Alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’active pour l’opérationnalisation de son intervention militaire au Niger où les tombeurs de Mohamed Bazoum ne montrent aucune volonté de réinstaller le président déchu dans son fauteuil, la diplomatie algérienne s’est mise en branle, à l’effet de trouver une solution pacifique à la crise.

C’est ainsi que le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a entamé, le 23 août dernier, une mini-tournée qui l’amènera successivement au Nigeria, au Bénin et au Ghana, pour prêcher le sermon de la non-violence auprès des dirigeants de ces pays engagés dans le projet de déloger par la force du canon, le Général Tchiani du palais présidentiel de Niamey.

La question qui se pose est la suivante : quelles sont les chances de succès de cette médiation algérienne qui intervient près d’un mois après le coup d’Etat au Niger, au moment où la CEDEAO n’est pas loin de perdre patience face à l’option de la diplomatie qui peine véritablement à dessiner un scénario crédible de sortie de crise…

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