À la lisière du Sahara, les Nigériennes de retour au pays reconstruisent leur vie

À la lisière du Sahara, les Nigériennes de retour au pays reconstruisent leur vie

ZOOM. L’odeur sucrée des arachides grillées embaume l’air jusque dans la rue. Il est à peine huit heures du matin dans le quartier Sabon Gari de Tahoua, mais les femmes sont déjà au travail et ont commencé à décharger la moto bleue à trois roues. Amina observe le ballet des travailleuses, les yeux brillants, et slalome aisément entre les ouvrières et les sacs de cacahuètes empilés contre le mur. Elle n’est plus cette femme dont la vie tenait autrefois dans quelques valises sur un trottoir de Tripoli. Aujourd’hui, elle est connue dans le quartier sous un autre titre : la Présidente. Ici, à la lisière du Sahara, au sud du Niger, là où les terres agricoles cèdent peu à peu la place aux vastes pâturages du nord, l’inattendu s’est produit. Tahoua est depuis longtemps une étape sur les routes migratoires qui mènent vers la Libye et au-delà. Pendant des décennies, la cité était surtout connue comme un lieu de passage vers le nord. Mais dans cette ville située au cœur de la région d’Ader, des femmes comme Amina commencent à faire de ce lieu autre chose. Leurs histoires parlent de retour, de reconstruction et d’avenir, un avenir qui ne repose pas sur le risque de tout perdre en empruntant des routes migratoires dangereuses.  La vie d’Amina a toujours été marquée par la migration. Aînée d’une fratrie de trois enfants, elle est née en Libye après que ses parents aient quitté le Niger au début des années 1990 à la recherche d’un emploi.   « Ils sont partis parce qu’il n’y avait pas d’opportunités ici à l’époque », explique Amina.   Pendant trente ans, la famille a reconstruit sa vie en Libye. Puis, en 2015, tout a basculé. Son père est décédé de manière inattendue, emportant avec lui la stabilité qui maintenait la famille unie.   « Quand mon père est décédé, tout s’est effondré », se souvient Amina d’une voix calme. « C’était lui qui subvenait aux besoins de la famille. Après cela, nous n’avions même plus de quoi payer le loyer. Nous avons fini par vivre dans la rue. » Luttant pour survivre, la famille a pris la difficile décision de retourner au Niger. C’était un retour dans un pays qu’Amina n’avait jamais vraiment connu, un endroit que ses parents avaient quitté bien avant sa naissance. Ce retour a apporté un certain soulagement. Le fait d’être entourés par leur famille élargie les a aidés à se sentir moins seuls. Mais ce soulagement n’a pas résolu leur problématique la plus urgente : ils devaient reconstruire leur vie.  Partout au Niger, la migration continue de façonner d’innombrables vies. Rien qu’en 2025, environ 4,4 millions de migrants ont été recensés dans les dix points de suivi des flux migratoires gérés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le cadre de sa Matrice de suivi des déplacements (DTM) dans le pays. Ces chiffres impressionnants restent souvent abstraits pour beaucoup. Pourtant, derrière ces chiffres se cachent des histoires comme celle d’Amina : une famille à la recherche d’opportunités, confrontée à des risques inattendus et qui tente quand même de se reconstruire. Dans la région de Tahoua, l’OIM a aidé plus de 3 000 personnes grâce à des programmes de protection et de réintégration. Ces initiatives comprennent un soutien psychosocial, des formations et des activités génératrices de revenus qui aident les personnes de retour à recommencer leur vie. Et la vie d’Amina a changé lorsqu’elle a rejoint la coopérative Tatalin Jarin Mata. Au début, elle y a trouvé quelque chose de simple : un lieu où travailler et apprendre aux côtés d’autres femmes qui étaient également revenues après un parcours de migration. Mais ce travail l’a marquée plus profondément. Elle a pu se former à la gestion budgétaire, aux systèmes d’épargne et la prise de décision collective. Peu après, la coopérative a pu s’équiper de motos à trois roues, de bétail et d’outils qui leur ont permis de commencer à produire de l’huile et de la pâte d’arachide.   « Au début, nous n’étions pas rassurées », raconte Amina. « Mais petit à petit, nous avons compris que nous pouvions y arriver ensemble. »    La coopérative a démarré avec huit femmes. Aujourd’hui, elle a doublé de taille et compte seize membres qui travaillent dans plusieurs domaines d’activité. Outre la production d’huile d’arachide, les employées gèrent des services de livraison et organisent des petites ventes au détail. Le groupe emploie également quatre chauffeurs pour faire les livraisons à moto. « Regardez-nous maintenant ! », s’exclame Amina. « Avant, notre subsistance dépendait toujours de quelqu’un. Aujourd’hui, nous vivons dans une maison en dur, nous payons notre loyer, et si un de nos enfants tombe malade, nous allons directement à la pharmacie sans avoir besoin de personne. » Longtemps invisibles, elles font entendre leur voix, reprennent confiance en elles et retrouvent leur place dans des sociétés profondément régies par des normes patriarcales. La petite boutique de la coopérative est progressivement devenue un lieu de rencontre dans le quartier. Les chauffeurs viennent y chercher leurs livraisons et des jeunes femmes s’arrêtent pour poser des questions sur le fonctionnement de l’entreprise. Pour beaucoup à Tahoua, la coopérative est devenue la preuve que le retour au pays peut ouvrir de nouvelles possibilités.  Le rôle d’Amina a également évolué. Au sein du groupe, elle a été élue présidente, et elle est désormais chargée de prendre certaines décisions et de représenter la coopérative lors des réunions avec les autorités locales et les partenaires. Elle n’est plus « la migrante ». Elle est devenue « la présidente ». Lors des réunions de quartier, on lui donne la parole. Et lorsqu’elle s’exprime, en particulier devant les jeunes tentés par ce qu’elle appelle le mirage libyen, on l’écoute. « Lorsque des jeunes me disent qu’ils veulent partir pour la Libye, je leur explique à quoi ressemble vraiment la vie là-bas », dit-elle. « Parfois, la réalité est très différente de ce qu’on imagine. » Elle les encourage plutôt à envisager de trouver un travail plus proche de chez eux. La coopérative est devenue une véritable école pour ces jeunes femmes : elles acquièrent des compétences techniques et y trouvent quelque chose de moins tangible

Ouverture à Niamey de la réunion des experts de la commission mixte Nigéro-Algérienne de coopération

Ouverture à Niamey de la réunion des experts de la commission mixte Nigéro-Algérienne de coopération

L’ambassadeur Souleymane Issakou secrétaire général du Ministère des affaires étrangères, de la Coopération et des Nigeriens à l’extérieur, a présidé, ce dimanche 22 mars 2026, l’ouverture de la réunion des experts de la commission mixte Niger-Algérienne de coopération.  Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation algérienne, le Secrétaire général du ministère nigérien des affaires étrangères a déclaré que »cette session se tient à Niamey après un peu plus d’un mois de la visite de haut niveau effectuée à Alger les 15 et 16 février 2026 par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat, du Niger où d’importants engagements ont été pris par nos deux pays en vue du renforcement d’une coopération bilatérale axée sur le respect mutuel et fondée sur des valeurs de paix, de stabilité et de développement ‘’. Aussi, a-t-il souligné, ‘’elle intervient dans un contexte où le Niger a pris la sage et courageuse décision de rompre avec certaines organisations régionales et certains partenaires traditionnels qui ne répondent plus à ses aspirations légitimes et a décidé de renforcer sa coopération avec des pays avec lesquels il partage des valeurs communes telle que la République scœur de l’Algerie ‘’. Pour Souleymane Issakou la tenue de cette session de la Grande Commission Mixte, 2ème du Genre revêt  »toute sa signification politique et son importance stratégique », soulignant  su’il s’agit ici  »d’un cadre de dialogue reflétant la solidité de nos relations fondées sur le respect mutuel, la coopération constructive et la volonté partagée de promouvoir le développement durable au bénéfice de nos peuples ‘’. Selon toujours le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères  »nos échanges s’inscrivent dans une dynamique de refondation nationale au Niger, par laquelle notre pays tient à affirmer haut et fort sa volonté claire de redéfinir les priorités stratégiques de l’Etat, de renforcer la souveraineté nationale et de bâtir des Institutions plus résilientes, capables de répondre efficacement aux aspirations légitimes des populations nigériennes ‘’. ‘’Durant deux jours, il sera attendu de vous une réflexion sur la mise en cœuvre des anciens accords et l’adoption de nouveaux, ainsi que l’examen de futurs instruments juridiques de cette coopération ‘’ a-t-il laissé entendre, ajoutant, en s’adressant toujours aux participants, ‘’vous passerez à la loupe la coopération économique, commerciale et financière entre nos deux pays et dégager les perspectives de son renforcement’’.  »Il sera aussi question de jeter les jalons d’une coopération militaire et sécuritaire entre nos deux pays afin de mutualiser ensemble nos efforts et nos moyens de lutte contre le terrorisme et l’insécurité qui gangrène la bande sahélo-saharienne ‘’ a-t-il annoncé.  Cette session permettra aussi de réfléchir sur ‘’la coopération culturelle. scientifique, technique et sociale et sur les questions relatives à l’énergie, aux hydrocarbures et au transport et transit entre nos deux pays dans un contexte où le Niger, avec de muitiples menaces et chantages de certains pays, tend à faire du corridor algérien un pole pour son approvisionnement et ses opérations économiques et commerciales, à envisager le transport de ses produits stratégiques vers le marché international ‘’ a ajouté l’ambassadeur Souleymane.  Notons qu’auparavant le chef de la délégation Algérienne, M. Boualem Chebihi, a pour sa part pris la parole pour faire remarquer que ‘’ la tenue de cette réunion d’experts en prélude à la deuxième session de la grande commission mixte, Algéro-Nigerienne, constitue une étape importante dans le renforcement de nos relations bilatérales ‘’.  Selon lui ‘’ les relations entre l’Algérie et le Niger reposent sur des liens historiques, solides, nourries par la fraternité, la solidarité et une convergence de vues sur les enjeux majeurs de notre région. Aujourd’hui, il nous appartient en tant qu’experts de traduire cette volonté politique en résultat concrets ‘’. À ce titre, ‘’ nos travaux devront s’articuler autour de priorités claires, consolider les acquis, accélérer la mise en œuvre des projets structurants et élargir la coopération à de nouveaux secteurs porteurs ‘’ a-t-il fait savoir, soulignant qu’une ‘’une attention particulière devra également être accordée à la promotion des échanges économiques et commerciaux et à la concrétisation de projets à fort impact au bénéfice de nos populations, notamment dans les zones frontalières ‘’. Pour le chef de la délégation Algerienne,  »ces travaux se tiennent dans un contexte régional exigeant, marqué par des défis sécuritaires persistants, et que face à ces enjeux, l’Algérie réaffirme son engagement à renforcer sa coopération avec le Niger dans le respect de sa souveraineté et dans le cadre d’une approche globale alliant sécurité et développement ‘’. S’adressant au experts, M. Boualem Chebihl de leur rappeler que ‘’ votre rôle est fondamental, vous êtes les artisans de la coopération concrète entre nos deux pays par votre expertise, votre engagement et votre sens de responsabilité. vous avez la capacité de transformer les orientations stratégiques de nos dirigeants en résultats tangibles et durables ‘’. ANP

Nomination à la tête de la BCID-AES : Le Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA, un architecte du développement au service de la souveraineté financière sahélienne

Nomination à la tête de la BCID-AES : Le Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA, un architecte du développement au service de la souveraineté financière sahélienne

Dans un contexte de profondes mutations institutionnelles et économiques au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA à la présidence de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES) constitue un événement majeur qui mérite d’être salué à sa juste valeur. Bien que passée relativement sous silence, cette désignation revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral. Professeur Titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur BAYALA incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle. Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes. Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d’un outil structurant de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif. Sur le plan régional, il a dirigé le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, qu’il a repositionné comme centre régional d’excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique. Il a également intégré le haut management de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région. La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) n’est pas une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’Confédération des Etats du Sahel, portée par le Collège des Chefs d’Etat de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement de son développement. Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant : de financement des infrastructures stratégiques ; de soutien à l’industrialisation ; de mobilisation de ressources internes et régionales ; de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique. La désignation du Professeur BAYALA à sa tête traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours individuel remarquable, cette nomination est également une source de fierté nationale. Elle témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d’occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales. Elle illustre aussi la confiance placée dans l’expertise burkinabè pour porter des instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.

Retro 2025 : l’économie nigérienne a connu une croissance soutenue de 6,5% durant la période 2023-2025

Retro 2025 : l’économie nigérienne a connu une croissance soutenue de 6,5% durant la période 2023-2025

Au cours de l’année 2025, le Niger a connu d’importantes évolutions en matière de partenariats, notamment sur le plan économique avec une croissance soutenue de 6,5% durant la période 2023-2025. Ces dynamiques traduisent la volonté des autorités de renforcer la souveraineté nationale. Sur le plan économique, le Niger a signé plusieurs accords de partenariat et de coopération, tout en menant diverses activités entrant dans le cadre du développement économique du pays. Ces initiatives concernent particulièrement les secteurs clés tels que le secteur minier, l’agriculture, l’énergie et l’industrie, qui constituent les principaux leviers de croissance nationale. Le secteur minier et celui de l’agriculture connaissent des avancées notables. Dans cette   dynamique, le Président de la République a effectué une tournée dans l’ensemble des régions du pays. Cette visite de terrain lui a permis d’évaluer les potentialités locales, de visiter plusieurs projets économiques et d’échanger avec les acteurs des différents secteurs qui contribuent directement à l’économie nationale. À cette occasion, il a lancé un appel fort en faveur de la ré-industrialisation du Niger, considérée comme une étape essentielle vers un développement durable. Parmi les mesures phares adoptées figure le décret relatif à l’achat et à la promotion des produits locaux, visant à soutenir la production nationale et à renforcer l’économie intérieure. L’année 2025 est aussi marquée par des décisions stratégiques telles que la ‘’Nigérisation’’  des postes au sein de certaines entreprises ;  la poursuite du projet  de la raffinerie de Dosso ainsi que la mise en œuvre du Programme de Grande Irrigation, destiné à renforcer la sécurité alimentaire et la productivité agricole. Par ailleurs, le Niger bénéficie de l’accompagnement de partenaires financiers majeurs, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, le Fonds Monétaire International à travers des projets structurants soutenant l’investissement, les infrastructures et le développement humain. L’assainissement et les réformes des finances publiques se poursuivent. L’encours de la dette est à croissance économique soutenue de 6,5% en moyenne entre 2023-2025 et une mobilisation accrue des recettes fiscales, malgré les défis liés à l’insécurité et aux sabotages extérieurs, selon le Ministère de l’économie et des finances. En termes de perspectives économiques, le pays devrait connaître une croissance de 7% en moyenne entre 2026-2029. Abdourahamane Salifou/ANP

Niger : Le gouvernement adopte le projet d’ordonnance portant loi des finances pour l’année budgétaire 2026

Niger : Le gouvernement adopte le projet d’ordonnance portant loi des finances pour l’année budgétaire 2026

Le gouvernement nigérien réuni en conseil des ministres, ce mercredi  31 décembre  2025 sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani a examiné et adopté le projet d’ordonnance portant loi de Finances pour l’année  budgétaire 2026. Ce projet d’ordonnance est élaboré, selon le communiqué final dudit conseil, ‘’sur la base de la note de cadrage macroéconomique et budgétaire 2026-2028 et prend en compte les orientations formulées dans le Programme de la Refondation de la République en matière de développement inclusif et de stabilité budgétaire’’. Ainsi, l’élaboration de ce projet de loi de finances ‘’intervient dans un contexte mondial marqué par l’accentuation des tensions commerciales et diplomatiques, des grandes incertitudes entourant les politiques publiques dans les pays avancés et la poursuite des différents conflits dans certaines parties du monde’’ rapporte la source. A cet effet, le budget 2026 est élaboré sur la base de plusieurs hypothèses dont, ‘’le  dynamisme du secteur agricole, grâce à la mise en œuvre du programme de soutien à la campagne agricole et pastorale et une intensification des cultures irriguées, la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République 2025-2029 qui opérationnalise la Vision du Président de la République, la poursuite de la mise en œuvre des grands projets, la généralisation et l’intensification de la production irriguée et d’importants programmes d’investissements dans le domaine de l’énergie, la poursuite de l’exportation du pétrole brut, avec un niveau de production journalière en nette augmentation en 2026, la  hausse de la production de l’Uranium, en lien avec notamment le début de la production de la Société Minière de DASA (SOMIDA) à partir de 2026, la production de l’or qui connaitrait une augmentation moyenne de 5,2% en moyenne sur la période 2026-2028 et le développement des zones économiques spéciales notamment les zones agro-industrielles de Niamey et de Maradi’’ detaille le communiqué du conseil des ministres.  Enfin, selon la même source, ‘’le projet d’ordonnance portant loi de finances au titre de l’année budgétaire 2026, institue des mesures visant à soulager les populations et à soutenir la production nationale’’ . ANP

Télévision AES : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani à l’inauguration officielle

Télévision AES : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani à l’inauguration officielle

Les présidents Ibrahim Traoré du Burkina Faso, Assimi Goïta du Mali et Abdourahamane Tiani du Niger ont inauguré, mardi 23 décembre 2025 à Bamako, la Télévision de la Confédération des États du Sahel (Télévision AES). « Les Chefs d’État ont procédé à la coupure du ruban, marquant le lancement officiel des programmes de la Télévision AES », a annoncé la présidence du Mali. La cérémonie, à laquelle ont pris part le Premier ministre du Mali, le Président du Conseil national de Transition, les membres du Gouvernement, ainsi que les autorités administratives et communales du District de Bamako, a été « suivie d’une visite guidée des installations techniques et administratives de la chaîne », a-t-elle indiqué dans un communiqué précisant que celle-ci se positionne comme un outil stratégique de communication institutionnelle et d’intégration régionale. Promouvoir les valeurs de solidarité, de souveraineté et de résilience, d’assurer une information fiable et équilibrée, valoriser les politiques publiques confédérales et renforcer la cohésion entre les peuples de l’espace AES, telle est la mission de la Télévision AES. Son inauguration intervient en marge du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Adrien Thyg

BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

BCID-AES : Les dirigeants de l’AES inaugurent la Banque confédérale d’investissement et de développement

DÉVELOPPEMENT. La Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) a été officiellement inaugurée ce mardi 23 décembre 2025 à Bamako au Mali lors d’une cérémonie présidée par les dirigeants Assimi GOÏTA du Mali, Abdourahamane TIANI du Niger et Ibrahim TRAORÉ du Burkina Faso. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Confédération des États du Sahel (AES), la nouvelle institution financière stratégique de la Confédération « vise à soutenir les investissements structurants, à renforcer la souveraineté économique et à promouvoir un développement durable au sein de l’espace AES », indique la Présidence du Mali dans un communiqué. Son inauguration s’est déroulée en présence des hautes autorités politiques et administratives des États membres, et a été marquée par la coupure du ruban symbolique suivie d’une visite des installations, comme le souligne le communiqué. Adrien Thyg

Mali. Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Mali. Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce samedi 20 décembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES), marquant officiellement l’entrée en activité de cette force multinationale stratégique. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République, des Ministres chargés de la Défense des pays membres de la Confédération AES, de membres des Gouvernements de l’AES, des Chefs d’État-major des Armées, ainsi que des Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales accrédités au Mali, des Attachés de défense des pays amis et des délégations des États membres de la Confédération. Dans son allocution, le Président de la Confédération AES a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’étendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu un vibrant hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’État-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de l’espace AES. Le Chef de l’État a rappelé que, depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les Forces Armées des pays membres ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseignement et une mutualisation accrue des moyens. Face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes, le Président GOÏTA a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, mission confiée au nouveau commandement de la Force Unifiée. Il a également mis en exergue les menaces multiformes pesant sur les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles. À cet effet, la Confédération AES a engagé des réponses structurantes, notamment la création de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES, afin de renforcer la souveraineté informationnelle et de contrer la désinformation. Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président de la Confédération a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’AES, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au combat et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a souligné que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, rappelant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas. Il a présenté la Force Unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité. L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, fruit du sacrifice des martyrs civils et militaires, porteur de mémoire, de volonté et d’engagement irréversible. À la tête de la Force Unifiée de l’AES, le Général de Brigade Daouda TRAORÉ, reconnu comme un officier expérimenté et homme de terrain, aura la lourde responsabilité de conduire cette force multinationale dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité et de la souveraineté de l’espace AES.