CAN Maroc 2025 : Les Eaux Minérales d’Oulmès s’associent à la CAF avec Sidi Ali

CAN Maroc 2025 : Les Eaux Minérales d’Oulmès s’associent à la CAF avec Sidi Ali

La marque emblématique du groupe désignée eau officielle de la compétition La société Les Eaux Minérales d’Oulmès, à travers sa marque d’eau minérale naturelle Sidi Ali, a franchi un cap continental en devenant Eau Officielle de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025. Partenaire historique des équipes nationales marocaines de football, le leader du secteur des eaux embouteillées au Maroc a signé jeudi 25 septembre un partenariat d’exception avec la Confédération Africaine de Football (CAF), à travers sa marque emblématique Sidi Ali. La cérémonie officielle de signature du partenariat s’est tenue au sein du Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, en présence des personnalités du football africain et de représentants d’institutions économiques. Etaient notamment présents lors de cette cérémonie : le Président de la Fédération royale marocaine de football et Premier Vice-Président de la CAF, Fouzi Lekjaa, le Président Directeur Général du Groupe Holmarcom, Mohamed Hassan Bensalah, la Vice-présidente Directrice générale de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès, Miriem Bensalah-Chaqroun, et le Secrétaire Général de la CAF, Véron Mosengo-Omba. Cette signature avec la CAF traduit la volonté de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès d’accompagner les dynamiques sportives africaines, dans un esprit de développement structurant et de rayonnement, ont déclaré les responsables de l’entreprise marocaine à la presse. Selon les termes du partenariat, Sidi Ali accompagnera l’ensemble des acteurs de la CAN CAF TotalEnergies – Maroc 2025 et assurera l’hydratation des joueurs, officiels et supporters sur tous les sites de la compétition. Pour Naoufel Jellal, Directeur général de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès : «Ce partenariat stratégique reflète l’ambition d’un acteur privé marocain de contribuer à une dynamique africaine fondée sur l’excellence, la jeunesse et la coopération ». En devenant Eau Officielle de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies 2025, avec le Maroc comme pays hôte, « Les Eaux Minérales d’Oulmès – à travers sa marque emblématique Sidi Ali – affirme son engagement à soutenir l’émergence d’un sport africain fédérateur, porteur de valeurs d’unité, d’inclusion et de développement», a-t-il souligné. Ravis d’accueillir Sidi Ali comme eau officielle de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies-Maroc 2025, le Secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, a pour sa part déclaré : La Coupe d’Afrique des Nations est le plus grand événement organisé sur le sol africain et attire des millions de spectateurs à travers le monde. Je me félicite tout particulièrement de voir davantage d’entreprises implantées localement, telles que Les Eaux Minérales d’Oulmès, s’associer à la compétition et la soutenir. » Alain Bouithy – Rabat

Discours de Sassou Nguesso à l’Onu : Paraclet Milos Hemilembolo dénonce l’hypocrisie criante d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple congolais

Discours de Sassou Nguesso à l’Onu : Paraclet Milos Hemilembolo dénonce l’hypocrisie criante d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple congolais

HAUT ET FORT. Paraclet Milos Hemilembolo, secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne — parti de l’opposition congolaise — membre de l’Internationale socialiste et de l’Alliance progressiste, et président de la LJCC, dénonce avec force le discours de Denis Sassou Nguesso prononcé à la tribune des Nations Unies, le 24 septembre 2025, dénonçant l’hypocrisie d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple congolais. Paris, le 27 septembre 2025 « Il ne peut y avoir de paix durable sans développement, et inversement. La pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes et l’exclusion sont les terreaux des frustrations, de l’instabilité et de l’extrémisme violent. »Extrait du discours de DSN, devant la tribune des Nations Unies, le 24 septembre 2025. DSN parle de paix et de développement… mais ignore la misère, la répression et l’avenir volé du peuple congolais. Ça suffit ! Quand le président du Congo affirme à la tribune des Nations Unies que « il ne peut y avoir de paix durable sans développement » et que « la pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes et l’exclusion sont le terreau des frustrations, de l’instabilité et de l’extrémisme violent », il énonce une vérité universelle. Mais dans sa bouche, ces mots relèvent d’une profonde contradiction politique. Voici un homme qui depuis 42 ans concentre le pouvoir et dirige un pays immensément riche en pétrole, en forêts et en minerais, mais où la majorité de la population survit dans une pauvreté chronique. Le chômage massif des jeunes, qu’il cite comme cause d’instabilité, n’est pas une fatalité naturelle : c’est la conséquence directe de décennies de mauvaise gouvernance, de corruption systémique et d’une absence de vision pour diversifier l’économie nationale. Un paradoxe qui crie injustice Le paradoxe est flagrant : celui qui dénonce à l’international les inégalités et l’exclusion est le même qui, sur le plan national, a entretenu un système où les richesses profitent à une élite proche du pouvoir, tandis que les jeunes, majoritaires dans la population, sont réduits à l’exil, à la débrouille ou à l’oisiveté forcée. Ce discours donne l’image d’un président détaché des réalités de son propre pays, préférant s’adresser au monde sur des enjeux globaux plutôt que de reconnaître les défis urgents qui écrasent les Congolais et Congolaises. C’est une posture qui cherche à faire croire que « tout va bien » au Congo, alors que les chiffres, les témoignages et la vie quotidienne disent tout le contraire. Un président sourd aux appels du peuple Le président reste, à ce jour, sourd aux cris et aux souffrances des Congolais, aux appels au dialogue d’une partie de l’opposition en vue de trouver des solutions à la crise multidimensionnelle que traverse le pays depuis bientôt plus d’une décennie. L’actualité du Congo reste dominée par les détournements massifs de fonds publics, l’insécurité persistante — avec le phénomène des bébés noirs et des koulunas —, le manque criant d’eau potable, d’électricité, ainsi que l’absence de politiques publiques en matières d’emploi et de santé. Une hypocrisie environnementale révélatrice Par ailleurs, alors qu’il se présente à la tribune mondiale comme un ardent défenseur de l’écologie, Denis Sassou Nguesso reste incapable d’assumer une politique cohérente et ambitieuse en matière d’environnement. Le Congo, riche d’une biodiversité exceptionnelle et de ressources naturelles uniques, est loin d’être une référence en matière de protection du climat et de gestion durable des ressources. L’écologie ne se réduit pas à de beaux discours ou à quelques déclarations internationales : c’est une vision stratégique, une politique à long terme et un changement profond des modes de gouvernance. Elle implique : ·         Une politique publique claire : stratégies nationales de transition énergétique, protection des forêts, développement des énergies renouvelables. ·         Des infrastructures adaptées : centres de tri, filières de recyclage, traitement des déchets, accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. ·         Une mobilisation citoyenne : éducation environnementale, participation active des communautés locales et promotion d’un changement de mentalité. Or, sur le terrain, la réalité est cruelle. Nos villes croulent sous les déchets : pas de déchetteries, absence de centres de tri, filières de recyclage inexistantes. Cette pollution urbaine croissante menace la santé des populations et met en danger la survie même de nos écosystèmes. Dans le silence officiel, la dégradation de l’environnement progresse, faute de volonté politique réelle. C’est là toute l’ampleur de l’hypocrisie : vouloir apparaître comme un défenseur du climat à l’échelle internationale tout en laissant son propre pays s’enfoncer dans la pollution, sans politique durable ni plan d’action concret. Cela traduit une vision superficielle, où l’écologie devient un outil de communication, un argument diplomatique, plutôt qu’une politique structurelle. La transition écologique ne se décrète pas : elle se construit sur des actes, des lois, des budgets et une mobilisation collective. L’absence d’une telle politique au Congo révèle que l’écologie, pour DSN, reste avant tout un discours destiné aux grandes tribunes, et non un projet concret pour les Congolais. Cette contradiction est une insulte morale au peuple congolais : parler de paix et de développement, tout en laissant nos villes se noyer dans les déchets et nos forêts dépérir, démontre que l’écologie du régime de Brazzaville n’est pas une priorité réelle, mais un instrument de façade. Hypocrisie d’un discours international Parler de développement et de paix alors que son pouvoir étouffe toute alternance politique et démocratique, muselle l’opposition et prive les jeunes d’emplois et de perspectives, c’est une insulte au peuple congolais. C’est comme mettre le feu dans sa propre maison, puis accuser les flammes d’avoir détruit les murs. Ce discours, loin d’être porteur d’espoir, illustre surtout le fossé entre la rhétorique officielle et la souffrance quotidienne du peuple congolais. Après plus quatre décennies de règne, DSN ne peut plus accuser le hasard, ni les circonstances, ni l’histoire : la pauvreté des jeunes Congolais, l’absence de développement et le désastre environnemental sont le résultat de choix politiques délibérés — les siens. La responsabilité lui incombe entièrement. Une stratégie de diversion Les paroles de DSN, je cite  :« Nous vivons une période marquée par des tensions accrues, des menaces multiples et des fractures profondes. Et pourtant, jamais le monde n’a eu autant besoin d’unité, de coopération, de dialogue… » Son discours sonne comme une façade.

La Guinée-Bissau célèbre à Rabat le 52ᵉ anniversaire de son indépendance au rythme de la korá

La Guinée-Bissau célèbre à Rabat le 52ᵉ anniversaire de son indépendance au rythme de la korá

La République de Guinée-Bissau a célébré jeudi 25 septembre à la Salle Bahnini de Rabat, le 52è anniversaire de son indépendance lors d’une soirée qui a réuni des diplomates, des officiels marocains dont le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, ainsi que plusieurs partenaires institutionnels. Placée sous le signe de la mémoire historique et de l’amitié maroco-bissau-guinéenne, cette cérémonie commémorative a été marquée par un concert de korá magistralement interprété par le griot Nino Galissa. Le grand artiste, héritier de la lignée des griots de Kansalá, qui a œuvré à la mémoire et à la reconstitution des faits historiques de la korá, a gratifié l’auditoire des sonorités profondes qui l’ont émerveillé. Cette soirée a aussi été l’occasion de découvrir une partie des racines et de l’histoire de ce pays d’Afrique de l’ouest, « peu racontée et presque inconnue de beaucoup d’entre nous ici », comme l’a souligné, dans son allocution, l’Ambassadrice de Guinée-Bissau à Rabat, Mme Filomena Mascarenhas Tipote. A ce propos, Mme Filomena Mascarenhas Tipote a indiqué que la Mission diplomatique bissau-guinéenne avait choisi, cette année, de mettre en lumière « le lien fondamental qui unit l’instrument Kora à la Guinée-Bissau, aux côtés d’autres instruments culturels typiques tels que : le bombolon, la tina, le tambour, le siko, le balafon, la flûte et bien d’autres encore ». L’occasion pour la diplomate de rappeler : « la Guinée-Bissau, à travers son passé via la province de Kaabu, est intrinsèquement liée à l’Histoire et à la grandeur de l’Empire du Mali à laquelle fut attachée une grande partie du territoire de la Guinée-Bissau, notamment, par la province de Kaabu/Ngabu. Et d’ajouter qu’« avec la fin de l’Empire du Mali, Kaabu devint un empire indépendant à 1867, ayant pour capitale Kansalá, correspondant aujourd’hui au village de Camalija Durbali, dans le secteur de Pirada, région de Gabu, considéré comme le berceau de la tradition orale du Kora ». Invité d’honneur, l’anthropologue Sirio Canós Donnay, de l’Université de Valence, a été salué pour son rôle dans les fouilles archéologiques de Kansalá et son « soutien inestimable à la renaissance de la kora en Guinée-Bissau ». Enfin, Mme Filomena Mascarenhas Tipote a saisi cette occasion pour mettre en avant « l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération exemplaire entre la Guinée-Bissau et le Royaume du Maroc » et de rappeler les liens qui se sont, récemment, illustrés par la troisième Commission mixte tenue à Laâyoune, en juillet 2024 et marquée par la signature de plusieurs accords dans des domaines variés) et l’ouverture du Consulat à Dakhla, a-t-elle rappelé. Rappelons également que la visite historique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Bissau remonte à 2015 qui fut couronnée par la conclusion de seize accords. Alain Bouithy

RD Congo. Trois explications sur les causes de démission de Kamerhe

RD Congo. Trois explications sur les causes de démission de Kamerhe

1. La première cause est à circonscrire dès les manigances ourdies jadis avant son élection à la présidence de l’assemblée Nationale. Le projet de changement de la constitution annoncé tambour battant en temps-là rencontrait en Vital Kamerhe à ce poste, un obstacle majeur pour sa réalisation. Bon an mal an le concerné avait réussi à y accéder au terme d’un vote serré. Mais ses adversaires n’ont pas lâché prise. À la première occasion, ils ont déclenché la motion faisant de son départ du perchoir de l’AN, la condition idéale pour y nommer un autre président plus favorable au projet de changement de la constitution. 2. À ce propos, qu’aucun congolais ne se trompe! L’obstination à changer la constitution est strictement liée au scrutin présidentiel de 2028 avec en vue de nouvelles règles de jeu électoral plus favorables au pouvoir organisateur. En 2028, deux schémas en vue : soit privilégier le schéma de Nairobi (2018) qui a instauré une présidence rotative avec un Kamerhe comme dauphin de Félix Tshisekedi ou alors opérer un forcing pour maintenir l’UDPS au pouvoir. La destitution forcée de Kamerhe semble s’inscrire dans le second volet. Cette rupture permet à l’UDPS d’avoir des coudées franches. 3. Vital Kamerhe lui-même ne se faisait plus d’illusion là-dessus depuis l’attentat qui a failli lui coûter la vie à son domicile. C’est depuis longtemps qu’il sait que la parole de l’accord de Nairobi ne sera plus jamais tenue et que la rotation de pouvoir est devenue une simple chimère. En multipliant des contacts avec des chancelleries sur place dans la capitale kinoise et à l’extérieur avec des lobbies et des leaders politiques occidentaux, Vital Kamerhe a commencé à voler en électron libre tout en construisant déjà l’ossature de sa campagne présidentielle de 2028. Ce qui est synonyme de la rivalité politique. Ça ne se pardonne point. Que dire? Nul doute que l’affrontement entre les deux devient inévitable. Les deux se regardent en chiens de faïence mais je crains que personne ne réussisse à franchir la ligne rouge consistant à effacer l’autre car ça pourra être la fin pour les deux. Les deux ont l’un pour l’autre des secrets d’état EXPLOSIFS. Si Félix Tshisekedi ose prendre l’option de neutraliser Kamerhe en mettant sur la place publique des preuves de détournements des fonds publics portant à son emprisonnement, il est fort à craindre que Vital Kamerhe réagisse à son tour en dévoilant des secrets d’état ultra sensibles capables de nuire à l’avenir politique de son ancien allié. Un tel suicide collectif, je vois mal l’un de deux le prendre, à moins que la folie du pouvoir ait pris le dessus sur le bon flair politique. Germain Nzinga

Infrastructures ferroviaires : Alstom renforce son ancrage au Maroc avec un contrat de signalisation pour la ligne Kénitra-Settat

Infrastructures ferroviaires : Alstom renforce son ancrage au Maroc avec un contrat de signalisation pour la ligne Kénitra-Settat

jeudi 25 septembre 2025, Alstom a annoncé la signature d’un contrat stratégique avec le consortium réunissant INEO Rail et INEOLUM pour la mise en œuvre des installations de signalisation et de sécurité sur la liaison grandes lignes entre les villes de Kenitra et Settat. D’une valeur d’environ 260 millions d’euros dont une part pour Alstom s’élevant à 150 millions d’euros, ce contrat « constitue une étape clé dans le développement d’infrastructures ferroviaires intelligentes dans le Royaume », indique le leader mondial de la mobilité intelligente et durable dans un communiqué. La même source ajoute que le projet comprend la conception, la fourniture et la mise en service d’un système complet intégrant la signalisation, les télécommunications, les travaux de câblage et l’alimentation électrique. Et de préciser qu’il fournira son système de signalisation Onvia Control basé sur la technologie ERTMS de Niveau 1, qui améliorera la sécurité, la ponctualité et la capacité de la ligne. Selon les termes du contrat, INEO Rail et INEOLUM assureront des télécommunications, du câblage, de l’alimentation électrique et de l’installation poursuit Alstom affirmant que ce projet contribuera à fluidifier le trafic ferroviaire tout en réduisant l’empreinte carbone du réseau. Pour Mehdi Sahel, Managing Director d’Alstom Maroc, cité dans le communiqué, « ce contrat stratégique reflète notre ambition commune de faire progresser la mobilité au Maroc grâce à des solutions technologiques de pointe. En apportant notre expertise en signalisation, nous contribuons à bâtir un réseau ferroviaire plus sûr, plus performant et plus durable, au service des passagers et des territoires ». Présent au Maroc depuis un siècle, Alstom joue un rôle central dans l’évolution du réseau ferroviaire national. Le Groupe a notamment livré les tramways Citadis à Rabat et Casablanca, ainsi que les locomotives Prima et les trains Avelia pour la première ligne à grande vitesse du continent africain. Avec plus de 1 300 kilomètres de voies équipées de ses solutions de signalisation et un site industriel stratégique à Fès dédié à la production de transformateurs Mitracet de câbles, Alstom Maroc confirme son rôle de partenaire de référence pour le développement de projets ferroviaires d’envergure. Martin Kam avec CP

Maroc. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur inchangé

Maroc. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur inchangé

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a, une fois de plus, opté pour la prudence en gardant son taux directeur inchangé, les incertitudes pesant sur les perspectives économiques demeurant à un niveau élevé. « Le Conseil a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%, tout en poursuivant le renforcement des mesures visant l’assouplissement des conditions de financement des entreprises, notamment les TPE », a annoncé la Banque centrale, à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de 2025 de son Conseil. La décision de BAM rejoint les anticipations des investisseurs financiers sondés par Attijari Global Research (AGR) dont plus de la moitié (51%) déclarait récemment s’attendre à un statu quo. En effet, d’après un récent sondage réalisé auprès d’un échantillon de 45 acteurs considérés parmi les plus influents du marché financier, le consensus du marché est ressorti mitigé mais penchait légèrement en faveur d’une stabilité du taux directeur de BAM, rapporte la MAP citant le récent « Research Report – Strategy » de la filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans l’analyse et la recherche des marchés financiers africains. Un autre sondage, celui de BMCE Capital Global Research (BKGR), allait dans le même sens : « Si le sondage des investisseurs reste très partagé, nous privilégions, pour notre part, le maintien du statu quo pour notre scénario central avec une perspective baissière d’ici fin 2025 », indiquait pour sa part  BKGR dans un « Flash Strategy ». Dans un communiqué, le Conseil annonce qu’il continuera de suivre de près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées. Accélération de la croissance économique à 4,6% en 2025 Lors de cette session, tenue le mardi 23 septembre à Rabat, Bank Al-Maghrib a annoncé qu’elle s’attend à une accélération de la croissance économique de 3,8% en 2024 à 4,6% cette année, et sur une consolidation à 4,4% en 2026. D’après les projections de l’institution publique, la valeur ajoutée agricole ressortirait en hausse de 5% cette année, tenant compte d’une récolte céréalière de 41,3 millions de quintaux (MQx), puis de 3,2% en 2026, sous l’hypothèse d’une production de 50MQx. Concernant les secteurs non agricoles, et à la faveur notamment de la forte dynamique de l’investissement dans les infrastructures, BAM estime que leur croissance avoisinerait 4,5% en 2025 et en 2026. « Pour les comptes extérieurs, la dynamique des échanges se poursuivrait à moyen terme, l’impact des récentes mesures tarifaires américaines devant demeurer faible », a poursuivi la Banque centrale qui prévoit une hausse de 6,2% des exportations de biens en 2025 puis de 9,4% en 2026 et un accroissement de 7,4% des importations en 2025 (7,1% en 2026). De leur côté, les recettes de voyages maintiendraient leur performance, avec de nouvelles progressions de 11,3% cette année et de 4,8% l’année prochaine à 131,2 milliards, tandis que les transferts des MRE, après une quasi-stabilité attendue cette année devraient s’accroître de 4,8% en 2026 à 125,5 milliards, a par ailleurs relevé l’institution déduisant, dans ces conditions, que le déficit du compte courant resterait contenu, se situant autour de 2,3% du PIB en 2025 et de 2% en 2026, après 1,2% en 2024. S’agissant des investissements directs étrangers (IDE), BAM pense que les recettes avoisineraient l’équivalent de 3,3% du PIB en 2025 et de 3,5% en 2026. « Au total, compte tenu des financements extérieurs prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve de Bank Al-Maghrib continueraient de se renforcer pour atteindre 418 milliards de dirhams à fin 2025 et 434,5 milliards à fin 2026, des niveaux équivalents à 5 mois et demi d’importations de biens et services », a-t-elle estimé. Des projections sur les conditions monétaires, il ressort que le déficit de liquidité devrait s’alléger à 115,3 milliards de dirhams à fin 2025, mais se creuserait à nouveau à 133 milliards en 2026, tiré par la hausse de la circulation fiduciaire. Enfin, sur le volet des finances publiques, « les projections de Bank Al-Maghrib tablent sur un déficit budgétaire, hors produit de cession des participations de l’Etat, stable à 3,9% du PIB cette année et en atténuation à 3,4% en 2026 ». Alain Bouithy

Congo. Fonds publics en déshérence : un mécanisme public de prédation pour le premier ministre Collinet (lecture en 5 minutes)

Congo. Fonds publics en déshérence : un mécanisme public de prédation pour le premier ministre Collinet (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. Le 19 septembre 2025, une note de service n°0020/PMCG/CAB signée par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso à sa propre attention (!) a suscité un tollé des plus véhéments. Cette note met en place une Commission chargée du recouvrement des fonds publics en déshérence. Malheureusement, cette note est en contradiction par rapport aux règles administratives, juridiques et financières. Présentée comme un instrument de moralisation et de redressement des finances publiques, cette Commission se veut un organe transversal mobilisant ministères, conseillers et appuis techniques. Mais à la lecture des textes, et au vu des standards internationaux de gestion publique, elle révèle autant de promesses que de failles juridiques, institutionnelles et budgétaires pour en dire peu. Ce dispositif de recouvrement, institué par simple note de service, ouvre un champ de risques pénaux majeurs. Sur le plan interne, il peut relever de l’abus d’autorité, du faux administratif, du détournement de deniers publics ou de la gestion de fait, en raison de l’extra- budgétarisation (82,5 % – 15 % – 2,5 %). L’absence de procédures transparentes expose à la concussion, au favoritisme et aux conflits d’intérêts. À l’échelle internationale, des soupçons de blanchiment ou de corruption transnationale sont possibles. Ce montage fragilise la légalité budgétaire et engage directement la responsabilité pénale des décideurs. Il y a à se demander si les magistrats qui composent cette commission, formés à l’ENAM ont vraiment la compétence requise et s’ils sont conscients de la nature pernicieuse de cette note. Un fondement juridique fragile, une gouvernance politique mafieuse Le choix de créer une Commission par note de service est une première anomalie juridique et administrative. Dans l’ordre juridique congolais, une note de service est un acte administratif interne, dépourvu de portée normative générale. Or, l’instrument vise explicitement les « administrations publiques et privées » ainsi que les « institutions financières ». En effet, exiger la coopération d’établissements bancaires soumis au contrôle de la COBAC et de la BEAC suppose des pouvoirs d’injonction et de levée de secret bancaire qui excèdent largement la portée d’une note. En droit international comme en droit congolais, de telles prérogatives exigent une base législative claire, voire un décret pris en Conseil des ministres. La Convention de Vienne sur le droit des traités (1969) comme la doctrine de la Banque mondiale sur la gouvernance financière rappellent qu’aucun pouvoir coercitif ne peut être exercé sans une assise normative adéquate. Le risque contentieux est donc majeur : toute décision d’injonction prise sur ce fondement est attaquable pour incompétence ou excès de pouvoir. Un magistrat bien formé devrait le savoir… cela relève de la première année de droit. La composition de la Commission illustre un autre problème : son président est le ministre du Contrôle d’État, son vice-président le ministre des Finances, et son rapporteur un conseiller spécial du Premier ministre. Cette architecture hybride crée un organe parallèle aux institutions existantes : Inspection générale d’État, Cour des comptes, Direction générale du Trésor, Agence nationale d’investigations financières (ANIF). Plutôt que de renforcer les organes de contrôle constitutionnels, la démarche institue une superstructure ad hoc, sans arrimage clair ni obligation de coordination. En matière de gouvernance publique, ce type de duplication crée des zones d’ombre, favorise les chevauchements et dilue les responsabilités. Les bonnes pratiques de l’OCDE et du FMI en matière de gestion des finances publiques insistent au contraire sur la nécessité d’une chaîne de responsabilité claire et traçable. le Flou conceptuel : qu’est-ce qu’un « fonds en déshérence » ? La notion même de « fonds en déshérence » est laissée dans le flou. S’agit-il d’avoirs bancaires dormants ? Des reliquats de projets d’investissement ? Des créances publiques non recouvrées ? D’avoirs saisis et non reversés ? Sans définition normative, le champ est indéterminé, ouvrant la voie à des interprétations arbitraires. En droit et en économie budgétaire, la sécurité juridique exige des catégories précises et opposables. À défaut, tout recouvrement risque d’être contesté pour violation du principe de légalité financière. La Banque africaine de développement (BAD) recommande depuis 2020 que tout dispositif de récupération des avoirs publics soit encadré par une législation spécifique, assortie de garanties procédurales. Le dispositif prévoit que « tous les fonds recouvrés » soient logés dans un compte séquestre ouvert à la BEAC, avant d’être répartis selon une clé fixe : 82,5 % pour le financement des projets sociaux, 15 % pour le fonctionnement de la Commission, 2,5 % pour le Trésor public. Cette clé de répartition viole de facto trois principes cardinaux des finances publiques : Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Le tirage au sort de « La CAN avant l’heure » lancé à Casablanca

Le tirage au sort de « La CAN avant l’heure » lancé à Casablanca

Tournoi communautaire en prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025 SPORTS. Le tirage au sort des poules de «La CAN avant l’heure » a eu lieu vendredi 19 septembre à Casablanca. Rendez-vous citoyen et solidaire, ce tournoi communautaire de football se déroulera du samedi 4 octobre au 6 novembre 2025 à Lissasfa Stadium dans la capitale économique. Le tirage au sort de cette compétition, portée par les diasporas subsahariennes résidant au Maroc, a été dévoilé lors d’une cérémonie très animée, organisée au Complexe culturel Al Hassani, devant un parterre de prestigieux invités parmi lesquels figuraient des représentants du corps diplomatique, des responsables d’organisations communautaires subsahariennes, des acteurs associatifs nationaux et étrangers ainsi que des partenaires. Alain Giresse Nkouaga : « Rassembler Subsahariens et Marocains dans un esprit de fraternité » Prélude à la Coupe d’Afrique des nations de football – Maroc 2025, qui se déroulera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, ce tournoi communautaire est organisé par le Club des professionnels subsahariens au Maroc (CPSM), l’Assemblée du Conseil des Ivoiriens résidant au Maroc (ACIREM) et l’Association des Anciens footballeurs ivoiriens au Maroc (AAFIM). Cet événement « se veut une célébration anticipée du football africain, mais surtout une  démonstration vivante de l’hospitalité marocaine et de la fraternité continentale », ont indiqué les organisateurs. Cette compétition mettra aux prises 16 sélections (15 représentant des communautés subsahariennes résidentes + 1 équipe marocaine). Les Lions de l’Atlas, les Léopards de la RD Congo, les Diables Rouges du Congo et les Cœlacanthes des Comores composent le groupe A. Dans le groupe B, on retrouve les Aigles du Mali, le Syli National (Guinée Conakry), les Lions de la Teranga (Sénégal) et les Lone Stars du Liberia. Le groupe C se compose des Lions indomptables du Cameroun, des Éperviers du Togo, des Panthères du Gabon et des Barea de Madagascar. Quant au groupe D, il comprend les Eléphants de la Côte d’Ivoire, les Etalons du Burkina Faso, les Super Eagles du Nigeria et les Lycaons (Os Djurtus) de la Guinée-Bissau. « La CAN avant l’heure est un programme qui consiste à accompagner et soutenir le Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du  monde 2030. Cette initiative a également été mise en place pour valoriser l’image des Subsahariens au Maroc », a déclaré le président du Comité d’organisation, Alain Giresse Nkouaga. Des joueurs locaux ainsi que d’anciens footballeurs prendront part à cette compétition, a-t-il fait savoir ajoutant que «notre objectif, à travers ce tournoi, est de rassembler un large public, Subsahariens et Marocains, dans un esprit de cohésion sociale et de fraternité entre nos deux peuples ». Comme l’ont souligné les organisateurs dans leurs déclarations à la presse, l’enjeu de cette mini-CAN réside également dans la mobilisation des compétences au service de la CAN 2025 via un réseau de bénévoles et de volontaires subsahariens mobilisables pour les besoins organisationnels, logistiques et  techniques pendant la CAN, la projection continentale en créant une ferveur anticipée et inclusive autour de la CAN Maroc 2025 ainsi que la valorisation territoriale en mettant en lumière Hay Hassani comme symbole du brassage culturel et de la citoyenneté active. Concernant le choix du timing du tournoi, Alain Giresse Nkouaga l’a justifié en ces termes: « C’est vrai que nous aurions pu l’organiser entre juillet et août, mais compte tenu des nombreux événements organisés à cette période, nous avons estimé que le mois d’octobre serait plus adapté ». A noter que la soirée de tirage au sort a été rythmée par des prestations très applaudies d’artistes et de groupes de musique marocains, sénégalais, ivoiriens et gabonais. Figurait également au programme de cette soirée, un panel intitulé « Réussite de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030 : quelles contributions des communautés subsahariennes au Maroc », animé par Mohamed Amine Zariat et Abdoulaye Diop, respectivement présidents de l’ONG marocaine Tibu Africa et de la Fédération des associations subsahariennes au Maroc (FASAM). Alain Bouithy