Marché immobilier au Maroc au troisième trimestre 2025 : voici la tendance par ville

Marché immobilier au Maroc au troisième trimestre 2025 : voici la tendance par ville

Ci-dessous, la tendance par ville du marché immobilier au Maroc, selon les chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) dans une note conjointe portant sur l’évolution globale du marché immobilier au troisième trimestre 2025. A Rabat, les prix ont progressé de 3,2%, en lien avec les hausses de 3,4% des prix des biens résidentiels et de 3,2% de ceux des actifs à usage professionnel. A l’inverse, les prix des terrains se sont dépréciés de 1,4%. Pour leur part, les transactions ont enregistré une hausse trimestrielle de 27,4%, recouvrant une progression de 26,1% pour les biens résidentiels, de 24,2% pour les terrains et de 48,8% pour les actifs à usage professionnel. A Casablanca, les prix se sont appréciés de 1,2% d’un trimestre à l’autre, avec des hausses de 1,3% pour le résidentiel et de 1,7% pour les terrains et une stagnation pour les actifs à usage professionnel. En parallèle, les ventes ont enregistré une augmentation de 23,7%, reflétant des accroissements de 26,7% des transactions des biens résidentiels et de 17,9% de celles des actifs à usage professionnel et une baisse de 8,5% des ventes des terrains. A Marrakech, les prix ont enregistré une hausse de 1%, recouvrant des accroissements de 1,4% des prix des biens résidentiels, de 1,9% de ceux des terrains et de 0,1% de ceux des actifs à usage professionnel. En parallèle, les transactions ont enregistré une baisse de 0,5%, en lien avec le repli de 27,8% des ventes des biens à usage professionnel. En revanche, les ventes du résidentiel ont progressé de 0,6% et celles des terrains de 7,9%. A Tanger, l’indice des prix a progressé de 1,8%, en relation avec les hausses de 0,8% des prix du résidentiel et de 4,3% de ceux des terrains. Les prix des actifs à usage professionnel ayant reculé de 5,2%. Pour leur part, les ventes ont enregistré une augmentation de 19,4%, recouvrant des accroissements de 23,3% pour le résidentiel et de 7,2% pour les terrains et une baisse de 4,2% pour les biens à usage professionnel.

Ilham Laraki Omari présente « Un dialogue avec le temps » à la Galerie de la Fondation Mohammed VI à Rabat

Ilham Laraki Omari présente « Un dialogue avec le temps » à la Galerie de la Fondation Mohammed VI à Rabat

Une exposition où l’artiste poursuit sa recherche autour du temps à travers peinture, sculpture, installations et langage binaire. ARTS. Ilham Laraki Omari ouvre un nouveau chapitre avec son exposition « Un dialogue avec le temps », dans la continuité de sa recherche et de son approfondissement autour de cette thématique. Après avoir présenté ses expositions individuelles « Les temps » à la Galerie Oudaya Bab El Kebir à Rabat, « What time is it ? What is time ? » à la Galerie Mohamed Kacimi à Fès, et « La balance du temps » à la Galerie d’art contemporain Mohamed Drissi à Tanger, l’artiste dévoile de nouvelles œuvres, du 27 novembre au 15 décembre, au sein de la Fondation Mohammed VI, dans un espace où se rencontrent création, transmission et regard contemporain. Cette exposition offre au public l’occasion de découvrir des pièces inédites, qui entrent en résonance avec l’atmosphère singulière de la Fondation et prolongent cette réflexion vivante autour du temps. Peintre du temps, Ilham Laraki Omari le met en scène à travers la peinture, la sculpture et l’installation. L’aiguille tourne dans le sens inverse, renverse la logique. Des textes sont transposés en langage binaire, le « 1 » et le « 0 » sont intégrés dans l’œuvre, éparpillés ou ordonnés, un langage invisible se révélant lisible. Des installations interactives invitent le visiteur à interagir avec l’œuvre avec plusieurs de leurs sens y compris l’ouïe. Autour de ce travail, de nombreux critiques d’art, artistes, écrivains et passionnés d’art ont porté un regard attentif sur la démarche d’Ilham Laraki Omari. Tous soulignent la profondeur spirituelle, la force visuelle et la réflexion qu’inspire sa manière d’aborder cette notion. Ghitha Triki évoque « un art capable de transfigurer l’invisible en projection matérielle », tandis qu’Ahmed Fassi salue « une œuvre d’une inventivité rare, nourrie de conscience et d’audace ». Les analyses d’Ahmed Fassi éclairent aussi la richesse de cette œuvre. Il décrit le parcours d’Ilham Laraki Omari comme « une méditation échelonnée sur les racines, les émotions insaisissables, les envolées spirituelles et les multiples représentations du temps ». Il souligne la force avec laquelle l’artiste bouscule les habitudes en art, « suscitant le sourire ou l’émerveillement, interpellant le visiteur et le faisant devenir, sans le savoir, un protagoniste de l’œuvre ». Il rappelle enfin la dimension intérieure de son geste : « Elle répond aux images qui lui viennent dans ses moments d’inspiration, qu’elle est juste un outil qui fait passer cette décharge de gratitude et de reconnaissance par la création artistique ». Vernissage le 27 novembre 2025 Exposition jusqu’au 15 décembre. Galerie de la Fondation Mohammed VI à Rabat.

Coup d’Etat : le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, annonce et confirme son renversement

Coup d’Etat : le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, annonce et confirme son renversement

GUINEE-BISSAU. Le président Umaro Sissoco Embalo a été renversé mercredi 26 novembre par des hommes en uniformes, à la veille des résultats des élections présidentielle et législatives organisées trois jours plus tôt. La nouvelle a été annoncée par le président sortant lui-même auprès du magazine Jeune Afrique indiquant qu’il était en train d’être arrêté. « Il nous avait affirmé que, vers 12 heures, des hommes en uniforme avaient fait irruption au palais alors qu’il se trouvait dans son bureau », rapporte le média.  Selon le magazine panafricain, ce dernier a assuré qu’« aucune violence n’avait été commise à son encontre lors de ce « coup d’État ». Un peu plus tard, Umaro Sissoco Embalo a par la suite confirmé son renversement lors d’un bref échange auprès de notre consœur France 24 lui confiant qu’il est « actuellement à l’état-major ». Selon les Jeune Afrique et France des militaires ont annoncé avoir pris le « contrôle total du pays », la suspension du processus électoral lancé trois jours plutôt et fermé les frontières terrestres et aériennes. Adrien Thyg

Faustin-Archange Touadéra sur le coût du carburant : la Centrafrique n’est pas « un pays producteur de pétrole »

Faustin-Archange Touadéra sur le coût du carburant : la Centrafrique n’est pas « un pays producteur de pétrole »

ACTUALITE. « En Centrafrique, ce n’est pas la volonté du gouvernement de faire surenchérir », a déclaré Faustin-Archange Touadéra, à propos de la cherté des coûts des carburants et dont la structure des prix a fait l’objet de critiques de la part de la société civile, d’ONG internationales et du Fonds monétaire international (FMI). « Ce sont les réalités des prix, parce que le gouvernement n’a rien à gagner en augmentant les prix, bien au contraire », a précisé le président centrafricain qui briguera un troisième mandat à la tête du pays, le 28 décembre prochain, dans un entretien accordé à RFI. Au cours de cette interview, Faustin-Archange Touadéra a rappelé que la république centrafricaine n’est pas « un pays producteur de pétrole, nous sommes un pays continental et il nous faut de l’énergie pour faire tourner l’économie ». Le problème, c’est que « quand le carburant arrive dans un port, ce n’est pas le même prix que lorsqu’il arrive ici, il faut le transporter. Soit par bateau, par barge. Il y a un coût et même si c’est par la route, il y a un coût », a expliqué le chef de l’Etat centrafricain assurant que « notre objectif, ce n’est pas d’avoir du carburant cher ». Martin Kam

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

ACTUALITE. « Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération », a affirmé le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le 26 novembre 2026 à Ouagadougou. Ci-dessous l’intégralité du discours prononcé à cette occasion. « Je voudrais, tout d’abord, vous transmettre les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom et au mien, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement du Burkina Faso pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse, dans la pure tradition de l’AES, depuis notre arrivée en terre africaine de Ouagadougou. Le Mali s’honore de participer à cette importante réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), d’autant plus qu’elle est préparatoire à la Deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES. En effet, conformément au Communiqué en date du 04 juillet 2025 du Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel se tiendra à Bamako, en décembre 2025. Je suis heureux de confirmer, ici, les dates du 22 et 23 décembre 2025 pour la tenue de cette importante rencontre au plus haut niveau de nos Etats. Je profite de cette occasion pour saluer le travail remarquable accompli par les Hauts Fonctionnaires de nos trois pays et des Piliers Défense et Sécurité ; Diplomatie et Développement, qui, deux jours durant, ont œuvré à consolider les différents documents de travail. Grâce à ces efforts, réalisés dans l’esprit de fraternité, de convivialité, de solidarité et d’amitié qui a toujours marqué nos relations, des documents de haute qualité sont soumis à notre examen. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Notre réunion se tient à un moment charnière de la vie de notre Confédération. Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, par Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali ; et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, des avancées considérables ont été réalisées sur le terrain par nos Forces Armées et de Sécurité, y compris par la Force Unifiée AES, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré les ingérences extérieures, pire, malgré les soutiens de sponsors étatiques étrangers aux groupes armés terroristes opérant au Sahel, nos Forces ont démontré leur capacité à s’adapter aux menaces et à réagir avec efficacité et précision aux attaques lâches et perfides. Comme vous le savez, les ennemis de la paix, soutenus par des puissances étrangères et, hélas, par certains pays de la région, ont étendu leurs actions négatives à une nouvelle dimension, économique, en s’attaquant au tissu économique, aux moyens de production et aux circuits d’approvisionnement, avec l’objectif avoué de déstabiliser les Institutions de nos Etats pour pouvoir étendre leur hégémonie et leur domination sur nos pays et nos populations. Outre cette dimension économique, le nouveau mode opératoire des groupes armés terroristes est accompagné, je dirais même encouragé, par une campagne médiatique sans précédent et contre nature, que je qualifierai de terrorisme médiatique qui voit des organes de presse, essentiellement occidentaux, faire ouvertement l’apologie du terrorisme et se transformer, sans aucune hésitation, en relais et prolongements du terrorisme. Cette presse, proche de pouvoirs en place dans les pays concernés, ne dissimule plus sa hâte à rapporter les méfaits des groupes armés terroristes et, dans le même temps, passer sous un silence assourdissant les victoires de nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les souffrances de nos populations. Face à cette situation, tant immorale qu’indécente, je rends un hommage appuyé à toutes les victimes, civiles comme militaires du terrorisme au Sahel et je salue, avec force et sincérité, la bravoure, la détermination, le patriotisme et le sens du sacrifice de nos Forces de Défense et de Sécurité. J’adresse la même appréciation aux populations de la Confédération AES, pour leur résilience, leur patience, leur dignité et leur soutien sans faille aux Autorités de la Confédération, en dépit des défis à nous imposés. Je ne saurais poursuivre, Mesdames et Messieurs, sans adresser la profonde gratitude des Plus Hautes Autorités, du Gouvernement et du Peuple du Mali aux Autorités et aux Peuples du Burkina Faso et de la République du Niger. Messieurs les Ministres, chers frères, dans la crise récente que le Mali traverse, le soutien et la solidarité fraternelle et multiforme du Burkina et du Niger ont été déterminants dans notre capacité à surmonter, avec succès, ce nouveau défi. Ainsi, les dizaines de citernes de carburant gracieusement offertes par les Plus Hautes Autorités de la République du Niger illustrent l’esprit de solidarité agissante de la Confédération AES, grâce à laquelle les défis d’un Etat sont des opportunités de complémentarité et de soutien des autres Etats, notamment le rôle joué par les Forces de défense et de sécurité des trois pays et leur bravoure dans la sécurisation des convois de carburant. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Dans le domaine diplomatique, je salue la cohésion de notre démarche de coordination à tous les niveaux de responsabilité, tant à la Centrale à Ouagadougou, Bamako et Niamey, que dans nos Missions diplomatiques et postes consulaires qui, sur le terrain, ont immédiatement traduit, à travers le monde, nos directives en tenant régulièrement des concertations et en portant, d’une même voix, les messages de la Confédération AES. Je tiens également à saluer, une nouvelle fois, le leadership exemplaire, déterminé et visionnaire de nos trois Chefs d’Etat, marqué par un

Rabat : La question écologique au cœur de l’expo stand de Visa For Music 2025

Rabat : La question écologique au cœur de l’expo stand de Visa For Music 2025

La 12ᵉ édition du festival Visa For Music, organisée du 19 au 22 novembre au Théâtre Mohammed V de Rabat au Maroc par l’association Atlas Azawan et ANYA Culture, a placé cette année la question écologique au centre de ses priorités. Créé en 2014, Visa For Music est le premier festival et marché professionnel dédié aux musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. Véritable plateforme d’échanges et de networking, il réunit chaque année artistes, managers, producteurs, programmateurs ainsi que les principaux acteurs des industries culturelles et créatives (ICC). L’édition 2025 a une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous incontournable, rassemblant plus de 500 artistes, 1000 professionnels, 16000 spectateurs et 1400 speed meetings, avec des participants venus de plusieurs continents. Elle a notamment été enrichie par la présence remarquée de l’ONG Kongo River. Créée en 2021, Kongo River œuvre pour la valorisation et la préservation des eaux du bassin du Congo, tout en soutenant le développement socio-économique de la région. Guidée par une vision éco-responsable, l’ONG s’est engagée à contribuer à 14 Objectifs de Développement Durable. Son approche holistique mêle éducation, sensibilisation et divertissement, et englobe des thématiques majeures telles que l’écotourisme, l’urgence climatique, la sauvegarde du fleuve Congo et la préservation des pratiques culturelles du bassin du congo Engagée dans la protection du fleuve Congo du bassin du Congo  considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie  l’ONG a lancé le Festival Kongo River. un  événement unique visant à : – La valorisation du fleuve Congo et de son bassin versant – La mobilisation des communautés riveraines – L’utilisation de la culture comme outil de sensibilisation – La promotion d’un tourisme durable – La défense d’un patrimoine naturel et culturel commun à toute l’humanité Un stand dédié à l’écologie au sein de Visa For Music à travers un expo-stand animé par Fred Gunther Mbemba, l’ONG Kongo River a présenté ses projets et initiatives en faveur de la promotion la protection et la préservation du fleuve Congo et du  bassin du Congo, tout en annonçant les premières orientations de sa participation à la 13ᵉ édition du festival. « Outre son rôle de leader du marché musical en Afrique et au Moyen-Orient, Visa For Music rassemble des artistes et des acteurs culturels venus d’horizons divers. C’est un lieu stratégique pour sensibiliser et impliquer ces acteurs dans le combat pour la protection de l’environnement, notamment celui du bassin du Congo », a déclaré F. Mb. Pour Déborah Lomboto, secrétaire générale de l’ONG Kongo River et ambassadrice de Visa For Music en RDC, « Cette 12ᵉ édition constitue une mise en bouche de notre présence prochaine à la 13ᵉ édition, ainsi qu’un signal fort de notre engagement pour la protection, la promotion et la préservation du fleuve Congo et de son bassin versant. » Les ambitions de l’ONG s’articulent autour de trois axes : – Court terme : sensibiliser les communautés, les artistes et les partenaires à l’importance du fleuve Congo et renforcer l’identité culturelle locale. – Moyen terme : devenir une organisation panafricaine de référence en matière d’écologie et de tourisme durable, avec une visibilité internationale. – Long terme : s’imposer comme un acteur majeur du développement durable en Afrique centrale, œuvrant pour la préservation du bassin du Congo et l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Offrant une vitrine exceptionnelle à l’échelle internationale, Visa For Music démontre qu’il est possible de concilier culture, musique et écologie, en créant un espace où la célébration artistique et la protection de l’environnement avancent ensemble. Fredrich Günther Mbemba

Forum d’Affaires Côte d’Ivoire-Gabon : Porteo Group au cœur de la transformation du pays des Bantous

Forum d’Affaires Côte d’Ivoire-Gabon : Porteo Group au cœur de la transformation du pays des Bantous

La coopération Sud-Sud n’est pas un vain mot. C’est ce que la Côte d’ivoire et le Gabon ont voulu matérialiser en initiant le FACIGA ; le « Forum d’affaires Côte d’ivoire-Gabon », dont la première édition s’est tenue les 18 et 19 novembre 2025 à Libreville. Et quand le partenariat public-privé est au cœur de la dynamique, cela prend une autre dimension. D’ailleurs, la présence de plusieurs opérateurs économique en est est la parfaite illustration. A commencer par PORTEO GROUP qui était de la partie, à travers son directeur général de PORTEO BTP Gabon, Yaya Konaté, et GérardKOUASSI, directeur général PORTEO BTP Côte d’Ivoire. En la matière, comme le soulignent les observateurs, le holding de Hassan Daklallah ne rate aucune occasion pour réaffirmer son positionnement comme acteur majeur africain des infrastructures, de l’énergie, de l’industrialisation et de la souveraineté numérique. Cette première édition était de taille puisque plus de 500 acteurs venus des secteurs privé et public se sont donné rendez-vous à dans un grand palace dans la capitale gabonaise. Ils sont venus de deux pays : de la Côte d’ivoire et du Gabon avec un objectif qui ne fait l’ombre d’aucun doute : redéfinir les axes d’une coopération économique ambitieuse entre leurs deux pays. Pour ce Forum d’Affaires Côte d’ivoire- Gabon 2925, l’accent a été mis sur des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie et la digitalisation. Pour revenir sur la présence des acteurs privés, il faut dire que Porteo Group a mis les petits plats dans les grands. Présent dans 7 pays, et reconnu pour son expertise dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, il est aussi connu pour son combat pour la souveraineté numérique du continent africain. Cet opérateur industriel africain a saisi l’occasion du FACIGA pour, entre autres, présenter son modèle intégré, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de ses projets. Sa participation à cette première édition du Forum fut remarquable par la qualité et la pertinence des interventions de ses représentants. La Transgabonaise, une route d’environ 306 km Ainsi, dans son intervention, lors de la session « success story,  Yaya Konaté, DG de Porteo BTP Gabon, a présenté la stratégie du groupe qui permet d’assurer la maîtrise des délais, la qualité constante et l’ancrage local durable. Il s’agit, selon lui, d’un modèle « intégré unique, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur à savoir : ingénierie, construction, filières industrielles, logistique, énergie, mines et infrastructures digitales », a-t-il expliqué. Quand on sait que cet opérateur continental totalise plus de 3.000 km d’infrastructures routières livrées en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi qu’un pipeline multi-sectoriel de plusieurs milliards d’euros, on comprend dès lors pourquoi il est devenu un acteur panafricain de référence. C’est à juste titre que, lors de son intervention Yaya Konaté a cité l’emblématique projet dénommé la « Transgabonaise », une route d’environ 306 km de Alembé à Mikouyi. Un projet stratégique du gouvernement gabonais qui vise à relier les provinces du Moyen-Ogooué (Nord-Ouest) et de l’Ogooué-Lolo (Centre-Est) et qui mobilise jusqu’à 1.400 personnes et induit des impacts structurants que sont le désenclavement des provinces, la baisse des coûts logistiques, l’accès amélioré aux services essentiels et le renforcement de la compétitivité économique du territoire.   Réduire la dépendance aux exportations L’autre session du forum au cours de laquelle le DG Porteo BTP Côte d’ivoire a donné de la voix est la Table Ronde « Infrastructures, Énergie et Mines ». Selon Gérard Kouassi, « la souveraineté africaine doit reposer sur un triptyque essentiel : infrastructures robustes, formation des talents locaux, valorisation responsable des ressources minières. » Le DG de Porteo BTP a, par ailleurs, détaillé la force du modèle PORTEO à savoir : l’industrialisation locale des matériaux, la réduction de la dépendance aux importations, l’intégration des PME nationales, la traçabilité accrue et le respect strict des standards internationaux Qualité Sécurité Environnement (QSE). Enfin, rappelons que le FACIGA a donné l’occasion aux collaborateurs de Hassan Dakhlallah, PCA de Porteo Group d’afficher les ambitions du holding pour le Gabon et pour l’Afrique centrale. C’est peut-être un tremplin pour aller à la conquête de l’Afrique Centrale.

SOCIÉTE CONGOLAISE : Ouenzé, un berceau politique et culturel

SOCIÉTE CONGOLAISE : Ouenzé, un berceau politique et culturel

TÉMOIGNAGE D’UN ÉCRIVAIN POUR UN HOMME POLITIQUE Un souvenir inoubliable d’élève : Comment suis-je devenu poète ? Un souvenir qui me revient, chaque fois que je termine un texte. Un souvenir qui date des années 70 de mon passage au lycée Savorgnan de Brazza au moment où je vivais encore dans mon Ouenzé natal. Nous sommes dans un lycée où tous les professeurs sont presque de nationalité française. Je suis en classe de Seconde C où sont à l’honneur les matières scientifiques comme les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie appelée aujourd’hui SVT (Sciences de la Vie et de le Terre). Et j’ai un frère en classe de Terminale A (classe qui met en valeur les sciences humaines comme la philosophie, l’histoire et la géographie, les langues vivantes tels l’anglais, l’espagnol et le russe, la littérature…) ; ce frère, un grand dandy de l’époque liant agréablement l’amour de l’école à celui de la vie mondaine de Brazzaville en général et du quartier cosmopolite de Poto-Poto en particulier. Nous habitions le même arrondissement : moi dans la rue Mboko, et lui à quelques encablures de mon domicile, plus précisément dans la rue Impfondo, cette rue qui deviendra plus tard l’avenue Lénine pour des raisons politiques. Dans ma classe, notre professeur de Français nous avait donné comme devoir à faire, un commentaire composé sur un poème de Ronsard. Je commence mon devoir en me posant mille questions si je suis vraiment sur la bonne voie. Pas sûr de ce que je suis en train de faire, je me décide d’aller dans la rue Impfondo, voir mon frère que j’ai toujours admiré comme bon élève depuis le collège, le CEG d’application jusqu’au lycée Savorgnan de Brazza où il s’est fait marquer par presque tous ses professeurs qui l’ont eu comme élève. Il m’a étonné par son cursus scolaire atypique au lycée : admis en classe de Seconde C après son admission au Brevet d’Études Moyennes Générales (B.E.M.G), il passe en suite en classe de Première D avant de quitter le lycée en 137 classe de Terminale A après avoir décroché son BAC « du coup », comme on aimait le dire à notre époque. Il poursuivra ses études supérieures en URSS, actuelle Russie. Mais revenons plutôt à mon devoir de commentaire composé sur le poème de Ronsard. La veille du jour qu’il fallait remettre le devoir à notre professeur, je vais demander à mon frère de me donner quelques idées pour parfaire mon devoir car le texte de Ronsard me paraissait un peu difficile et ambigu à exploiter, surtout que le langage poétique me paraissait toujours énigmatique en ce temps-là. Arrivé chez lui, mon frère se préparait pour sa sortie vespérale qui devait l’emmener vers l’ambiance juvénile de Poto-Poto. Je commence à lui expliquer pourquoi je suis venu le voir. Mais tout de suite il comprend la raison de ma visite inopinée chez lui en s’apercevant que j’ai dans mes mains, un cahier et le Lagarde et Michard du XVIe siècle. Il me demande de lire mon poème à haute voix tout en jetant un coup d’œil sur sa montre bracelet. J’exécute. Il écoute et me demande de le relire. Il écoute de nouveau tout en nouant sa cravate après avoir ciré ses Pierre Cardin et me demande de prendre des notes qui me serviraient de construire mon commentaire composé. Tout s’est passé en quinze minutes. « Speece ! Je pense qu’avec ça, tu pourras faire un bon devoir », me lançe-t-il. (Speece était mon petit surnom au lycée). De retour chez moi, je travaille mon devoir sans conviction car je pouvais comprendre comment mon frère pouvait il s’imprégner de ce poème en un laps de temps tout en nouant sa cravate. Je suis surprise quelques jours à la remise de nos devoirs par le professeur ; j’avais obtenu, et cela pour la première fois, la note de 14/20 et je me rappelle toujours cette appréciation de mon professeur : « M. Kodia, bon plan du commentaire et bonne exploitation des émotions de Ronsard devant sa mort prochaine ; émotions que seuls les poètes peuvent avoir le courage de décrire ». Depuis ce jour-là, j’ai commencé à aimer la poésie qui m’a poussé même à terminer mon cycle du lycée par la série littéraire avec des figures emblématiques dans le domaine des Lettres comme Emile Tambaud, Matondo Kubu Turé et Alfoncine Nyelenga Bouya, pour ne citer que ces trois compagnons de classe de l’époque. Un autre souvenir inoubliable des années 70 : mon frère aimait, comme moi, la musique de l’African Fiesta avec son idole, mon idole, notre idole Rochereau Tabu Ley ; Je ne sais pas s’il se rappelle encore ses exhibitions au « Mess des Sous-officiers », un lieu d’agrément des militaires, pendant un concert nocturne de notre orchestre préféré avec des chansons sentimentales telles Hortense, Mocrano, Mon mari est capable, Pic Nic Ya N’sele, Christine et Gipsy pour ne citer que celles-là. Chaque fois que j’écoute ces mélodies poétiques, je ne cesse de penser à lui, dansant sous le regard des étoiles d’après-minuit. 138 Comme c’était beau cette époque inoubliable pour les jeunes dandys que nous étions ! Et ce frère, qui m’a fait aimer la littérature, n’est autre que Isidore Mvouba qui, au lycée, prendra le surnom de Osdet, un professeur français qui l’appréciait dans son travail en classe, un professeur qu’il admirait et qui l’admirait dans le vestimentaire. Surnom qu’il va immortaliser à sa manière plusieurs années plus tard. Aussi, dirai-je que je suis devenu écrivain à partir de cet amour pour la poésie déclenché par mon commentaire composé du sonnet de Ronsard intitulé « Je n’ai plus que les os », un travail réussi grâce à la contribution de mon frère Isidore Mvouba, devenu un grand homme politique de notre génération, un homme à qui je ne cesse de rendre hommage quand « mon cœur, ma plume et ma muse s’amusent » comme le dirait Pierre Ntsemou, un illustre poète congolaisde la nouvelle génération  dans Mon