
Le désormais romancier et poète congolais, Avenir Blaise Diabankana, a publié en avril et septembre 2018, un recueil de poèmes intitulé «Les humeurs sur mon chemin » et un roman titré « Coup de théâtre, l’amour à rude épreuve».
Le recueil de poèmes repose sur une centaine de pages. Il s’ouvre sur un tableau de peinture non signé. Il est dédié à trois personnes chères à l’auteur parmi lesquelles sa mère et son épouse Kermeliss.
Il est subdivisé en cinq parties portant chacun un titre. La première partie est en effet intitulée Les humeurs. Elle compte quinze poèmes. Dans le premier poème, «Sur mon chemin», l’auteur jette des regards tant sur le passé que sur l’avenir : «Par un regard jeté en arrière/ma conscience prend conscience/Des souvenirs qui veulent s’oublier/Des aventures qui se regrettent/Des moments vécus mais à taire/.
« L’espoir» est également au rendez-vous de la muse du jeune auteur qui indique : «J’ai écouté le cri du ciel/J’ai déchiré le voile opaque du vent/Pour me lever et entrer dans le wagon de la vie/D’une main ferme, je tiens dans ma paume/Le flambeau de la vie, un bouquet de bonheur».
Il est également conscient de l’importance du rôle du travail dans la vie. Il en parle dans ce vers : «J’ai cherché et très longtemps/Ses voies et ses recoins/Je l’ai enfin trouvé depuis peu/J’y vais jour après jour/Dès que l’aube sonne son arrivée/.
Dans la seconde partie portant «Pour la famille» comme titre, l’auteur vante son amour pour la famille à travers six poèmes. Ce qui ne signifie pas que sa famille est moins importante que le reste de sa vie. Il chante sa consanguinité et surtout sa mère. A sa mère, il conseille de continuer à tenir la route : «ô mère, tends donc ta main aujourd’hui/Mais demain tu la verras remplie/Pleure, oui, pleure, moi attaché à ton dos/crie ta peine, vas-y crie, je l’entends/.
La troisième partie de vingt-cinq poèmes le ramène vers sa foi. Elle est titrée : «Sur ma foi». Il l’exprime par le poème «En vérité, en vérité…» qui ne l’éloigne pas de la Sainte Bible d’où il tire probablement son inspiration. «Mes amis, suçotez et essayez de comprendre/Lisez et ne vous laissez pas interrompre/Il y a ici le fonds secret de mon cœur/chose même qui m’ôte bonheur/.
«Aux politiques» est le titre de la quatrième partie. Dans le poème portant le même titre, il écrit : «Toisez l’affront de mes maux enfiellés de haine/Dans la taciturnité de vos concussions/sans crainte du talion de vos dédains acerbes/Sans peur du châtiment reître qui se présage/. Dans un autre poème intitulé «combattre, mais qui ? », il revient comme à la charge,
il affirme : «La politique n’est pas une personne/J’ai des larmes c’est vrai/Et ma douleur crie trop fort/je peine à la retenir, pourtant pas/.
Dans «Les humeurs enamourées» qui est la cinquième partie, il exprime, dans le dernier poème du recueil, sa gratitude envers toutes les étoiles du ciel.
«Coup de théâtre, l’amour à rude épreuve», le roman.
La préface de ce roman porte la signature de Pierre Ntsémou. Il écrit : «Avenir Blaise Diabankana braque ses projecteurs sur un fait de société devenu une pratique humiliante pour le corps jadis craint et respecté qu’est la force publique : les pots-de-vin exigés aux usagers de la circulation routière en dépit d’avoir tous les documents nécessaires selon les textes en vigueur en la matière. Il faut se résoudre à laisser des plumes sur le macadam de la corruption pour avoir le droit de continuer sa route».
Selon la quatrième de couverture, après ses études supérieures à l’Université Marien Ngouabi à Brazzaville, le narrateur quitte enfin Brazzaville pour Pointe-Noire, sa ville natale, espérant y trouver du travail et y faire sa vie. Cinq ans après son retour, en plus de son travail et après
deux autres années d’études supérieures, il fait la rencontre de Trahisse, une jeune femme pour qui il va éprouver des sentiments forts et réciproques.
Il est poursuivi sur cette couverture, le mariage s’ensuivra, coutumier et officiel, chez la famille de l’heureuse élue tout comme à la mairie, comme le veut la tradition congolaise mais à peine se sont-ils mariés que la famille s’en mêle. Comme toujours, dans certaines traditions congolaises, on attend de la femme qu’elle donne un enfant à son mari, une progéniture qui doit faire honneur aux deux familles, après seulement deux ans de mariage voilà qui va semer le trouble dans le jeune couple.
Le roman d’Avenir Blaise Diabankana s’ouvre sur des dédicaces à des ami (es) et à son épouse Kermeliss. Elles sont suivies d’un prologue. L’ouvrage est divisé en quatre parties, à savoir, «La rencontre» sur 31 pages, «l’attrait» avec 40 pages, «le mariage» sur 32 pages, «le meurtre» avec 62 pages et «le coup de théâtre» reposant sur 30 pages.
Avenir Blaise Diabankana est né à Pointe-Noire. Il compte deux recueils de poèmes et deux romans à son actif.
Florent Sogni Zaou