FMI : Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé

La croissance économique devrait rester robuste à moyen terme, de l’ordre de 6% , selon l'institution financière internationale

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Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté, selon le Fonds monétaire international (FMI).

« Ces réformes devraient être approfondies et accélérées afin d’assurer la viabilité de la dette publique et de permettre la transition vers une croissance plus inclusive et durable, tirée par l’investissement et le développement du secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté », a estimé Stéphane Roudet qui a conduit une équipe du FMI à Djibouti du 4 au 17 décembre.

Selon le FMI,  la croissance économique ralentit de près de 9,5% en moyenne au cours de la période 2014-16 à environ 6,5% cette année, du fait de la diminution sensible des investissements publics dans les infrastructures.

Stéphane Roudet a cependant assuré cependant qu’«elle devrait rester robuste à moyen terme, de l’ordre de 6%, tirée par une croissance soutenue des exportations et de l’investissement privé, si toutefois les réformes structurelles continuent à avancer ».

Pour assurer la viabilité de la dette, l’institution de Bretton Woods a estimé qu’il est important que les réformes permettent de garantir la rentabilité économique et sociale des nombreux projets mis en œuvre et qu’il convient, par ailleurs, de générer des excédents primaires du secteur public suffisants pour réduire la dette publique.

« Tout cela nécessite la mise en œuvre de réformes des entreprises publiques, de la gestion des finances et de la dette publiques, de la fiscalité, ainsi que du climat des affaires et des politiques de développement humain », a précisé Stéphane Roudet dans une déclaration à l’issue de la visite de la délégation.

Selon lui, « générer davantage de ressources pour l’État en réformant les entreprises publiques, en réduisant les dépenses fiscales, et en améliorant l’efficience des dépenses permettrait non seulement d’assoir une amélioration de la viabilité de la dette, mais également de créer l’espace nécessaire aux dépenses prioritaires pour réduire la pauvreté ».

Au cours de son bref séjour à Djibouti, la délégation du FMI a noté que les autorités Djiboutiennes ont commencé à mettre en œuvre des réformes pour gérer les risques intrinsèques à leur stratégie de développement et maintenir une croissance forte.

Par ailleurs, comme l’a souligné Stéphane Roudet,  des progrès importants ont été réalisés ces dernières années pour améliorer l’environnement des affaires. Ainsi, ce dernier les encourage à poursuivre les efforts dans ce domaine ainsi qu’à favoriser davantage la concurrence dans l’économie.

« Des réformes ambitieuses dans le secteur des télécommunications et de l’électricité sont indispensables pour réduire les prix et améliorer la qualité des services. Il est également important de poursuivre les efforts pour accroître le rendement de l’éducation et la productivité du travail », a-t-il estimé soutenant que ces réformes sont nécessaires pour stimuler l’investissement et la compétitivité du secteur privé et que « les efforts en cours pour renforcer la supervision bancaire et l’inclusion financière sont importants pour solidifier la stabilité financière et la croissance et réduire la pauvreté ».

Martin KAM

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