Maroc. L’inflation maintient sa progression à un rythme atténué

Maroc. L’inflation maintient sa progression à un rythme atténué

L’inflation a poursuivi sa tendance haussière à fin août 2025, pour le huitième mois consécutif, selon les statistiques publiées par le Haut-commissariat au plan (HCP). Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,3% au cours du mois dernier, a indiqué l’institution publique. En hausse pour le huitième mois consécutif Cette évolution prolonge la trajectoire haussière observée depuis le début de l’année : juillet (0,5%), juin (0,4%), mai (0,4%), avril (0,7%), mars (1,6%), février (2,6%) et janvier (2%). Cette augmentation résulte « de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,2% et de celui des produits non alimentaires de 0,3% », a indiqué l’institution publique dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation du mois d’août 2025. Concernant les produits non alimentaires, les données recueillies font état de variations allant d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 2,9% pour les «Restaurants et hôtels». A titre de comparaison, au cours du mois de juillet, l’IPC avait enregistré une hausse de 0,5% consécutive à la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,9% et de celui des produits non alimentaires de 0,2%. Quant aux variations observées au niveau des produits non alimentaires, elles allaient d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 3,4% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au mois de juillet 2025, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’août 2025, une hausse de 0,5% par rapport au mois précédent, résultant de la hausse de 1,1% de l’indice des produits alimentaires et de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires, a fait savoir l’institution. Toujours selon le HCP, les hausses des produits alimentaires observées entre juillet et août 2025 ont concerné principalement les «Légumes» (3,4%), les «Fruits» (2,8%), les «Poissons et fruits de mer» (2,0%), les «Viandes» (1,9%), le «Café, thé et cacao» (0,5%) et le «Lait, fromage et œufs» (0,4%). Les données montrent, en revanche, que les prix ont diminué de 0,6% pour les «Huiles et graisses» et de 0,4% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes». S’agissant des produits non alimentaires, le HCP fait état d’une hausse qui a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,4%. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre juin et juillet 2025 avaient concerné principalement les «Légumes» (4,7%), les «Fruits» (0,9%), les «Huiles et graisses» (0,5%), le «Pain et céréales» (0,3%) et les «Viandes» (0,1%). Au cours de la même période, les prix avaient enregistré une augmentation de 2,7% pour le «Lait, fromage et œufs», de 0,6% pour le «Café, thé et cacao» et de 0,4% pour les «Poissons et fruits de mer». Pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 3,5%. Rappelons également qu’entre mai et juin 2025, les hausses des produits alimentaires avaient concerné principalement les «Viandes» (4,0%), les «Poissons et fruits de mer» (3,9%), le «Café, thé et cacao» (1,8%), les «Fruits» (1,3%) et le «Lait, fromage et œufs» (0,2%). Parallèlement, les prix avaient diminué de 1,6% pour les «Huiles et graisses», de 0,6% pour les «Légumes» et de 0,4% pour le «Pain et céréales». Quant aux produits non alimentaires, leur hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,3%. Il ressort des statistiques publiées par le HCP que les hausses les plus importantes de l’IPC enregistrées au cours du mois d’août ont été observées à Al Hoceima (2,2%), à Béni Mellal (1,4%), à Settat (1,2%), à Tanger et Safi (1,1%), à Kénitra (0,8%), à Agadir, Fès, Tétouan, Meknès, Laâyoune et Guelmim (0,7%), à Errachidia (0,6%), à Marrakech (0,5%) et à Rabat (0,3%). En revanche, une baisse a été enregistrée à Dakhla (0,3%). Un mois plus tôt (juillet), les baisses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Meknès (0,7%), à Guelmim (0,6%), à Laâyoune et Settat (0,5%), à Oujda (0,3%), à Marrakech, Rabat, Safi et Béni Mellal (0,2%) ; tandis que des hausses avaient été enregistrées à Errachidia (0,8%), à Al Hoceima (0,4%) et à Tétouan (0,2%). En juin, les hausses les plus importantes avaient été enregistrées à Laâyoune et Béni Mellal (1,0%), à Guelmim (0,9%), à Oujda (0,8%), à Meknès (0,7%), à Tanger (0,5%), à Casablanca (0,4%), à Rabat, Tétouan, Dakhla, Settat et Errachidia (0,3%) et à Marrakech (0,2%). Quant aux baisses, elles avaient été enregistrées à Kénitra et Safi avec 0,1%. Au final, d’après le Haut-commissariat, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois d’août 2025 une stagnation par rapport au mois de juillet 2025 et une hausse de 0,7% par rapport au mois d’août 2024. Alain Bouithy

Aleks SAK’S, artiste musicien : « Le village « This is Africa » incarne l’Afrique dans son authenticité »

Aleks SAK’S, artiste musicien : « Le village « This is Africa » incarne l’Afrique dans son authenticité »

INTERVIEW. L’artiste musicien-conteur Aleks SAK’S a fait partie des premiers artistes à se poduire sur la scène du village culturel « This is Africa », installé sur la place Rachidi à Casablanca, au grand bonheur des Casablancais qui lui ont réservé un bel accueil. Originaire de la République du Congo, cet animateur socioculturel accompli, enseignant en musique et théâtre, revient pour PAGESAFRIK.COM sur les cinq jours d’émerveillement et d’expansion passé dans cet espace célébrant la richesse et la diversité des cultures africaines, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) –Maroc 2025. PAGESAFRIK.COM : Après cinq jours de résidence artistique passés au village « This is Africa » à Casablanca, pouvez-vous nous dire ce que cette expérience a représenté pour vous ? Aleks SAK’S : Je suis sincèrement reconnaissant d’avoir pu partager mon expérience au sein du village « This is Africa ». Après cinq jours passés dans cet espace unique, je me sens rempli d’énergies nouvelles et d’inspiration créative. Le village incarne l’Afrique dans son authenticité la plus pure, avec un sens de l’accueil inégalé. Chaque interaction et chaque découverte ont été une expérience enrichissante, qui a nourri mon âme et réchauffé mon cœur. Cette résidence a été un véritable cadeau, une parenthèse enchantée où l’art et la culture se sont entremêlés pour créer des souvenirs impérissables et ouvrir la voie à de nouvelles idées créatives. Je suis reconnaissant pour cette expérience qui m’a permis de me connecter avec l’essence même de l’Afrique et de trouver une nouvelle source d’inspiration pour mon art. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience au cœur de « This is Africa » ? Chaque jour passé au village « This is Africa » est une véritable affirmation de la vie, une célébration vibrante de ce que nous sommes en tant qu’individus et de ce que nous sommes capables de créer ensemble. J’ai découvert un espace extraordinaire où chaque note de musique, chaque mouvement de danse, chaque geste artistique est accueilli avec une ouverture d’esprit et un enthousiasme rare et profond. Le concept de la résidence, notamment l’idée de « Sur la route de la coupe » et de célébrer la culture africaine dans toute sa splendeur et sa diversité, a résonné en moi de manière incroyablement forte. Je me considère comme un artiste qui absorbe et intègre les influences de son environnement, un peu comme un entonnoir qui capte les nuances et les énergies de ce qui m’entoure. Je m’imprègne de tout ce qui est autour de moi, des histoires, des inspirations, et ensuite je filtre et je transforme l’essentiel à travers mes propres expressions artistiques. C’est ainsi que je façonne ma propre essence, en donnant vie à mes idées et à mes émotions à travers la musique, l’écriture et d’autres formes d’expression. Cette résidence a été une expérience incroyablement riche et inspirante pour moi, et je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai pu recevoir et apprendre ici. Le village « This is Africa » est connu pour son énergie vibrante et sa capacité à unir les cultures. Pouvez-vous nous dire comment vous avez vécu cela ? Casablanca, et le Maroc tout entier, s’est révélé être un hôte merveilleux, vibrant d’une énergie contagieuse qui unit et rassemble. Je me sens chez moi ici, où j’ai appris à discerner la couleur de l’union, cet amalgame fascinant d’oppositions qui forment une harmonie parfaite. Je vois des sourires empreints de la richesse des cultures noires illuminer les visages, invitant à la joie. La musique est le langage universel qui nous porte tous, sans distinction. Le tam-tam téké fait vibrer le Sénégalais, le mbalax de Dakar fait bouger le Marocain avec une même ferveur. C’est cela, la culture dans sa plus pure expression. Ce village « This is Africa » est une véritable symphonie de cultures, un témoignage vivant de la façon dont les différences peuvent se fondre en une beauté collective. L’amour et la musique n’ont pas de frontières, dit-on. Mais j’ai découvert une frontière très spécifique… que je me réserve de partager lors de nos prochains entretiens. (Rires) Souvenez-vous de cette petite énigme ! Pourriez-vous nous parler de vos projets à venir, notamment de ce conte fascinant sur « La Genèse de la Rumba », et adresser un mot au public congolais, particulièrement celui de Brazzaville que vous n’avez pas revu depuis plusieurs années ? Absolument ! La Rumba est un héritage vivant qui continue de m’inspirer. « La Genèse de la Rumba » est un conte que je compte publier prochainement, qui retrace l’histoire de cette musique née de la souffrance et de la joie, portée par le corps et l’âme. C’est une odyssée poignante qui nous emmène du nombril sacré des femmes Kongo aux champs de canne où les cris de douleur des esclaves se sont mués en chants de résilience. Cette Rumba, inscrite à l’UNESCO en 2021, est bien plus qu’un genre musical ; c’est le souffle d’une mémoire collective, un cri de vitalité et d’authenticité. Mes projets s’inscrivent dans la continuité de cette Rumba intemporelle, avec l’objectif de créer de nouvelles œuvres qui reflètent les défis et les espoirs de notre temps, toujours avec cette dimension poétique et narrative qui donne tout son sens à ma musique. Je souhaite poursuivre cette exploration des métissages musicaux, où les racines africaines dialoguent avec le jazz, le funk et le reggae. Mon groupe, composé de musiciens de différentes origines, est la preuve vivante que la solidarité existe et qu’elle n’exclut pas les divergences de compréhension. C’est cela, la culture de la cohabitation à l’étranger. À mon cher public congolais, et particulièrement à celui de Brazzaville, je tiens à dire que mon cœur est toujours lié à cette terre d’où jaillit la Rumba. Je garde un souvenir vibrant de nos rencontres passées et j’ai hâte de pouvoir partager avec vous la joie de cette musique qui nous unit. Je vous invite à découvrir ma reprise de « Parafifi-Félicité » : L’Amour Éternel Revisité par une Nouvelle Voix, un classique intemporel de la rumba congolaise qui célèbre l’amour inconditionnel et la vulnérabilité assumée. Cette œuvre est un rappel poignant de

RD Congo. Une démission qui clôture un cycle de fraude et ouvre à l’incertitude…

RD Congo. Une démission qui clôture un cycle de fraude et ouvre à l’incertitude…

PARLONS-EN. Depuis janvier 2019, les analystes savaient que tout ce qui se boutiquait dans l’ombre de Genève, puis de Nairobi et enfin de Kingataki finirait mal et nous y sommes. Le premier cycle se produit en novembre 2018 à Genève où se tenait la réunion de 7 opposants politiques congolais pour l’élection d’un candidat unique à la présidentielle et qui consacrait la nomination de Fayulu, Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi, deux des signataires du même document, font défection et se retirent du processus. Une semaine plus tard, plus précisément le 23 novembre 2018 se produira le second cycle à Nairobi lorsque Kamerhe et Tshisekedi, les deux dissidents politiques de Genève se réunissent à Nairobi et pondent un accord politique qui consacrera un pouvoir bicéphale et à rotation. Dans leur communiqué final, ils déclarent : “ vous devez savoir que nous allons gouverner ensemble, et tous au même niveau sans qu’il y ait un qui essaie de mater l’autre”. Bref on fait face à un quinquennat dirigé au modèle du schéma Poutine- Mednevev, avec Felix Tshisekedi comme président et Vital Kamerhe comme Premier Ministre et le second quinquennat avec Kamerhe comme président et son partenaire à la primature. A peine sont-ils rentrés à Kinshasa que s’ouvre le troisième cycle caractérisé par des tractations secrètes entre les signataires de l’Accord de Nairobi et le FCC de Kabila. Un nouveau pacte à l’africaine négocié en secret va se solder par un hold-up électoral portant à la présidence un candidat qui n’avait pas obtenu le suffrage universel des urnes. Le quatrième cycle sera marqué par des hauts et des bas, des coups bas à répétition au sein même de l’Accord de Kingataki jusqu’à ce que les premières fissures se fassent jour, de nouvelles alliances naissent et aboutissent à la neutralisation et à l’exil de Joseph Kabila puis à la chute de Kamerhe aujourd’hui. Dans cette démission de Vital Kamerhe qui défraie la chronique, il importe de lire trois messages: – Le triumvirat congolais né en 2018 portant à la tête de l’état, par voie des accords secrets et de fraude électorale, un régime régi par trois politiciens signe SON ACTE DE DÉCÈS aujourd’hui. Comme jadis il y a trois ans, je vous l’avais prédit dans une étude comparative avec le triumvirat ( César, Pompée et Crassus), un seul avait survécu politiquement. Et le survivant en avait profité pour imposer son régime autoritaire jusqu’aux ides de Mars 44 où son sort sera scellé. – En ce qui regarde le triumvirat du Congo, le riche Crassus ( Kabila) et le caméléon Pompée( Kamerhe) sont certes déchus mais encore en vie et la comparaison s’arrête là. Et cette nouvelle donne nous ouvre à beaucoup d’inconnues. Et l’enjeu majeur de ces luttes fratricides c’est la conquête du pouvoir en 2028. Chacun veut éliminer l’autre de la course. Par tous les moyens, y compris la mort politique voire physique. – Concrètement on est arrivé au point critique de la crise congolaise où seules les armes risquent d’avoir le dernier mot. Dans un tel contexte de trahisons, de méfiance et de suspicion mutuelles, il devient quasi difficile de mettre ces trois anciens alliés autour d’une table. Les conditions sont réunies pour une guerre civile par laquelle pourra s’imposer le plus fort en troupes militaires et le plus trempé en des alliances stratégiques.

RDC/Assemblée nationale: Sous pression, Vital Kamerhe démissionne avant l’examen des pétitions

RDC/Assemblée nationale: Sous pression, Vital Kamerhe démissionne avant l’examen des pétitions

POLITIQUE. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la Républiqué démocratique du Congo (RDC), a choisi de rendre son tablier. Selon plusieurs sources parlementaires contactées par la chaîne onusienne Radio Okapi, le speaker de la chambre basse a présenté sa démission ce lundi 22 septembre dans l’après-midi, devant la conférence des présidents. Il est important de souligner que cette décision intervient alors que les députés attendaient encore la plénière convoquée pour examiner le rapport de la Commission spéciale sur les pétitions visant cinq membres du bureau, dont Kamerhe lui-même. Martin Kam

Congo : Florent Ntsiba, entre la succession et la chronique d’une longévité tragique au sommet de l’État( lecture en 5 minutes)

Congo : Florent Ntsiba, entre la succession et la chronique d’une longévité tragique au sommet de l’État( lecture en 5 minutes)

LIBRES PROPOS. Dans les coulisses feutrées du pouvoir congolais, Florent Ntsiba, né le 17 août 1949 à Lékana, promène depuis 50 ans son ombre lourde de secrets inavouables et inavoués et de trahisons serties de louvoiement. Officier de fortune, ministre par intermittence, directeur de cabinet par acharnement, il est le parfait caméléon d’une République où les fidélités se mesurent au nombre de cadavres ensevelis sous les tapis de l’histoire officielle et la mafia à l’image du nouveau scandale Figa où il est cité. L’ancien séminariste, passé par le collège Marcellin Champagnat au séminaire Saint-Pie X de Makoua et le lycée Savorgnan de Brazza, devenu Général de Brigade, il n’a guère retenu des bancs de l’école que l’art de réciter ce qui l’arrange et d’oublier ce qui dérange. L’homme, au demeurant, fit ses premières armes non pas contre l’ignorance, mais contre ses compagnons : trahissant les leaders du FROLIBABA (Front de Libération des Batékés et des Bangangoulous) dès son premier passage dans les salles sombres des interrogatoires de la DGSS en 1972 au lendemain du coup d’État avorté de Ange Farimaka Diawara. Il convient de rappeler quelques faits historiques. En 1968, lors de la mise en place du Gouvernement provisoire à la suite de la démission du Pdt Alphonse Massamba- Débat, le capitaine Alfred Raoul, Premier Ministre, rattache la direction générale des services de sécurité (DGSS) du ministère de l’intérieur au Conseil National de la Révolution (CNR) par décret n°68-244 du 11 septembre 1968. Dans un vaste mouvement d’épuration et de réorganisation, suite à l’insurrection de Diawara, Marien Ngouabi, alors Pdt du Comité Central du PCT, Pdt de la république, Pdt du Conseil d’État, Chef de l’État, Ministre de la défense nationale et de la sécurité pose deux actes : 1) le 20 mars 1973, par décret n°73-98, il nomme le capitaine Victor Tsika-Kabala Chef d’Etat Major de l’Armée de l’APN ; 2) le 22 mars 1973 par décret n°73-101 est créé au sein de l’APN un corps dénommé « Direction Générale des Services de Sécurité » (DGSS). Dans la foulée, le capitaine Denis Sassou est nommé délégué général aux services de sécurité. Ce dernier coordonne tous les renseignements de l’armée, de la police et civils (PCT, UJSC, CSC, etc.). Il fait arrêter et interroger Ntsiba pour complot contre Ngouabi conduit par Aba Ngandzion, Ngongarad et Cie. C’est là que ce dernier craque et se range comme le cardinal de Richelieu en plus sombre. L’ascension au prix du sang, des petits fétiches et d’intrigues Transfuge tardif et opportuniste de la JMNR puis de la défense civile, Ntsiba n’a jamais été porté par les leaders reconnus des pays Koukouya (Abili, Lekana, Ngoulonkila, Akana et Kebara) qu’étaient Lambert Galibali (Maire de Brazzaville), Mamimoué Jean-Louis (secrétaire d’État ) ou encore Gallimoni Jean-Louis (D.G de la Régie Nationale des Transports et des Travaux Publics). Formant un axe rival commun avec Simon-Pierre Ngouonimba-Nczary et David Charles Nganao, il va se lancer dans une quête effrénée et sanglante du pouvoir Téké. La nomination de Ngouonimba-Nczary au Comité central du PCT et celle de Ntsiba à la DGSS en 1975 vont être synchronisées. À peine l’odeur du sang de Marien Ngouabi s’est-elle dissipée en 1977 que Ntsiba, prompt comme l’éclair, rejoint le Comité militaire du parti. C’est en ces heures troubles qu’il s’illustrera par un acte d’une abjection absolue : dans la nuit du 19 au 20 mars 1977, il aurait torturé à mort l’ancien Pdt Massamba Débat, brisant sa mâchoire et crevant ses yeux sous le regard horrifié d’Ickonga, témoin malheureux consignant ce crime dans son journal intime devenu depuis pièce de mémoire. Massamba-Débat serait ensuite démembré dans une geste Osirienne (14 morceaux) et jeté aux Lions du Zoo de Brazzaville dans un rituel sombre d’une violence inouïe (Le NkwéMbali inversé) qui créera la stupeur et la sidération pendant plus de 50 ans ! Un Jubilé qui se présente au Congo en 2025. Mais les temps sont cléments pour les artisans du malheur : récompensé par M. Sassou, Ntsiba entame une carrière ministérielle à rebondissements, ministre de l’Information puis de l’Équipement, agent de toutes les manœuvres obscures du régime. Inconséquent, fétichiste, dériveur idéologique, pillard, tout cela lui valut une disgrâce temporaire en 1983. Pris dans ses propres contradictions, soupçonné de fétichisme politique, il est écarté du Bureau politique du PCT en 1983, sous l’impulsion de Jean-Jules Okabando, ancien JMNR et Défense civile. Exclu, honni, démasqué, Ntsiba ne sut toutefois pas tirer la leçon : l’homme a la trahison dans la peau comme d’autres ont le patriotisme dans la leur. Il renaît de ses cendres à chaque reflux politique, tel un phénix pestilentiel, et multiplie les portefeuilles ministériels sans jamais briller par autre chose que l’opacité. En 2002, sa tentative de légitimation populaire à Lékana tourne au désastre : il est battu à plate couture aux législatives dans son fief, par Okombi Salissa. Il se venge ensuite par une chasse impitoyable contre les cadres de sa contrée. Il « neutralise » ainsi deux gêneurs : Marcel Ntsourou et Okombi Salissa. Ah! La fidélité, toujours des affaires de cadavres et d’argent dans ces histoires…Depuis son arrivée en 2017 à la présidence, il s’illustre par le pillage, la manipulation, la maltraitance des ministres, des conseillers et cadres . Dircab : la planque de l’impunité pour le déclin du Congo Eh oui, depuis 2017, comme dircab, Ntsiba occupe une position stratégique. Il agit en véritable chef occulte du clan, doublant l’administration visible par un gouvernement invisible de rituels, d’envoûtements et de brimades politiques. Sa rivalité envers les tiers, est désormais notoire. À chaque occasion, Ntsiba tente de discréditer et calomnier pour nuire. Ceux qui croient Ntsiba loyal se trompent lourdement car, il n’hésite pas à envoyer la foudre même au journaliste qui lui a sauvé la vie autrefois, ni affaiblir la dernière digue protégeant son maître contre le chaos. Il serait le virus implanté au cœur du Congo, prêt à activer sa charge destructrice dès que son immunité sera menacée moins encore à piller les finances de la République par diverses combines

Bienne Arnaud Gildas, styliste bottier-maroquinier : Plus qu’un tournoi, la CAN est une véritable plateforme de réseautage

Bienne Arnaud Gildas, styliste bottier-maroquinier : Plus qu’un tournoi, la CAN est une véritable plateforme de réseautage

ZOOM. Prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, « la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) représente bien plus qu’un simple événement sportif », estime Bienne Arnaud Gildas. Pour ce styliste bottier et maroquinier congolais, « cette compétition constitue une véritable opportunité de réseautage, mais aussi une occasion de valoriser ses connaissances et son savoir-faire. » Installé au Maroc, Bienne Arnaud Gildas cumule 24 années d’expérience dans l’art de la maroquinerie et de la chaussure sur mesure. Il a débuté au Sénégal, où il a été initié par des frères originaires de la République démocratique du Congo (RDC) avec lesquels il partageait son quotidien. Au fil du temps, il a perfectionné son art et atteint un haut niveau de maîtrise dans la conception de chaussures, blousons, sacs, portefeuilles et divers articles en cuir. À l’occasion de la CAN 2025, il entend profiter de ce grand rendez-vous continental pour renforcer son réseau, mettre en avant son savoir-faire et rendre hommage aux grandes figures du football africain : anciennes gloires, légendes vivantes et jeunes talents montants de ce sport roi Le jeune entrepreneur congolais a déjà collaboré avec le célèbre styliste Alphadi et participé à d’importants événements de mode au Sénégal, tels que Syra Vision et la Dakar Fashion Week en 2008. Durant sa longue résidence au Sénégal, il a chaussé de nombreuses personnalités influentes, qu’il s’agisse de figures sportives (l’équipe nationale  de foot- ball les lions de la teranga) que  les hautes personnalités du politiques ( les députés et ministres  sénégalais ) y compris les célébrités sénégalaise . Sa notoriété lui a également ouvert les portes du monde musical, puisqu’il a réalisé des chaussures personnalisées pour des artistes de renom tels que Fally Ipupa (portées dans le clip Une minute), Koffi Olomidé et Roga Roga , pour ne citer que ceux-là. Après ces expériences couronnées de succès au Sénégal, il décide en 2014 de s’installer au Maroc afin de perfectionner son art. En 2020, il y fonde une coopérative artisanale spécialisée dans la confection d’articles en cuir (chaussures, sacs, ceintures, porte-monnaie, etc.). Son sérieux et sa rigueur dans le travail lui valent d’être distingué : en 2022, il est sélectionné parmi les lauréats du Forum africain des coopératives, puis en 2023 Lauréats du prix Enabel Fredrich Gunther Mbemba

Cameroun. Issa Tchiroma Bakary : ni ange ni démon, mais un politicien

Cameroun. Issa Tchiroma Bakary : ni ange ni démon, mais un politicien

SANS DETOUR. Tel un renard, le politicien s’engouffre dans la moindre brèche, exploite la faille la plus subtile et s’insère dans la fissure la plus fine : c’est cela, la ruse politique. Rien à voir avec la perfidie ni la barbarie cynique de l’exécutif abject de Yaoundé. L’engouement que vous observez autour du candidat Issa Tchiroma n’est pas un coup de foudre populaire. Ce n’est pas non plus une prestidigitation envoûtante qui aurait charmé le peuple camerounais. C’est l’expression d’un ras-le-bol collectif, d’une rupture radicale avec le régime de Yaoundé. Dans la logique du « Tout sauf Biya », les Camerounais sont prêts à miser, à raison, sur le diable lui-même. Mais pourquoi Issa Tchiroma, et pas un autre ? Pourquoi lui, alors qu’il était, il y a peu, ministre de Paul Biya, partie prenante de la coalition gouvernementale et véritable laudateur d’un exécutif corrompu et incompétent ? La réponse est simple : il est aujourd’hui le seul candidat à tenir un discours tranchant de rupture. Le plus frontal, le plus incisif contre le régime de Paul Biya. Ses sorties médiatiques sont de plus en plus véhémentes. « Je défendrai ma victoire jusqu’à mon sang si les Camerounais m’accordent la faveur des urnes ». . Dans le contexte actuel, cette phrase résonne plus fort qu’un programme politique, et Tchiroma l’a compris. Il a compris qu’un naufragé est capable de s’accrocher à la queue d’un serpent pour tenter de se sauver. Et cette allégorie colle parfaitement à la situation camerounaise, un prêtre l’a même paraphrasée : « Vaut mieux un diable que Paul Biya. » Issa Tchiroma Bakary a également compris qu’après l’élimination brutale du professeur Maurice Kamto, le peuple du changement était en quête d’un opposant farouche, prêt au sacrifice suprême pour voir tomber le régime en place. Beaucoup considèrent d’ailleurs cette élection comme un prétexte, un casus belli, qui pourrait enclencher un mouvement de contestation populaire à la népalaise. Tchiroma a ajusté son langage, affûté son discours et adapté ses positions pour répondre à cette aspiration. Faut-il lui faire confiance ? Non. Pas plus qu’on ne doit faire confiance à la queue du serpent. Mais dans une telle situation, il représente le meilleur risque, la dernière chance ( même si elle n’est qu’apparente) . Comme le parieur de la dernière heure, il faut fermer les yeux et miser sa dernière pièce. Soit l’on gagne, soit l’on perd tout, même le dernier franc de la veuve. Mais au moins, on aura essayé. Et ne dit-on pas : qui ne risque rien n’a rien ? Moi, je voterai pour Issa Tchiroma Bakary. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Revue de presse : L’Afrique dans la presse francophone internationale (mardi 16 au vendredi 19 septembre)

Revue de presse : L’Afrique dans la presse francophone internationale (mardi 16 au vendredi 19 septembre)

Vendredi 19/09. Africanews : À quelques semaines de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans un climat politique tendu. Le 18 septembre, Laurent Gbagbo a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun des cinq candidats en lice. Selon lui, la compétition électorale est biaisée, car les candidatures validées ne reflètent pas le choix des grands partis politiques. RFI : Au Cameroun, c’est la consigne de vote que personne n’attendait. Brenda Biya, l’unique fille du président Paul Biya, appelle, dans une vidéo devenue virale, à ne pas voter pour son père lors de cette élection, affirmant qu’il a fait beaucoup de mal au peuple. RT en Français : Le Burkina Faso s’affirme comme un acteur incontournable de l’or en Afrique de l’Ouest. En 2024, le pays a produit près de 61 tonnes de métal précieux, soit une multiplication par dix de sa production depuis 2008, où elle s’élevait à seulement 5,6 tonnes. TV5Monde : L’Algérie a qualifié vendredi de « trop grossière » une requête du Mali devant la Cour internationale de justice (CIJ), l’accusant d’avoir abattu un drone de son armée au dessus du territoire malien. Euronews : Paris a ordonné à deux diplomates maliens de quitter son territoire d’ici samedi, en représailles à l’arrestation à Bamako, le mois dernier, d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage. RFI : Malgré la brouille entre Paris et Bamako, les services de renseignements malien et français continuaient à se parler, à échanger des informations. Désormais, ce canal est fermé avec des conséquences : par exemple, plus de partages d’écoutes téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. RT en Français : Les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger en Russie ont effectué une visite officielle en Crimée, où ils ont rencontré le chef de la République, Sergueï Aksionov. Il s’agit du premier déplacement sur la péninsule des représentants des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). TV5Monde : Le cyclisme international se réunit au Rwanda pour les Mondiaux 2025 qui se tiennent de ce dimanche 21 au dimanche 28 septembre. Une première sur le continent africain. France 24 : Au moins 75 personnes ont été tuées vendredi 19 septembre dans une attaque de drone des forces paramilitaires sur une mosquée dans un camp de déplacés près d’El-Fasher au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Jeudi 18/09. RT Français : L’ex-ministre togolaise des Armées, Marguerite Gnakadé, a été arrêtée le 17 septembre à son domicile de Lomé. Elle a été conduite à la police judiciaire, où elle doit être entendue pour «incitation à la rébellion», selon une source policière. Mercredi 17/09. DW : Alors que la procédure se poursuit pour la destitution de Vital Kamerhe, le président du bureau de l’Assemblée nationale, cette nouvelle crise politique touche le président congolais Félix Tshisekedi, qui semble avoir abandonné son ancien allié. Les deux hommes s’étaient pourtant juré plusieurs fois fidélité. Mardi 16/09. Sputnik : Le Burkina Faso devient l’unique maître de la Nouvelle société sucrière de la Comoé. Les 37 actionnaires minoritaires, détenant 305 actions, ont été contraints de céder leurs parts à l’État en raison de leur « inaction », selon le Conseil des ministres. Adrien Thyg