
FOOTBALL. La révélation des 30 candidats pour le Ballon d’Or 2023 n’aura lieu qu’à partir du 6 septembre. En attendant cette annonce, prenons le temps de scruter attentivement les joueurs qui ont une chance de figurer dans cette liste prestigieuse.
Le Ballon d’Or, réputé être le trophée individuel le plus prestigieux du monde du football, suscite toujours une grande anticipation. Cette année ne fait pas exception à la règle. À mesure que la date fatidique approche, les spéculations se multiplient. Qui succédera à Karim Benzema, sacré la saison précédente ? Même si l’ancien joueur du Real Madrid devrait logiquement être inclus parmi les 30, il semble peu probable qu’il parvienne à défendre sa couronne.
En revanche, l’absence du Sénégalais Sadio Mané, qui avait terminé à la deuxième place l’année passée mais a connu une saison difficile au Bayern, semble pratiquement assurée. Cependant, le continent africain sera bien représenté malgré tout. Sans plus tarder, explorons la liste des joueurs africains qui pourraient prétendre à une nomination. Il est important de rappeler que la sélection est désormais basée sur les performances réalisées durant la saison 2022-2023, plutôt que sur l’année civile.
Les prétendants africains pour le Ballon d’Or 2023 :
Victor Osimhen (Nigeria) :
Victor Osimhen a joué un rôle crucial dans la saison historique du Napoli. Le club italien a remporté le championnat de Serie A pour la première fois en 33 ans, et Osimhen a grandement contribué à ce succès. Il a marqué 31 buts en 39 matchs, devenant ainsi le meilleur buteur africain de l’histoire d’une saison de Serie A. Ses performances exceptionnelles lui ont valu le Soulier d’Or. Osimhen, qui est devenu une véritable icône à Naples, a considérablement élevé son statut dans le monde du football. En Ligue des champions, l’équipe italienne s’est arrêtée en quarts de finale face au Milan AC (1-0, 1-1), mais le Super Eagle a tout de même marqué 5 buts en 6 matches au sein de la compétition continentale la plus prestigieuse. Un parcours impressionnant, difficilement imaginable lors de ses débuts européens difficiles…
André Onana (Cameroun) :
André Onana a réalisé une première saison exceptionnelle avec l’Inter Milan. Le gardien camerounais a joué un rôle essentiel dans le parcours de son équipe jusqu’à la finale de la Ligue des champions, perdue face à Manchester City (1-0). Sur les 12 matchs disputés lors de la prestigieuse compétition, Onana a gardé ses cages inviolées à 8 reprises, n’encaissant que 10 buts en tout. Ses performances remarquables lui ont valu des éloges de toutes parts, y compris de la légende Gigi Buffon. En sélection nationale, le bilan est plus mitigé. Suite à des différends avec son entraîneur Rigobert Song pendant la Coupe du Monde, il n’a joué qu’un seul match au Qatar, et depuis lors, il a pris sa retraite internationale. Ce choix ne manque pas de susciter des spéculations quant à un éventuel retour. En attendant, le gardien de 27 ans a franchi un palier en signant cet été avec Manchester United, le rival de l’équipe qui l’a battu en finale de la Ligue des champions. Reste à voir dans quelle mesure sa « disparition » lors de la Coupe du Monde pourrait l’impacte.
Yassine Bounou (Maroc) :
Yassine Bounou a également connu une saison remarquable avec le FC Séville. Bien qu’il ait perdu sa place de titulaire en championnat au fil de la saison, il s’est montré décisif lors de la victoire en Ligue Europa. En finale contre l’AS Rome, le match s’est soldé par un match nul 1-1 à la fin du temps réglementaire. Cependant, le gardien marocain (1 mètre 95) est devenu l’homme providentiel en arrêtant deux tirs au but (4-1 aux tirs au but) et en offrant ainsi la victoire à son équipe. Lors de la Coupe du Monde avec le Maroc, il s’est également montré crucial, en particulier lors de la séance de tirs au but contre l’Espagne en huitièmes de finale (0-0, 3 tab à 0), permettant ainsi aux Lions de l’Atlas de se qualifier pour les demi-finales. En tant que pilier de la défense marocaine, il n’a encaissé qu’un seul but en 480 minutes de jeu avant la demi-finale contre la France. Ces performances sont-elles suffisantes pour remporter le trophée Yachine du meilleur gardien ? La réponse dans un peu plus de trois mois…
Mohamed Salah (Égypte):
La saison a été difficile pour Liverpool, qui a terminé à la cinquième place de la Premier League, manquant ainsi la qualification pour la Ligue des champions. Cependant, malgré ces obstacles, Mohamed Salah a joué un rôle clé au sein de son équipe. Il a inscrit 22 buts et réalisé 5 passes décisives en championnat, le classant ainsi au quatrième rang des meilleurs buteurs de la PL. Bien que ses performances aient été plus qu’honorables, il est peu probable que Salah puisse remporter le Ballon d’Or cette année. Cela est en partie dû à l’absence de titres et à l’élimination précoce en Ligue des champions, dès les huitièmes de finale contre le Real Madrid (1-0, 2-5). Cependant, sa présence parmi les 30 nommés reste une possibilité envisageable.
Autres candidats africains possibles :
Youssef En-Nesyri (Maroc):
Youssef En-Nesyri a brillé lors de la Coupe du monde en marquant contre le Canada en phase de groupes (2-1) et surtout lors de l’exploit en quarts de finale face au Portugal (1-0). Son impact a été remarquable. Avec son club Séville, il a été un élément décisif dans la conquête de la Ligue Europa. En finale contre l’AS Rome, le gaucher a inscrit le but égalisateur en temps réglementaire, permettant à son équipe d’atteindre la séance de tirs au but et de remporter la victoire (4-1). Au total, il a marqué 4 buts en 9 matchs de Ligue Europa et 2 en 4 matchs de Ligue des champions. En championnat, les statistiques du Marocain de 26 ans sont solides (8 buts en 31 apparitions), bien que moins flamboyantes. Cependant, cette saison réussie pourrait lui valoir une place parmi les 30 nommés.
Riyad Mahrez (Algérie):
Malgré les réalisations impressionnantes de Manchester City et de solides statistiques en Premier League (5 buts et 10 passes décisives en 30 matchs), l’ailier algérien part avec un handicap cette année en raison de son rôle limité en Ligue des champions. En effet, le Fennec n’a joué que 11 minutes à partir des quarts de finale. De plus, l’absence de l’Algérie à la Coupe du monde rend peu probable la présence de la recrue d’Al-Ahli dans la liste des nommés.
Ya Willy.