CAN 2025: Le Nigeria décroche la médaille de bronze face à l’Egypte

CAN 2025: Le Nigeria décroche la médaille de bronze face à l’Egypte

Le Nigeria s’est adjugé le match de la 3e place de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations 2025 après son succès 4-2 dans les tirs au but devant l’Egypte (0-0 à l’issue du temps réglementaire). Il décroche ainsi pour la 9e fois de son histoire la médaille de bronze lors d’une CAN. Réactions: Homme du match TotalEnergies: Stanly Nawbali. « C’était un match très difficile face à une grande équipe d’Égypte. Les deux équipes ont été solides et personne ne voulait faire d’erreur.  Lors des tirs au but, je suis resté calme. J’ai essayé de lire les tireurs et de faire confiance à mon instinct. Heureusement, ça a fonctionné pour nous. Cette victoire est le fruit du travail collectif. Les défenseurs ont été incroyables et tout le groupe est resté uni jusqu’au bout. » Hossam Hassan – Sélectionneur de l’Égypte. « C’était un match très équilibré face à une solide équipe nigériane. Les deux formations ont fait preuve d’organisation et de discipline tout au long de la rencontre.   Nous avons réussi à contrôler plusieurs phases de jeu, mais dans ce genre de matchs, tout se joue sur des détails. Aujourd’hui, c’est la séance de tirs au but qui a fait la différence. Les joueurs ont fait preuve d’un grand caractère et d’une forte discipline. Je suis très satisfait de la performance de mon équipe et fier de leur engagement ainsi que de l’état d’esprit dont ils ont fait preuve jusqu’au bout.  Les tirs au but font partie intégrante du football. Parfois, ils vous sourient, parfois non, et il faut savoir l’accepter pour continuer à travailler. » Eric Chelle – sélectionneur du Nigeria   « Être entraîneur n’est jamais simple. À un moment donné, j’ai ressenti de la déception, non pas parce que les joueurs ont manqué de moyens, mais parce qu’ils ont tout donné jusqu’à l’épuisement. Aujourd’hui, alors que je me tiens ici, je ressens une immense fierté pour eux. Je suis extrêmement fier d’être le sélectionneur de l’équipe nationale nigériane. Cette équipe a tout donné — pas seulement lors de ce match, mais au cours des deux derniers mois et durant une année entière de travail continu.  Ce que nous avons accompli n’est pas le fruit du hasard. Un énorme travail a été réalisé avec les joueurs. Bâtir un groupe solide n’est pas chose aisée ; gérer des personnalités différentes demande du calme et de la patience, mais les joueurs ont répondu de la meilleure manière possible. Les joueurs ont tout donné pour moi, pour le staff technique et pour le pays… »    Avec CAF

CAN 2025: Sadio Mané permet au Sénégal de décrocher son ticket pour la finale

CAN 2025: Sadio Mané permet au Sénégal de décrocher son ticket pour la finale

L’équipe nationale de football du Sénégal s’est qualifiée pour la finale. Ce mercredi 14 janvier, au Grand Stade de Tangier, Sadio Mané a permis à ses coéquipiers de décrocher leur ticket pour la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025. Les Lions de la Teranga ont assuré leur qualification grâce à l’unique but inscrit par l’attaquant sénégalais à un peu plus de dix minutes de la fin du match de la demi-finale qui les opposaient aux Pharaons d’Egypte. Avec ce court mais précieux succès, l’équi sénégalaise décrochent ainsi son billet pour le bouquet final de la TotalEnergies CAF CAN 2025. Comme le rappelle CAFonline, il s’agit de sa troisième finale sur les quatre dernières éditions depuis 2019. Quant à l’Egypte, elle tentera de se consoler avec la finale du match de classement samedi. Martin Kam

Quarts de finale de la CAN 2025: victoire renversante de l’Égypte face à la Côte d’Ivoire

Quarts de finale de la CAN 2025: victoire renversante de l’Égypte face à la Côte d’Ivoire

Au Grand Stade d’Agadir, l’Égypte a résisté à la vague ivoirienne pour arracher une victoire renversante (3-2), au terme d’un quart de finale haletant où l’efficacité des Pharaons a fait la différence face à la domination territoriale des Éléphants. Les déclarations d’après-match Mohamed Salah, TotalEnergies Homme du Match : « Très content et heureux de jouer avec ces gars. Nous voulons toujours donner de la joie aux fans égyptiens et nous pensons que nous pouvons gagner tous les matchs avec cet état d’esprit.C’était un match difficile. Les Ivoiriens ont gagné la CAN la dernière fois chez eux. Ils ont joué aujourd’hui en champions aussi. Mais on a tout donné et je suis content qu’on soit parvenu à nous qualifier.Je donne toujours tout pour mon équipe. J’essaye d’apporter mon expérience pour qu’on réussisse de grandes choses. Je dis toujours aux coéquipiers de toujours tout donner dès qu’ils entrent sur le terrain. C’est très important pour ne pas avoir des regrets ». Emerse Fae, sélectionneur de la Côte d’Ivoire : « Nous sommes frustrés par le résultat de ce soir. On avait préparé nos joueurs pour affronter cette équipe égyptienne mais on a fait beaucoup trop d’erreurs à des moments importants du match pour espérer les éliminer.Ce qui nous fait mal ce soir, ce sont ces erreurs. On a mis du temps à rentrer dans le match. Je regrette de prendre le premier but aussi tôt. De même que le second. Nous avons bien réagi en revenant à 2-1 avant la mi-temps. Mais c’est le troisième but qui nous met dans des problèmes. C’est difficile d’expliquer ces erreurs de concentration. On va continuer à travailler pour préparer la Coupe du Monde. » Hossam Hassan, sélectionneur de l’Egypte : « Depuis que nous sommes là, j’ai toujours dit que chaque match est comme une finale pour nous. C’est de cette façon que nous abordons tous nos matchs. Chaque match est différent et nous nous adaptons à chaque adversaire. Je suis très heureux de notre qualification. Les joueurs ont tout donné et je suis fier d’eux. Notre préparation a fait la différence. On savait qu’ils étaient champions en titre. On les a respecté et on a mis un plan de jeu en place. Ce qui a marché aujourd’hui. C’est vrai qu’on a aussi fait des erreurs dans le match qui nous ont coûté deux buts mais nous avons marqué trois. Cependant, nous allons corriger ces lacunes pour les prochains matchs » Avec CAF

Khaled El-Enany élu Directeur général de l’UNESCO

Khaled El-Enany élu Directeur général de l’UNESCO

La Conférence générale de l’UNESCO a élu M. Khaled El-Enany (Egypte) Directeur général de l’Organisation, par 172 voix sur un total de 174 votants. Le nouveau Directeur général succèdera le 15 novembre prochain à Audrey Azoulay, en poste depuis 2017. Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, né en 1971, est un éminent égyptologue et professeur d’égyptologie à l’Université d’Hélouan (Egypte), où il enseigne depuis plus de trente ans. Il a occupé les fonctions de vice-doyen de la Faculté du Tourisme et de l’Hôtellerie, directeur du Centre d’apprentissage ouvert et chef du département des guides touristiques. Il est titulaire d’un doctorat en égyptologie de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 (France), où il a été professeur invité à plusieurs reprises. Il a dirigé le Musée national de la civilisation égyptienne (2014 2016) et le Musée égyptien du Caire (2015 2016). De 2016 à 2022, il a exercé les fonctions de ministre des Antiquités, puis de ministre du Tourisme et des Antiquités de la République arabe d’Égypte.Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales. En novembre 2024, il a été nommé ambassadeur spécial pour le tourisme culturel par l’Organisation mondiale du tourisme et, plus récemment, parrain du Fonds africain pour le patrimoine mondial. Il est titulaire de plusieurs distinctions internationales. Il parle l’arabe, le français et l’anglais.Khaled El-Enany est le 12e Directeur général de l’UNESCO. Il est le premier Directeur général originaire d’un pays arabe et le deuxième Africain après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow (1974-1987) à occuper ce poste. Il prendra ses fonctions le 15 novembre pour un mandat de quatre ans.

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. La débâcle du candidat Firmin Édouard Matoko, écrasé par Khaled El-Enany (55 voix contre 2) à l’élection au poste de Directeur général de l’UNESCO, marque bien plus qu’un revers diplomatique. Elle consacre le vide stratégique et symbolique du Congo dans le système international. À Brazzaville, on assiste désormais à la montée des périls entre les clans rivaux du pouvoir pour une prochaine conflagration dont les bébés noirs ne sont qu’une mise en bouche. Le 3 août dernier nous avions prédit un échec cuisant et hors norme du Congo. Le soutien explicite de la France, de l’Union africaine et celui du Congo lui-même ( !) à l’Égypte, avait clairement défini le rapport de force. Pourtant, ACM, Moungala, Ossebi, Okiemi préoccupés par leurs frais de missions, ont choisi l’entêtement : tromper M. Sassou afin qu’il maintienne une candidature notoirement vouée à l’échec. Conseiller M. Sassou pour se faire les poches est regrettable. Cela révèle l’isolement croissant d’un pouvoir coupé des réalités internationales, régionales et même locales. C’est la preuve que les 4 mousquetaires cités supra sont prisonniers des illusions des pseudo prophètes et syncrétistes. Dans les cercles diplomatiques, la défaite du Congo à la tête de l’UNESCO est assimilée au symptôme d’une extinction d’influence et de régime. Qui blâmer ? Le manque de crédibilité des dirigeants congolais sans doute. Mais à cela s’ajoutent la faute diplomatique du Premier Ministre congolais et les sorties médiatiques inappropriées des membres de son Gouvernement qui n’ont fait qu’enfoncer le candidat Matoko. La dernière session extraordinaire des chefs d’État de la CEEAC à Sipopo à Malabo n’avait pas non plus pris position pour le candidat Matoko. Curieux ! À l’annonce des résultats, M. Sassou aurait déclaré, « j’étais trop pressé de féliciter ACM pour son interview. Si je savais que cela devait m’enfoncer de plus belle, je me serais abstenu de lui envoyer un message pour l’applaudir ». Jadis interlocuteur respecté et incontournable de l’Afrique, le Congo n’a plus de relais dans l’Union africaine, ni auprès de ses voisins immédiats. Les voisins considérés comme alliés tacites, se sont progressivement distancés. Félix Tshisekedi à Kinshasa et João Lourenço à Luanda ont consolidé un axe stratégique RDC–Angola centré sur la stabilité énergétique et la sécurité frontalière avec le corridor de Lobito inauguré en présence de Joe Biden le 4 décembre 2024. Au même moment, Brazzaville s’enferme dans une alliance opportuniste avec Paul Kagame en bradant ses propres terres. Cette orientation, censée affaiblir Kinshasa sur le plan diplomatique, a paradoxalement plongé Brazzaville dans une zone de défiance, perçu désormais comme un acteur instable, contradictoire et peu crédible. La diplomatie congolaise est devenue un viatique de survie autoritaire : nouer des alliances ponctuelles, flatter les puissances du moment, sans cohérence d’ensemble. D’ailleurs l’alliance conjoncturelle avec Kagame illustre ce naufrage stratégique. Tous ces mauvais choix d’alliance traduisent l’incapacité du Congo à exister indépendamment des autres. Sassou, ACM, Gakosso et Cie : l’alliance du repli et la faillite du système diplomatique L’isolement diplomatique de M. Sassou est le produit d’un système à bout de souffle, personnifié par ACM, Gakosso et Cie, dont la politique extérieure se résume à la mise en scène du protocole. Distributeur de passeports diplomatiques à des personnalités peu recommandables et des « petites » de Raymond Mboulou, ACM et autres, n’ont jamais eu ni doctrine régionale, ni stratégie multilatérale de leur côté. Ils sont tout simplement incompétents dans leurs tâches. Il faut dire qu’ils doivent leur survie à l’appartenance au cercle de minables loges sorcières. Seulement en politique, seuls prévalent les intérêts. M. Sassou va s’y retrouver confronté à Trump sous peu. Macron ne l’aidera pas, bien au contraire. La diplomatie congolaise s’est donc vidée de sa substance. Les vastes capitales – Paris, Berlin, Washington, Londres – n’accordaient plus à Brazzaville qu’une tolérance polie. Cela s’est transformé en volonté d’éjection depuis peu sous nos yeux. Il faut réinterpréter la situation des pseudo « Bébés Noirs – Kuluna » à l’aune de cette situation de futur « printemps congolais » en gestation : présence des réseaux peulhs chassés du Mali, des réseaux Peuhls islamisés djihadistes de la Centrafrique, des services d’intelligence de la RDC, des filières internationales de drogues et blanchiment… Bref le Congo prend l’eau de toute part ! Matoko, victime expiatoire d’une diplomatie de l’illusion ? Dans ce théâtre d’ombres, Matoko, certes compétent, a servi de bouc émissaire consentant à un régime en quête de prestige. Sa candidature n’aurait jamais pu symboliser l’excellence intellectuelle française au regard de certains dossiers scabreux qu’il laisse derrière lui à l’UNESCO (fermez le ban!). Élu de la voûte étoilée sous le glaive de feu Nzoungou Alphonse, Matoko révèle une contradiction fondamentale : comment prôner la culture, l’éducation et la science alors que le système national de l’enseignement congolais s’est effondré ? Comment imposer Fatimata Barry Marega, représentante UNESCO au Congo sans qu’elle n’ait l’expérience requise et tuer le mort déjà mort ? Ces choses se savent. Les partenaires de l’UNESCO ne s’y trompent pas. Le Congo ne peut être un ambassadeur crédible de la connaissance alors que ses écoles forment au rabais, ses enseignants et médecins sont impayés et ses universités privées de moyens de base. Au-delà de l’humiliation, sa défaite diplomatique sonne comme un verdict ironique de l’histoire. En effet, né d’une mère indochinoise, elle-même fille de parents déportés en travail forcé pour la construction du CFCO dès 1921, Matoko n’a pas suivi l’exemple d’Hô Chi Minh et Vo Nguyen Giap qui ont conduit leurs compatriotes à la libération au terme de la défaite française à Dien Bien Phû en 1954 ! Ils ont ensuite battu les USA en 1975 pour devenir le Vietnam indépendant et respecté de nos jours. A l’inverse, l’échec de la candidature congolaise cristallise l’évidence du régime Sassou qui vit hors des temps et des leçons de l’histoire. Le monde, lui, avance sans le Congo, désormais relégué au rang de spectateur marginal de sa propre histoire. Nous doutons que la France en reste là. Elle va solder ses comptes assurément… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Le Maroc valide son billet pour la Coupe du Monde 2026

Le Maroc valide son billet pour la Coupe du Monde 2026

Les Lions de l’Atlas décrochent leur billet pour les Amériques après une large victoire face au Niger. En effet, pour l’inauguration du stade Moulay Abdellah à Rabat, l’équipe marocaine a battu ‘équipe nigérienne sur le score de 5-0. Elle valide ainsi son billet pour la Coupe du Monde 2026. Le Maroc a inauguré de la plus belle des manières le stade Moulay Abdellah rénové à Rabat. Dans une ambiance exceptionnelle marquée par un show lumineux et une ferveur populaire, les Lions de l’Atlas ont déroulé face au Niger, validant dans la foulée leur billet pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026, rapporte la Cafonline. Réduits à dix après, l’expulsion d’Abdoul-Latif Goumey à la 26’, les Nigériens ont subi la vague offensive marocaine. Ismael Saibari a ouvert le score sur un centre d’Eliesse Ben Seghir (29’) puis a doublé la mise sur une passe décisive d’Achraf Hakimi (38’), souligne la même source. Le score s’est aggravé au retour des vestiaires : Ayoub El Kaabi a inscrit son quatrième but des qualifications (51’), avant que Hamza Igamane et Azzedine Ounahi ne parachèvent le festival (69’, 84’). Patricia Engali

Candidature de Matoko à la tête de l’UNESCO : un échec diplomatique discréditant M. Sassou ( lecture en 5 minutes )

Candidature de Matoko à la tête de l’UNESCO : un échec diplomatique discréditant M. Sassou ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Le 22 juillet, la France a officialisé son soutien à l’Égypte au poste de Secrétaire général de l’UNESCO. Le choix de l’Élysée a entamé le peu de légitimité internationale du régime de M. Sassou, entraînant lentement la désagrégation méthodique de son architecture de conservation du pouvoir à l’approche de la fin du mandat présidentielle en 2026. Le courrier officiel de Paris annonce son soutien « à tous les tours de scrutin » à la candidature de M. Khaled El-Enany au poste de Directeur général de l’UNESCO pour la période 2025-2029. Ce choix relègue au second plan la candidature de Firmin Édouard Matoko, haut fonctionnaire et prétendant du Congo. La candidature de Firmin Matoko visait à repositionner le Congo comme acteur international respectable, après une décennie de discrédit liée à la gouvernance opaque, à la crise de la dette, à la dégradation des droits fondamentaux. M. Sassou compte sur ce symbole pour réactiver une narration : celle d’un Congo fiable, cultivé, pivot culturel de l’Afrique francophone. Mais la France, pilier historique de cette zone d’influence, lui préfère ouvertement l’Égypte. Et ce, au moment même où l’Union africaine laisse entendre qu’elle soutient aussi l’égyptien. Le message est limpide. M. Sassou ne dispose plus ni du socle africain, ni du parapluie parisien pour défendre ses ambitions internationales. Matoko sacrifié : la mort d’une option de transition feutrée L’échec de Firmin Matoko, quoique vénérable grand maître de la franc-maçonnerie, dépasse le cadre de l’UNESCO et démontre qu’en politique, seuls les intérêts comptent et non la loge. Les récents contrats commerciaux conclus le 26 avril 2025 entre la France et l’Égypte d’un montant de 3,95 milliards d’euros, comprenant la vente de trente avions de chasse Rafale, ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics et Defense, ajoutent au rôle crucial de l’Égypte dans le monde arabe ne peuvent que jouer en faveur de l’Égypte. Le désaveu de Matoko scelle la fin d’une stratégie de transition, dans laquelle un diplomate loyal, modéré et connu dans les chancelleries aurait pu incarner une relève acceptable, sans danger pour les intérêts familiaux et patrimoniaux du clan Sassou. Ce refus international d’appuyer un profil respectable signifie une chose : personne ne veut cautionner une succession maquillée au Congo. L’alternative Matoko, si elle aboutit, deviendrait l’interface d’une recomposition post-Sassou : une figure de pont, entre le système et la réforme. En torpillant cette option, la diplomatie française renvoie le régime à ses propres impasses. Une réédition de l’affaire de 2002 où Henri Lopez, déjà désavoué au profit de Boutros Boutros-Ghali, Égyptien, par Jacques Chirac. Mais ce dernier, entouré des mafieux, n’a pas tiré les enseignements de sa politique tribale. Cela ne pouvait être autrement dans une république où même les intellectuels comme ACM traîne derrière lui un conseiller diplomatique disloqué, Tchitembo-Tchilouemba et son adjoint, le photographe Lumière Moussala, bon à rien. La preuve, aucun rdv n’a été décroché pour que ACM atterrisse en France le 20 juillet comme prévu. 2026 : vers une présidentielle sans relais, sans filet, sans partenaires À huit mois de la présidentielle, le signal est glaçant pour M. Sassou : son crédit géopolitique est épuisé. Ni Paris, ni l’Union africaine, ni l’UNESCO ne sont disposés à l’appuyer. Le régime, déjà discrédité par une gouvernance rentière et la captation des flux pétroliers, se retrouve nu diplomatiquement, incapable de produire des alliances stables. Face à cette réalité, il ne reste à Sassou que 3 options que nous développeront le lundi. Mais en prélude, il sied de rappeler, que la diplomatie et le jubilé que nous évoquions autrefois ne mentent pas. Ledit jubilé marque la fin du pouvoir spirituel de M. Sassou qui devient actuellement qu’une coquille vide. Le jubilé et la diplomatie devancent la chute. La note verbale française est un acte politique majeur, signifiant que le régime congolais n’est plus perçu comme un interlocuteur d’avenir. Contrairement aux griots qui présentent M.Sassou comme un médiateur international alors qu’il n’a jamais réussi une médiation. En diplomatie, l’absence de soutien à une candidature est une sanction douce. La France a enterré un projet politique de transition contrôlé au Congo. Octobre 2025, lors du vote à l’UNESCO, risque d’être l’épilogue symbolique d’une décennie d’érosion en passant par 2026. Malgré nos alertes sur le sérieux de Matoko, mais le 5 mars 2025, Sassou, conseillé par Jean Claude Gakosso, Bienvenue Okiemi et Florent Tsiba, avait jeté son dévolu sur le candidat égyptien, témoins : le ministre Badr Abdel A., la presse. Pourquoi stigmatiser la France et l’Union Africaine alors que les dirigeants congolais veulent une chose et son contraire à défaut de souffrir d’Alzheimer ? Certes, nous devrions croiser les doigts pour le compatriote Matoko, mais pour éviter de courir, il est impérieux de commencer le lobbying de la candidature de Luc Missidimbazi à la tête de l’UAT qui a été portée par Louis Marc Sakala et Léon Juste Ibombo. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

La Serbie annonce son soutien à la candidature de Khaled El-Enany à la direction générale de l’UNESCO

La Serbie annonce son soutien à la candidature de Khaled El-Enany à la direction générale de l’UNESCO

La République de Serbie a officiellement annoncé son soutien à la candidature de Khaled El-Enany, ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, au poste de Directeur général de l’UNESCO. Cette annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre à Belgrade entre le Premier ministre serbe, le professeur Đuro Macut, le ministre des Affaires étrangères Marko Đurić, et le candidat égyptien, accompagné de l’ambassadeur d’Égypte en Serbie et du directeur de campagne Wael Abdel Wahab — ministre plénipotentiaire au ministère égyptien des Affaires étrangères —. La Serbie a salué la vision portée par Khaled El-Enany, fondée sur un renforcement du rôle de l’UNESCO dans la promotion de la paix, de la solidarité internationale et du dialogue interculturel, ainsi que sur une action concrète face aux défis mondiaux, tels que la transition numérique, les inégalités, et le changement climatique. La Serbie a réaffirmé son attachement aux principes fondateurs de l’Organisation, soulignant le rôle central de l’UNESCO dans la construction d’un multilatéralisme fondé sur l’inclusion et la coopération. Elle a également rappelé les liens d’amitié profonds entre la Serbie et l’Égypte, ainsi que leur coopération de longue date au sein des instances internationales. Cette visite s’inscrit dans une tournée de Khaled El-Enany dans les Balkans, qui l’a également conduit en Albanie, après des déplacements dans plus de 60 pays à travers le monde depuis le lancement de sa campagne en avril 2023. La campagne de Khaled El-Enany promeut une vision de l’UNESCO centrée sur les peuples, axée sur l’écoute, la coopération technique et la valorisation des diversités culturelles comme socle du multilatéralisme. La Serbie rejoint ainsi les plus de dix États membres du Conseil exécutif de l’UNESCO ayant déjà exprimé publiquement leur soutien à la candidature de Khaled El-Enany, dont ceux de la France, de l’ Allemagne, de l’Espagne, du Brésil, de la Turquie, du Gabon, de Djibouti, de l’ Angola, de l’Union africaine, de la Ligue des États arabes, et de la Slovaquie. CP