Arts plastiques : Mohamed Amine Najim expose son « Mir War» à Essaouira

ARTS. « Mir War» est le thème de l’exposition de l’artiste peintre Mohamed Amine Najim qu’abritent actuellement les cimaises de la galerie du BorjBab Marrakech d’Essaouira.

Prévue jusqu’au 10 septembre 2025, cette exposition, dont le vernissage a eu lieu le 20 août, donne à voir et à apprécier les œuvres récentes de ce plasticien et médecin au talent confirmé. Fragments, jeux de miroirs, reflets… Tout cela se bouscule sur la toile en voisinages inattendus, suscitant chez le spectateur la surprise et le questionnement.

 Entre l’art et la médecine, il n’y a qu’un seul pas de danse. Tant qu’à faire! Voilà ce que l’on retient du parcours esthétique de l’artiste-peintre et médecin Mohamed Amine Najim.  Son exposition «Mir War» découle de cette expérience entamée depuis plus de six ans visant la définition, la jonction entre l’absence et la présence, le vide et le plein, le visible et l’invisible. C’est ce que le public aura l’occasion de découvrir jusqu’au 10 septembre 2025 à la galerie BorjBab Marrakech d’Essaouira.

Les œuvres de ce plasticien s’annoncent comme une nouvelle fenêtre de l’art contemporain marocain. S’appuyant sur plusieurs techniques,  il réagit à la couleur et à la forme avec hardiesse et de façon décisive, dans une plénitude artistique qui réfléchit sa personnalité avec brio au fil de ses créations… Contempler ses tableaux permet de découvrir d’abord les motifs les plus divers comme des gouverneurs symboliques.  Ensuite, des effets prismatiques émanent de la couleur, les contrastes des motifs confrontés de manière grotesque s’assemblent dans le scintillement et l’éclat du tourbillon. S’entremêlent ainsi rigueur scientifique et liberté lyrique doublée de poéticité pour créer un univers plastique où le verre, la couleur et la lumière  sont de véritables sources d’imagination et dégagent des émotions intenses.

«À l’instar de ses compositions au sein desquelles s’interpellent, se fragmentent, se reflètent des miroirs éclatés en autant de psychés reflétant des éclaboussures d’histoire qui, chacune, se font écho dans des clichés sans fin. Le miroir devient multiple et nous entraîne dans les dédales de ses compositions que l’artiste aurait, sans aucun doute, pu réaliser sur le mode abstrait, entraînant chacun de nous dans une sorte de vortex déstabilisant», indique l’écrivain et journaliste José Lenzini à propos de l’univers plastique de Mohamed Amine Najim.

Selon lui, ce médecin poète n’a pas voulu céder aux sirènes de Psyché et aux noyades suffisantes. «Non ! Ses tableaux sont des représentations de notre quotidien, de celui que nous pouvons découvrir alentour, au sortir de l’exposition… Sans ces éclats de verre dessinant une troisième dimension… Celle-là même dans laquelle chacune de nous s’aveuglerait de cette obscurité, un moment illuminé, du fond de notre caverne au sein de laquelle nous parvient alors une lumière intense», poursuit-il.

La superbe peinture du plasticien  Mohamed Amine Najim, de caractère universel, ne saurait se limiter à ce regard récurrent sur les seuls environs de la peinture marocaine, maghrébine, arabe ou africaine. Ils ne sont que le point de départ d’une errance dans laquelle cet artiste et médecin nous entraîne avec lui. Le regard vacille sans cesse, émerveillé entre ses toiles où chacune, d’une seconde à l’autre, suscite une vision nouvelle.

Bio-express :

Mohamed Amine Najim est né le 11 août 1996 à Essaouira, au cœur du quartier populaire de la Sqala, dans une famille modeste composée d’un père fonctionnaire, d’une mère au foyer et d’une sœur aînée.Il passe l’ensemble de sa scolarité, de la maternelle au lycée, dans l’enseignement public, où il se distingue par un parcours remarquable et brillant, couronné en 2014 par l’obtention d’un baccalauréat en sciences mathématiques.  Animé d’une double passion pour les mathématiques et la physique, il choisit de s’engager dans des études de médecine. Huit années d’apprentissage exigeant le conduisent, en 2022, à obtenir son doctorat en médecine.  Son véritable amour pour les arts plastiques s’éveille très tôt et s’enrichit au fil des années par des incursions dans l’écriture, la poésie et le « zajal ». Cette sensibilité, à la fois scientifique et artistique, forge en lui un langage créatif singulier, où la précision du geste médical rejoint la délicatesse du travail verrier. Son art, façonné de patience et de persévérance, devient le miroir de sa personnalité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *