Gabon/France. Une photo qui en dit trop…

LIBRES PROPOS. Ce dimanche 3 septembre 2023, Brice Oligui, le chef du « prétendu » coup d’état militaire au Gabon, a reçu l’ambassadeur de France au palais présidentiel.

Son attitude d’extrême courtoisie frisant la soumission et son sourire presque synonyme de complaisance et de bonne retrouvaille donnent matière à réflexion quand ils n’accordent pas une caution à la thèse de la « révolution du palais » qui permet au clan Bongo de faire une simple mue politique qui permet de partir sans partir, de changer la tête tout en maintenant toute l’architecture du pouvoir mise en place depuis 1967 par le patriarche Omar Bongo et l’élite politique et militaire du Haut-Ogoué.

Il appartient au peuple gabonais d’ouvrir les yeux sur celui qui prêtera serment demain lundi 4 septembre (article rédigé la veille, dnr) devant la même Cour Constitutionnelle qui a proclamé juste une semaine avant Ali Bongo vainqueur du scrutin présidentiel.

Le fait que les putschistes ont carrément annulé les élections générales d’août 2023 et n’ont même pas envisagé de faire le recomptage des voix pour proclamer le véritable vainqueur du scrutin, me pousse à entrevoir quelque part de grandes manœuvres politiques et diplomatiques en cours pour neutraliser la volonté du souverain primaire gabonais.

Dans l’actuel contexte très volatile de la grande dynamique panafricaine qui secoue présentement tout le continent noir, si Brice Oligui a opéré ce passage en force pour maintenir un statu quo de la Francafrique au Gabon, il faudra s’attendre inévitablement à la répétition du schéma Burkinabé qui a renversé le francophile Paul-Henry Damiba au profit du tonitruant Ibrahim Traoré.

Il revient au peuple gabonais, à lui et à lui seul, de « make noise » (de faire du bruit) pour barrer la route à ce schéma liberticide et démocraticide.

Par Germain Nzinga

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