Arts plastiques : Mohamed Amine Najim expose son « Mir War» à Essaouira

Arts plastiques : Mohamed Amine Najim expose son « Mir War» à Essaouira

ARTS. « Mir War» est le thème de l’exposition de l’artiste peintre Mohamed Amine Najim qu’abritent actuellement les cimaises de la galerie du BorjBab Marrakech d’Essaouira. Prévue jusqu’au 10 septembre 2025, cette exposition, dont le vernissage a eu lieu le 20 août, donne à voir et à apprécier les œuvres récentes de ce plasticien et médecin au talent confirmé. Fragments, jeux de miroirs, reflets… Tout cela se bouscule sur la toile en voisinages inattendus, suscitant chez le spectateur la surprise et le questionnement.  Entre l’art et la médecine, il n’y a qu’un seul pas de danse. Tant qu’à faire! Voilà ce que l’on retient du parcours esthétique de l’artiste-peintre et médecin Mohamed Amine Najim.  Son exposition «Mir War» découle de cette expérience entamée depuis plus de six ans visant la définition, la jonction entre l’absence et la présence, le vide et le plein, le visible et l’invisible. C’est ce que le public aura l’occasion de découvrir jusqu’au 10 septembre 2025 à la galerie BorjBab Marrakech d’Essaouira. Les œuvres de ce plasticien s’annoncent comme une nouvelle fenêtre de l’art contemporain marocain. S’appuyant sur plusieurs techniques,  il réagit à la couleur et à la forme avec hardiesse et de façon décisive, dans une plénitude artistique qui réfléchit sa personnalité avec brio au fil de ses créations… Contempler ses tableaux permet de découvrir d’abord les motifs les plus divers comme des gouverneurs symboliques.  Ensuite, des effets prismatiques émanent de la couleur, les contrastes des motifs confrontés de manière grotesque s’assemblent dans le scintillement et l’éclat du tourbillon. S’entremêlent ainsi rigueur scientifique et liberté lyrique doublée de poéticité pour créer un univers plastique où le verre, la couleur et la lumière  sont de véritables sources d’imagination et dégagent des émotions intenses. «À l’instar de ses compositions au sein desquelles s’interpellent, se fragmentent, se reflètent des miroirs éclatés en autant de psychés reflétant des éclaboussures d’histoire qui, chacune, se font écho dans des clichés sans fin. Le miroir devient multiple et nous entraîne dans les dédales de ses compositions que l’artiste aurait, sans aucun doute, pu réaliser sur le mode abstrait, entraînant chacun de nous dans une sorte de vortex déstabilisant», indique l’écrivain et journaliste José Lenzini à propos de l’univers plastique de Mohamed Amine Najim. Selon lui, ce médecin poète n’a pas voulu céder aux sirènes de Psyché et aux noyades suffisantes. «Non ! Ses tableaux sont des représentations de notre quotidien, de celui que nous pouvons découvrir alentour, au sortir de l’exposition… Sans ces éclats de verre dessinant une troisième dimension… Celle-là même dans laquelle chacune de nous s’aveuglerait de cette obscurité, un moment illuminé, du fond de notre caverne au sein de laquelle nous parvient alors une lumière intense», poursuit-il. La superbe peinture du plasticien  Mohamed Amine Najim, de caractère universel, ne saurait se limiter à ce regard récurrent sur les seuls environs de la peinture marocaine, maghrébine, arabe ou africaine. Ils ne sont que le point de départ d’une errance dans laquelle cet artiste et médecin nous entraîne avec lui. Le regard vacille sans cesse, émerveillé entre ses toiles où chacune, d’une seconde à l’autre, suscite une vision nouvelle. Bio-express : Mohamed Amine Najim est né le 11 août 1996 à Essaouira, au cœur du quartier populaire de la Sqala, dans une famille modeste composée d’un père fonctionnaire, d’une mère au foyer et d’une sœur aînée.Il passe l’ensemble de sa scolarité, de la maternelle au lycée, dans l’enseignement public, où il se distingue par un parcours remarquable et brillant, couronné en 2014 par l’obtention d’un baccalauréat en sciences mathématiques.  Animé d’une double passion pour les mathématiques et la physique, il choisit de s’engager dans des études de médecine. Huit années d’apprentissage exigeant le conduisent, en 2022, à obtenir son doctorat en médecine.  Son véritable amour pour les arts plastiques s’éveille très tôt et s’enrichit au fil des années par des incursions dans l’écriture, la poésie et le « zajal ». Cette sensibilité, à la fois scientifique et artistique, forge en lui un langage créatif singulier, où la précision du geste médical rejoint la délicatesse du travail verrier. Son art, façonné de patience et de persévérance, devient le miroir de sa personnalité.

Creators House 2025 : Welovebuzz et Meta rassemblent les talents du digital à Casablanca

Creators House 2025 : Welovebuzz et Meta rassemblent les talents du digital à Casablanca

Après une première édition réussie en 2022, Casablanca accueille la deuxième édition de Creators House, organisée par Welovebuzz, en partenariat avec META. L’événement se tiendra le mercredi 17 septembre 2025, à l’ONOMO Hotel City Center de Casablanca, de 17h00 à minuit. Cette deuxième édition se positionne comme le plus grand rassemblement de créateurs de contenu au Maroc. Creators House se veut un espace d’échanges, de partage et de mise en lumière des nouvelles tendances du digital. Avec plus de 500 participants attendus, cette rencontre réunira créateurs de contenu, acteurs du secteur, ainsi que des représentants de marques, d’agences, de médias et de plateformes sociales. L’événement proposera plusieurs espaces dédiés aux échanges et au networking, complétés par deux keynotes présentées par des créateurs de contenus internationaux. Celles-ci aborderont des thématiques centrales, à savoir « Le pouvoir du « Oui » : comment la prise de risque nourrit la créativité » et « Le grand saut : de la passion à l’impact ». Les intervenants y partageront leurs expériences et leurs approches, offrant aux participants des perspectives utiles et inspirantes pour développer leur propre parcours. L’esprit de Creators House repose sur une conviction claire : favoriser les connexions, stimuler l’innovation et la créativité, et offrir une visibilité renforcée aux talents, qu’ils soient émergents ou déjà établis. Cet événement se veut un lieu d’inspiration et de collaboration, où chaque participant peut apprendre, échanger et s’ouvrir à de nouvelles opportunités. « Creators House Awards » by Welovebuzz  Nouveauté marquante de cette édition, les Creators House Awards organisés par Welovebuzz, viennent célébrer l’excellence de la création digitale marocaine. Pensés comme une reconnaissance par et pour les créateurs, ces prix reposent sur un modèle inédit, collaboratif et transparent.  La sélection des finalistes repose sur un outil d’analyse développé par Welovebuzz, qui mesure des indicateurs précis : performance (engagement, croissance, régularité) et pertinence (adéquation avec la catégorie et style créatif).  Seize finalistes pour huit catégories seront retenus et annoncés avant l’événement  : Entertainment, Lifestyle, Beauty, Food, Travel, Podcast, Streaming et Long Format. L’objectif est de mettre en avant les pratiques les plus innovantes et de refléter la diversité des univers créatifs au Maroc.  La seconde phase appartient aux créateurs eux-mêmes : chaque finaliste vote pour ses pairs dans sa catégorie, selon un système de points garantissant l’équité. Ce vote croisé permettra également de désigner le « Creator of the Year », la distinction phare de la cérémonie. Les résultats reflèteront ainsi un choix collégial et non celui d’un jury, et seront révélés lors de la cérémonie le mercredi 17 septembre.  Creators House 2025 se positionne comme un événement « par les créateurs, pour les créateurs », pensé pour favoriser les rencontres, valoriser les initiatives et célébrer l’excellence de la création digitale au Maroc.

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

FRANCE. Dans une lettre adressée au président de la République française, que nous reproduisons ci-dessous, Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u, citoyen français et fils de l’immigration africaine, appelle Emmanuel Macron à ne pas s’accrocher à un pouvoir qui lui échappe et qui, selon lui, « détruit peu à peu » la France. « Lettre d’un citoyen français, fils de l’immigration africaine, au président Emmanuel Macron Monsieur Macron, Quand vous êtes apparu en 2017, je vous ai cru. Comme tant d’autres, j’ai porté l’espoir que vous incarniez le renouveau. J’ai collé vos affiches. J’ai assisté à vos meetings. J’ai défendu votre nom auprès de mes proches. Je croyais sincèrement que vous alliez changer la France, tourner la page des vieilles pratiques, ouvrir un horizon. Vous étiez jeune, ambitieux, vous vous présentiez comme le visage du futur. Mais quelle désillusion ! La France est aujourd’hui plus endettée que jamais, écrasée par plus de 1200 milliards ajoutés sous votre règne. Vous avez promis de libérer, vous avez enchaîné. Vous avez promis de réformer, vous avez ruiné. Vous avez promis d’écouter, vous avez méprisé. Vous avez érigé votre présidence en trône jupitérien, loin des souffrances réelles du peuple. Et voilà maintenant que vous jouez avec le feu de la guerre, alors que le peuple crie son refus. Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur ni pour vos calculs diplomatiques. Nous voulons la paix, pas la marche forcée vers le chaos. Quant à l’Afrique, permettez-moi de vous le dire avec colère et amertume : votre politique y a été un désastre. Vous prétendiez rompre avec les logiques coloniales, et vous n’avez fait que reproduire les vieilles méthodes paternalistes, aggravant le rejet de la France sur un continent qui ne demandait qu’un partenariat juste et respectueux. Vous avez perdu l’Afrique comme vous avez perdu la France. Monsieur Macron, ayez au moins un geste de lucidité : partez. Démissionnez. Ne vous accrochez pas à ce pouvoir qui vous échappe, et qui détruit peu à peu le pays. La France mérite mieux que cette fuite en avant. Vous aviez notre confiance. Vous l’avez trahie. L’Histoire, elle, ne vous pardonnera pas. Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u Un citoyen français, Fils de l’immigration africaine, Déçu mais pas résigné ».

Pétrole: Le Congo et Wing Wah signent un accord de 23 milliards de dollars sur les hydrocarbures

Pétrole: Le Congo et Wing Wah signent un accord de 23 milliards de dollars sur les hydrocarbures

HYDROCARBURES. La République du Congo et la société pétrolière et gazière chinoise Wing Wah ont signé un accord de 23 milliards de dollars dans le secteur des hydrocarbures pour le développement intégré des permis Banga Kayo, Holmoni et Cayo. Cet accord ouvre la voie à une transformation radicale de la production pétrolière du pays, l’objectif étant de porter la production à 200 000 barils par jour (bpj) d’ici 2030.  L’accord a été officiellement signé en août par Bruno Jean-Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures du Congo, Jean-Jacques Bouya, ministre d’État du Congo, et Xiao Lianping, président général de Wing Wah.  Grâce à ce pacte, le Congo cherche à porter la production cumulée des trois permis à plus de 1,3 milliard de barils d’ici 2050. Cet accord est un pilier central de la stratégie économique et financière plus large du pays, qui engage plus de 23 milliards de dollars d’investissements et promet des recettes fiscales et parafiscales substantielles.  La Chambre africaine de l’énergie, porte-parole du secteur énergétique africain, soutient la signature de cet accord, qui va au-delà de l’extraction du pétrole brut. L’accord favorise la souveraineté énergétique grâce à la valorisation du gaz associé à usage domestique, élément clé pour réduire le torchage systématique. L’un des piliers du projet est la création d’un centre de formation visant à renforcer le contenu local en permettant aux citoyens congolais de tous niveaux de compétence d’accéder aux nouvelles opportunités d’emploi générées par le développement.  Le projet comprend également un volet intégré de monétisation du gaz, avec une expansion en plusieurs phases de la capacité de production de GNL, de GPL, de butane et de propane, destinée à satisfaire à la fois la demande nationale et les exportations. La nature intégrée du développement comprend des infrastructures de traitement du gaz évolutives, des systèmes de production d’électricité sur site et de gestion de l’eau, tous conçus pour être efficaces et bénéficier à la communauté.  L’emploi local est déjà important, avec quelque 3 000 à 3 300 travailleurs congolais impliqués, et des avantages sociaux tels que l’électricité excédentaire et l’eau traitée fournis aux communautés voisines.  Wing Wah a déjà établi une présence significative au Congo grâce au développement du champ de Banga Kayo. Ce permis onshore comprend actuellement environ 237 à 250 puits forés et produit environ 45 000 barils par jour, approchant une production maximale de 50 000 à 80 000 barils par jour.  La République du Congo a franchi une étape importante vers la maximisation de ses ressources en hydrocarbures avec la signature, l’année dernière, d’un contrat de partage de production (CPP) amendé entre le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, et la société chinoise Wing Wah Oil Company pour le bloc Banga Kayo. Cette initiative a marqué le début du développement du bloc et a souligné l’engagement du pays à exploiter ses ressources inutilisées.  Le PSC modifié décrit un plan de développement en trois phases, démontrant l’importance des partenariats public-privé dans le développement de projets pétroliers et gaziers en Afrique, et fournissant une voie claire vers la monétisation des ressources.  « La République du Congo développe activement ses ressources pétrolières et gazières, sous la houlette de son ministère des Hydrocarbures. L’approche rapide du pays en matière de développement des ressources sert de modèle à d’autres nations africaines riches en ressources naturelles. Avec des plans ambitieux visant à augmenter sa capacité de production, le Congo est prêt à ouvrir de nouvelles opportunités pour une croissance économique durable grâce à des investissements stratégiques dans le pétrole et le gaz », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.  African Energy Chamber/Apo

Tétouan : le Centre Iklyle accueille l’exposition de Chadli Si-Mohamed, « Mon Maroc à moi – Episode1 »

Tétouan : le Centre Iklyle accueille l’exposition de Chadli Si-Mohamed, « Mon Maroc à moi – Episode1 »

ARTS. Du 11 septembre au 3 octobre 2025, la galerie du Centre culturel  Iklyle de Tétouan (Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation) abritera une exposition des oeuvres de l’auteur-photographe Chadli Si-Mohamed réunies sous le thème : « Mon Maroc à moi – Épisode 1». L’exposition photographique de Chadli Si-Mohamed « est une immersion sensible dans les paysages du nord du Maroc. De la mer d’Assilah aux ruelles bleues de Chaouen, en passant par les espaces de Tanger et Tétouan jusqu’aux collines de Ouezzane, l’artiste capte l’âme de ces lieux empreints d’histoire et de poésie », souligne la Galerie . A travers cette exposition, l’auteur-photographe propose une vision intime et authentique de son pays d’origine. Son objectif saisit la lumière éclatante du littoral, l’ombre mouvante des espaces naturels et humanisés et la quiétude des montagnes du Rif et des espaces littoraux », précise-t-on dans un communiqué. Inspiré par les grands maîtres du reportage photographique, Chadli Si-Mohamed transcende la simple représentation du réel pour raconter une histoire, celle d’un Maroc riche en contrastes et en émotions. « Dans cette exposition, l’artiste s’éloigne de son univers en noir et blanc pour explorer la couleur, exaltant la vitalité des paysages et l’intensité des atmosphères », relève la même source soulignant que chaque cliché devient un tableau vivant où se mêlent souvenirs, identités et regards croisés. Ses images résonnent comme des fragments de mémoire, capturant l’instant avec une justesse rare. À travers « Mon Maroc à moi – Épisode 1 », le photographe invite le public amateur et connaisseur à une déambulation photographique où chaque image est une porte ouverte sur la magie du Maroc, vue à travers les yeux d’un artiste en quête d’originalité et d’authenticité. Le vernissage est prévu le 11 septembre à 18h à la Galerie, située au  boulevard Moulay Abbas, quartier scolaire (ancienne école Al Malakiya).  Patricia Engali

« Le deuxième Sommet Africain sur le Climat à Addis est l’occasion d’appuyer sur l’accélérateur », déclare la Fondation Mo Ibrahim, qui publie une  analyse  sur les progrès réalisés depuis le premier Sommet de Nairobi  

« Le deuxième Sommet Africain sur le Climat à Addis est l’occasion d’appuyer sur l’accélérateur », déclare la Fondation Mo Ibrahim, qui publie une  analyse  sur les progrès réalisés depuis le premier Sommet de Nairobi  

En amont du deuxième Sommet africain sur le climat (5-10 septembre), la Fondation Mo Ibrahim publie une  note d’analyse  : De Nairobi à Addis-Abeba : bilan de la Déclaration de Nairobi 2023 à la veille du deuxième Sommet africain sur le climat. Cette note évalue les progrès accomplis depuis la Déclaration de Nairobi adoptée en septembre 2023 lors du premier Sommet africain sur le climat.  Dans sa note, la Fondation souligne que, malgré des avancées importantes au cours des deux dernières années, beaucoup reste à faire : plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’énergie sur le continent, et l’industrialisation verte de l’Afrique demeure largement inachevée. La nécessité de concilier action climatique et objectifs de développement en Afrique est un impératif clairement énoncé dans la Déclaration de Nairobi. La Fondation souligne que ceci repose sur quatre priorités, dont  cette analyse évalue les progrès depuis Nairobi :  L’analyse de la fondation souligne  que, malgré certains progrès, des efforts importants restent nécessaires pour concrétiser la Déclaration de Nairobi. L’ACS2 est l’ occasion  de consolider et affirmer une position commune africaine sur le sujet climat , tout en mettant davantage l’accent sur la mise en œuvre des engagements ainsi définis.   A cet égard, Mo Ibrahim, Fondateur et Président de la Fondation Mo Ibrahim a souligné « Nairobi a marqué une étape décisive : l’Afrique a affirmé sa capacité à définir et conduire son propre agenda climatique. Mais comme le montre notre analyse, les progrès sont encore trop lents. Le deuxième Sommet africain sur le climat à Addis doit permettre d’accélérer et de concrétiser la vision portée par nos dirigeants il y a deux ans. Nous n’ avons pas les moyens de multiplier les ssommets sans effets. Nous devons  garantir la mise en oeuvre des engagement pris. Nous devons realiser  notre immense potentiel vert. Nous devons surtout  concilier  impératifs climatiques et  développement de nos populations. »  La Fondation sera présente à Addis-Abeba lors de l’ACS2 et travaillera avec les acteurs présents   pour plaider en faveur de progrès continus sur ces priorités. Lire la note de recherche de la Fondation (en anglais) ici  

Libre circulation en Afrique : mythe ou avenir possible

Libre circulation en Afrique : mythe ou avenir possible

TRIBUNE. L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule : « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence. » L’espace Schengen incarne le principe posé par cet article, en reconnaissant à toute personne le droit de circuler librement et de choisir sa résidence. En supprimant les contrôles aux frontières intérieures entre les États membres, ce dernier permet une libre circulation des personnes conforme à ce droit fondamental. Ainsi, il traduit concrètement la liberté de circulation en une réalité juridique et pratique au sein de plusieurs pays européens. Ce constat amène à s’interroger sur la situation de la libre circulation des personnes en Afrique. Tout comme l’Union européenne a encouragé cette coopération pour renforcer la mobilité, la sécurité commune et l’intégration économique entre ses États membres. L’Afrique dispose également d’une organisation régionale. L’Union africaine, dont l’un des objectifs est de promouvoir les droits de l’homme et le développement à travers le continent, pouvant ainsi contribuer à cette avancée. La libre circulation en Afrique : un enjeu majeur Ne serait-ce pas un véritable progrès pour les Africains, de pouvoir voyager librement sur leur propre continent ? Pourquoi est-il si difficile pour les Africains de voyager en Afrique ? A cette question, le reportage d’AJ+ Français, présenté par Rémi Nsabimana, met en lumière un paradoxe frappant : alors que l’Afrique parle d’intégration et d’émergence, la libre circulation des personnes reste un défi majeur. Ce constat rejoint celui de la Banque africaine de développement, qui souligne que plus de lamoitié des pays africains exigent encore un visa à leurs ressortissants, alors que les étrangersnon africains bénéficient souvent de conditions d’accès plus favorables. Cette situation nourritun sentiment d’étrangeté entre pays frères. Les obstacles à la mobilité intra-africaine Au-delà de la question des visas, le reportage rappelle que le coût des transports, l’insécuritéroutière et l’absence de réseaux ferroviaires régionaux constituent des freins majeurs àl’intégration. Il sied de rappeler que l’agenda 2063 de l’Union africaine a pour objectif de renforcer l’intégration régionale, d’encourager le commerce intra-africain et faciliter la mobilité des citoyens à travers le continent. Dans ce cadre, le protocole adopté en 2018 à Kigali, prévoyait que tout citoyen d’un État membre puisse entrer, circuler librement et résider dans un autre État membre. Cependant, bien que 32 pays aient signé le protocole, seuls 4 pays l’ont ratifié à ce jour, loin des 15 nécessaires pour son entrée en vigueur. Cet échec a été justifié par des préoccupations liées à la sécurité, à la souveraineté nationale ou encore aux défis logistiques. Des arguments compréhensibles, mais qui ne sauraient justifier de freiner l’intégration et le développement du continent. Leçons tirées de l’expérience européenne Au début, certains pays européens étaient également méfiants. Supprimer les contrôles auxfrontières en Europe a suscité une forte méfiance : la France et l’Allemagne de l’Ouest, parexemple, avaient initialement rejeté une proposition de la Commission européenne allantdans ce sens. Elles craignaient de perdre leur souveraineté sur la gestion des frontières etdoutaient de la capacité de certains pays du Sud à contrôler efficacement l’immigration enprovenance de l’extérieur de la Communauté économique européenne.Cela illustre que, bien avant de devenir un symbole d’intégration, l’espace Schengen a d’abordété freiné par des craintes liées à la sécurité et à la maîtrise des flux migratoires. Solidarité et confiance Une plaidoirie en faveur de cette ambition apparaît opportune, car l’Afrique ne saurait selaisser paralyser par ses appréhensions au risque de compromettre son avenir. La librecirculation est bien plus qu’un simple projet politique : c’est un levier d’intégration, dedéveloppement et de fierté continentale. Chaque Africain, qu’il soit citoyen ou dirigeant, a unrôle à jouer pour transformer cette vision en réalité. Pourtant, la réalité est encore loin de ce rêve. Dans de nombreuses communautés régionalestelles que la CEEAC, l’IGAD, la CDAA, la CEDEAO ou la COMESA, la libre circulation despersonnes et des biens peinent à se concrétiser. Ce n’est pas d’abord un problèmed’infrastructures, mais un déficit de solidarité et de confiance entre États. Les disparités économiques et politiques, les préoccupations sécuritaires et sanitaires, etsurtout le manque de coordination et d’intégration efficace créent un climat de méfiance. Lapeur de « l’étranger voisin », prêt à se retirer au moindre problème, reste un obstacle majeur.Malgré l’existence de l’Union africaine, l’Afrique demeure fragmentée, et son potentiel demobilité intra-continental reste largement sous-exploité. Mais cette situation n’est pas une fatalité. Elle rappelle à quel point il est urgent de renforcerla coopération, d’instaurer la confiance et de construire une véritable solidarité africaine. Lalibre circulation n’est pas un mythe : elle peut devenir une réalité dès lors que chaque acteurdu continent, citoyen et dirigeant, choisit de s’engager activement pour l’avenir commun. Par Israel LUKAUEtudiant en droit – l’Université Catholique du Congo

Maroc/Industries manufacturières : L’indice des prix à la production poursuit sa tendance baissière à fin juillet 2025

Maroc/Industries manufacturières : L’indice des prix à la production poursuit sa tendance baissière à fin juillet 2025

ECONOMIE. Pour le quatrième mois consécutif, l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a poursuivi sa tendance baissière à fin juillet 2025. Selon les statistiques publiées récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP), il a enregistré une baisse de 0,1% au septième mois de l’année en cours, après les replis successifs observés en avril (-0,2%), mai (-0,1%) et juin (-0,1%). Il convient de souligner que la série de baisses enregistrées au cours de ces quatre derniers mois est intervenue après les hausses modestes observées en janvier (+0,1%) et mars (+0,1%). Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de juillet 2025, le Haut-commissariat justifie cette baisse par le recul des prix de 0,4% des «Industries alimentaires», de 0,2% de l’«Industrie d’habillement» et de 0,3% de la «Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique». Cette variation résulte également de la hausse des prix de 0,1% de la «Fabrication d’équipements électriques» et la «Fabrication de produits métalliques» et de 0,3% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques», selon l’institution publique. A titre de rappel, la baisse de l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» enregistrée au cours du mois précédent (juin 2025) avait été attribuée à la baisse des prix de 0,4% des «Industries alimentaires» et de 0,8% de la «Fabrication de machines et équipements». Dans sa précédente note d’information, l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc avait également justifié cette variation par la hausse des prix de 0,9% de l’«Industrie d’habillement» et de 0,2% de la «Métallurgie». Rappelons également que la baisse enregistrée en mai résultait de la baisse des prix de 0,7% des «Industries alimentaires» et de la «Fabrication de meubles», de 0,2% de la «Métallurgie» et de 0,1% de la «Fabrication de  produits en caoutchouc et en plastique» ainsi que de la hausse des prix de 0,6% de l’«Industrie d’habillement», de 0,1% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de l’«Industrie du textile». Il convient de rappeler que la première baisse de l’année de l’indice des prix à la production de ce secteur avait été enregistrée en février (-0,1%). Et, selon les explications du HCP, elle résultait de la baisse des prix de 1,0% des «Industries alimentaires», de 1,6% de la «Métallurgie» et de 0,7% du «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège». Dans sa note d’information d’alors, l’institution avait également justifié cette variation par la hausse des prix de 1,9% de la «Fabrication d’équipements électriques», de 1,6% de l’«Industrie du papier et du carton», de 0,9% de la «Fabrication de boissons», de 0,3% de la «Fabrication de produits métalliques», de 0,2% de la «Fabrication de meubles» et de 0,1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» et la «Fabrication de produits informatiques». En juillet 2025, les données montrent que l’indice des prix à la production du secteur des «Industries extractives» a connu une augmentation de 0,1% au cours du mois de juillet 2025. Quant aux indices des prix à la production de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau», ils ont connu une stagnation au cours du mois de juillet 2025. Alain Bouithy