Est de la RDC : des centaines de milliers de déplacés dans une vague de violences extrêmes

Déclaration d’Eric Batonon, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en République démocratique du Congo, sur la récente recrudescence de la violence :

« L’impact de la récente escalade de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a été dévastateur pour la population civile. Nous saluons le cessez-le-feu, mais soulignons que seule une paix durable peut apporter un soulagement dans la région et permettre à l’aide vitale d’atteindre ceux qui en ont désespérément besoin. Nombre de ceux qui ont été déplacés au cours du mois dernier ont déjà fui la violence à plusieurs reprises. Des générations entières dans l’est de la RDC n’ont connu que le conflit et leurs besoins ont été totalement négligés.

« Des milliers de personnes se retrouvent dans des situations extrêmement précaires, cherchant refuge dans des camps de déplacés internes déjà surpeuplés dans et autour de la ville de Goma. De nombreuses familles déplacées ont été contraintes d’abandonner ces camps en raison de l’insécurité. Nous devons être très clairs : bien que certains aient trouvé refuge dans des communautés d’accueil, beaucoup n’ont toujours aucun endroit sûr où aller. De plus, ils n’ont pas accès aux besoins de base tels que les soins de santé, la nourriture ou l’eau potable, car les infrastructures essentielles ont été gravement endommagées ou pillées. Ce cessez-le-feu ne changera pas leur situation s’il n’est pas suivi d’une paix et d’une stabilité durables.

« Il est désormais essentiel de veiller à ce que l’aide humanitaire parvienne à ceux qui en ont besoin. Le NRC est présent dans la province du Nord-Kivu, où il vient en aide à ceux qui ont été à nouveau contraints de se déplacer. Nous suivons de près les récents mouvements de population et travaillons à accroître rapidement notre aide, tout en prévoyant une réponse supplémentaire, notamment dans les environs de Goma.

« Pour pouvoir venir en aide aux personnes touchées par ces violences récentes, nous avons besoin de toute urgence de deux éléments : un financement suffisant pour soutenir les opérations d’aide vitale et un accès humanitaire sans entrave pour atteindre les populations vulnérables touchées par les récents combats.

« Nous appelons toutes les parties au conflit à assurer un accès durable aux humanitaires et à permettre à ceux qui en ont besoin d’avoir accès à l’aide. La population de l’est de la RDC souffre depuis des années des conséquences d’une violence extrême, sans que la communauté internationale ne lui accorde beaucoup d’attention. Elle doit recevoir une aide vitale dans l’immédiat et une paix durable afin de reconstruire son avenir. »

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