
Une exposition où l’artiste poursuit sa recherche autour du temps à travers peinture, sculpture, installations et langage binaire.
ARTS. Ilham Laraki Omari ouvre un nouveau chapitre avec son exposition « Un dialogue avec le temps », dans la continuité de sa recherche et de son approfondissement autour de cette thématique.
Après avoir présenté ses expositions individuelles « Les temps » à la Galerie Oudaya Bab El Kebir à Rabat, « What time is it ? What is time ? » à la Galerie Mohamed Kacimi à Fès, et « La balance du temps » à la Galerie d’art contemporain Mohamed Drissi à Tanger, l’artiste dévoile de nouvelles œuvres, du 27 novembre au 15 décembre, au sein de la Fondation Mohammed VI, dans un espace où se rencontrent création, transmission et regard contemporain.
Cette exposition offre au public l’occasion de découvrir des pièces inédites, qui entrent en résonance avec l’atmosphère singulière de la Fondation et prolongent cette réflexion vivante autour du temps.
Peintre du temps, Ilham Laraki Omari le met en scène à travers la peinture, la sculpture et l’installation. L’aiguille tourne dans le sens inverse, renverse la logique. Des textes sont transposés en langage binaire, le « 1 » et le « 0 » sont intégrés dans l’œuvre, éparpillés ou ordonnés, un langage invisible se révélant lisible. Des installations interactives invitent le visiteur à interagir avec l’œuvre avec plusieurs de leurs sens y compris l’ouïe.
Autour de ce travail, de nombreux critiques d’art, artistes, écrivains et passionnés d’art ont porté un regard attentif sur la démarche d’Ilham Laraki Omari. Tous soulignent la profondeur spirituelle, la force visuelle et la réflexion qu’inspire sa manière d’aborder cette notion. Ghitha Triki évoque « un art capable de transfigurer l’invisible en projection matérielle », tandis qu’Ahmed Fassi salue « une œuvre d’une inventivité rare, nourrie de conscience et d’audace ».
Les analyses d’Ahmed Fassi éclairent aussi la richesse de cette œuvre. Il décrit le parcours d’Ilham Laraki Omari comme « une méditation échelonnée sur les racines, les émotions insaisissables, les envolées spirituelles et les multiples représentations du temps ». Il souligne la force avec laquelle l’artiste bouscule les habitudes en art, « suscitant le sourire ou l’émerveillement, interpellant le visiteur et le faisant devenir, sans le savoir, un protagoniste de l’œuvre ». Il rappelle enfin la dimension intérieure de son geste : « Elle répond aux images qui lui viennent dans ses moments d’inspiration, qu’elle est juste un outil qui fait passer cette décharge de gratitude et de reconnaissance par la création artistique ».
Vernissage le 27 novembre 2025
Exposition jusqu’au 15 décembre.
Galerie de la Fondation Mohammed VI à Rabat.