNEUSEMENT repassé et ma paire de godasses STRICTEMENT cirée. J’ai sauté sur le premier taxi pour me rendre au Musée national. Les choses sérieuses n’avaient pas encore commencé. C’était l’heure du buffet. Mon ventre était déjà saturé.
Cinq minutes plus tard, je me retrouvai sur le podium en T-SHIRT (que mes parents me pardonnent outre-tombe). Le VERBE aidant (djelya oblige), je suis parvenu à faire oublier ma tenue vestimentaire en alignant QUATRE proverbes africains d’une profondeur ABYSSALE. Le tour était joué, puis le SENEGAL m’y a succédé, un YOUSSOU NDOUR au sommet de sa forme. Un EXCELLENT orchestre, le rythme bien en place, deux choristes, deux danseurs ACROBATIQUES (homme et femme), trois percussionnistes dont un joueur de TAMANI (talking drum) et un saxophoniste ténor. La communauté SENEGALAISE de KINSHASA a fermé boutique à temps pour ne pas rater son idole, l’enfant du pays.
Franchement, YOUSSOU NDOUR est un musicien qui force le RESPECT. Il est PROFESSIONNEL, PONCTUEL, PATRIOTE, RICHE, DISCRET et SIMPLE. Ses musiciens sont PROPRES et SOBRES. Sans oublier son staff de GROS bras qui assure sa sécurité.
Hormis le JAZZ, le REGGAE (de moins en moins), FELA et certaines musiques traditionnelles (africaines en particulier), je n’écoute pas autre chose. Mais tant qu’un artiste honore l’AFRIQUE, je suis prêt à l’écouter des heures. J’ai vu YOUSSOU NDOUR à ses débuts à Paris, son succès ne m’a pas surpris. Il mérite d’être à sa place. Après sa GRANDE performance, il a zappé le point de presse et la foule de journalistes qui l’attendait pour entrer directement dans une grosse caisse et disparaitre, attitude TRES surprenante pour un artiste qui se démarque habituellement par sa simplicité.
KINSHASA a accueilli l’événement sportif du 20e siècle « RUMBLE IN THE JUNGLE » en octobre 1974. Les JAMES BROWN, B.B KING, MYRIAM MAKEBA, CELIA CRUZ, THE SPIDERS, MUHAMMAD ALI, GEORGE FOREMAN, LARRY HOLMES, DON KING, etc. Des MEGAS stars qui se sont prêtées aux questions des journalistes. Qu’est-ce qui pouvait bien justifier l’attitude de l’enfant de la MEDINA ?
Je NE suis pas journaliste, mais c’est grâce à leur plume que les artistes, sportifs et d’autres personnalités doivent en partie leur notoriété.
Si le frère YOUSSOU NDOUR était épuisé ou avait un rendez-vous urgent, il est excusable. Si c’est juste un caprice de vedette, ce serait vraiment regrettable. Pour l’instant mon admiration pour le musicien sénégalais reste INTACTE.
La soirée s’est terminée par un défilé de mode africaine (Tunisie, Tchad, Afrique du sud, Burkina faso, Gabon….).
MARTINE DABIRE, styliste burkinabè, en a été la grande révélation. Je pensais tout connaître du FASO, me voici surpris par cette belle découverte.
Des invitations dans des festivals culturels sur le continent et ailleurs, j’y ai répondu présent des dizaines de fois. En toute honnêteté AFRICAN ZURI a placé la barre au dessus des ETOILES. Il va falloir emprunter une FUSEE pour élever la barre aussi HAUT.
J’ai eu TORT d’avoir sous-estimé la TANIERE DES LEOPARDS ( Congo).
Désormais, j’y serai moins éloigné. INGETA !
Par Nysymb Lascony