Gabon : Conseil des Ministres du vendredi 18 Septembre 2026

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni le vendredi 18 septembre 2026, à 10 heures, au Palais présidentiel de Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime.

À l’entame des travaux, le Président de la République a indiqué qu’en organisant cette session du Conseil des Ministres dans la capitale économique, berceau historique de l’industrie pétrolière gabonaise, il entendait rendre hommage à une ville et à une province dont la contribution à la construction nationale demeure majeure.

Le Chef de l’État a souligné que ce choix, au-delà de sa portée politique, procédait également d’un attachement particulier à cette province. Il a rappelé, à cet égard, que le développement national ne saurait être pensé exclusivement depuis Libreville, mais devait prendre appui sur les réalités, les potentialités et les aspirations propres à chacune des provinces du pays.

Abordant la situation économique et sociale de l’Ogooué-Maritime, le Président de la République a invité le Gouvernement à en mesurer pleinement les défis. Il a notamment relevé la persistance du chômage, particulièrement chez les jeunes, la réduction ou la cessation des activités de certaines entreprises, la délocalisation de capitaux hors du territoire national, l’insuffisance de l’entretien urbain, le recul de l’attractivité de Port-Gentil ainsi que les effets préjudiciables de la corruption sur l’activité économique et la confiance des investisseurs.

Le Chef de l’État a toutefois affirmé que cette situation ne constituait nullement une fatalité. Au regard de ses nombreux atouts, Port-Gentil et l’ensemble de la province de l’Ogooué-Maritime doivent retrouver leur dynamisme économique et leur rayonnement. À cet effet, il a annoncé l’engagement immédiat de mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires, à préserver les entreprises viables et à favoriser la relance de l’investissement.

En premier lieu, le Président de la République a demandé un meilleur encadrement des procédures de recouvrement fiscal engagées à l’encontre des entreprises. Il a déploré le blocage parfois disproportionné de leurs comptes bancaires, en méconnaissance des règles et procédures applicables.

À ce titre, l’avis à tiers détenteur devra désormais être précédé d’une notification à l’entreprise concernée, strictement limité au montant des sommes effectivement dues et levé avec diligence lorsqu’un accord de règlement aura été conclu. Le Chef de l’État a rappelé que la nécessaire mobilisation des recettes publiques ne devait pas compromettre la pérennité des entreprises qui contribuent à la création de richesses et d’emplois. En deuxième lieu, le Président de la République a prescrit une meilleure sécurisation des procédures judiciaires et des saisies pratiquées par les huissiers de justice. Il a relevé que certains abus étaient susceptibles de fragiliser la trésorerie des entreprises et de menacer la continuité de leurs activités.

Sans remettre en cause l’exécution des décisions de justice ni sous-traire les entreprises à leurs obligations, il convient d’éviter que des me-sures disproportionnées n’entraînent leur disparition avant l’épuisement des voies de recours. Le Gouvernement devra, à cet effet, proposer un mécanisme de consignation pendant la procédure d’appel ainsi qu’un dispositif de traitement accéléré des contestations.

En troisième lieu, le Chef de l’État a demandé un assouplissement ciblé et temporaire des procédures de recrutement de la main-d’œuvre étrangère. Ces facilités concerneront exclusivement les cadres et techni-ciens expatriés dans les métiers pour lesquels les compétences requises demeurent insuffisamment disponibles au niveau national.

Elles devront impérativement être assorties d’obligations effectives de formation des travailleurs gabonais et de transfert de compétences. Les emplois d’exécution demeureront, quant à eux, prioritairement réservés aux nationaux.

En quatrième lieu, le Président de la République a appelé à une pra-tique syndicale responsable. Tout en réaffirmant le caractère constitution-nel du droit de grève et la nécessité d’en garantir l’exercice, il a rappelé que celui-ci ne saurait justifier l’occupation abusive des lieux de travail, l’entrave à l’activité des non-grévistes ou la paralysie prolongée des ser-vices essentiels. Le dialogue social doit, en toutes circonstances, demeu-rer la voie privilégiée de règlement des différends professionnels.

À cet effet, le Chef de l’État a instruit le Vice-Président du Gouver-nement ainsi que les membres du Gouvernement chargés de l’Économie, de la Justice, du Travail, du Pétrole et de l’Intérieur de finaliser, sans délai, les instruments juridiques et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de ces orientations.

Les mesures relevant du domaine réglementaire devront être prises immédiatement. Celles nécessitant une intervention du législateur seront soumises au Parlement selon la procédure d’urgence, après concertation avec les partenaires sociaux.

Poursuivant sa communication, le Président de la République a sou-ligné que les mesures d’urgence économique devaient s’inscrire dans une stratégie durable de transformation de la province. Après l’Ogooué-Lolo en 2027, l’Ogooué-Maritime accueillera la célébration de la Fête de la Libéra-tion en 2028. Cette échéance devra constituer un accélérateur de déve-loppement et permettre la réalisation d’infrastructures structurantes et du-rables au bénéfice des populations.

Dans ce cadre, l’État apportera une contribution de 7 milliards de francs CFA, dont une partie a d’ores et déjà été rendue disponible. À cette enveloppe s’ajouteront, sur une période de cinq ans et après prise en compte des engagements prioritaires déjà arrêtés, 11 milliards de francs CFA issus des mécanismes PID-PIH de Perenco et 12 milliards de francs CFA mobilisés par TotalEnergies. Ces concours porteront l’effort global prévisionnel à 30 milliards de francs CFA.

Ces ressources permettront de financer des projets définis en con-certation avec les populations et les autorités locales, notamment :

Le Président de la République a également annoncé la mise en place prochaine d’un dispositif de péage sur l’axe routier reliant Port-Gentil à Omboué. Placé sous la cogestion de la Mairie de Port-Gentil et de la Gendarmerie nationale, ce dispositif aura pour objectif de mobiliser des ressources spécifiquement destinées à l’entretien de cette voie stratégique.

Le Chef de l’État a également réaffirmé l’ambition industrielle du Gouvernement. À ce titre, l’État accompagnera l’installation de l’opérateur Maboumine en vue de l’exploitation des terres rares dans la zone d’Ozouri, dans le strict respect des normes environnementales, des exigences de contenu local et des intérêts des communautés riveraines.

Dans le même esprit, le Président de la République a salué l’investissement majeur et stratégique réalisé à Port-Gentil par la société Foberd, sous l’impulsion de son principal promoteur, Monsieur Bernard Fokou. À travers la mise en service d’une usine de fabrication de fer à bé-ton, d’acier et de produits dérivés destinés au secteur du bâtiment, cet in-vestissement constitue un acte concret de confiance dans l’économie ga-bonaise.

Fondée sur les principes de l’économie circulaire et de la transforma-tion locale, cette unité industrielle contribuera à la diversification de l’économie nationale et à la création d’emplois, avec 200 emplois directs et 300 emplois indirects attendus.

Rappelant qu’investir constitue avant tout un acte de confiance, le Chef de l’État a exprimé la reconnaissance du Gabon à cet investisseur africain. Il a souligné que cet engagement illustrait la vitalité des partena-riats Sud-Sud et l’ambition panafricaine d’un développement endogène fondé sur la transformation locale des ressources. Il a réaffirmé que le Ga-bon demeure une terre d’accueil pour les investissements et que l’État veillera à sécuriser et à protéger tous ceux qui choisissent d’investir dans le pays.

Afin de répondre aux besoins des populations et de soutenir le déve-loppement industriel, deux centrales thermiques permettront de fournir 50 mégawatts supplémentaires au cours des prochains mois. L’objectif fixé est d’atteindre une capacité additionnelle de 150 mégawatts à l’horizon 2032.

Dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable, une nou-velle station de pompage et de traitement de l’eau sera construite à envi-ron 50 kilomètres de Port-Gentil. Les études en cours permettront notam-ment d’analyser le niveau de salinité, de déterminer le site de captage le plus approprié et de sécuriser durablement l’alimentation en eau de la ville.

Le Président de la République a insisté sur la nécessité de privilégier des projets réalistes, utiles et effectivement réalisables. Chaque projet de-vra, par conséquent, disposer d’un financement sécurisé, d’un calendrier précis, d’un responsable clairement identifié ainsi que d’indicateurs per-mettant d’en mesurer les résultats.

La mise en œuvre de l’ensemble de ces projets de relance pourrait générer environ 7 000 emplois directs et indirects à Port-Gentil. Dès le démarrage des travaux, une part importante de ces emplois devra être ac-cessible aux travailleurs exerçant dans les métiers de la manutention.

Afin de renforcer l’employabilité des jeunes de la province, le Chef de l’État a également annoncé la mise en place, avec l’appui du Génie mili-taire, d’un programme de formation à la conduite des engins lourds de chantier. Ce dispositif devra permettre aux bénéficiaires d’acquérir les qua-lifications nécessaires pour accéder aux emplois qui seront créés par les futurs chantiers.

Abordant enfin la question de la gouvernance publique, le Chef de l’État a réaffirmé sa détermination à lutter résolument contre la corruption et l’ensemble des pratiques qui entravent le développement national.

Il s’est félicité, à cet égard, des décisions prises par le Conseil supé-rieur de la magistrature, dont la fermeté en faveur de la probité, de la transparence et de l’équité au sein de la Magistrature marque une étape majeure dans l’assainissement de la vie publique. Il a indiqué que cette dynamique serait poursuivie et étendue à l’ensemble des secteurs de l’administration publique.

Le Président de la République a ainsi réaffirmé qu’aucune complai-sance ne serait tolérée à l’égard des faits de corruption, des surfactura-tions, des retards injustifiés dans l’exécution des projets et des investisse-ments dépourvus d’utilité réelle.

Il a rappelé que chaque franc public engagé devait se traduire con-crètement par des infrastructures, des services de qualité, le renforcement des compétences nationales et la création d’emplois durables.

Concluant sa communication, le Chef de l’État a appelé l’ensemble des membres du Gouvernement à une mobilisation totale et à une exécu-tion diligente de ces orientations, afin que Port-Gentil redevienne une terre d’investissement, de production, d’opportunités et d’emplois.

Le Président de la République a, par ailleurs, invité les membres du Gouvernement à consacrer la journée du samedi 19 septembre 2026 à des séances de travail avec leurs services déconcentrés respectifs, afin d’évaluer les conditions de mise en œuvre des politiques publiques dans la province.

Enfin, le Chef de l’État a annoncé la prolongation d’une semaine de son séjour dans la province de l’Ogooué-Maritime.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DES TRANSPPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE

–  Projet de loi portant création, attributions et organisation de la Compagnie Natio-nale de Transports.

Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi portant création, attributions et organisation de la Compagnie Nationale de Transport (CNT). Le présent projet de loi est pris en application des dispositions combinées de l’article 94 de la Constitution et de l’article 37 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.

La Compagnie Nationale de Transport est une société d’État placée sous la tutelle technique du Ministère chargé des Transports. Elle assure, sur l’ensemble du territoire national, le transport urbain et interurbain de personnes et de marchandises, la gestion des gares routières et des pôles d’échanges multimodaux, la location de matériels de transport, ainsi que la formation professionnelle aux métiers du secteur. Elle bénéficie, à ce titre, d’un droit privilégié et prioritaire sur l’exploitation des lignes déclarées d’intérêt général.

L’organisation de la Compagnie Nationale de Transport repose sur trois organes

: un Conseil d’Administration, une Direction Générale et une Agence Comptable. L’organisation et le fonctionnement de cette entité seront précisés par des statuts approu-vés par décret pris en Conseil des Ministres.

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE

Pris en application de l’article 49 de la loi n° 20/92 du 8 mars 1993 fixant les sta-tuts particuliers des fonctionnaires du secteur de l’éducation, ce texte vise à mieux compenser les contraintes liées à l’exercice des fonctions dans les zones éloignées, difficiles d’accès ou présentant des conditions de vie particulières.

Il permet notamment :

Cette réforme permettra de sécuriser juridiquement l’attribution de la prime d’éloignement, de réduire les disparités de traitement, d’améliorer l’affectation et le maintien des personnels dans les zones à fortes contraintes et, ainsi, de garantir la continuité du service public de l’éducation sur l’ensemble du territoire national.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISATION

Pris en application de l’article 253 de la loi organique n° 001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation, ce texte érige le Fonds de Péréquation des Collecti-vités Locales, en abrégé FPCL, en établissement public à caractère administratif doté de la personnalité juridique, chargé de fournir aux collectivités locales les ressources destinées à réduire les inégalités de développement entre elles et à financer leurs pro-jets prioritaires, sur la base d’une dotation spéciale annuelle comprise entre cinq (5 %) et dix pour cent (10 %) des ressources propres du budget de l’État.

Les présents statuts assurent l’organisation et le fonctionnement de cet établissement public.

MINISTÈRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CA-DASTRE

Pris en application de la loi n° 15/63 du 8 mai 1963 fixant la procédure de l’ex-propriation pour cause d’utilité publique, ces textes déclarent d’utilité publique cinq ter-rains sis dans la commune de Lastoursville, aux lieux-dits « Mandji » (section CA), « Bamboro » (section N, deux parcelles distinctes), « Mikouyi » et « Missele » (hors sec-tion).

Cette déclaration ouvre la voie aux opérations d’expropriation nécessaires à la réalisation des projets d’aménagement envisagés sur ces emprises.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA

En application des articles 162 et 163 de la Constitution, adoption de huit projets de loi autorisant la ratification d’instruments internationaux touchant à la coopération transfrontalière, au transport aérien, à la sécurité, à la défense, à l’hydrographie ainsi qu’à la protection des femmes et des enfants :

Ces ratifications consolident l’ancrage du Gabon dans les cadres juridiques régionaux et internationaux relevant de ses engagements diplomatiques, sécuritaires et sociaux.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION

Ce texte encadre notamment la signature et le cachet électroniques, l’authentification des sites internet, le timbre électronique, la facture électronique normalisée, le visa électronique ainsi que les dispositifs visuels sécurisés. Il précise également les conditions d’agrément et les obligations des prestataires concernés.

Son adoption vise à garantir la valeur juridique et la sécurité des transactions électroniques, à renforcer la protection des données et la traçabilité des opérations, tout en accompagnant la transformation numérique de l’Administration et de l’économie nationale.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGÉ DES DROITS HU-MAINS

Le Conseil des Ministres a adopté les deux textes suivants :

MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE

Le premier approuve les statuts modifiés de l’Institut National de la Statistique, en précisant son organisation administrative et comptable, ses ressources humaines ainsi que son régime financier.

Le deuxième réorganise le Conseil National de la Statistique, organe chargé de l’orientation, de la concertation et de la coordination de la politique statistique nationale, ainsi que du suivi des programmes de production et de diffusion des données pu-bliques.

Le troisième réorganise le Fonds Spécial pour la Statistique afin de sécuriser le financement des activités statistiques, d’améliorer la qualité et la disponibilité des don-nées et de réduire la dépendance aux financements extérieurs.

MINISTÈRE DE LA RÉFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le premier projet de loi modifie certaines dispositions de la loi relative aux partis politiques. Il porte de soixante à quatre-vingt-dix jours ouvrés le délai d’instruction des demandes de légalisation et accorde aux partis politiques existants un délai de trois mois pour se conformer aux nouvelles exigences légales.

Le second projet de décret crée un Comité unique chargé du suivi de la mise en œuvre des conclusions du Dialogue National Inclusif. Cette nouvelle instance résulte de la fusion des deux comités précédemment institués et vise à rationaliser le dispositif de suivi, à mutualiser les moyens et à accélérer la traduction des conclusions du Dialogue en actes législatifs, réglementaires et opérationnels.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de loi de règlement relatif à la gestion 2025, élaboré conformément aux dispositions de l’article 98 de la Constitution et des articles 17 et 18 de la loi organique n°020/2014 du 21 mai 2015 relative aux lois de fi-nances et à l’exécution du budget.

En 2025, la croissance économique mondiale s’est établie à 3,5 %, dans un con-texte marqué par les tensions commerciales, la persistance des conflits géopolitiques et la volatilité des cours des matières premières. Le commerce mondial des biens a progressé de 4,1 %, contre 3,6 % en 2024.

Au plan national, la croissance du produit intérieur brut s’est élevée à 3,2 %, contre 3,4 % en 2024. Cette évolution résulte principalement de la progression de 4 % du secteur hors pétrole, laquelle a permis de compenser le recul de 3,3 % du secteur pétrolier.

L’activité économique a également bénéficié de la poursuite des réformes et des inves-tissements engagés dans le cadre du Plan National de Développement pour la Transi-tion 2024-2026, notamment dans les secteurs routier, ferroviaire, énergétique et social.

Arrêtée en équilibre à 4 204,9 milliards de FCFA, l’exécution de la loi de finances 2025 fait ressortir:

Les recettes budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 2 616,1 milliards de FCFA, sur une prévision de 2 996,5 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 87,3 %.

Les recettes du budget général se sont établies à 2 307,1 milliards de FCFA, contre une prévision de 2 647,4 milliards de FCFA, correspondant à un taux de recouvrement de 87,15 %. Elles comprennent notamment :

Les recettes des comptes spéciaux se sont élevées à 217,5 milliards de FCFA, contre une prévision de 231,8 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 94,87 %.

Les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 2 351,8 milliards de FCFA, sur une prévision de 2 794,5 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 84,2

%. Les dépenses du budget général se sont établies à 2 191,6 milliards de FCFA, contre une prévision de 2 562,8 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 85,5 %. Les charges financières de la dette ont atteint 504,4 milliards de FCFA, contre une pré-vision de 349,5 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 144,3 %.

Les dépenses de fonctionnement, exécutées à hauteur de 1 203 milliards de FCFA, se répartissent comme suit :

Les dépenses d’investissement se sont élevées à 435,2 milliards de FCFA, sur une prévision de 592,6 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 73,4 %. Elles com-prennent :

Les dépenses des comptes spéciaux ont été exécutées à hauteur de 160,1 milliards de FCFA, contre une prévision de 231,8 milliards de FCFA, soit un taux de 69,1 %.

Le projet de loi de règlement prend en compte l’ouverture, par décret d’avance du 20 août 2025, de 225,9 milliards de FCFA de crédits supplémentaires destinés à la prise en charge des dépenses urgentes et prioritaires de l’État.

Il prévoit également :

Les opérations de trésorerie et de financement présentent un résultat déficitaire de 144 milliards de FCFA.

Les ressources de trésorerie et de financement ont été mobilisées à hauteur

de 3 191 milliards de FCFA, contre une prévision de 1 208,4 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 264,1 %.

Les charges de trésorerie et de financement se sont établies à 3 335 milliards de FCFA, contre une prévision de 1 292,9 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 257,9 %. Elles comprennent principalement :

Au terme de l’exercice 2025, la situation nette de l’État ressort déficitaire à 5 953,3 milliards de FCFA. Le résultat de la comptabilité générale s’établit, pour sa part, à 161,1 milliards de FCFA.

Adoption du projet de loi de Finances pour l’exercice 2027.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi de finances pour l’année 2027, élaboré conformément aux dispositions combinées des articles 94 et 96 de la Constitution, d’une part, et de celles des articles 11 à 13 de la loi organique n°020/2014 du 21 mai 2015 relative aux lois de finances et à l’exécution du budget, en-semble les textes modificatifs subséquents, d’autre part.

Le présent projet de budget 2027 formalise les Très Hautes orientations du Prési-dent de la République, déclinées dans le projet de société « Bâtissons l’édifice nou-veau » et traduites dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030.

Dans ce contexte, le Gouvernement entend, en 2027, conclure et mettre en œuvre un programme de réformes économiques avec le concours des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), afin de stabiliser le cadre macroéconomique et finan-cier et d’améliorer la gestion des finances publiques. Il envisage, par ailleurs, d’accélérer la mise en œuvre du PNCD 2026-2030, à travers la poursuite du dévelop-pement des infrastructures, le renforcement de la transformation locale des ressources naturelles et la préservation des acquis sociaux.

I. LES PRINCIPALES HYPOTHÈSES

Les principales hypothèses ayant servi de base au cadrage macroéconomique et budgétaire pour l’année 2027 sont les suivantes :

– une croissance économique de 4,5 % en 2027, contre 4,0 % en 2026, portée par une progression de 4,6 % des activités hors pétrole et de 4,1 % du secteur pétrolier ;

– la production pétrolière rebondirait de 4,1 % en 2027, pour atteindre 11,30 millions de tonnes métriques, contre 10,80 millions de tonnes métriques en 2026 ;

– le prix du baril de pétrole gabonais reculerait de 12,5 %, pour s’établir à 70 USD en 2027 contre un niveau de 80 USD en 2026 ;

– une production de manganèse en hausse de 8,6 % à 10 345,7 milliers de tonnes en 2027 contre 9 525,0 milliers de tonnes en 2026 ;

– le prix de vente du manganèse s’établirait à 241,9 dollars américains la tonne en 2027, contre 166,9 dollars américains en 2026, soit une hausse de 45 % ;

– la production de bois débité progresserait de 2 % à 1 045 milliers de m³ contre 1 024,7 milliers de m³ en 2026 ;

– le démarrage de la production de minerai de fer, pour un volume projeté à 1 500 milliers de tonnes en 2027 ;

– le taux de change du dollar américain par rapport au franc CFA s’établirait à 572,3 FCFA en 2027 contre 571,9 FCFA en 2026, soit une appréciation du dollar améri-cain de 0,1 % ;

Sur la base des principales hypothèses arrêtées par le cadrage macroécono-mique et budgétaire, le projet de budget de l’État est équilibré en recettes et en dé-penses à 6 223,1 milliards de FCFA, contre 5 495,2 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de finances rectificative (LFR) 2026, soit une hausse de 727,9 milliards de FCFA.

Les ressources de l’État comprennent les recettes budgétaires et les ressources de trésorerie et de financement.

Les recettes de l’État, composées des recettes budgétaires et des prélèvements, sont évaluées à 3 291,7 milliards de FCFA contre 3 243,5 milliards de FCFA dans la LFR 2026, soit une hausse de 48,3 milliards de FCFA.

Elles comprennent 1 013,2 milliards de FCFA de recettes pétrolières, 1 761,2 mil-liards de FCFA de recettes hors pétrole, 33,6 milliards de FCFA de dons et fonds de concours et 483,8 milliards de FCFA de recettes affectées. Les ressources de trésore-rie et de financement s’établiraient à 2 931,4 milliards de FCFA en 2027, contre 2 251,8 milliards de FCFA dans la prévision annuelle révisée 2026, soit un accroissement de 679,6 milliards de FCFA.

Ces ressources comprennent 600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires, 287,3 milliards de prêts-projets, 300 milliards de dette bancaire, 600 milliards à mobiliser sur le marché financier sous-régional ou intérieur et 1 144,1 milliards sur le marché finan-cier international.

Les dépenses de l’État sont composées des dépenses budgétaires et des charges de trésorerie et de financement.

Les dépenses budgétaires, comprises dans le budget général et les comptes spé-ciaux, sont évaluées à 4 200,7 milliards de FCFA contre 4 159,1 milliards de FCFA dans la LFR 2026, soit une hausse de 41,6 milliards de FCFA. Elles comprennent 3 716,9 milliards de FCFA au titre du budget général et 483,8 milliards de FCFA de dé-penses financées par recettes affectées.

Les dépenses du budget général, estimées à 3 647,1 milliards de FCFA, se répar-tissent ainsi qu’il suit :

Les charges de trésorerie et de financement s’établiraient à 2 022,4 milliards de FCFA, contre 1 336,2 milliards de FCFA dans la projection budgétaire révisée 2026, soit une hausse de 686,2 milliards de FCFA. Elles comprennent 1 879,5 milliards de FCFA d’amortissement de la dette et 142,9 milliards de FCFA d’apurement d’arriérés.

Le projet de loi de finances restreint considérablement l’octroi d’avantages fiscaux et douaniers par l’instauration de minima d’imposition, le contrôle de leur cumul et l’évaluation de leurs contreparties. Il impose la révision quinquennale des clauses de stabilité fiscale, soumet leur maintien à une approbation expresse en loi de finances et exclut de leur application tout prélèvement obligatoire affecté aux tiers (CSS, TCI, CCI, IRPP, etc.), afin de préserver le rendement attendu des recettes publiques.

Dans ce cadre, l’approbation des avantages fiscaux et douaniers consentis à cetaines entreprises est délimitée et soumise aux nouvelles règles d’octroi, de plafonnement et de contrôle. Elle ne vaut pas validation générale des exonérations stipulées dans leurs conventions.

Les avantages fiscaux et douaniers conventionnels ou individuels concernés respecteront le plancher de TVA de 5 % et, pour les autres impositions, le minimum de 25

% de l’imposition de référence, sous réserve des régimes légaux expressément préservés. Leur maintien dépend du respect des engagements ayant justifié leur octroi.

Par ailleurs, les mesures d’incitations fiscales et douanières expressément prévues par la loi feront l’objet d’une révision dans le présent projet de loi de finances et seront soumises au vote du Parlement, en vue de l’instauration d’un taux minimum.

Pour soutenir la production nationale et contribuer à la baisse du coût des matériaux de construction, le droit d’importation applicable au fer à béton fabriqué dans la zone d’investissement spéciale de Nkok et mis à la consommation sur le marché national est ramené de 10 % à 2 %.

Le projet encadre également la mobilisation des recettes publiques en garantie ou en remboursement des financements, en exigeant une autorisation législative précise et la traçabilité intégrale des opérations. Il préserve les compétences des administrations et des comptables publics et renforce le contrôle des engagements des établissements publics susceptibles de créer des charges supplémentaires pour l’État.

Les grandes lignes du projet de loi de finances ainsi présentées, sous réserve que les objectifs de mobilisation de recettes soient tenus, permettraient de matérialiser les axes prioritaires de la vision du Président de la République.

Adoption du projet de loi portant statut particulier du corps paramilitaire des douanes.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi portant statut particulier des personnels du Corps Paramilitaire des Douanes.

Ce texte consacre le statut paramilitaire de la Douane et fixe, dans des conditions financièrement soutenables, les règles relatives à son organisation, à sa hiérarchie, à la carrière, à la rémunération, à la discipline ainsi qu’aux droits et obligations de ses personnels. Il renforce également les exigences de loyauté, de neutralité, de réserve et de probité inhérentes aux missions douanières.

La réforme vise à professionnaliser davantage le Corps, à améliorer ses performances et à renforcer la sécurisation des recettes publiques ainsi que la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites.

À titre transitoire, une grille de rémunération propre au Corps Paramilitaire des Douanes sera fixée par décret du Président de la République dans un délai de six mois suivant la publication de la loi. Dans cette attente, les personnels conservent leurs rémunérations, insignes de grade et autres attributs.

Projet de loi autorisant l’État gabonais à contracter un emprunt d’un montant de cent vingt-neuf millions sept cent mille (129 700 000) euros, soit quatre-vingt-cinq milliards soixante-dix-sept millions six cent vingt-deux mille neuf cents (85 077 622 900) francs CFA, auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé le projet de loi autorisant l’État gabonais à contracter auprès de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) un emprunt d’un montant de 129,7 millions d’euros, soit 85,078 milliards de FCFA.

Cet emprunt, dont l’accord a été signé le 26 août 2026, est destiné au financement du Projet d’Accès aux Services de Base et d’Amélioration des Performances (PASBAP).

Le projet vise à renforcer l’accès des populations à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité, notamment dans le Grand Libreville ainsi que dans certaines zones périurbaines et rurales. Il permettra également d’améliorer les performances techniques, commerciales et financières de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), tout en renforçant le cadre institutionnel et réglementaire des secteurs concernés.

Le financement est accordé pour une durée de vingt ans, assortie d’un différé de cinq ans, au taux variable estimé à 4,79 %. Il sera remboursé en trente échéances semestrielles égales et consécutives.

MINISTÈRE DES EAUX ET FORÊTS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGÉ DU CONFLIT HOMME-FAUNE

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les trois projets de textes suivants :

Ce projet de loi fixe le cadre statutaire applicable aux personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts.

Il vise notamment à renforcer l’organisation, la discipline, la professionnalisation et l’efficacité opérationnelle de ce Corps, tout en adaptant les droits, les obligations et le déroulement de carrière de ses personnels aux exigences particulières de leurs missions.

Ce texte renforce les conditions d’exploitation, de traçabilité, de transformation et d’exportation du Kévazingo et de l’Ebana, conformément aux exigences de la Convention CITES.

Il subordonne notamment leur exploitation à un avis scientifique favorable, impose l’identification et la traçabilité préalable des arbres, encadre strictement la valorisation des stocks antérieurs et exige une transformation locale renforcée avant toute exportation.

Ces mesures permettront de lutter contre l’exploitation illégale et le trafic de ces essences protégées, tout en favorisant leur valorisation durable sur le territoire national.

Ce projet de décret désigne le Secrétariat Permanent du Conseil National Climat comme Organisme de Gestion des Enjeux Climatiques et Autorité Nationale Désignée au titre de l’Accord de Paris.

À ce titre, il assure la gestion technique des mécanismes climatiques, l’instruction des projets carbone, la certification des résultats d’atténuation ainsi que la tenue du Registre national des gaz à effet de serre.

Le texte désigne parallèlement l’Agence Gabonaise pour le Développement de l’Économie Verte comme mandataire de l’État chargé de la négociation et de la commercialisation des crédits carbone souverains.

MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGÉ DE LA PROTECTION DE L’EN-FANCE ET DE LA FEMME

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant création, attributions et organisation de la Direction Générale de la Protection du Conjoint Survivant et de l’Orphelin.

Ce texte confère un cadre juridique et institutionnel à cette administration, chargée de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de protection du conjoint survivant et de l’orphelin.

À ce titre, cette Direction Générale assurera notamment l’assistance juridique, administrative, sociale et psychosociale des bénéficiaires, la médiation en matière successorale, la protection et l’encadrement des orphelins, ainsi que le suivi et l’évaluation des programmes qui leur sont destinés.

Son adoption permettra de renforcer la lutte contre les discriminations et les violations de droits dont peuvent être victimes les conjoints survivants et les orphelins, tout en améliorant leur prise en charge sur l’ensemble du territoire national.

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret instituant la Caravane Touristique du Gabon comme événement national annuel, organisé entre les mois de juin et d’août.

Ce texte consacre l’institutionnalisation de cette initiative destinée à valoriser le patrimoine naturel, culturel et artisanal du Gabon, à promouvoir le tourisme intérieur et international, à diversifier l’offre touristique et à stimuler les économies locales ainsi que les activités génératrices de revenus.

La Caravane Touristique du Gabon sera organisée par un Comité comprenant une Coordination stratégique, une Cellule technique et un Secrétariat, chargés d’assurer l’orientation, la conception et la mise en œuvre opérationnelle de l’événement.

MINISTÈRE DU TOURISME DURABLE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret instituant la Caravane Touristique du Gabon comme événement national annuel, organisé entre les mois de juin et d’août.

Ce texte consacre l’institutionnalisation de cette initiative destinée à valoriser le patrimoine naturel, culturel et artisanal du Gabon, à promouvoir le tourisme intérieur et international, à diversifier l’offre touristique et à stimuler les économies locales ainsi que les activités génératrices de revenus.

La Caravane Touristique du Gabon sera organisée par un Comité comprenant une Coordination stratégique, une Cellule technique et un Secrétariat, chargés d’assurer l’orientation, la conception et la mise en œuvre opérationnelle de l’événement.

MINISTÈRE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS, DU RAYONNEMENT CULTUREL ET DES ARTS, CHARGÉ DE LA VIE ASSOCIATIVE

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté trois projets de textes.

Le premier projet de loi porte attributions et organisation de l’Office Gabonais des Sports Scolaires et Universitaires, en abrégé « OGSSU ». Il actualise le cadre

juridique de cet établissement public chargé de réglementer et de promouvoir le sport scolaire et universitaire, d’encadrer les fédérations concernées et d’organiser les compétitions nationales dans ce domaine.

Le deuxième projet de loi porte création, attributions et organisation du Théâtre National. Il institue un établissement public à caractère culturel chargé de créer, produire, diffuser et promouvoir les œuvres théâtrales et les arts de la scène, de soutenir la formation des artistes et de contribuer au rayonnement de la culture gabonaise aux plans national et international.

Enfin, le projet de décret interdit l’exportation de l’Iboga et de l’ensemble de ses dérivés, sous quelque forme que ce soit, par toute personne physique ou morale. Cette mesure vise à renforcer la protection de cette ressource végétale ainsi que la préservation du patrimoine culturel et des savoirs traditionnels qui lui sont associés. Toute violation expose son auteur aux sanctions prévues par les législations pénale, forestière et douanière en vigueur.

MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGÉ DE LA LOGISTIQUE

Le Conseil des Ministres a pris acte de la communication relative au lancement opérationnel de la Compagnie Nationale de Transport, en abrégé « CNT ».

La création de cette nouvelle entité résulte du processus de fusion-absorption simplifiée de la Société Gabonaise de Transport, dite « SOGATRA », et de la société « TRANSURB ». Elle vise à regrouper leurs moyens humains, matériels et financiers au sein d’un opérateur public unique, moderne et performant.

Cette réforme permettra notamment d’optimiser la gestion des ressources, d’améliorer la qualité des transports urbains et interurbains, d’étendre la couverture du territoire national et d’assurer la viabilité financière du service public à travers une gouvernance unifiée et transparente. Elle est conduite conformément aux dispositions de l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.

Pour son lancement, la CNT disposera d’un parc de 149 véhicules, composé de :

Ce parc permettra d’assurer les services de transport urbain et interurbain ainsi que les activités de transport logistique.

Sur le plan social, le schéma retenu prévoit le maintien intégral des emplois et la reprise, sans interruption, des contrats de travail par la CNT, conformément aux dispositions du Code du travail.

Le lancement opérationnel s’effectuera en deux phases.

La première phase concernera le transport interurbain, avec la mise en service de lignes reliant Libreville aux principales capitales provinciales et aux pôles économiques, notamment Lambaréné, Mouila, Lébamba, Tchibanga, Makokou, Oyem et Bitam.

La seconde phase portera sur le transport urbain, avec l’exploitation initiale de neuf lignes dans le Grand Libreville, l’ouverture de vingt points de vente des titres de transport et l’aménagement de trois cents points d’arrêt.

Le lancement de la CNT marquera également la fin de la gratuité dans les transports publics. Une politique tarifaire adaptée aux différentes catégories sociales sera progressivement mise en place. Elle comprendra, en milieu urbain, plusieurs formules d’abonnement, notamment les Pass Social, Élève, Étudiant, Urbain et Famille, ainsi que des tickets journaliers ou à usage unique. En milieu interurbain, les tarifs seront modulés en fonction des distances parcourues.

La CNT déploiera, par ailleurs, une stratégie de digitalisation reposant sur la dématérialisation des paiements et le suivi en temps réel des autobus et des camions au moyen de la solution numérique « Gabon Mobilités ».

La mise en service de la Compagnie Nationale de Transport constitue ainsi une étape majeure de la réforme du secteur des transports publics. Elle traduit la volonté du Gouvernement de doter le pays d’un opérateur public unifié, moderne et financièrement viable, au service de la mobilité des populations et du développement équilibré du territoire.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISATION

Crise institutionnelle au sein de l’Église évangélique du Gabon (EEG) : état de la situation actuelle et mesures prises.

Le Conseil des Ministres a pris acte de la situation institutionnelle au sein de l’Église Évangélique du Gabon, consécutive aux contestations ayant entouré le Synode national d’août 2026 et l’élection de son nouveau Directoire.

Face aux tensions internes et aux risques de troubles à l’ordre public, le Directoire contesté a été suspendu à titre conservatoire. Un processus de médiation a parallèlement été engagé afin de favoriser le dialogue entre les parties et de préparer la tenue d’un nouveau Synode régulier et incontestable.

Le Conseil a approuvé la poursuite de cette démarche, à travers la mise en place d’une commission de bons offices et le maintien de la suspension jusqu’au règlement définitif de la crise. Les mesures administratives prévues par les textes pourront être mises en œuvre en cas d’échec du dialogue.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA

Au titre de la diplomatie, de la coopération bilatérale et des affaires multilaté-rales, le Conseil des Ministres a examiné les communications suivantes :

Agrément de personnalités diplomatiques

Le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’agrément concer-nant les personnalités diplomatiques ci-après :

Questions commerciales et coopération multilatérale

S’agissant de l’interdiction d’importation du poulet de chair à compter du 1er jan-vier 2027, le Conseil des Ministres a pris acte de l’interpellation du Gabon par les États-Unis d’Amérique au sein de l’Organisation mondiale du commerce.

Afin de prévenir tout contentieux commercial et de préserver les intérêts écono-miques du pays, le Gouvernement élaborera une stratégie nationale fondée sur les ex-ceptions prévues par les accords de l’OMC et sur la négociation diplomatique.

Le Conseil a également été informé des arriérés de contribution du Gabon au-près de cette organisation, évalués à 228 997 francs suisses, soit environ 164 millions de francs CFA. Cette situation entraîne des restrictions d’accès de la Mission perma-nente aux documents et informations de l’Organisation.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a entériné le soutien de la République ga-bonaise à la candidature de Madame Josefa Leonel Correia SACKO, présentée par la République d’Angola au poste de Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Diplomatie présidentielle

Le Conseil des Ministres a pris acte du compte rendu de la visite d’État effectuée en République française, du 19 au 22 juillet 2026, par le Président de la République, Chef de l’État, à l’invitation de son homologue français.

Cette visite a permis de consolider le partenariat entre le Gabon et la France dans les secteurs des mines, des infrastructures, de l’environnement, de l’énergie et de la défense. Elle a notamment été marquée par la signature d’instruments relatifs à la transformation locale de la chaîne de valeur du manganèse, à la cession du Camp Gé-

néral de Gaulle, au développement du projet hydroélectrique de Booué ainsi qu’à la mobilisation de financements auprès de Deutsche Bank.

Le Président de la République a instruit les ministères concernés de traduire ces engagements en actions concrètes et de poursuivre les mesures destinées à faciliter le retour progressif des compatriotes établis en France.

Le Conseil des Ministres a également pris acte du compte rendu de la tournée ouest-africaine effectuée par le Président de la République du 28 juillet au 7 août 2026, ainsi que des visites au Gabon de ses homologues de la République démocratique du Congo et de la Guinée-Bissau.

Ces différentes séquences diplomatiques ont permis de renforcer les relations bila-térales du Gabon et de conclure plusieurs instruments de coopération :

L’ensemble de ces initiatives traduit la volonté du Gabon de consolider ses par-tenariats bilatéraux, de promouvoir la coopération Sud-Sud et de renforcer son posi-tionnement au sein des instances régionales et internationales.

MINISTÈRE DE LA PÊCHE, DE LA MER ET DE L’ÉCONOMIE BLEUE

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour l’ouverture de négociations avec l’Union européenne en vue de la conclusion d’un nouvel Accord de Partenariat de Pêche Durable et de son protocole d’application.

Cette démarche intervient à la suite de la dénonciation, par le Gabon, de l’accord précédent, le 4 juin 2025. Elle vise à établir un partenariat renouvelé, équilibré

et mutuellement bénéfique, garantissant la souveraineté du Gabon sur ses ressources halieutiques ainsi que leur exploitation durable.

À cet effet, le Conseil a autorisé la notification officielle de l’accord de la Partie gabonaise à l’Union européenne ainsi que la mise en place d’une équipe nationale de négociation et d’un calendrier des différents rounds de discussions.

MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DES CAPACI-TÉS

Le Conseil des Ministres a pris acte des conclusions de la Commission Excep-tionnelle des Litiges de la Fonction Publique, chargée d’examiner les situations irrégu-lières relevées à la suite du recensement biométrique et administratif des agents pu-blics.

Sur un total de 1 762 dossiers examinés, la Commission a notamment prononcé 116 réhabilitations, 589 radiations avec maintien des droits à pension, 110 radiations sans maintien des droits à pension et 600 radiations d’agents relevant de la main-d’œuvre non permanente. Elle a également formulé des avis concernant des sanctions disciplinaires, des dénonciations de contrats et diverses positions administratives.

La régularisation de ces situations permettra à l’État de réaliser une économie annuelle estimée à près de 11 milliards de FCFA.

Le Conseil a instruit les administrations compétentes de mettre en œuvre les décisions arrêtées, de les notifier aux agents concernés et de procéder à la mise à jour diligente des actes de gestion correspondants.

MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGÉ DE LA LOGISTIQUE

Organisation, du 21 au 25 septembre 2026 à Libreville, de la 16ᵉ session du Comi-té de contrôle des navires par l’État du port, ainsi que de la 6ᵉ Conférence des ministres du Mémorandum d’Entente sur le contrôle des navires par l’État du port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (MoU d’Abuja).

Le Conseil des Ministres a approuvé l’organisation, du 21 au 25 septembre 2026 à Libreville, de la 16ᵉ session du Comité de contrôle des navires par l’État du port et de la 6ᵉ Conférence des Ministres du Mémorandum d’Entente d’Abuja.

Ces assises réuniront environ 86 délégués représentant les 22 États membres, en vue de renforcer la sécurité maritime, d’harmoniser les procédures d’inspection des na-vires et de lutter contre les « flottes fantômes ».

Elles permettront également d’examiner les enjeux liés à la protection du milieu marin, à la décarbonation, au développement des ports verts ainsi qu’aux conditions de vie et de travail des gens de mer.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISATION

Le Conseil des Ministres a approuvé la participation du Gabon à deux ren-contres internationales consacrées à la sécurité et à la gouvernance des frontières.

La première, organisée par l’Organisation Internationale pour les Migrations au Bénin, du 28 septembre au 3 octobre 2026, portera sur les bonnes pratiques de gou-vernance frontalière sensible au genre et sur l’intégration du système MIDAS de ges-tion des données migratoires.

La seconde concerne la 94ᵉ session de l’Assemblée Générale d’INTERPOL, prévue du 30 novembre au 3 décembre 2026 à Hong Kong. Elle permettra de renforcer la coopération policière internationale, l’anticipation des menaces criminelles et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les futures actions de sécurité.

MINISTÈRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CA-DASTRE

Le Conseil des Ministres a approuvé la participation du Gabon à la Réunion spéciale de haut niveau sur le renforcement de la résilience climatique des populations urbaines pauvres, prévue le 23 septembre 2026 à New York.

Retenu parmi les pays pilotes du programme, le Gabon y présentera un projet de construction de cinquante logements destinés aux familles vivant dans des zones à risque, pour un financement estimé à 3 millions de dollars américains.

Cette rencontre permettra également de poursuivre les échanges avec ONU-Habitat concernant l’ouverture de son bureau sous-régional à Libreville.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION

Le Conseil des Ministres a approuvé la proposition d’organiser à Libreville une réunion préparatoire africaine à la Conférence de Plénipotentiaires de l’Union Interna-tionale des Télécommunications, prévue en novembre 2026 à Doha.

Cette rencontre permettra aux États africains de définir une position commune sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, l’inclusion digitale et les technologies émergentes.

Elle contribuera également à renforcer le leadership du Gabon en matière de transformation numérique et de coopération technologique en Afrique.

MINISTÈRE DE LA RÉFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil des Ministres a approuvé l’organisation, le 28 septembre 2026 à Li-breville, d’une réunion sous-régionale consacrée à la lutte contre le dopage.

Organisée par l’Organisation Nationale Antidopage du Gabon, cette rencontre réunira les ministres concernés, les présidents des Comités olympiques ainsi que les responsables des organisations nationales antidopage d’Afrique centrale.

Les travaux porteront principalement sur le maintien de la conformité des États au Code mondial antidopage 2027 et sur le renforcement d’un environnement sportif de qualité, fondé sur l’éthique, l’intégrité et la protection de la jeunesse.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

I. PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGÉ DE LA LOGISTIQUE

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA MARINE MARCHANDE

ADMINISTRATIONS SOUS TUTELLE

OFFICE DES PORTS ET RADES DU GABON (OPRAG)

SOCIÉTÉ D’EXPLOITATION DU TRANSGABONAIS (SETRAG)

COMPAGNIE NATIONALE DE NAVIGATION INTÉRIEURE ET INTERNATIONALE (CNNII)

CONSEIL GABONAIS DES CHARGEURS (CGC)

III. MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISA-TION

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

DIRECTION GÉNÉRALE DES COLLECTIVITÉS LOCALES

DIRECTION GÉNÉRALE DES ÉLECTIONS ET DES LIBERTÉS PUBLIQUES

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA PROTECTION CIVILE

ADMINISTRATION DECONCENTREE

Préfet de Bitam : M. Claver EYA NZE.

ADMINISTRATION DÉCENTRALISÉE MAIRIE DE LIBREVILLE

DIRECTION DES ÉLECTIONS

PROJET IBOGA

COMITE DE SUIVI OPERATIONNEL

RESPONSABLES DES SOUS-COMITÉS SOUS-COMITÉ FORMATION ET MÉTIERS

SOUS-COMITÉ MATÉRIEL ET LOGISTIQUE

SOUS-COMITÉ TECHNIQUE ET INFORMATIQUE

SOUS-COMITÉ SÉCURITÉ

SOUS-COMITÉ ADMINISTRATION ET FINANCES

MINISTÈRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CA-DASTRE

CABINET DU MINISTRE

SERVICES CENTRAUX CABINET DU MINISTRE

INSPECTION GÉNÉRALE DES SERVICES

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL – DIRECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

DIRECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES CONSULAIRES

DIRECTION GÉNÉRALE DU DROIT DE LA MER

DIRECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES JURIDIQUES INTERNATIONALES

DIRECTION DU PROTOCOLE

SERVICES EXTÉRIEURS ZONE AFRIQUE CAMEROUN

BURKINA FASO

CONGO

CÔTE D’IVOIRE

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

ÉGYPTE

ÉTHIOPIE

GHANA

GUINÉE

GUINÉE ÉQUATORIALE


MAROC

CONSULAT GÉNÉRAL DU GABON À LAÂYOUNE (MAROC)

NIGÉRIA

RWANDA

SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE

TOGO

ZONE AMÉRIQUE CANADA

CUBA

ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE – CONSULAT GÉNÉRAL

ZONE ASIE CHINE

CORÉE

ZONE EUROPE BELGIQUE

ESPAGNE

FRANCE

CONSULAT GÉNÉRAL EN FRANCE

SUISSE

GRANDE-BRETAGNE

DÉLÉGATION PERMANENTE AUPRÈS DE L’UNESCO

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION

CABINET DU MINISTRE

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE DIRECTION GÉNÉRALE

DIRECTION GÉNÉRALE DES INFRASTRUCTURES ET DE LA CYBERSÉCURITÉ – DIREC-TION GÉNÉRALE

DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES JURIDIQUES

DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES FINANCIÈRES

DIRECTION CENTRALE DES RESSOURCES HUMAINES

DIRECTION CENTRALE DE LA COMMUNICATION

ADMINISTRATIONS SOUS TUTELLE

AGENCE NATIONALE DES INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES ET DES FRÉQUENCES (ANINF)

DIRECTION GÉNÉRALE

INSTITUT NATIONAL DE LA POSTE DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (INPTIC)

CONSEIL D’ADMINISTRATION

DIRECTION GÉNÉRALE

SOCIÉTÉ DE PATRIMOINE DES INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES (SPIN) – DIRECTION GÉNÉRALE

MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE

CABINET DU MINISTRE

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

SERVICE COURRIER

DIRECTION CENTRALE DES RESSOURCES HUMAINES

DIRECTION CENTRALE DES STATISTIQUES ET DES ÉTUDES

DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES JURIDIQUES

DIRECTION CENTRALE DE LA COMMUNICATION

DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES FINANCIÈRES

DIRECTION CENTRALE DES ARCHIVES ET DOCUMENTATION

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA PROSPECTIVE

DIRECTION GÉNÉRALE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

SERVICES COURRIER, ARCHIVES ET DOCUMENTATION

SERVICES SYSTÈME D’INFORMATION ET STATISTIQUES

SERVICES RESSOURCES HUMAINES ET MOYENS

SERVICES INFORMATION ET COMMUNICATION

DIRECTION DES AMÉNAGEMENTS ET DU DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE GOUVERNANCE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS

SERVICE DES PROGRAMMES ET INTER REGIONAUX

DIRECTION DES ÉTUDES ET DE LA PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE ÉTUDES ET STATISTIQUES

SERVICE PROSPECTIVE ET OBSERVATION DES TERRITOIRES

SERVICE RÉGLEMENTATION ET NORMALISATION

DIRECTION DE LA CARTOGRAPHIE

SERVICE DE GESTION DE DONNÉES

SERVICE DE GÉOMATIQUE

SERVICE CARTOGRAPHIE

DIRECTION DE LA DOCUMENTATION

SERVICE BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVAGE

SERVICE DOCUMENTATION NUMÉRIQUE

DIRECTION PROVINCIALE DE L’ESTUAIRE

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DU HAUT-OGOOUÉ

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DU MOYEN-OGOOUÉ

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DE LA NGOUNIÉ

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DE LA NYANGA

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DE L’OGOOUÉ-IVINDO

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DE L’OGOOUÉ-LOLO

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DE L’OGOOUÉ-MARITIME

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

DIRECTION PROVINCIALE DU WOLEU-NTEM

SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES ET PROSPECTIVE TERRITORIALE

SERVICE DES AMÉNAGEMENTS ET DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

SERVICE CARTOGRAPHIE ET DOCUMENTATION

MINISTÈRE DE LA RÉFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

INSTITUTION CONSTITUTIONNELLE :

CONSEIL D’ETAT

Conseillers en service Extraordinaires

CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL, ENVIRONNEMENTAL ET CULTUREL (CESEC) CABINET DU PRÉSIDENT

DIRECTION DU PROTOCOLE

CABINET DU PREMIER VICE-PRÉSIDENT

CABINET DU DEUXIÈME VICE-PRÉSIDENT

CABINET DU PREMIER QUESTEUR

CABINET DU DEUXIÈME QUESTEUR

CABINET DU PREMIER SECRÉTAIRE

CABINET DU DEUXIÈME SECRÉTAIRE

CABINET DU TROISIÈME SECRÉTAIRE

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICI-PATIONS, CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE

INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES

SERVICES CENTRAUX

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS

INSPECTION DES SERVICES

DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DES MOYENS

DIRECTION DES VÉRIFICATIONS FISCALES

DIRECTION DE LA CENTRALISATION, DE LA STATISTIQUE ET DES ÉMISSIONS

RECETTE PRINCIPALE DES IMPÔTS

DIRECTION DES RÉGIMES SPÉCIFIQUES

SERVICES DÉCONCENTRÉS

DIRECTION PROVINCIALE DES IMPÔTS DE L’ESTUAIRE

CENTRE DES IMPÔTS DES PETITES ENTREPRISES ET DES PARTICULIERS SUD (CI-PEP-SUD)

DIRECTION PROVINCIALE DES IMPÔTS DU HAUT-OGOOUÉ

DIRECTION PROVINCIALE DES IMPÔTS DU MOYEN-OGOOUÉ

DIRECTION PROVINCIALE DES IMPÔTS DE LA NGOUNIÉ

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA DETTE

ADMINISTRATIONS SOUS TUTELLE

FONDS GABONAIS D’INVESTISSEMENTS STRATÉGIQUES (FGIS)

AGENCE GABONAISE DE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE VERTE (AGADEV) –

CONSEIL D’ADMINISTRATION – MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

AGENCE JUDICIAIRE DE L’ÉTAT (AJE) CHEFS DE SERVICE D’APPUI

DIRECTEURS CENTRAUX

DIRECTEURS CENTRAUX ADJOINTS

CHARGÉS D’ÉTUDES DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

MINISTÈRE DU PÉTROLE ET DU GAZ

ADMINISTRATION SOUS TUTELLE GAB’OIL S.A.

MINISTÈRE DES MINES

ADMINISTRATIONS SOUS TUTELLE SOCIÉTÉ ÉQUATORIALE DES MINES (SEM)

MINISTÈRE DE LA PÊCHE, DE LA MER ET DE L’ÉCONOMIE BLEUE

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

MINISTÈRE DE LA SANTÉ

CABINET DU MINISTRE

CABINET DU DIRECTEUR DE CABINET

INSPECTION GÉNÉRALE DES SERVICES DE SANTÉ

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

INSPECTIONS RÉGIONALES DES SERVICES DE SANTÉ INSPECTIONS RÉGIONALES DES SERVICES DE SANTÉ OUEST

INSPECTIONS RÉGIONALES DES SERVICES DE SANTÉ CENTRE

INSPECTIONS RÉGIONALES DES SERVICES DE SANTÉ CENTRE-SUD

INSPECTIONS RÉGIONALES DES SERVICES DE SANTÉ SUD

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ LIBREVILLE-OWENDO-AKANDA

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ CENTRE (MOYEN-OGOOUÉ)

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ CENTRE-SUD (NGOUNIÉ)

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ EST (OGOOUÉ-IVINDO)

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ CENTRE-EST (OGOOUÉ -LOLO)

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ MARITIME (OGOOUÉ-MARITIME)

DIRECTION RÉGIONALE DE SANTÉ NORD (WOLEU-NTEM)

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL DE MELEN

CENTRE NATIONAL DE GÉRIATRIE/GÉRONTOLOGIE

CENTRE NATIONAL DE SANTÉ MENTALE

CENTRE NATIONAL DE NUTRITION

CENTRE DE SANTÉ

CENTRE DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE D’OWENDO

CENTRE DE SANTÉ DE LOUIS

DIRECTION DE LA SANTÉ FAMILIALE

PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LA CÉCITÉ

CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE CHU DE LIBREVILLE

CHU OWENDO

INSTITUT DES MALADIES INFECTIEUSES PR DANIEL GAHOUMA

CENTRE HOSPITALIER MÈRE ET ENFANT FONDATION JEANNE EBORI

CENTRE NATIONAL DE TRANSFUSION SANGUINE

OFFICE PHARMACEUTIQUE NATIONAL OPN

INSTITUT NATIONAL DE FORMATION D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE

ÉCOLE PROVINCIALE DE FORMATION D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE DE MOUILA

SAMU NATIONAL

RÉGION SANITAIRE

RÉGION SANITAIRE SUD -EST (HAUT -OGOOUÉ) HÔPITAL DÉPARTEMENTAL DE MOANDA

RÉGION SANITAIRE CENTRE (MOYEN-OGOOUÉ) CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL DE LAMBARENE

RÉGION SANITAIRE CENTRE-SUD NGOUNIÉ CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL

HÔPITAL DÉPARTEMENTAL DE FOUGAMOU

HÔPITAL DÉPARTEMENTAL DE NDENDE

RÉGION SANITAIRE SUD (NYANGA)

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL BENJAMIN NGOUMBOU

RÉGION SANITAIRE EST (OGOOUÉ-IVINDO)

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL OMAR BONGO ONDIMBA DE MAKOKOU

RÉGION SANITAIRE CENTRE-EST (OGOOUÉ LOLO)

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL PAUL MOUKAMBI DE KOULAMOUTOU

RÉGION SANITAIRE MARITIME

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL DE NTCHENGUE (OGOOUÉ-MARITIME)

RÉGION SANITAIRE NORD

CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL D’OYEM

CENTRE MÉDICAL DE BITAM

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA PROMOTION DE LA SANTÉ

DIRECTION DE L’IMMUNISATION

DIRECTION DE LA LUTTE CONTRE LA MALADIE

DIRECTION GÉNÉRALE DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA PLANIFICATION, DE L’ÉVALUATION ET DES PARTENA-RIATS

DIRECTION DES ÉTUDES ET DE L’ÉVALUATION DES POLITIQUES ET PLANS DE SANTÉ

DIRECTION DES INFRASTRUCTURES ET DES ÉQUIPEMENTS

AGENCE NATIONALE DU MÉDICAMENT ET AUTRES PRODUITS DE SANTÉ

HÔPITAL DE LA COOPÉRATION SINO-GABONAISE

CENTRE DE SANTÉ D’AKÉBÉ

HÔPITAL DE LA COOPÉRATION ÉGYPTO-GABONAISE

HÔPITAL SPÉCIALISÉ DE NKEMBO

INSTITUT D’ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE LUTTE CONTRE LES ENDÉMIES

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION

LABORATOIRE NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE

MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGÉ DE LA PROTECTION DE L’EN-FANCE ET DE LA FEMME

CAISSE NATIONALE DE SÉCURITÉ SOCIALE

MINISTÈRE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS, DU RAYONNEMENT CULTUREL ET DES ARTS, CHARGÉ DE LA VIE ASSOCIATIVE

CABINET DU MINISTRE

INSPECTION GÉNÉRALE DES SERVICES

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DES SPORTS

DIRECTION DES SPORTS DU HAUT NIVEAU

DIRECTION DES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES

ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE

ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE – OFFICE GABONAIS DE DÉVELOPPEMENT DU SPORT ET DE LA CULTURE (ONDSC)

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS

CABINET DU MINISTRE

INSPECTION GÉNÉRALE DES SERVICES

SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COMMUNICATION

DIRECTION CENTRALE DE LA COMMUNICATION

DIRECTION CENTRALE DES STATISTIQUES ET DES ÉTUDES

DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES FINANCIÈRES

DIRECTION CENTRALE DES RESSOURCES HUMAINES

ADMINISTRATIONS SOUS-TUTELLE – GROUPE GABON TÉLÉVISION – DIRECTION GÉ-NÉRALE DU GROUPE GABON TÉLÉVISION

DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE

ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE – GABON 24 DIRECTION GÉNÉRALE

RADIO GABON – DIRECTION GÉNÉRALE

DIRECTION TECHNIQUE ET D’EXPLOITATION

DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE

POSTE S.A – DIRECTION GÉNÉRALE DE LA POSTE S.A

  1. Thierry Germain OBIANG.

Les conseillers précédemment nommés qui ne sont pas confirmés dans leurs fonctions sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine.

DIRECTION DE LA RÉGLEMENTATION

DIRECTION DE LA POSTE

DIRECTION DES ORGANISATIONS ET SOCIÉTÉS

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